mercredi, juin 29, 2022

Ma porte



moins esthétique

sans doute

tout aussi sure

j'espère

elle n'a pas aimé

nouveauté

ce fut compliqué

et fort long

mais elle ferme

des finitions à venir mais c'est bien... reste plombier vendredi, docteur ouvrant droit à un aide lundi... et mon égoïsme silencieux jusqu'alors, je le crains.

lundi, juin 27, 2022

punie

Suite de la petite saga des malheurs de Brigitte et de sa porte. La vieille idiote a eu envie d'aller racheter des cigares (n'en avait plus qu'un), est sortie un peu avant seize heures, a tiré sans grande force la porte à l'aide de l'anneau du heurtoir pour qu'elle s'adapte le mieux possible. Mais la porte m'en veux de ce que nous lui faisons subir en ce moment, le bois a lâché autour du clou de fixation, et le heurtoir s'est arraché, petite vieille sans avoir le temps de réaliser et d'essayer de se retenir, a basculé en arrière et a dévalé la tête la première et sur le dos les 16 marches raides (comptées par les pompiers) de l'escalier, avec un hoquet puis un cri qui a fait jaillir le jeune couple voisin en tenue légère. M'ont interdit de bouger, ont appelé pompier, ai dit que je devais pouvoir remonter, on m'a interdit de mettre mon grain de sel, installée avec ma canne, mon sac et mon chapeau sur un brancard (trois gouttes de sang d'une éraflure du cuir chevelu, mais toubibs pas inquiets pour mon crâne au vue de ma réaction et la pertinence de mes réponses... merci au chapeau et au chignon je pense) mais une sacrée forte douleur l'épaule... Des heures d'attente, moi appliquée à être un des éléments de calme.



Une radio un peu après vingt heure, une longue attente dans un fauteuil à côté d'un bandeau de bois peint, qui dans le couloir quasi impeccable présentait une lassitude qui m'était fraternelle et vers 21 heures 30 verdict : clavicule cassée, pose provisoire d'un énorme boudin passant derrière mon cou, enserrant mes bras, appliqué serré dans le dos pour contrecarrer mon côté bossu, remise d'un ordonnance pour des sangles et des calmants et d'un rendez-vous avec un chirurgien le 6 (zut avais un billet pour le théâtre des halles). Attente plus d'une demi-heure un taxi et appartement à la porte sagement close sans aide. Crois que vais faire silence parce que vraiment taper d'une main n'est pas évident. Aurais presque certainement une porte ok demain soir. Au demeurant je me demande comment porter des objets, me laver, m'habiller surtout, et quels vêtements pourront être compatibles avec mon harnais ? Puis-je dire que j'ai tendance à en avoir marre ?

samedi, juin 25, 2022

A porte ouverte les malheurs de Brigetoun


un, puis deux gentils serruriers ou bricoleurs expérimentés se penchant avec ténacité sur le problème de ma porte (vieille serrure, vieux blindage, interventions anciennes plus ou moins adéquates et usure) de dix heures à pas tout à fait 15 heures avec mon attention et parfois mon aide... tout démonté, puis éléments démontés, remontés, re-démontés... et avis unanime : un bloc à racheter

sont partis me laissant avec une porte sans gâche, sans serrure, sans poignée, ouverte à tout vent... entre temps mon évier a décidé de se boucher (en refoulant dans la douche)



petit tour rapide en laissant tout ouvert pour faire bouger un tout petit peu jambes qui sont en manque de marche et acheter doliprane, cigare, un petit gratin d'aubergine à mettre dans des pâtes parce que crevée étais... retour d'un des serruriers pour me dire qu'il reviendrait demain après avoir consulté propriétaire, bien conscients sommes qu'il ne pourra que donner son accord...

vais mettre un fauteuil devant ma porte cette nuit, même s'il ne fait pas le poids, il évitera l'ouverture du panneau sous le courant d'air venant de la porte sur rue ou me réveillera, mais j'ai stupidement un sentiment d'inconfort. Quant aux plombiers, l'habituel n'est pas à Avignon avant lundi, un autre a promis de me rappeler ce qu'il ne fait pas (cuvette et évacuation wc)

La vie devrait être plus harmonieuse même s'il y a pire mais là je suis comme qui dirait hors course. Et pour les derniers gentils passants, Paumée dormira jusqu'à lundi matin, puisque je m'obstine à ne pas lui donner le coup de grâce. 

vendredi, juin 24, 2022

Figée

 

un ciel chahuté

par le vent et souvent bleu...

dans l'antre figée

dans l'attente d'un appel

du serrurier désiré

un problème de porte, que j'avais décidé d'ignorer hier après-midi puisque ne pouvais joindre avant le soir mon propriétaire, problème dont la solution sera, je le crains, moins simple et rapide qu'il l'imagine (à six heures, le rendez-vous a été fixé à vendredi matin). Petite vieille fort calme mais si calme et détachée qu'après belle activité dans la matinée, n'a plus fait quoi que ce soit, si ce n'est écouter les podcasts des « à voix nue » avec Yves Coppens https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/serie-yves-coppens-la-passion-de-l-espece , et commencer à dresser la liste des députés élus avec mention de leur appartenance (pas dépassé le C)...


