commentaires

désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
Affichage des articles dont le libellé est haïku. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est haïku. Afficher tous les articles

lundi, septembre 28, 2026

Dimanche

 


Un matin dans l’antre où vaquer, lire, écouter, vivre en douceur et sans trop d’étourderie dans les taches ménagères… cuisiner un simple et assez bon déjeuner, une sieste, enfiler veste de coton-faux-brocard, prendre sac y poser un sac pliable, accrocher canne à mon poignet, oublier chapeau tant pis, et sortir pour aller acheter au Carrefour de la rue de la République quelques victuailles (qui ne furent pas si presque que cela)



dans la lumière

et l’air qui nie l’automne

la vie ralentie



charge tordant corps

les pieds suivant la canne

vers un doux repos

lundi, avril 27, 2026

Dimanche

 


Sur le jour en bleu

sur la chaleur qui monte

le doux soir descend



Matinée lavage cheveux etc… Je suis sortie un peu avant dix huit heures pour aller vers Utopia Manutention pour assister (en attendais plaisir et ce fut presque mieux) à « Nous l’orchestre » de Philippe Béziat avec l’Orchestre de Paris et plusieurs chefs d’orchestre



Je fais un copié/collé d’un passage de la présentation sur le site du cinéma (comme la photo)

La caméra pénètre dans ce grand corps vibrant par l’architecture de la Philharmonie de Paris qui semble retenir son souffle. Elle en épouse subtilement les formes, les mouvements organiques, les couloirs et les coulisses, lesquelles, avant même l’arrivée d’une présence humaine, semblent vouloir nous susurrer à l’oreille quelques secrets, tels des soupirs. Ce n’est que le prélude à la brillante composition de sons, d’images et de musique concoctée par Philippe Béziat, en véritable virtuose qui part à la recherche de l’accord parfait. Il ne se contente pas de filmer les éléments, il les déstructure, les restructure, joue avec leurs rythmes, leurs textures. Pizzicato, les mots se plaquent sur les sons, les sons sur les visages, les notes répondent aux images, comme les cordes répondent aux cuivres, et vice versa, à la poursuite d’une mélodie lumineuse qui se déploie sous nos yeux. Pianissimo, le réalisateur et son équipe rendent perceptible l’invisible, transcendent les plus infimes expressions des êtres qui œuvrent ensemble, à commencer par celles de Klaus Mäkelä, le jeune chef prodige finlandais qui indique la direction, celle à suivre, celle à trouver. Un cheminement peuplé d’attentes, de doutes, de fragilités, d’espérances parfois déçues. La route est ardue, exigeante. Qu’on ne s’y trompe pas : il faut tellement plus qu’un métronome pour que 120 cœurs battent à l’unisson ! On ne peut que s’émerveiller de l’incroyable alchimie qui opère sous nos yeux, dans nos oreilles, alors qu’une vibration commune se propage de pupitre en pupitre, que crescendo montent nos frissons, un truc à faire vibrer même les pierres…



En regagnant l’antre je repensais à cette citation de Philippe Bézat reprise au début de la présentation… « Beaucoup de gens font du cinéma en adaptant des romans. Moi je fais des films en adaptant des musiques » et me disais que mieux que cela il a fait ce film comme on compose de la musique.

vendredi, février 27, 2026

Juste cela


Matin lumière

L’air tendre immobile

Un jour paisible

Je suis sortie portant un sac contenant deux draps sales

Je suis revenue avec deux draps propres et un pantalon non moins propre. J’y ai ajouté une boite de cigarillos et le Canard Enchaîné.

Le reste a encore moins d’intérêt. Salut et merci aux si gentils passants.

dimanche, février 08, 2026

Samedi sans rite

 


Ce jour était d’eau

de très grande fatigue

de coeurs laids car faux.



Le tour au marché de la rue Carnot vraisemblablement déserté par les commerçants (malgré la quasi certaine présence de la fleuriste de la place des Carmes qui a mon admiration) m’a semblé hors de mes possibilités et je me suis contentée d’un petit circuit, plus tardif et plus court, pour cueillir des images de fleurs dans les rues et un super-marché… et le reste de mes projets est resté à l’état de projet.

mercredi, février 04, 2026

Mardi matin

 


Ciel presque tendre

Dans les rues de la ville

Un jour gentillet



Je m’en suis allée matin à la Fnac pour commander (ils seront là en principe demain) deux livres d’amis : « Sobhiyé - corps des femmes » de Gracia Bejjani et « le pays dont tu as marché la terre » de Daniel Bourrion (ce dernier pour la seconde fois car je désespère de recevoir enfin l’exemplaire commandé et payé il y a plusieurs mois, coincé dans un mystère/Colisimo)… puis à Monoprix en quête de petites serviettes en papier franchement colorées et de dentifrice




et suis revenue en petite errance pour le plaisir et la santé de mes jambes… et j’en suis restée là.

mardi, janvier 20, 2026

Un jour sans aspérité



Ciel en absence

sans lumière et sans pluie

Boutiques closes




Dans la matinée un petit tour rue de la République chez Carrefour et des victuailles en bien trop grandes variété et quantité - ma quête de poids devient obsessionnelle et je pourrais soutenir un siège (dates de consommation surveillées)




Paupière du ciel

entrebâillée sur du bleu

Reflets vitrines

Un petit tour proche dans l’après midi pour papier alu, sacs poubelles, film alimentaire et chausse pieds.

lundi, janvier 19, 2026

Dimanche

 


Pluie sur la ville

Dans l’antre cheveux lavés

Peu d’autres choses

dimanche, janvier 11, 2026

Quête images de fleurs l’après-midi

 


Matin enfiler le pantalon taille douze ans bien trop grand voué à être pantalon ménage et flemme dans l’antre, choisi parce que

La cour en bleu froid

la cire et l’odeur de miel

faïences lavées

entre autres choses



Vers quinze heures trente

un air presque doux

Les yeux errant sans pensée

Jusqu’au fleuriste



et un retour avec une petite moisson d’images de fleurs.