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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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samedi, mars 17, 2012

Matinée flottante – comédie le soir


départ pour des courses «entretien maison», en pas incertains, yeux paresseux et ciel voilé .

avancer en léger vertige flottant, comme dans une brume, l'attribuer au ciel jusqu'à ce qu'il se déchire – Avignon en langueur gentiment tristounette, provisoirement.

Déjeuner, vaquer, dormir, vaquer, se médiquer, se promener dans «l'impossible», et s'y trouver bien, avec, tiens, «la jeunesse ou la mort» de Michel Butel et sa fin :
… les personnes qui détestent les idiots
ou qui détestent les pauvres
les personnes qui n'aiment pas les faibles
qui n'aiment pas la lenteur
les personnes qui n'aiment pas le silence
les personnes qui ne comprennent pas
ce que c'est, la banalité du mal
elles ont un adversaire déclaré, mais quel adversaire,
de si ardente jeunesse :
L'Impossible
Hésiter à garder les jolis mots étranges qui s'inscrivent sur l'écran dans mon début de somnolence comme Emtaine, rumbe, ruotver.. 

Et le soir aller à l'opéra voir la Comédie Française, en tournée, donner «le Mariage» de Gogol, parce que entendu du bien de cette production., et que je ne connaissais pas la pièce.

Un peu déçue, parce que n'ai pas retrouvé la virulence corrosive du Revizor (souvenir d'une représentation superbe, mise en scène par Matthias Langoff en 99 aux Amandiers) même si la satire est là, mais plus banale.
La galerie de prétendants, bien caractérisés, un rien caricaturaux, la tante, la marieuse (Clotilde de Bauser que j'ai trouvé un peu outrée), le fiancé qui a décidé de se marier, mais hésite, «parce que le diable me prenne, c'est une affaire qui vous fait du tracas, le mariage» (bon Clément Hervieu-Léger), la fiancée (Jennifer Decker voix un peu exaspérante au début, joli jeu comique en restant assez émouvant), l'ami empressé (très bon Laurent Natrella) et, au début, une interprétation impeccable de Yves Clas dans le tout petit rôle du vieux domestique – une mise en scène qui s'accélère par moments, jusqu'au ballet ralenti, et ce sont parmi les moments les plus réjouissants et réussis, qui donnent un peu de rythme) mais de grands passages de gêne muette qui, malgré des petits jeux et la tension ainsi créée m'ont paru un peu trop longs (d'autant que me battais avec carcasse)

la première photo était repiquée (et toujours mal) sur le programme, celle-ci (de Cosimo Mirko Magliocca) vient d'un article trouvé en rentrant sur internet http://www.fousdetheatre.com/tag/critique%20le%20mariage%20gogol%20vieux%20colombier avec lequel je serais assez en phase (même si la distribution a été modifiée en partie et notamment pour le jeune couple).