Parmi les quelques billets lus entre deux crises d'activité le matin, plaisir du court recueil « Océan(s) » de Charles-Eric Charrier que les Cosaques des frontières mettaient en ligne https://lescosaquesdesfrontieres.com/2022/06/23/oceans-recueil-de-charles-eric-charrier-aux-editions-qazaq/

... « Sur le rivage, petit

Rivage d'eau

Douce, il y a un

Banc et des

Bruits sauvages


Il y a un

Cœur gravé sur

L'arbre, rouge

De la lumière sur

Les eaux... »


une vieille image qui n'a que l'eau douce en commun avec ces quelques vers puisque | shame | n'ai pas eu courage de sortir et puisque de toute manière n'aurais eu ni banc ni coeur.



jeudi, juin 23, 2022

juste ça

 


un ciel variable

sans violence sur mes pas...

charroi de linge

petite vieille vainquant

sacrés ennuis matériels


stupide tristesse sans raison ou sans vraie raison ou sans raison personnelle, envie de bouder, mais | sous début de pluie (qui avait cessé le temps d'enfiler un trench léger – on est vieille ou on ne l'est pas – et de descendre l'escalier, qui est revenue brièvement deux fois et repartie) |


reprendre chemin

vers amis jeunes et amies

après cinq heures

marcher avec sourire

réunion importante


mercredi, juin 22, 2022

Froid (bon j'exagère un peu) et blanc sale


une seconde nuit avec un début de fraîcheur, une lente montée jusqu'à 30° (ce qui ne nous était pas arrivé depuis belle lurette), un ciel mornement absent, un petit vent presque frais,


un couple de trottinettes conversant, les premières installations de groupes attendant la nuit... le coiffeur à l'oeuvre dans la cour de Rosmerta se refuse toujours à me raser la tête et B est toujours impeccablement disponible à l'heure prévue, plutôt content des tests passés hier... une heure et demi de travail pour découvrir ce qu'est un verbe, un sujet etc... Son problème est son côté Monsieur Jourdain, en tant qu'ivoirien il parle un français quasi parfait, meilleur que celui de beaucoup d'autochtones, sans avoir jamais été à l'école et s'il utilise les verbes sans problème oralement (ou presque) il se trompe quand on lui demande de le montrer dans la phrase et il dit tu « es » mais écrit « tu ai » ou « meparler »... finalement en construisant et déconstruisant des phrases avec des subordonnées... la lumière a jailli. Contents l'un de l'autre, nous nous sommes dit au revoir.

Et m'en suis revenue par les rues (où des petits signes du festival à venir commencent à se voir) pendant que le ciel se dégageait légèrement, ce qui ruinait mes espoirs d'une bonne pluie en début de nuit ou un peu avant minuit pour chasser la fête sur ma place... avais eu envie, en rencontrant un bon groupe rue Thiers, de leur demander de venir s'installer place Crillon, mais ne suis pas certaine que la ville aurait accepté qu'ils prennent la place du DJ programmé jusqu'à une heure et demi du matin (reste à espérer que le programme soit moins navrant qu'avant le Covid... et à préparer des disques pour faire un contre-feu à l'invasion des basses bien tonitruantes)


(en fait ce fut très supportable).

mardi, juin 21, 2022

Égoïstement...


continuer parce que j'aime l'inutile,

mais poser les quelques images de ma petite heure matinale et juste quelques mots :



températures moins cruelles, téléphone ressuscité (chargeur était malade), jeune ami que je vois demain faisant certainement merveille aujourd'hui dans son examen d'orientation vers une classe UP2A, les pigeons roucoulent mais ne cherchent pas à entrer...


mais guère plus, parce que carcasse ne veut que j'aide amies courageuses autant que devrais, parce que furieuse d'une maousse crise de panique en public un peu trop visible ce qui m'humilie mais utile puisque ça a mis fin à la très longue attente debout, parce que constat que je lasse amis (mais suis contente de savoir que ne dois pas vraiment m'inquiéter), parce que tendance à renouer en souriant avec mon égoïsme naturel.