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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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mardi, septembre 01, 2009

samedi, mai 16, 2009

Conjuration ou tentative d'exorcisme
une pointe chauffée qui vrille, une plaque dure qui pèse, et on ne sait quoi qui veut la forcer, des ruées de panique ou d'écoeurement, irradiation, et les épaules crissent, et les bras se nouent, et les mains se crispent et veulent se fermer, et de grandes houles passent et se retirent, laissant place à un vide las, et les yeux se mettent à brûler, à s'humidifier, à exiger que les paupières tombent, fatiguées, pour les clore, et les tempes battent, et chaque muscle chante sa petite part dans une symphonie sombre, avec des éclairs lumineux, et toute pensée est morte, et on regarde, vaguement d'abord, puis en s'y perdant, une image dont on ne sait plus qu'elle l'est, et on entre dans le vert; on s'y réfugie, on s'y cache, on s'y baigne, et la douceur vient un peu, fraîche, pour un temps, et renaît timidement une petite note de cet espoir dont on sait pourtant, en une région plus profonde, en cette présence tenace même quand elle semble faire silence, que ce n'est pas espoir mais raison, vérité et que le soulagement et un semblant de pensée reviendront. Mais la petite voix de la douleur est toujours là, un peu en retrait, en attente.

Dans la fin d'après midi Brigetoun a renoncé au vernissage du réaménagement des antiquités grecques du Musée lapidaire et à l'avant-dernier des spectacles musique et texte si tentants au Théâtre des Halles, est sortie dans sa cour qui commençait à sécher pour constater de minuscules miracles, et a lavé son sol.

dimanche, mai 18, 2008

Ce que l’on ne doit pas dire.
Entendant ce qui se disait pour la journée contre l’homophobie,
Et trouvant que c’est bien,
Je pense aux invisibles, aux inutiles, ceux dont nul ne veut ou n’a voulu,
Ceux que l’on ne reçoit pas, sauf un peu en leur vieillesse,
Ceux à qui on ne fait pas de cadeau,
Ceux que l’on ne console pas,
Ceux qui n’ont pas de passé visible ni d’avenir regardable,
Qui sont hors du temps.
Ceux qui doivent choisir quand et comment s’éclipser sans gêner,
Ceux qui n’auront jamais une journée, puisqu’il n’y a rien à en dire,
Puisqu’ils n’existent pas,
Puisque ce n’est pas vendeur.
Ceux qui ont droit à la douce violence du mépris,
Un peu de ridicule, une odeur de poussière,
Des esprits fermés, rabougris,
Des égoïstes,
Et qui s’ils s’arrêtent l’intériorisent.
Ceux qui savent qu’il n’y a pas de droit à l’amour -
Ceux qui parfois aimeraient pouvoir ne pas mentir,
Et dire sans indécence « on ne m’aime pas ».
Les derniers îlots de discrétion


Et que les pots - le ciel ce serait trop - me tombent sur la tête
Ah et puis
Ceux dont la persistance est preuve de la superbe puissance de la vie

mardi, avril 01, 2008

alors ?
bof..
mais, ma belle..
j’suis noiseuse
comme le temps ?
pire