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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mardi, février 24, 2026

Cheveux, Collège de France et broutilles

En peu de mots - matin tournicoter pour m’organiser (en sautant d’une idée à l’autre) et finalement me laver les cheveux comme prévu


cuisiner, déjeuner, siester, un peu d’internet et départ avant cinq heures vers Monoprix pour acheter des serviettes en papier (j’aime avoir provision et en consomme beaucoup), un chandail sans manche et avec col roulé pour les frissons devant l’ordinateur, plus une autre course que malheureusement j’ai oubliée


et retour vers l’ordinateur… internet un peu, nouvelles à connaître sans trop réfléchir pendant que je vaque et m’installer enfin devant les leçons sur « les lieux de pouvoir » données par Patrick Boucheron au Collège de France, un peu moins longtemps que je l’avais décidé pour ne pas laisser mon attention faiblir quitte à revenir en arrière si des pensées ont eu l’insolence de s’entremettre.

lundi, février 23, 2026

Dimanche, rues et cinéma


Matin vaquer doucement, vérifier en ouvrant les volets verts que le ciel est bleu et s’interroger sur le vent



Puisque mes cheveux ont été coupés et lavés mardi et que l’intervalle est trop court pour qu’il soit besoin de les re-laver, en profiter pour sortir pour quelques achats au Carrefour City de la rue de a République (poisson puisque j’ai oublié d’en refaire provision aux halles samedi - je n’ai trouvé ce matin qu’un peu de morue dessalée, ce sera à refaire).




eet regagner l’antre avec la morue mais aussi des plats à réchauffer et une bouteille de mon bourbon préféré... un bon poids



Vivre doux avant de m’en aller à environ 17 heures 15 sous un ciel pudiquement voilé



vers Utopia Manutention pour voir « le mystérieux regard du flamant rose » de Diego Cèspedes (grand prix d’Un certain regard à Cannes en 2025, je pense que ce n’est pas un clin d’oeil - sourire)



Photo figurant sur le site d’Utopia comme cette présentation (fragment) La vieille Mamá Boa règne sur une faune bigarrée, joyeuse, bordélique. Rebaptisés par elle de jolis noms d’animaux exotiques, les extraordinaires pensionnaires de la Cantina, beaux et troublants le jour, encore plus belles et pailletées la nuit, chantent, dansent, répondent occasionnellement de leur mieux aux rêves d’amour des mâles esseulés des alentours. Parmi elles, le fascinant, la sublime Flamant rose étincelle de mille feux. Le public d’ailleurs ne s’y trompe pas qui, d’année en année, de soir en soir, lui décerne à l’unanimité, parmi toutes, le titre de « Miss Alcazar ». Mais nous sommes au début des années 1980 et une maladie nouvelle, terrible, mortelle, commence à se propager dans la petite communauté. Une maladie d’amour-à-mort comme chantait Barbara, qui se transmet d’homme à homme, au premier regard amoureux. Au grand désarroi de Lidia, la fille chérie de Flamant rose qui, impuissante, le voit peu à peu se flétrir.



Je suis revenue, avec un détour pour acheter une cloche pour le micro-ondes, toute joyeuse après ce mélange de bagarres, d’injures, de haine, de morts qui ne sont pas morts ou c’est comme si, de paillettes, de maquillages outranciers et de perruques, d’insolence de la marge, de larmes mais aussi de rires et surtout d’amour.

dimanche, février 22, 2026

Images pour marché et concert

 


Départ dans petit vent à foucades et belle lumière  avec haut sac en papier et petit sac pliable (pourquoi faire simple..)



vers le marché de la rue Carnot



la place des Carmes, les fleurs à photographier et deux bouquets de tulipes à acheter parce qu’en avait plutôt envie et comme un loyer pour toutes les images prises, et les installer dans le haut sac ce qui rend toute la suite très mal-commode.



