J'étais partie, par la rue Joseph Vernet endormie sous un ciel absent, pour attendre que petit toubib, entre deux patients, écrive « à renouveler 6 fois » sur une ordonnance où il avait omis de le faire, avec « la fabrique à cercueils » de Jérémie Tholomé, un des jeunes et talentueux participants à l'atelier d'écriture du tiers.livre de François Bon (me sens un rien déplacée parmi eux), qui pratique – je ne sais, diplodocus que je suis, comment cela s'appelle – , avec mon grand âge je dirais « poésie sonore » parce que ce n'est pas du slam – d'ailleurs vous pouvez en juger avec cette vidéo https://youtu.be/U-TG05tp6yQ , petit livre édité par maelström reevolution https://www.maelstromreevolution.org/catalogue/item/706-bookleg-161-la-fabrique-a-cercueils
Je prends le début du 3ème texte « La chaîne », même si je me demande où couper dans cette avalanche mais a) trop long, la flemme b) ne voudrais pas que vous jugiez suffisant d'en rester là c) ne sais quels sont les droits en matière de citations
« c'était à fond de balle à toute berzingue ça pulse ça draine ça cavale ça cravache c'est le rush la deadline à portée de main ça s'affaire et ça produit ça achète et ça vent ça y va à flux tendu ça réfléchit à réduire les coûts et l'ouvrier joue du marteau jusqu'au dépôt de bilan sur les articulations ça honore les commandes ça transporte d'un bout à l'autre de la planète ça se positionne à fond de balle à toute berzingue sur le marché ça se concentre sur le fond de roulement c'est focus sur la trésorerie ce qui rentre et ce qui sort.... » stop Brigitte
M'en suis revenue avec petit détour carottes, rencontre, médicaments, dans la petite animation de seize heures trente, sous un ciel toujours aussi blanc, vers un carré de chocolat et ne tasse de verveine-menthe.







