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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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vendredi, décembre 03, 2021

Lumière, ours et termites


Lumière sur nous

Dans l'air qui se veut gentil

marche ma langueur,



je grimace à quelques hideurs, souris à la bonhommie qu'ont nos frères plantigrades, surtout ceux rencontrés que leur absence de vie rend si bienveillants qu'à deux ils se plient pour nous offrir un siège

et puisque Maeterlinck a su me passionner – ce qui n'avait rien d'évident – pendant les deux soirées lozériennes pour nos sœurs termites, après les abeilles et fourmis, puisque j'ai repris hier soir la fin de son livre https://www.publie.net/livre/la-vie-des-termites-maurice-maeterlinck/ (vais télécharger le « cycle de la nature » https://www.publie.net/livre/le-cycle-de-la-nature-maurice-maeterlinck/), puisque voulais parler de ces beaux livres, je recopie deux petits passages de ces pages où, à partir du chapitre « les destinées » l'homme intervient dans sa réflexion plus encore qu'auparavant

« Il est assez inquiétant de constater que chaque fois que la nature donne à un être, qui semble intelligent, l’instinct social, en amplifiant, en organisant la vie en commun qui a pour point de départ la famille, les relations de mère à enfant, c’est pour le mener, à mesure que l’association se perfectionne, à un régime de plus en plus sévère, à une discipline, à des contraintes, à une tyrannie de plus en plus intolérantes et intolérables, à une existence d’usine, de caserne ou de bagne, sans loisirs, sans relâche, utilisant impitoyablement, jusqu’à l’épuisement, jusqu’à la mort, toutes les forces de ses esclaves, exigeant le sacrifice et le malheur de tous sans profit, sans bonheur pour personne, afin de n’aboutir qu’à prolonger, à renouveler et multiplier à l’horizon des siècles une sorte de désespoir commun »

avant d'en arriver au chapitre intitulé « l'instinct et l'intelligence »... et de finir sur « Pour nous consoler, disons-nous que l’intelligence est la faculté à l’aide de laquelle nous comprenons finalement que tout est incompréhensible ; et regardons les choses du fond de l’illusion humaine. Cette illusion est peut-être, après tout, elle aussi une sorte de vérité. En tout cas, c’est la seule que nous puissions atteindre. »