Revenir vers les halles avec des patates et un pot de miel de bruyère dans petit sac jaune, rencontrant en chemin quatre amies de Rosmerta, regroupement par hasard… Prendre en cachant mes bouquets deux photos chez la fleuriste.



Pénétrer dans les halles, quelques courses



et un retour avec images cueillies chez la fleuriste de la rue Bonnetterie



déballer, ranger, faire deux bouquets avec tulipes, un grand, un petit avec quatre tulipes qui e rentraient pas dans le vase, coupées très court…cuisine, déjeuner, sieste, divers…



Je suis partie un peu avant huit heures moins le quart vers l’opéra, le troisième balcon, une place bien meilleure que la dernière fois



pour assister à « la chambre d’échos », un spectacle du Concert de la Loge, dirigé par Julien Chauvin avec Julie Roset soprano et Ad!le Charvet mezzo-soprano (préférence moins marquée que d’habitude pour cette dernière à la voix veloutée et enveloppante mais parce que le soprano de Julie Roset n’était que douceur sans les notes hautes lancées avec force que je ne supporte pas)

Sur le programme de salle (petite feuille recto verso) ces phrases d’Eddy Garaudel, concepteur et metteur en scène du sectable : 

La nature évoquée dans les livrets d’opéra du XVIIIe siècle s’apparente le plus souvent à une chambre d’échos où l’intime et le cosmos se répondent. Elle favorise le retour à soi pour retrouver une vérité enfouie.

A travers le parcours de deux figures féminines, c’est cette sincérité des corps que j’aimerais mettre en scène (en fait c’est surtout la liberté du non-sens ou de l’allusion très évasive mais ce n’est pas grave).  Ce combat contre soi-même est aussi un combat contre les artifices et les protections illusoires que nous engageons autour de nous.

Il nous faut affronter la douleur pour pouvoir faire communauté.

Ceci à travers un programme composé de

Jean Philippe Rammeau - de la suite de Dardanus : ritournelle vif et entrée d’Isménot

Georg Friedrich Händel - de Partenope : Quai farfalletta

Antonio Vivaldi - d’Andromeda : Sovvento il sole

Georg Friedrich Händel - de Theodora : Theater Let Our Hearts Aspirel

Francesco Geminian - de la Foresta incantata partie I : Andante et de la Foreste incantata partie II : Andante affestuosa

Nicola Porpora - de l’Aggripina : Mormorando anch’il ruscello

Georg Friedrich Händel - d’Orlando : Verdi piante, erbette liete

Antonio Vivaldi : d’Ercole sur Termodante, Hercule sur le Thermodon : Zeffiretti che sussurate

Georg Friedrich Händel - de Giulio Cesare in Egitto : ouverture

Georg Friedrich Händel - de Theodora : As with Rosy Steps the Mom

Georg Friedrich Händel - de l’Ocasional Oratorio : After long storms and tempests overblown




Saluts enjoués et applaudissements complices de la salle (peu remplie…la crainte des Avignonnais dès que le programme peut avoir une proximité avec de la musique de chambre… et une Brigetoun marchant résolument et joyeusement contre un reste de mistral. 

samedi, février 21, 2026

Un vendredi quasi virtuel

 


Un réveil en plusieurs épisodes, avec un démarrage effectif un rien tardif, 



une sortie rapide dans petit vent pour un passage près des remparts, des histoires de papiers pour formalités, un déjeuner très lent parce qu’accompagné par la lecture du Canard enchainé, une assez longue sieste et à mon réveil un appel du propriétaire annonçant le passage avec l’homme auquel sera confiée l’étanchéité de la cour… une attente en écoutant Patrick Boucheron et « les lieux de pouvoir ». Monsieur X, le propriétaire et sa soeur passent, ne s’attardent pas très longtemps mais assez pour que je ne puisse aller comme prévu à la Manutention pour regarder « Maigret et le mort amoureux »… Me suis installée avec un café et ma rêvasserie avant de partir un peu après six heures (le temps de lire Christine Jeanney)



avec l’intention (mais surtout pour marcher) d’aller au supermarché de la rue du Commerce acheter une cloche de verre pour mon micro-ondes parce que j’ai vu qu’ils en avaient… seulement le vent ne dormait pas vraiment, seulement la nuit tombait, seulement je suis cossarde, seulement je me suis dit ce n’est pas urgent… j’en suis restée au tour du pâté de maisons de l’Hôtel d’Europe, ce qui n’est pas bien.

