Réveil tardif - je m’ordonne calme mais entre internet et le café je m’étrangle presque avec ce dernier… je me calme, je vaque aux rites du matin pendant que le ciel qui semblait absent devient translucide en bleu
et s’avère réellement bleu avec des écharpes blanches quand je débouche dans ma rue pour m’en aller avec le sac fleuri acheté chez Fragonard et le sac jaune siglé du même nom, par les rues où les rosiers poursuivent leur vie éphémère,
vers le marché de la rue Carnot, en compagnie d’avignonnais et de bandes de touristes et la place des Carmes où mon envie de fleurs ne résiste pas aux trop nombreuses acheteuses et mon impatience
Je continue en revenant vers les Halles, achetant au passage une part de poulet tikla et, au vendeur de mon dernier tablier un napperon molletonné et des torchons.
Devant l’entrée j’attends un petit moment pour m’offrir un bouquet de roses vieillottes et un bouquet de pois de senteur (la fleur qui longtemps était pour moi le symbole de l’arrivée des beaux jours et qui ici se fait rare)
Achats poursuivis à l’intérieur avec de grosses asperges blanches, une part de risotto et une part de gratin de courgettes.
Retour en chipant quelques photos à la fleuriste de la rue Bonnetterie et deux boites de cigarillos au bureau de tabac de la place de l’horloge…
Vie dont rien n’est à dire pour le reste de ce jour… on se prépare à mauvais temps en lisant la météo.



























































