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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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lundi, juin 22, 2026

Mon circuit dans la fête

 


Chaleur du ciel voilé, air immobile, matin de dimanche ordinaire, douche lessive lavage de cheveux internet recherches séchage de cheveux cuisine internet déjeuner internet thé rapide 



pour partir un peu avant six heures vers le Musée Vouland dans le jardin duquel je pensais qu’avait lieu un concert de choeurs… bon c’était une erreur m’ont confirmé deux femmes qui ayant fait la même confusion renonçaient… 



le concert avait lieu dans les jardins du Musée Angladon vers lequel je suis partie (assez contente d’ailleurs de voir ce petit jardin que je ne connaissais que vu des fenêtres)



Public qui se plaçait comme il pouvait, moi et mon grand sac et ma canne refusant toute aide avons trouvé plusieurs places, assise sur une marche plus ou moins haute puis sur un coin de table pour déguster l’ambiance, la bénévolence l’attention et la civilité du public la bonhommie et le talent simple du choeur… musique religieuse (entre autres un introït dont j’aurais aimé connaitre le compositeur mais la chef de choeur mangeant un rien ses mots je ne l’ai pas compris)…. pendant environ une heure… 



mais si je suis partie après quelques claquements de mains parce que carcasse se manifestait et qu’un peu de marche lui fait du bien et que le morceau écouté était annoncé comme le dernier, j’ai entendu en tournant le coin pour rejoindre la rue des Lices que le chant reprenait… tant pis



Place des Corps Saints, se frayer un passage entre les gens attablés devant des cafés ou autres boissons et se trouver face à un groupe que j’ai aimé (je ne sais comment nommer sa musique disons improvisation ni rock ni pop ni… mais bon)… 



Sur leur salut avec annonce qu’ils allaient laisser la place dans quelques minutes à un autre groupe m’en suis allée vers le jardin Agricol Perdiguier, l’estrade basse près de sa statue la recherche d’un emplacement un banc dont j’ai cru que je ne me relèverai pas les convives les enfants qui jouent et la bonne humeur générale mais surtout la sympathie l’allégresse ma danse intérieure en écoutant/regardant un groupe polynésien (pas tous et surtout toutes les  danseuses garanti.es d’origine mais qu’importe) un agréable moment, mais une carcasse qui m'aimait de moins en moins et l’heure qui tournait



je m’en suis allée, passant par Carrefour pour acheter du poisson pour lundi et un éventail le moins laid que j’ai trouvé parmi ceux que vendent les bureaux de tabac et ce supermarché (parce que je n’en ai plus en bon état et que voyant mes voisines s’éventer chez Angladon je me suis maudite de ne pas avoir acheté en même temps que le sac un petit éventail circulaire couvert de tissu africain… le grand sac le permet et mérite).Une orange pressée au Cid 



avant de rejoindre l’église Saint Agricol où se produisaient, dans une ambiance familiale, deux choeurs… bien aimé le premier, réduit, qui se consacrait à de la musique profane de la fin du moyen âge… Pour le second, plus nombreux, je ne sois pas arrivée une fois encore à comprendre les annonces… assez cependant pour supposer (j’avais compris le nom de Scarlatti sans le prénom et les mots dix huitième) qu’il s’agissait de transcriptions de musique de la renaissance finissante mais loin d’éprouver le ravissement de mes voisines je n’ai pas du tout aimé les deux premiers airs qui m’ont fait penser à un bouilli comme on en servait aux malades mais épicé et qui avait tant bouilli que chaque élément s’était décomposé… la suite consacrée aux dix-neuvième était nettement plus réussie mais au bout de trois airs carcasse m’a rappelée à l’ordre et j’ai regagné l’antre pleine d’appréhension d’autant que j’ai cru qu’une fête s’organisait sur la terrasse qui me surplombe… fausse alerte et en début de soirée la place était si discrète que j’ai baissé, honteuse la retransmission d’un récent gala à Vérone.

dimanche, avril 19, 2026

Ordinateur mirage et concert

 


