commentaires

désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
Affichage des articles dont le libellé est divers conte. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est divers conte. Afficher tous les articles

mardi, août 02, 2011


En attendant les vases communicants du mois d'août, vendredi, je reprends ma contribution à ceux du mois de juillet, publié chez Quentin http://valetudinaire.net/index.php?post/2011/06/27/Avignon-23-32 e contre-point de ses presqu'îles http://brigetoun.blogspot.com/2011/07/les-presquiles-cetait-une-presquile-dou.html


Le monde, le ciel, arbres et pierres, tant et tant de siècles - un plateau ouvert à l'infini, et des montagnes violettes - la mer, le ressac sur des galets, l'odeur, du goémon - le soleil sur une vitre - lumière fusant dans l'eau,

les villes, les vies, les rires, les cris, la vitesse - la bêtise, l'agressivité, l'intelligence,

les mots,

moi - perdue au milieu, appliquée - à côté,

un mot : vide

sa beauté, l'idée, une pureté, une absence - je le caresse, j'en joue,

dans le vide,

vide, de vie,

le vide, la vie

la vie vide de vie,

vide de moi,

et moi vide de vie, vide de moi,

dans le vide de ma vie,

moi araignée, - guette la vie - vois les vies qui passent - prends ce que d'elles vois - pour ce vide, ma vie - ma vie vide de moi

n'en prends qu'ombre - passent vies intactes

Moi, dans le vide de ma vie - pleine de ces ombres de vie - je les tisse, je les aime - j'orne, suis heureuse

je me fais.


et, si vous avez du temps à perdre, pour dire adieu au festival regroupement anarchique de mes images


De Films

vendredi, juin 24, 2011

J'ai rêvé que je marchais dans un tableau, au bord d'une mer d'ardoise, sur des marches de marbre, ou de pierres, je ne sais, comme dans une légende, comme chez un Claude Le Lorrain, ou un Joseph Vernet, qui auraient peint en somnolence cauchemardesque. Les colonnes se faisaient troncs et lianes d'un noir bleuté et dessinaient une dentelle sur un ciel d'opale sourde, tout en s'y fondant. C'était un souvenir de territoire antique, brouillé par des larmes de fatigue, comme lors d'un réveil brusqué. Je marchais en cherchant l'odeur de la mer, accompagnée par une sonnerie de trompettes bouchées, et je voyais un point de lumière blanche naître, s'étendre, au centre du tableau.

15 juin

Je voudrais rêver que j'avance dans une forêt, un peu étrange, qui mêlerait les essences, des hêtres pour la colonnade, le recueillement, la cathédrale, mais aussi, par endroits, des conifères de toutes tailles entrelardés d'épineux, qui feraient mine de me retenir, me griffer, pour le piment d'un risque de cauchemar, mais qui s'effaceraient souplement à mon contact, sans que je sache si ce n'est pas moi qui ne suis plus qu'errance vaporeuse.

18 juin

deux paragraphes provenant du convoi des gossolales http://leconvoidesglossolales.blogspot.com/

j'ai perdu, et en suis bien marrie, le nom de l'auteur du tableau

jeudi, janvier 20, 2011

Elle était usée, ridée, doucement rose. Elle était fin sourire. Elle était indulgence un peu distraite, et puis, souvent, au bout d'un temps, pour certains, accueil chaleureux, écoute, réponse. Comme une reinette bien fripée et goûteuse. Mais restait ferme, avant que fruit se gâte, ou que gentillesse devienne abandon. Et on rencontrait parfois des zones rugueuses qui défendaient les quelques ossatures, plutôt que principes, auxquels elle tenait, restes de ce qui l'avait faite, restes de ce que la vie lui avait apporté. Légèrement écorchés mais d'autant plus solides. Seulement quand le contact en devenait râpeux, elle y ajoutait une ironie assez mordante, mais de bonne humeur, et même si cela nous mettait un peu à mal, on l'en aimait d'autant plus, et ce sont ces aspérités qui faisaient que l'on s'attachait à elle.

Il était presque toujours d'accord avec le dernier qui parlait, et il reprenait les mêmes arguments, redisait les mêmes sensations, mais avec mots si choisis, tant d'images neuves qui lui étaient propres, une si belle conviction, appuyés par son sourire un peu inquiet et tout à fait charmant, que tout le monde, y compris l'auteur des propos ainsi paraphrasés finissait par être convaincu que l'idée était sienne, et neuve. Il suffisait d'attendre un peu pour goûter un tout aussi beau plaidoyer pour la cause contraire.

deux paragraphes provenant de convois des glossolales http://leconvoidesglossolales.blogspot.com/2011/01/432-mardi-18-janvier-2010.html, parce que j'étais arrivée à en adresser un nouveau, mais que carcasse avait décidé d'un nouveau caprice : une belle petite douleur autour de mes yeux (surtout l'autre, le droit) qui s'accentuait dès que restais un peu trop longtemps face à l'écran (un peu mieux, un tout petit peu pour la lecture sur papier) – alors à part de brèves incursions sur twitter et un survol des sites et blogs j'en suis restée à l'écoute des débats à l'assemblée sur la réforme de la garde à vue (avec l'espoir que les idées de l'UMP ne gâche pas ce retour au droit des gens auquel est contraint le gouvernement) – et à la mise en forme du petit regroupement que j'avais fait, au fil des jours, sans illusion sur leur valeur, de contributions au convoi et autres.

Je constate, désolée, que le Calaméo est beaucoup trop petit - il suffit de cliquer sur l'image dans la colonne de gauche pour obtenir le PDF lisible.

Ce qui ne m'a pas vraiment consolée, (mais avec l'idée qu'aujourd'hui cela me sera sans doute possible, carcasse étant cyclique) de lire de vrais textes (le rapprochement est tout à fait fortuit, ne résulte que de l'état provisoire de mes yeux) et d'ouvrir les fichiers qui s'offraient à moi :

dans les dernières parutions de Publie.net (dont le prix a été ramené à 3,49 ou 2,99 euros), en plus de ceux mis en évidence sur http://www.tierslivre.net/salon/ (tous lus, tous aimés et certains beaucoup)

« le génie subtil du roman » d'Olivier Rolin que je n'ai pas fini http://www.publie.net/fr/ebook/9782814500334/le-génie-subtil-du-roman

« la tendresse » de Jacques Ancet http://www.publie.net/fr/ebook/9782814504042/la-tendresse

et retrouver, relire, découvrir ceux qui m'avaient échappé, les textes réunis par François Bon dans « Après le livre » savoureux et importants http://www.publie.net/fr/ebook/9782814504103/après-le-livre

et puis ces cadeaux que nous font :

Joachim Séné avec « Maître et esclave » http://www.joachimsene.fr/txt/spip.php?article232

et Laurent Margantin qui joue les pères Noël ces jours-ci : traductions ou écrits personnels, dont l'accès est regroupé sur http://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article791 (et si le coeur vous en dit vous recommande chaudement ceux qui ont été publiés sur Publie.net http://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article473 dont j'ai parlé en leur temps (voir son nom en colonne de gauche, parmi ceux cités 4 fois) comme « sans » de Joachim Séné