J'ai tenté de finir un
petit texte commencé dans le train au retour de Toulon pour les
Cosaques des frontières
http://lescosaquesdesfrontieres.wordpress.com
et comme, quand je me suis décidée à l'envoyer à notre cher
éditeur du Nord, me sentais toute ankylosée, ai décidé de suivre
les consignes de mon malheureux candidat qui voulait favoriser
l'exercice des petits vieux et m'en suis allée marcher un peu, tout
doux, tout doux.
Des nuages blancs et gris
colonisaient la place Crillon, suis partie en leur tournant le dos,
vers des grandes nappes encore bleues que menaçaient des montagnes
blanches.
Une flèche dressée vers
le bleu m'a indiqué le chemin et je me suis souvenue que voulais
aller voir, sans attendre la grande exposition au Palais des papes,
l'homme de Ndary Lo sur la place. Ne l'ai pas vu tout de suite en
débouchant sur la place.
Pourtant il se dressait
bien, tendu vers le ciel, un peu plus loin, là où dans des temps
pas si ancien l'éléphantelet de Barcelo se tenait sur sa trompe.
Me suis mise dans les
gigantesques et belles mains ouvertes, paumes offertes en une prière
universelle contre l'azur
et
puis j'ai regardé ses pieds, j'ai affermi les miens et m'en suis
revenue, contournant le rocher, poursuivant dans la ville en une
errance sinueuse d'une petite heure.
Dans
l'après midi ai cherché et trouvé ce lien vers le site de Ndary Lo
http://www.ndary-lo.com et
puis ces vidéos
de
l'installation après l'arrivée de l'homme trainé dans la nuit
de
la création d'un lion savoureuse et fascinante (mon avis)
et si vous encore un peu
plus de sept minutes, une tête que voulais voir pensive (et
malmenée) en longue élaboration