vendredi, février 20, 2026

Un film (Hamnett)

 


Matin dans l'antre sans vraiment me soucier de l’état du ciel (me suis bornée à constater qu’après la très très forte pluie qui avait dégringolé avec un bruit effrayant sur la bâche aux alentours de minuit, me figeant devant la porte fenêtre avec la crainte de voir l’eau pénétrer mais constatant qu’il n’en était rien et me libérant pour souper, le sol de la cour était presque sec), laver sol de l’antre, prendre rendez-vous médecin, autres coups de téléphone, un peu de courrier… et faire cuisine assez tôt pour, en mangeant lentement, avoir un moment de pause avant de partir vers quatorze heures quinze à Utopia République.



Arriver bien entendu un peu en avance, piapiater avec les dix autres premiers pour le plaisir et pour éviter la douce somnolence que je craignais (qui n’a d’ailleurs pas été au rendez-vous). Après mon hésitation alors que je n’avais rien lu le concernant, je venais assister à « Hamnet » de Chloé Zhao. 

Résumé (très très résumé) sur Wikipedia Hamnet est un film américano-britanique réalisé par Chloé Zhao… une adaptation du roman de même titre de Maggie O’Farrell publié en 2020. Le film explore d’une manière fictive le deuil d’Agnès et William Shakespeare après la mort de leur fils Hamnet, âgé de 11 ans.



Photo illustrant l’article du site du cinéma qui commence ainsi

On a presque envie de vous dire : ne lisez rien. N’écoutez pas les critiques, fermez les écoutilles, ayez confiance : Hamnet est un sacré grand film. Venez ! Et un petit conseil au passage : n’oubliez pas vos mouchoirs.

Ou alors, si vous vous méfiez de nos emballements, ayez confiance en Chloé Zhao… qui fait à nouveau la preuve de sa capacité à filmer l’humain, l’intime et l’invisible. Elle frôle sans ostentation le surnaturel, dans une mise en scène sobre et poétique qui magnifie le jeu des actrices et acteurs. Et quelles actrices, quels acteurs ! (surtout, pense Brigitte, Jessie Buckley (Agnès) mais justement cet éloge un peu trop lyrique me faisait hésiter.

J’avais il y a quelque jour cherché ce qu’on en disait puisqu’ils nous incitaient à ne pas le faire et j’étais tombée sur le site de France Inter sur « Hamnet », le fil divise les critiques du Masque et la Plume et j’en étais restée là… je reprends ce soir le verbatim de l’émission et vous laissant le soin, si vous le désirez, de lire en détail je reprends les titres de chaque intervention

Pierre Murat :  une beauté stérile qui pétrifie le génie

Charlotte Lipinska : une ode sensorielle gâchée par un raccourci scénaristique

Jean-Marc Lalanne : une manipulation émotionnelle indécente et un féminisme raté

Murielle Joudet : un imaginaire publicitaire déguisé en film d’horreur raté



Quant à moi, je suis rentrée après ces deux heures et quelques minutes, avançant avec petite colère en me disant : cela ou comment bousiller un film qui aurait pu être beau… parce que oui j’ai cédé au plaisir des images de nature, au premier accouchement dans la forêt, plus tard à des petits moments oniriques mais réellement avec la meilleure intention que j’avais décidé d’adopter e partant, les quinze ou vingt minutes finales qui étirent implacablement leur lyrique sensiblerie en béton armé m’avaient laissée exaspérée et furieuse.