Déjeuner avec « le journal d’un homme de trop » de Tourgueniev, le charme de cette histoire romantique investissant la description de cette destinée « de trop », et toujours sa façon de parler de la nature, et de la faire parler en fusion avec les sentiments
« A peine sortis du bois, nous nous arrêtâmes et fermâmes l’un et l’autre à demi les yeux malgré nous : en plein devant nous, au sein d’un nuage comme chauffé au rouge, un énorme soleil pourpre était en train de se coucher. Toute une moitié du ciel flamboyait, rougeoyante ; des rayons rouges et obliques effleuraient les prés, jetant un reflet vermeil même sur le côté des ravins qui étaient dans l’ombre, posaient sur la rivière des touches de plomb incandescent… »
Cadeau de mariage, et passage coup de tête à la FNAC pour trouver un Cendrars que j’aime « Bourlinguer » et Celan
« la rose de personne » que je lisais en marchant, malgré mes deux sacs
« Les soirs se creusent
sous ton œil. Recueillies
avec la lèvre, des syllabes – beau
cercle en silence –
guident l’étoile qui rampe
vers leur centre. La pierre,
autrefois proche des tempes, ici s’ouvre… » et tout le reste qui est très grave, et beau.
« Les soirs se creusent
sous ton œil. Recueillies
avec la lèvre, des syllabes – beau
cercle en silence –
guident l’étoile qui rampe
vers leur centre. La pierre,
autrefois proche des tempes, ici s’ouvre… » et tout le reste qui est très grave, et beau.