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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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vendredi, novembre 27, 2015

Impuissance, sourires, calme

sous le ciel redevenu bleu, dans le froid sans excès qui me pénètre
une envie de crier,
Ô vous les imbéciles dominants qui avez donné les coups de pied réveillant le cancer dormant derrière le rempart des tyranies tolérées en Irak et en Lybie, au nom de ce qu'on nomme démocratie, soyez maudits
Ô vous qui avez ainsi empiré ce que l'Occident avait contribué à créer, ô vous qui avez transformé la maladie de ces peuples en désastre, ô vous qui avait ainsi justifié les interventions en cours, ô vous qui en resterez impunis et vous en glorifiez, soyez maudits
Ô vous qui tentez de vivre, aimer, faire des enfants, les élever, lire, rire, apprendre, construire, prendre le soleil, vous disputer, et même faire des sottises, en paix dans ces territoires à feu et à sang et sous le pouvoir des fous, ô vous que nous bombardons de désordres collatéraux, ô vous auxquels nous rechignons à ouvrir nos frontières au nom de la sécurité et de nos difficultés, pardonnez nous
Mais il ne sagissait que de tenter de me faire du bien puisqu'il est évident qu'aucun de ceux-là, et encore moins les fous sanguinaires, n'entendraient ma, nos voix... ayant ainsi expulsé ma lamentable tension, ai fait collection de sourires, les ai posés là
et puis ai vécu ma vie, 
et comme je venais de recevoir, avant le déjeuner, un appel téléphonique un peu déstabilisant d'un laboratoire voulant me revoir après l'examen qu'on pensait réussi le 3 novembre, ai ouvert la bibliothèque publie.net pour y découvrir les deux nouvelles publications de la collection Horizons dirigée par Louise Imagine,
Me suis baignée dans le calme des photos réunies dans le cercle du rivage
http://librairie.publie.net/fr/ebook/9782371771352/le-cercle-du-rivage, photos de Chris Friel (allez donc voir son site http://www.cfriel.com/100/set et que me soit pardonné d'avoir reproduit, ci-dessous, une des images du livre) précédées d'une présentation poétique par Louise Imagine
...
Le soleil se lève, dans toute sa splendeur juvénile, encore pudique.
C'est ainsi, le soleil se couche dans ses amples teintes extravagantes et chaleureuses.
Nous marchons sur le rivage. Pieds nus. L'eau transparente glisse devant nous, entre nos orteils, puis se retire avec sa dentelle de bulles et d'écumes, avec ses habits d'algues, de coquillages et de sable dégringolant…..
et encadrant un beau texte de Laure Morali, retour à la maison, à la plage, la mer de l'enfance
Dans les villes où j’avais vécu, m’avaient douloureusement manqué les pluies qui battent mauves sous la peau de la mer. Nulle part ailleurs le mariage des éléments n’avait été aussi beau mais impitoyable que dans les brouillons de l’estran, une œuvre qui ne se prend au sérieux que lorsqu’elle efface son mélange d'eau, d'air, de terre et de feu sous le rouleau d’un peintre aveugle.
et j'ai cherché l'inconscience... la douce inconscience pour cette fin de journée.


PS dans l'émotion - allez donc lire le dernier billet (découvert un peu avant 18 heures) de Laure Morali sur son blog http://www.lauremorali.net/2015/11/ces-survivants-qui-nous-ont-permis-de.html

jeudi, août 15, 2013

mercredi dans le soleil et le vent, lettres endormies


météo -
ciel bleu pâle pétri de lumière au dessus de la cour, quand j'ai ouvert, tardivement, vers huit heures les volets bleus, jambes frissonnantes, branches et feuilles en petit émoi.
Assise sur la marche de la chambre, regarder vaguement, sans voir, au delà mes jambes étendues, je me souviens de la lecture de la nuit, je me souviens de mon envie de lecture loin de l'ordinateur et des murs de l'antre, je pense après-midi à la Barthelasse ou sur ma rive, après le pont, dans l'herbe entre chemin et fleuve, sous les arbres. 

Un petit tour en ville dans un mistral moyen, tonique, descendre le long de la Balance et des boutiques de touristes pour le plaisir d'une petite marche fouettée, secouée, passer la porte du Rhône et être bousculée par rafales... Je suis rentrée le long du rempart, sans me risquer plus avant, bloquée sur jambes écartées dans les assauts les plus brutaux, penchée en avant pour avancer, ai passé la poterne pour retrouver mistral encore de belle force mais plus civilisé, ai regagné l'antre pour cuisine, et lecture dans la cour où le vent ne me gênait pas trop (avantage du kobo dont les pages restent sages)

lecture
J'avais sombré dans le sommeil, aux petites heures de mercredi, après avoir éteint le Kobo sur
Des éclats de vies jaillissent de tout ce qui bouge, mouettes, brins d’herbe, vagues, humains, moutons, nuages. Le soleil rebondit en osselets, bruits liquides sur les dalles de l’air. Une pluie fine tombe à l’oblique avec les récits parallèles du peuple des falaises. Même les pierres parlent, fracas limpides.
et j'ai emporté dans la nuit la mer, le sémaphore, la brume, l'océan et ses rives, les ports, le grand-père et sa fiancée, les baleines de Tadoussac, l'amour fragile, la Patagonie, Sept-Iles et le besoin de mer, un peu de ce qui peuple le beau "comment va le monde avec soi" de Laure Morali qui vient de paraître chez Publie.net http://www.publie.net/fr/ebook/9782814597433/comment-va-le-monde-avec-toi et, je crois, en Publie.papier (hautement recommandé) 

alphabet
L'ai sifflé, n'est pas venu... chut je crois qu'il est resté dans l'herbe et dort au soleil.