Cageot d'essentiels
venu très tôt jusqu'à moi
sur ma demande
ou du moins une partie dudit cageot... ranger, trier, reprendre un petit quart d'heure de sommeil
et pendant qu'une pluie mole venait consoler la cour de la violence qui s'était abattue sur elle à l'entrée de la nuit, er un peu plus tard (et j'étais alors tremblante comme un lapin en regardant le bas de ma porte-fenêtre), me suis décidée à faire une heure et demi de repassage appliqué... stoppant parce que carcasse se disait épuisée..
Vers trois heures et demi voyant le bleu survoler ma cour, ai remplacé le trench par un veston de toile, suis tombée sur une petite braderie que j'ai ignoré superbement,
et m'en suis allée sous ciel variable, en marche un peu flottante (aimerais me débarrasser de cette fichue fatigue qui s'est emparée de moi depuis quelques jours)

jusqu'à Rosmerta, qui vivait calmement l'oisiveté des non scolarisés ou pas encore rentrés... une heure plaisir en décortiquant un conte vietnamien en quatre parties, cherchant le sens des mots inconnus, vérifiant dans le petit Larousse seul disponible (pour les hors Rosmerta je préfère le Robert... bon deux seulement because chevance), cherchant le ou les thèmes de chaque partie et les champs lexicaux correspondants, argumentant – Brigetoun s'efforçant de ne pas être trop directive, mais un chouya tout de même... puis « l'âne et le chien » de La Fontaine, lui s'étonnant de la syntaxe parfois étrange aux oreilles de celui qui a appris, avec leur vitesse, le français au contact de la langue telle qu'elle se dit actuellement, et finissant pour mon plus grand plaisir par lui trouver une clarté, une simplicité, une économie de moyens, qui se sont perdus avant que nous convenions également de compléter et nuancer la morale du fabuliste...
et puis une heure avec un tout tout débutant plein d'enthousiasme (peut être peul parce que les e, les é, les ch, les u ne lui posent pas de problème insurmontable)...
et un retour un peu après dix huit heures ,sur les rotules en regardant le ciel