nouvel an que l'on désigne
par un nombre, 2017, et dans le désordre éternel du monde m'est
revenu une vague notion d'espérance née de ce 7 (bon je n'y crois
pas, mais cela occupe l'esprit un instant)... comme j'étais devant
mon écran, ai eu le réflexe machinal d'interroger wikipedia sur les
sens qui ont été donnés à ce chiffre
https://fr.wikipedia.org/wiki/7_(nombre)
Ai trouvé tout d'abord
qu'il est considéré comme magique.
Ai trouvé les couleurs de
l'arc-en-ciel, les vertus chrétiennes et les sacrements, les saints
de Bretagne, les apparitions du Graal, les sphères de Ptolémée,
les rayons de la couronne de la statue de la Liberté, les lumières
divines et les branches de la Menorah, les jours de la semaine bien
entendu, les prophètes, les cieux de l'Islam, les villes saintes de
l'Hindouisme, les dieux chanceux du Japon, de la Chine ou de l'Inde,
les merveilles du monde – avec elles c'est plus solide ou le fut,
en principe - (très bien tout ça, enfin il me semble, en gros) et
l'hydrogène 7, etc... mais aussi les péchés capitaux et les
mauvaises années prédites par le bris d'un miroir, les têtes de la
bête de l'Apocalypse, etc...
Je renonce donc à y
trouver un sens.
Alors puisque continuerons
dans le brouillard du temps, vous (ou nous) souhaite
de cueillir toutes les
petites joies qui passent, et les éclairs de beauté tordue ou non,
si possible de grandes joies, d'être ignorés par les ennuis ou
douleurs, d'être sages mais pas trop, de rire ou sourire, d'aimer
vos proches et de vous (nous) juger dignes d'être aimés.
Quant au monde, soyons
fous, déraisonnables, utopiques jusqu'à la folie (sage)
et espérons que, par
miracle, le désir de réduire les inégalités entre pays et dans
chaque pays et donc d'effacer les antagonismes sociaux, religieux et
autres, devienne l'obsession générale, que les opulents et les
gouvernements qui en émanent (y compris ceux qui sont le issus de la
colère contre eux) aient un brusque et irrésistible désir de se
dépouiller de ce qui a été accaparé pour une redistribution –
idée tellement insensée que je ne trouve pas mes mots.
(si insensée qu'après
une matinée passée avec Marc Aurèle, Sénèque et La Rochefoucauld
n'ai pas trouvé de texte l'illustrant)
Par contre, ceci, en
déjeunant, dans la Revue du Quart-monde
… L'appauvrissement
qui conduit à la misère est une dynamique séculaire entretenue par
des lois injustes. Là où des hommes et des femmes sont exclus de
l'Histoire par d'autres hommes, doivent s'élever des voix pour
questionner, dénoncer, reconstruire et espérer. Il importe de
questionner les valeurs éthiques qui sont violées dans l'exclusion
des pauvres, en remontant aux fondements de la dignité humaine, qui
place l'homme au centre de toute révolution humaine. Comment agir
pour une meilleure participation de tous à un monde meilleur ?
Contre la violence des institutions, la non-violence semble inspirer
de meilleurs principes. Père
Barwendé Médard Sané, Aumônier Directeur du Centre catholique
universitaire de Bangui..
