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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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dimanche, juillet 05, 2015

Avignon – jour 1 – trotte soleil - Fabrica et Bernhard – cour d'honneur et Lear


Suis partie un peu avant quatorze heures sous soleil plombant et dans ville qui vivait gaiement dans une belle puanteur.. ai enjambé une des premières affiches tombées en lui disant «moi ? Rien soyez en paix»
et arrivée aux remparts et au belles zones d'ardeur sans ombre, ai pensé que, par ma foi, étais vaillante et j'ai renoncé à l'attente énervée d'un bus dans petit attroupement...
guettant tout passage ombreux, les dégustant, croyant me tromper et prenant une transversale pour rejoindre autre avenue, m'énervant contre moi, avançant sous le jet de mon brumisateur 
saluant comme un petit miracle le bloc de la Fabrica aperçu entre les arbres
et montant vers le haut des gradins, avec étapes pour ne pas soumettre trop rapidement le corps qui expulsait la chaleur emmagasinée à la clim redoutable (j'ai eu un peu froid avec mon petit tee-shirt)
avais mauvaise place dans les derniers rangs, au milieu, ai persuadé voisins de permuter (étaient ravis de rejoindre le centre, et moi, horreur, je guignais la droite) et puis ; comme officiellement il n'y avait plus de place à vendre mais qu'en fait il y avait plein de places inoccupées, suis, avec autorisation, descendue au quatrième rang – ai réalisé que je gênais le photographe qui tentait d’immortaliser Py assis derrière moi et me suis retrouvée au premier rang, presque au centre, si soulagée que, malgré ou à cause du plaisir, il m'est arrivée, pendant la première partie, d'avoir de fortes absences (heureusement ce que je voyais était intelligent, joué avec un bonheur de détails non soulignés etc... et il s'agissait d'une adaptation des arbres à abattre de Thomas Bernhard que j'ai dû lire deux ou trois fois ce qui me permettait de retomber dans l'action ou le récit) – texte de Thomas Bernhard donc, adapté et mis en scène et lumière par Krystian Lupa (avec des passages dits apocryphes de Lupa et quelques improvisations des formidables acteurs du Polski Theatre de Wroclaw)
retrouver le texte qui avance parfois par répétitions imperceptiblement changeantes- mise à nu du monologue intérieur dit Lupa -, retrouver l'ironie (y compris dans le jeu) pas si cruelle finalement, par petites touches qui soulignent, et le rire qui fuse comme une émotion, retrouver la violence par accès, et entendre presque une partition, grand soin d'unir les différentes voix, audibles ou murmurées, les bribes de musique etc..
Bon là je pars vers la cour d’honneur – reprendrai de façon que j'espère concise, quitte à être sommaire, en rentrant -
Et je reprends, à une heure 20 sous cette photo de Nathalie Kabanov trouvée je ne sais plus où sur le web, toute heureuse de parler encore un peu, rapidement, d'un spectacle réussi, ou mieux.
Sans reprendre mes notes gribouillées sur le programme, dire que Lupa marie à merveille ou plutôt alterne, avec intelligence, le ralentissement du temps (ai aimé même si cela m'a couté de partir quelques minutes avant la fin – durée déjà dépassée d'un gros quart d'heure) et l'accélération, la fusée éclatante des moments de crise.
Un gros cube avec des cloisons amovibles, permettant parfois de voir le cadre de la scène et selon les moments une rue, une spirale énergique pour accompagner la colère, des arbres, gros cube monté sur tournette qui est actionnée avec discrétion par quatre hommes quand besoin s'en fait sentir, gros cube occupé principalement par le salon des Auersberger, ou la salle à manger pour le dîner au comique réjouissant sans lourdeur, avec une petite cellule séparée qui sert aux souvenirs de leur vie avec Joana – le fauteuil de Thomas Bernhard étant installé sur la scène dans un coin, juste en dehors de ce petit monde mais en liaison
un grand écran occupe la partie supérieure, sur lequel sont projetés des petits films pour les actions extérieures quand Bernhard se souvient, notamment, de la rencontre avec les Auersberger, de l'annonce du suicide de Joana de l'invitation à ce dîner.
un entracte, un demi-cigare, un bon café, une petite errance dans la cour et on reprend avec le dîner, le grand acteur étant enfin arrivé (je pars du principe que vous avez lu le livre, si ne l'avez pas fait mon ordonnance est claire, ou mon conseil, lisez-le)
