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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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jeudi, juin 06, 2024

Trajets de mercredi et encore un poème

 



Sous beau soleil bleu

et dans l’air bénévolent

cheminer tout doux..

dicter une ordonnance

échanger avec docteur




Sur le chemin de retour croiser deux jeunes lui toujours à Rosmerta, elle maintenant à Cavaillon mais élève près de l’antre, parlé campement, mon passage projeté ce soir, le petit déjeuner que devais apporter, pas trop froid demain matin… avons plaisanté, ne m’ont rien dit.

Savaient-ils ou non ce que j’ai appris en lisant un mail en début d’après-midi : campement levé à la demande de la police un peu avant minuit mais après passage des journalistes … ? pour demain on verra ;  leur combat ne cesse pas.





M’en suis tout de même allée, comme l’avais prévu, vers la porte Sainte Marthe pour participer à une manifestation demandant un cessez-le-feu permanent à Gaza, organisée par Attac PC PS FI écologistes Ligue des droits de l’homme etc… constatant que nous abordons ce moment où je ne recherche pas le bonheur de marcher au soleil mais commence à lorgner le trottoir à l’ombre…



Ai vu arriver peu à peu ce qui ressemblait presqu’à une affluence… mais quand au bout d’une petite demi-heure ils se sont ébranlés vers le chemin que venais de suivre, suis partie en sens inverse le long des remparts pour plusieurs raisons dont la principale était mon besoin de marcher seule et pensive (honte à moi, l’ai juste payé par une longueur de trajet un peu plus longue mais accomplie à mon pas… la marche « manif » est crevante, le risque d’entendre des amorces de dérapage pas totalement nul)… alors bien fatiguée la petite vieille.



Continuant avec le rite du poème du jour, ai ouvert le  petit livre de Philippe Maurel « La mélancolie des données » publié par publie.net  et recopié le dernier poème de la première partie « Récupération des données » :


« C’était The Wall Street Journal

Europe

May 28 2010

Les agences de notation

Ont évalué les risques

« Quantas lágrimas de Portugal ? »

Le sang de l’économie a coagulé

Reflue « le blanc ourlet »

Aucun cap ne portera mon nom

Seul l’océan peut plonger dans l’oubli

L’ivresse de l’infini

Le lecteur égaré

Sans coloration syntaxique

Pour lui indiquer le chemin

— A vida é breve

Le roman intempestif

Prend fin

Reverb »




samedi, octobre 22, 2022

Un envoi publie.net, des ferronneries et deux séquences

 


Récompense jeudi soir en rentrant d'ouvrir une des enveloppes qui m'attendaient dans la niche, en supposant qu'elle venait de publie.net parce qu'en renouvelant mon abonnement pour avoir accès aux fichiers et par remords d'avoir aussi peu commandé de livres-papier (quoique j'en ai tout de même quelques uns) j'avais acheté le dernier petit livre de Philippe De Jonckeere « Je ne me souviens plus » https://www.publie.net/livre/je-ne-me-souviens-plus-philippe-de-jonckheere/ que j'avais mon Kobo..

« Je ne me souviens plus des cris de mon frère Alain, bébé. Et pourtant la psychanalyse m’a enseigné que ces cris ont sculpté un versant majeur, et sombre, de moi. »

récompense donc de le recevoir accompagné en outre d'un gentil mot sur une belle carte et de « Mélancolie des données » de Philippe Maurel dans la collection Esquif (poésie) https://www.publie.net/livre/melancolie-des-donnees-philippe-maurel/

« C’était The Wall Street Journal

Europe

May 28 2010

Les agences de notation

Ont évalué les risques

« Quantas lágrimas de Portugal ? »

Le sang de l’économie a coagulé

Reflue « le blanc ourlet »

Aucun cap ne portera mon nom

Seul l’océan peut plonger dans l’oubli

L’ivresse de l’infini....»


Matin un peu parce que dois marcher surtout parce que le chantier était spécialement bruyant (et après un dialogue aimable entre une Brigitte pieds nus et en chemise de nuit décente, tête et voix jetées vers le haut, et un grand gars en survet blanc d'où il est ressorti que, oui un filet sur le côté de l'échafaudage ce serait bien mais que ça n'avait pas été prévu – contrairement à l'échafaudage sur rue pour le moment inutilisé qui outre le filet bleu est entouré d'une grille englobant toute la partie de trottoir devant la maison – mais que ce n'était pas grave pour le moment c'était du bois qu'ils démontaient) suis allée acheter deux flacons de savon pour douche et décider que non je n'achèterait pas cette robe et ce chandail.. et comme je n'avais pas utilisé la photo de ferronnerie prise sur mon trajet jeudi


j'en ai cueilli trois autres pour lui tenir compagnie..

Puis dans le silence de la fin d'après-midi ai entrepris de donner une suite aux quatre lignes écrites pour le #7 de l'atelier du tiers livre... et n'y suis pas arrivée de façon à me satisfaire, sans renoncer... je reprends les deux dernières petites séquences du documentaire imaginaire faisant l'objet de mon #5 « les visiteurs » dont je vous ai déjà infligé deux fois des passages (sous une photo provenant du site du Louvre)


Aile Sully, ils sortent des antiquités orientales, la caméra, son porteur et le garçon, la suivent sur l'escalier roulant, dépassés par des silhouettes dont on ne voit que le dos, les chemisiers, les blousons de plastique ou de cuir, un veston de tweed, un tee-shirt qui lance un anathème et des chevelures de toutes couleurs avec ou sans chapeau ou casquette.

Ils sont assis tous les trois à une table du self, la camera et son pied posés au sol, c'est le garçon qui parle, qui dit ce qu'il a pensé de ce tournage, et ils l'écoutent en souriant, comme un son sur lequel poser leurs idées. Dans une interruption elle tend la main devant elle pour introduire la question qu'elle adresse au cameraman « tu crois que ça va aller ? » – « c'est ce que nous voulions, non? » – « moi je ne voulais rien, c'est toi l'auteur, le | comment dit-on ? | documentaliste... j'ai peur d'avoir été empruntée, que ma présence sonne faux... je fais pourtant souvent ça, m'adresser aux visiteurs, il m'est même arrivé d'intervenir une fois quand un homme en veston à coudes de cuir et foulard de soie tendait un ongle vers la marqueterie d'une commode de Riesener, ou d'Oeben, je ne sais plus, ou des deux, ça ne fait rien, pour voir comment ça tenait... mais là pour la première fois j'étais intimidée, je trouve que ça ne faisait pas naturel comme quand un de mes amis a été filmé faisant son travail à la fin d'un film... en regardant dans une salle le résultat on voyait bien qu'il était le plus mauvais acteur... oh pardon, dois l'être toujours, intimidée, du coup je parle, je parle, tu devrais me dire de me taire... enfin si ça te semble ok c'est bien » – « tais-toi, c'est ce que nous pouvions faire de mieux ».