Je m’en suis allée vers 25 heures 30 tentant de secouer la crispation et le reste de l’épuisement provoqué par la matinée | réveil vers six heures trente, j’en profite pour un court passage internet, une douche, une lessive, le ménage de la salle de bains et l’habillement afin d’être prête un peu avant huit heures et commencer l’attente du nouvel ordinateur… lectures, repassage d’un pantalon et d’un chandail, aspirateur… regarder le mail Colossimo à midi et constater que depuis huit heures vingt est apparu la mention : livraison lundi entre 8 heures et treize heures… effondrement, cuisiner assez bien pour une fpis, déjeuner, une courte sieste | vers Monoprix avec l’envie d’acheter une veste de toile classique ou de jean pour les soirs d’été…



Une longue recherche… j’ai fini par me résigner et acheter une bien trop grande (mais l’une des plus petites : taille 36) veste en jean… restera à l’assumer



et m’en suis allée vers les halles



la place Pie et le conservatoire de musique but de ma journée :  un concert du Choeur de l’opéra sous la direction d’Alain Woobdrige avec au piano Marya Berdieva et comme solistes des membres du Choeur : Clelia Moreau et Jeonghyun Han



Oeuvres au programme : 


Max Roger :

Op.138, no.3 Die Nacht ist kommen  (1914) 


Johannes Brahms

Op/104 (1888)

Verioren Jugend

Nachtwache 1 et 2

Op.30 Geistliches Lied  (1856)


Maurice Duruflé

Requiem  Op.9 (1947)

Introit

Kyrie

Pie Jesu

Libera me

In Paradis


Eric Whitacre The Sacred Veil  (2019)

Whenever there is birth or death

I’m afraid we’ve found something

One last breath 

Dear friends

Child of wonder



Concert qu’écoutait un public attentif aux applaudissements plus ou moins fervents (surtout Roger et Duruflé) et qu’écoutait en cherchant à se détendre avec une tendance à dodeliner dans les passages les plus tendres la petite vieille assise tout en haut 



qui est revenue vers l’antre en passant par la rue Bonnetterie pour quatre photos de fleurs mises en réserve.

samedi, avril 18, 2026

Énervements et concert

 


Avais eu l’annonce hier soir d’une livraison par Colisimo (d’où désarroi coléreux, cela signifiant livraison d’une boite sur le trottoir, et pas la moindre installation, mise en route comme il était convenu) pour ce vendredi matin entre 8 et 13 heures… En fait cette annonce d’hier soir je l’ai découverte vers 8 heures le matin… précipitation et longue attente dont je passe ou résume l’utilisation (recherche encore pour l’évacuation future, téléphone avec la Fnac pour demander comment me faire rembourser puisque je trouvais plus simple d’annuler, décision que non avec persuasion je pouvais obtenir le livreur qu’il monte l’appareil jusqu’à moi, etc… et corps crispé)



Un peu après midi, je consulte à nouveau le mail d’annonce de Colissimo… je découvre que le détail de l’annonce à évolué et indique :  retard, livraison samedi entre 8 et 13 heures… j’enfile mon blouson bleu et je m’en vais vers la Fnac pour redemander à la femme du service après vente l’adresse de son ami qui est prêt à s’occuper d’une mise en marche - elle me donne une petite bande de papier avec un numéro de téléphone en précisant que c’est à moi de m’en occuper avec lui



Retour Déjeuner Sieste je lutte contre mon envie de fumer plus que ma ration, je tente de décoincer mes épaules, mais je n’ai plus envie de pleurer comme en fin de matinée et vers sept heures je change de pantalon, garde mon tee-shirt nef enflé ce matin, ajoute un petit blouson, juge que on s’en moque, ça ira comme ça 



et m’en vais vers l’Opéra, le 3ème balcon, un petit concert intitulé « Jean-François Sygel — Mon Beethoven à moi » soit (copie de la présentation sur le site de l’opéra

Un « concert-fantaisie » émaillé d’improvisations décapantes, tel que Beethoven en donnait au public viennois : voici ce qui nous attend pour cette soirée pleine de surprises. Des opus rares côtoient les thèmes les plus célèbres du génie allemand, revisités par un Jean-François Zygel toujours aussi habile à nous faire voyager, avec ingéniosité et humour, dans l’œuvre d’un compositeur. Épaulé par l’Orchestre national Avignon-Provence dirigé par Débora Waldman, il nous invite à une performance au cours de laquelle la musique classique explore des espaces de liberté inattendus.