etc... et c'est dans cette partie qu'est la plus virulente la critique, le constat de la courtisanerie dans laquelle tombent ces artistes qui avaient eu tant d'idéaux, et de la mort pour la culture résultant des politiques dites culturelles – enfin très en gros – avec entre autres une superbe colère de Bernhard.
Ai aimé le mélange de taciturnité et de véhémence, à cet instant, de Piotr Skiba dans ce rôle, la beauté tragiquement fêlée de Marta Zieba en Joana, tous les rôles et notamment Halina Rasiaköwna qui joue Madame Auersberger, s'efforçant de faire front avec urbanité et grâce, un chouïa d'ironie, mais vraiment peu, au désastre de cette soirée (aussi énervée que l'est l'écriture de Bernhard aux yeux de Lupa), et changeant quatre ou cinq fois de robes avec l'élégance d'une ancienne beauté.
Seulement comme voulais avoir le temps de remplacer jean par une jupe droite en grosse guipure, d'arroser, de me vider l'esprit, reposer cinq minutes, faire cuire patates, commencer billet etc.. et comme Bernhard alanguissait de très belle façon (j'aimais bien mais...) ses adieux à ses hôtes, m'en suis allée au bout de quatre heures et quarante cinq minutes, sans doute dix minutes avant les saluts…
Je rassemblais mes forces, je commençais à marcher d'un pas vif et ferme, quand un bus m'a doublée, ai levé le bras, il s'est arrêté à ma divine surprise, 
ce qui m'a permis d'être presque guillerette en arrivant dans l'antre.
Et suis repartie, avec jupe mi-longue, le tee-shirt encore passable et l'étole achetée avec Hannelore à La Haye qui s'est révélée utile à partir de minuit, dans le plaisir de retrouver la montée des marches, l'ambiance de la première représentation, le mur, et dans une crainte contre laquelle je me gendarmais, parce que j'aime le roi Lear et que j'ai deux beaux souvenirs (dont Sivadier dans la cour en 2007) et que, honte à moi, j'ai un très fort préjugé anti Py... sans grande raison.
Et me voici rentrée, navrée de constater que, ben, j'avais pas vraiment tort. Points forts, le mur est utilisé ou n'est pas nié, le décor semble relativement sobre au début (en fait une grande partie du plateau se démonte pour créer une fosse remplie de terre dans laquelle se déroulera la partie folie dans la tempête, ce moment qui doit être émouvant et un peu épouvantant, qui est passablement comique), Py donne énormément de travail à des intermittents qui déplacent sans arrêt le lit, le piano, les éléments de la palissade et les escaliers qui se cachent derrière, créant parfois de très belles images (ce qui permet les deux photos de Christophe Raynaud de Lage que j'ai trouvées) et parfois semble-t-il pour le simple plaisir de créer de l'animation
autre point fort, la programmation musicale, le piano en alternance avec des bandes enregistrées nous offrant pour mon plus grand plaisir un peu de Chopin en entrée mais aussi Sciarrino 2 fois, Philippe Hersant 2 fois, Gérard Grisey, Giacinto Scelsi 3 fois, Crumb 2 fois, Gallina Ustotskaia que point ne connaissais, Ligeti, Penderecksi.
La traduction est d'Olivier Py qui a cherché une langue rapide comme l'est selon lui la langue de Shakespeare, qui perd très souvent de la poésie, mais pas toujours, qui tombe parfois dans une vulgarité plate mais sait aussi donner de beaux moments, des énumérations crues et savoureuses à Kent ou au fou (les deux acteurs que j'ai préféré Eddie Chignara remarquable pour le premier et Jean-Damien Barbier.. bien aimé aussi, et pas seulement parce qu'il est beau ce jeune homme, Nâzim Boudjenah qui joue Edmond et qui fait de ses retrouvailles avec son père le moment le plus émouvant de la pièce), Lear est joué avec une belle conviction par Philippe Girard mais est-il trop jeune, trop fort.. je ne sais, il n’accède jamais parfaitement, sauf un peu à la fin, au tragique.
Quant au reste, disons que c'est souvent navrant, de belles idées inabouties, des moments ou choix qui m'ont semblés sots...
Il n'y a eu que quelques départs, mais je sentais mes voisins flottants, s'ennuyant peu à peu (ah j'étais au premier rang à la limite de la première allée, une bonne place) 
et les acteurs ont affronté une belle houle de huées mêlées à quelques applaudissements de leur public qui était jusque là resté bien sage.
Pas scandaleux, juste un ratage…
mais il est dommage que les arbres à abattre ne se jouent que quatre ou cinq fois.. parce que, vraiment, c'est du tout bon spectacle.
Sur ce, j'ai faim et sommeil 


