Guesclin et ses routiers, Grégoire XI qui en a marre et s'en va, le grand schisme, toujours les routiers ...Aujourd'hui la guerre feutrée (ou presque) se limite au Conseil municipal où les rares membres de l'opposition tentent de se faire écouter par notre mini-autocrate locale... nous allons vivre dans une délicieuse jolie ville-jouet pour touristes (de préférence friqués). Et cela ne date pas d'elle, simple accélération. Heureusement grâce à un peu de saleté, beaucoup de vent et une légère vulgarité, la ville restera humaine.
En me promenant dans le virtuel j'ai retrouvé sur http://poesie.webnet.fr cette chère Pernette Du Guillet et ce poème, douce complainte et légère impertinence
"Si j'aime cil, que je devrais haïr,/ Et hais celui, que je devrais aimer,/ L'on ne s'en doit autrement ébahir,/ Et ne m'en dût aucun en rien blâmer.
Car de celui le bien dois estimer,/ Et si me fuit, comme sa non semblable :/ Mais de celui-ci le plaisir trop damnable/ M'ôte le droit par la Loi maintenu.
Voilà pourquoi, je me sens redevable,/ A celui-là, qui m'est le moins tenu."
Ni la force ni la véhémence de Louise Labbé, mais je l'aime bien, et je pense aux rues du Vieux Lyon et aux cours et traboules, maintenant fermées par des codes. Autre ville un peu italienne, et ville d'une prégnante partie de mes aïeux (sauf qu'eux c'était la presqu'île) rue Boeuf, rue des trois Maries, place de la Baleine, rue Saint Georges..
Écouté en dînant la tirade du Cid mise en musique par Marc Antoine Charpentier, jouée par les Arts Florissants et chantée dite par Paul Agnews. Merveille.