
En partant aux halles j'ai vu que la porte du palais du Roure, chez Baroncelli et, par hébergement, Mistral, était ouverte. Il y avait une visite guidée dans la cour, et j'ai fait un tour des salles, joli mélange de souvenirs anecdotiques et de quelques oeuvres intéressantes; de meubles anciens de belle facture sans opulence et de décors un peu défraîchis. Un peu la maison de vieux cousins moyennement fortunés et victimes d'une passion pour les collections régionales.

J'ai acheté un petit recueil de fables et poésies de Jacques Henri Fabre, que je feuilletais en marchant. Les avignonnais sont courtois et s'écartent. Parmi de multiples animaux plus ou moins bien traités (un peu déçue) j'ai trouvé
Is eleicioun d'aquest an, ou
Aux élections de cette année,
Comme candidats se présentent
Bassaquière et Bassacan
L'un cramoisi, l'autre blanc.
Et zou ! tous deux promettent,
Plus de beurre que de pain..

"Si nous votons pour Bassaquière,
Cette année nous aurons des puces ;
Si nous votons pour Bassacan,
Nous aurons des puces cette année".
Pas très fin, je sais mais ça m'a amusée.
J'ai hésité à passer par la bibliothèque Ceccano où il y avait une exposition, mais l'heure avançait et je me suis contentée de saluer le portement de croix de Francesco Laurana, avant d'aller m'intéresser aux pommes de terre et aux poissons.