samedi, juillet 30, 2011

Soleil, vent – petite mort tranquille du festival


Dans ma ville ce vendredi il y avait toujours des affiches, malgré les volées ou arrachées par le mistral,

des terrasses, les dessins de l'ombre, les tâches de lumière, mais plus de petits-déjeuners à dix heures et demie

la place des Carmes, des chaises empilées, et une Brigetoun en forme mitigée qui se réfugiait dans ses yeux

le théâtre des Carmes-André-Benedetto, à onze heures, et Lætitia Mazzoleni, dans « les règles du savoir-vivre dans la société moderne », le plateau, quelques trucs

et les sentences qui doivent régler la vie, en chacune de ses étapes, conseils sages comme, lors du mariage :

«si on est riche on n'oublie pas les pauvres en ce jour de bonheur ; on envoie aux enfants assistés et les dessertes de la table » - et bien entendu si on est pauvre on n'est pas tenu à le faire, ça permet de faire la différence

(et par ma foi, décalage il y a avec notre monde contemporain, oui, on le dit, et on en rit, mais n'est pas si grand que ça avec ce qui m'a été inculpé)

Discours, rire, et tout ce qui ne se dit pas et règne dessous.

(la photo provient de http://www.lestroiscoups.com )

Sur le chemin du retour : dépose de l'installation du cloître des carmes (mais pas les gradins à cause du tremplin jazz)


des chantiers, Avignon se soigne, et nous regardons avec espoir et crainte les remises en état

une impression de vide devant la petite place sans jongleur, musicien , acteur et public, au débouché de la rue Peyrolerie.

et notre lumière, et notre mistral.

Journée entre soleil bu avec plaisir contre mur de la cour et sommeil-anéantissement. Un peu d'énervement, aussi, comme presque chaque jour, sur des vitres qui refusent avec obstination la propreté, et les odeurs des plantes arrosées dans le jour palissant.

M'en suis allée, un peu après 9 heures, dans la nuit qui s'annonçait doucement belle.

à travers le reste d'animation de la place de l'horloge,

sous la présence massive, l'élan bienveillant de Saint Pierre,

dans l'ambulation et les voitures de la rue Carnot,

vers la cour du Barouf, où j'avais vu un joli spectacle de tréteau de l'Académie internationale des arts du spectacle.

Un endroit que j'aime bien, avec l'agréable décontraction de l'attente dans la cour d'accès

pour voir une pièce qui n'est pas la meilleure comédie de Shakespeare mais pour laquelle j'ai petite tendresse : « peines d'amour perdues », montée avec belle énergie par les neuf acteurs de la troupe Tutti Quanti

Mais malgré leurs efforts, et des qualités, le parti pris de bouffe un peu trop appuyé des scènes des comparses, qui surlignaient leurs plaisanteries grivoises et alourdissaient les assauts d'esprit alambiqués et ridicules (la greffe comedia del arte ne prend pas très bien)

était en rupture en peu trop marquée avec leurs échanges joliment chorégraphiés et plus spirituels quand tombant les masques et débarrassés des prothèses ils devenaient les quatre jeunes couples.

