samedi, mai 18, 2019

au revoir fleuri

ma carcasse et mon moral font des loopings et ne veux vous fatiguer
ai besoin de petits rangements
sous le soleil de la cour ou devant la pluie, ai envie de lectures intemporelles, d'histoire, de politique, d'un peu de philosophie, etc...
et continue à m'imposer sorties avec ou sans intérêt, avec canne, point trop de règles ennuyeuses, presque aisance ou découragement selon les jours

laisse passer temps et vous souhaite bons et beaux jours

vendredi, mai 17, 2019

Doms et poésie

après petit détour pour allonger trajet, puisque le bleu régnait sur nous contrairement aux prévisions, suis montée aux Doms, faire le tour du rocher, regarder parmi les touristes notre petit pays...
et comme n'ai rien à en dire, voudrais des mots, n'en ai pas, je pose là - juxtaposition sans aucun sens, née de la rencontre de deux moments, et pourquoi pas... - deux poèmes retenus de ma lecture pointilliste, face au soleil de la cour, de c'est un beau jour pour ne pas mourir de Thomas Vinau
un peu de bon sens !
Est-ce complètement
absurde
de penser
que la souffrance
est un nid d'oiseau
tout doux
On amadoue le monde
avec des mots
ce qui revient un peu
à tenir tête
à un dragon
avec une salière
dans chaque main
on amadoue le monde
avec des mots
pendant ce temps
le monde se moque
de nous

jeudi, mai 16, 2019

Une idée prise chez Michel

matin dans petit vent léger et ciel presque intégralement bleu m'en suis allée rencontrant,
travaux un peu partout,
gros pots fluos avec des plantes parfois inconnues de moi (pas difficile)
éloquence murale d'autant plus plaisante qu'incompréhensible
ruelles très avignonnaises
un platane en corbeille, très réservé et en retard sur ses semblables
divers théâres près à se réveiller, comme les 3 soleils au 4 rue Buffon, adresse qui était mon but, comme l'arrière ouvrant sur la rue des Ecoles à côté de la Manufacture
et puis m'en suis revenue, en passant devant autres théâtres comme le Balcon,
arrivant à l'antre, au bout d'un peu plus d'une heure vingt en même temps que le facteur..
intéressant n'est-il-pas (à vrai dire suis un peu trop déconnectée actuellement)


mercredi, mai 15, 2019

quotidienneté

Compliquer sa vie
et ajouter l'appareil
pour croquer plaisirs
penser c'est de mieux en mieux

mais savourer le retour

mardi, mai 14, 2019

l'est toujours là

Un peu essoufflé
messire vent, juste un peu
garder l'esquive
pour cheminer en ville
mes cheveux battant mes yeux

mais si son souffle était éloquent, chantant rude et me secouant sur le chemin des remparts, 
le marché des producteurs de la Barthelasse et autres lieux proches s'était éloigné du fleuve et jouissait presque d'un abri douillet (petites asperges, grosses courgettes et deux savons au lait d'ânesse venant de Monteux pour ma fine et jeune peau)

lundi, mai 13, 2019

Je n'ai pas passé l'eau

avais eu l'idée d'aller me promener un peu sur la Barthelasse mais, les herbes étaient en houle
c'était jour du vent
m'a interdit le fleuve
ai perdu combat
cramponnée à la canne
et parfois à la pierre
j'ai suivi son lit
et puis à l'abri relatif des remparts, en un petit circuit, mais refoulée quand voulais affronter la poussée, m'en suis revenue

et avec une anglaise qui passait nous avons décidé que, non, le mistral n'avait pas contribué à la création de cette robe..

dimanche, mai 12, 2019

Rire un peu - des ogres en devenir et des coureurs dans la tombée du jour

encourager, avec un peu d'exaspération à cause de son extrême lenteur, le bouton de rose, qui sera presque le seul dans ma cour, qui se décidait ce matin à montrer un peu plus que les trois fentes rouges qui semblaient figées depuis une semaine
en démarrant, avec déjà petit début de douleur des sacrées jambes malgré les attentions données, ai choisi chez la pharmacienne une canne point trop grande, point trop laide.... et j'y ai gagné pour le reste du trajet vers le teinturier et du retour, devant mon incapacité à m'en servir, une forte envie de rire, à laquelle d'ailleurs je cédais retrouvant mon rôle de ravie... avec tout de même un doute sur l'aide qu'elle pourra m'amener lorsqu'une marche un peu prolongée déclenche douleur paralysante – on verra, en attendant m'amusait en emmêlant charges, canne, appareil photo (pour des photos inutiles ! Et caprices de carcasse...
et en fin de journée, après passages d'une courte ondée, de nuages désolants, de plages de soleil, m'en suis allée sous le bleu vers le théâtre des halles... rencontrant une pluie à grosses gouttes paresseuses et rares pour saluer mon arrivée, 
la longue attente (étais en avance) avant d'assister, au premier rang d'une salle pleine à une répétition publique d'un travail en cours, la mémoire des ogres, étape de la résidence d'artiste d'Ana Abril (metteuse en scène) et de sa compagnie «vertiges parallèles» travail comprenant, comme de courtes séquences explorant l'évolution de l'être humain, de l'enfance à l'âge adulte, ses peurs, ses désirs, ses rêves de courts extraits de textes, notamment Blanche Neige d'Angelica Liddell, Mon rouge aux jours et Des cow-boys de Sandrine Roche, mais aussi textes de Javier Abril, Jean-Pierre Burlet et Rodrigo Garcia (partie qui me semble très au point) avec l'interposition de danses (rampantes ou violentes, de courts dialogues qui pour certains demandent du travail, de musique improvisée, etc... Les acteurs (deux hommes et deux femmes) incarnent des personnages monstrueux et fragiles à la fois : figures d'enfants, rois, couples, homme paumé, politiciens affamés...
C'était assez court et suivi d'un bref entracte avant un échange avec metteuse en scène et acteurs, j'ai hésité mais ma timidité a été la plus forte, même si me sentais remonter la pente...
suis sortie, ai admiré les plantations toutes jeunettes et un peu noyées de crépuscule dans le jardin
et m'en suis revenue, la canne devenue presque inutile, à temps pour me heurter ç un rideau de dos en arrivant au coin de la place de l'horloge
de me faufiler et d'assister au départ de la petite foule participant à la première édition de l'Urban Trail de 18 kms... de les admirer et de louper une photo