Programme sur le tout petit livret de salle :

Symphonie n°5 - 1e et 2è mouvements

Symphonie n°3 -« Héroïque » - 3e mouvement

Symphonie n°2- 2 mouvement

Valse en ré majeur (Danse de Moding)

4e Concerto pour piano - 2e mouvement

Marche militaire en ut majeur op 46 n°1

Symphonie n°5 « Pastorale » l’orage

Hymne à la joie

Symphonie n°7 finale

Chaque morceau étant présenté, disséqué, explicité par lui (parfois en faisant jouer uniquement des mini-passages par des instruments spécifiques de l’orchestre ou d’élèves du conservatoire invités)

Chaque morceau (pas tout à fait chaque) étant repris tel que puis désossé puis soumis à une re-interprétation improvisée par lui…
et ma fois c’était souvent jubilatoire et presque toujours beau (même si, alors que j’aimais ce qu’il disait, appréciais peu sa voix - le timbre et un côté un peu pompeux, mais il suffisait de prêter attention aux mots; leur justesse et leur humour que l'on retrouvait dans son jeu)


mercredi, avril 15, 2026

Ce mardi

 


Qui s’est fini sur un spectacle pas si mal à l’Opéra… Mais auparavant, départ vers dix heures trente sous un ciel qui avait retrouvé son pur azur mais avec de sacrées bonne rafales face auxquelles malgré les deux kilos gagnés je fais difficultueusement le poids, surtout passant par les remparts pour jeter un sac d’ordures



avant de continuer vers le Carrefour de la rue de la République pour y acheter des blinis des mouchoirs et des éponges (liste qui bien entendu s’est étoffé sur place



Retour dans l’antre et jour sans rien à en dire sauf ma bataille avec déclaration d’impôts que voulais modifier cette année avec mention de mes dons (ça fait pas mal) - d’où un temps fou pour obtenir un nouveau code (l’avais perdu) et découverte que ma machine est trop vieille pour que je modifie sur internet…(vais demander à le faire sur papier)



Changer jean pour un pantalon dadame et m’en aller en faisant un détour pour éviter le mistral se jetant dans la rue Molière vers l’Opéra (un petit tour… secouée, mais il s’était calmé)



pour assister à une reprise d’un spectacle qui y fut créé en novembre 2024 (et dont je ne sais plus qui m’a donné récemment un avis plutôt mauvais) « America » de Martin Harriague (chorégraphie, montage son création lumières, costumes) interprété par le Ballet de l’Opéra du Grand Avignon.

Alors ça commençait mal parce que juste après mon salut à Corneille avec des couleurs bouffées, quand je suis sortie de l’ascenseur pour traverser le foyer avant de grimper vers ma bonne place au 3ème balcon, et que j’ai voulu photographier la table de mixage, le grand drapeau, les petits fanions qui décorait la salle pour la fête qui, pour ceux plus jeunes qui le voulaient (fermeture à minuit) mon appareil m’a dit zut parce que (honte à ma négligence) la batterie était à plat…

Je reprends un passage de la présentation (bien entendu le « il » est Trump) La rusticité des messages fait écho à la complexité du monde, la musicalité du langage enrobe la grossièreté des mots, le discours célèbre l’amour et la force brutale, chante la fierté en plongeant le spectateur dans une nuit noire.

Mais alors que ces paroles résonnent comme un glas, le rideau se lève sur d’autres récits : des récits d’espoir, d’optimisme et d’aventure d’une Amérique colorée et confiante qui fait tomber les murs. Il a souhaité capturer l’énergie électrique et tumultueuse de cette société dans une danse explosive et jubilatoire, pleine d’inattendu !

(un teaser You Tube https://youtu.be/Xbr3ZlLw3Rg?si=ihydIWGVkFlfNDDm)

En rentrant, en marchant vers l’antre je saluais intérieurement ce que j’ai aimé, la rythme, les effets comiques (voir vidéo), souriais de travers à ce que j’ai moins aimé : au bout d’un peu plus d’une demi heure il semble qu’il n’y avait plus d’idée et cela tire à la ligne…



J’ai profité des premières forces de l’appareil au bout de vingt minutes de chargement, pour le débrancher, juste le temps de photographier le programme de salle, avant de reprendre le chargement.