(photos de leur site http://www.tuttiquanticie.com)

Une belle prestesse dans les changements d'aspect et de personnages, une habile modification du tréteau et de jolis jeux de rideaux.

Me suis tout de même passablement ennuyée sans vouloir leur faire l'affront de partir

et, ne sais si c'est pour cela, mais je chancelais et devais me concentrer pour avoir démarche ferme et digne à travers les restes de fête.

jeudi, juillet 22, 2010

Avignon – marché – corps hostile aux corbeaux – Richard II

et je me refuse à renoncer, aussi, à ce journal, même si c'est uniquement pour la satisfaction de le tenir, bien ou mal, bâclé ou non

de moins en moins de parades (mais il était encore trop tôt), teinturier pour déposer et récupérer ce qui était disponible

les rues sont à peine plus animées qu'elles ne le seront après le festival, et l'on rencontre surtout des groupes cornaqués du 3ème âge (mes semblables ? ne le veux) – ce qui m'a permis d'être servie très rapidement, par chance

M'en suis revenue brinquebalante, intérieurement. La place de l'horloge était quasi vide, et les terrasses aussi, à 11 heures.

sous un ciel qui commençait, et j'en grimaçais, à se couvrir (un semblant de vent l'a nettoyé)

Mais, plus l'après-midi avançait, plus carcasse refusait et j'ai eu beau lui faire du charme, lui présenter jupe courte et sympa, étudier une possibilité de taxi ou, mieux, évoquer la navette des remparts, elle répondait nausée, nuque et mains raides, migraine, ventre douloureux, yeux qui se referment, et j'ai, entre résignation, honte, remords anticipé, rage, renoncé à aller voir Nadj et ses corbeaux (j'essaie de me dire que j'en avais si grande envie que j'aurais été déçue, mais j'en doute un rien)

et j'ai essayé de dormir pour être d'attaque pour Richard II, qui joue en voisin, dans la cour d'honneur, refusant d'écouter je ne sais quel critique qui parlait d'ennui (les spectateurs cette année semblent craindre toute lenteur, tout passage plat, même quand cela contribue à la musicalité du spectacle – et disant cela je semble oublier que j'ai reproché à Cassiers de m'avoir un peu, un gros peu je crois, ennuyée, mais c'était par didactisme et perfection glacée)

Et dans mon attente ai survolé un éreintement sur le Figaro par Armelle Heliot (ce qui serait plutôt en faveur du spectacle) que je me suis dépêchée d'oublier, de non-comprendre pour rester page blanche mais qui m'a fourni une photo (l'autre, du roi seul, provient du site du festival) – et idiotement, me sentais triste comme le vieux monde, et me disais que j'étais digne de lui, en chemin vers la tour.

J'ai paré carcasse, l'ai prié de se faire discrète et l'ai emmené vers ma bonne place dans la cour, lui faisant monter orgueilleusement droite mais près du mur l'escalier, ce qui est toujours une petite fête, idiote, d'espoir.

J'ai aimé que le mur, dans sa verticalité pure (à part un bandeau noir : sons ?) soit respecté sous le maquillage d'une projection qui le rendait plus rude, plus barbare mais sans en détruire la structure, et que le décor se borne à un très long banc ou bas-flanc de bois frustre, en biais sur les 2/3 environ du plateau, du coté gauche, et, à droite, à une longue (moins) table derrière laquelle était assis le mannequin d'une enfant, et un très rude fauteuil de bois.

Et pendant que le public, qui avait plus de parcours à accomplir que moi ,s'installait,

me suis plongé dans la lecture de l'entretien donné par Jean-Baptiste Sastre et Frédric Boyer, et dans les fragments des «guerres civiles» d'après Samuel Daniel, retrouvant l'ambiguïté de Richard, qui est roi, et pour certains dure sera la transgression-trahison, mais roi non sans défauts, même si le texte est un plaidoyer pour la mini-révolution qui accompagne la prise de pouvoir de Bullingbrook

«Oui c'est l'histoire d'un roi débridé et sans peur qui use de sa liberté avec sauvagerie. Ni la crainte ni le respect n'apprivoisent sa puissance. C'est l'histoire d'un roi qui viole toutes les lois. Rien ne l'arrête, il fait main basse sur tout...»

et pendant ce temps là, peu à peu tous les acteurs entraient en scène, s'alignaient sur le banc (mes photos sont catastrophiques, mais je les aime bien).

Et oui il y a eu pas mal de sorties et dans les groupes qui partaient avec moi j'ai entendu des jugements sévères. Et oui, je n'ai pas vraiment aimé le jeu de quelques acteurs (actrices surtout : la reine et la jeune femme qui joue avec un peu trop de grandiloquence Norfolk, même si l'ambiguïté de son amour pour le roi n'est pas sans intérêt). Et oui, je n'ai vraiment apprécié qu'à partir de la scène d'adieu entre John de Gaunt et son fils, leur complicité retenue, et la réaction du fils aux consolations «Pour tenir un feu dans tes mains, pense aux glaciers du Caucase..»

Mais j'ai aimé : la traduction à la fois directe et poétique.

Le jeu de Denis Podalydès, même au début où il se déplace un peu courbé, à petits pas glissés comme un vieux, encombré par le sceptre et le globe, bras ouverts, comme une marionnette, une marionnette aux sourires froids et aux regards de coté.

Beaucoup Pascal Bongard, Boolingbrook un peu jeune loup, plein de sincérité affichée, de fougue et de charme, et sa métamorphose, juste indiquée, quand il revient et a le dessus.

John de Gaunt belle silhouette massive, et la façon dont il s'anime, avec une passion très théâtrale (trop ?)

J'ai bien aimé les ruptures d'une franchise brutale, d'une efficacité affichée, de tons, comme lorsque Richard et les siens arrivent dansant sur une musique de music-hall auprès de Lancaster mourant, avec la désinvolture des prédateurs et John de Gaunt prophétisant mourant très droit.

J'ai assez aimé la façon dont York négocie, avec une raideur due au rôle, et peut-être à l'acteur, son renoncement-ralliement-mais-pas-tout-à-fait.

J'ai aimé qu'un peu des jeux de mots de Shakespeare passe à travers la traduction.

J'ai aimé la montée des passions, le jeu du pouvoir, l'intensification du jeu et bien entendu toute la fin, ce qui m'avait fait aimer cette pièce, à onze ans, en la lisant.

J"ai aimé que l'on sente, un peu, que Richard est mu aussi par l'amour, le besoin de paix, quand il impose l'exil aux candidats au jugement de Dieu, et que ce soit, avec la main mise, ensuite, sur les biens, ce qui cause sa chute

J'ai aimé que Richard déchu, émouvant, garde mélange de dignité, dignité de sa fonction perdue, et de bouffonnerie qui est défense, et nature.

J'aime cette pièce et tout ce qui est dit sur le pouvoir, sur la popularité.

Impressions à chaud, résumées, très. Et pour résumer encore davantage : je n'ai pas compris l'indignation ou l'ennui d'une bonne partie du public, semble-t-il - je ne crois pas que je garderai un grand souvenir de cette représentation.


P.S. Et suis toute contente ce matin de trouver sur le site du Mondehttp://www.lemonde.fr/culture/article/2010/07/21/et-richard-ii-illumina-avignon_1390576_3246.html un très bel article, plus enthousiaste que je ne l'étais dans mes notes de cette nuit, mais il fut compter avec la douleur et la fatigue qui faisait filtre, - et j'y découvre que, désolée, Vincent Dissez est le Bullingbrooke que j'ai tant apprécié en remplacement de Pascal Bongard. Pas d'accord sur tous les éloges adressés aux comédiens, mais contente de me sentir moins splendidement isolée