commentaires

désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

vendredi, décembre 27, 2024

26 décembre, reflets, ombres, lumière



Jour de lumière

en force, les doux reflets,

les ombres portées




dans la ville à défaut de raison éclairée en Brigitte qui a accumulé les petites maladresses, rêveries à contre temps et autres fantaisies sans importance.



jeudi, décembre 26, 2024

25 décembre dure journée pour les gens à la rue et les fumeurs imprévoyants



Joli matin du 25 décembre, réveil tout doux,  mails à la famille pour qu’ils lisent dans un trou de l’animation, après les échanges de cadeaux, le rangement des brioches, les consolations à celui ou celle qui pimente rituellement l’atmosphère avec un petit ennui ou une tête lourde ou des éternuements… ciel lumineux… entre deux tartines le désir de fumer, le rappel que : oui plus que deux cigarillos pas de quoi faire la journée et zut pas de briquet en réserve et flamme déclinante, deux bouffées, allumer une bougie pour avoir réserve de feu et vers dix heures et demi sortir pour marcher un peu et me mettre en quête d’un bureau de tabac, les yeux dans le bleu intense qui va avec le petit souffle froid.




Comme prévu le bureau de tabac à côté est fermé et les rues désertes, trois passants âgés, vieux solitaires ou en marche vers petits enfants rue Saint Agricol, les guirlandes entourent des volets de fer, les terrasses sont empilées et le bureau de tabac au coin de la place de l’horloge est fermé… 



penser, comme le dimanche et les jours de fête, à la Civette en face du théâtre, mais pour marcher faire le tour par Saint Pierre, sa place déserte et le Rouge Gorge… la rue Peyrolerie et son vent…



là ahurissement, la Civette est également fermée comme tous les cafés et restaurants de la place, reprendre la rue vers les Halles … me dire que tout ce coin doit dormir également, tenter la rue de la République, ne rencontrer personne sauf des tireurs de valises et des gamins qui font les idiots sur leurs vélos, les trois bureaux de tabac sont fermés, comme tout sauf le Carrefour — mais vendent pas de tabac — et même les assis tendant la main sont absents… des couvertures attendent leur propriétaire près d’une des boutiques qui n‘ont pas trouvé  de repreneur…



Tenter sans conviction la gare, emprunter pour la première fois le parvis depuis les travaux, avançant dans ce désert surmonté de bleu profond vers des portes fermées, franchir un peu à côté les glaces qui s’ouvrent devant moi, admirer le nouvel aménagement intérieur, le Replay s’est déplacé, il a une allure claire et moderne,  surtout, miracle, il est  ouvert… tournicoter un peu entre confiseries, journaux et livres et me diriger vers le petit comptoir… ils n’ont pas de cigares, rien que des cigarettes, ah non ils n’ont pas de brunes, que des blondes, les paquets sont tous bruns, seules les horreurs dissuasives les illustrant et leur taille permettent de les distinguer… m’étonner de constater qu’elles sont plus chères que les cigarillos, chercher à me souvenir de marques, me faire conseiller un paquet anonyme qui me plaira surement dit la dame que je désennuyais : le tabac est plus fort, acheter un gros briquet parce que rien d’autre, sortir, les remparts franchis dans un coin moins venteux me battre avec le paquet pendant cinq bonnes minutes avant de l’ouvrir, jeter avec agacement le bout filtre (contact désagréable et vous colle des saloperies en plus de la nicotine) allumer et oui c’est fort et acre, sans la rondeur du brun (la différence entre blondes et brunes ne tient pas tant à la force qu’à cette horreur piquante des blondes) ma tête tourne, mes jambes se font molles, je jette la cigarette et rentre branlante… bon je m‘y suis faite un peu et j’en ai allumé et en partie fumé quatre mais j’attends avec impatience demain matin. C’est tragique non ?.. Je me demande où étaient passée la petite société des à la rue… j’espère que leur solution de rechange n’était pas trop pénible.


mercredi, décembre 25, 2024

24 décembre 2024


 As usual ou presque


Départ vers dix heures et demi dans un bleu qui n’est pas absolument rituel toute comme le vent bien fort même si pas vraiment violent (m’a fait danser quelles pas, ne m’a pas fait tomber) vers les Halles pour humer la foule affairée de Noël et les sourires plus ou moins sincères,  



parce qu’avais envie de quelques petites choses améliorant l’ordinaire soit des tagliatelles fraîches, de l’anchoïade faite « maison », une bouteille de porto de bonne qualité, un peu de cerfeuil tubéreux, de crosnes (avec modération extrême, cela m’est assez maléfique), des topinambours, deux chayottes, un bouquet de sauge et en guise de pain puisque qu’il y avait queue impressionnante devant les deux boulangeries-pâtisseries de mon quartier et devant les deux boulangers des halles (chipé une photo entre les corps) une pompe à huile (pas terrible) que le plus prétentieux ou raffiné des pâtissiers avait ajouté pour l’occasion à ses créations… 



petite charge mais assez importante pour ne me permettre que deux roses sur le chemin du retour…



Et ma foi, reprenant presque exactement les gestes de chaque année, après avoir regroupé mes petites bonnes femmes pour laisser un peu d’espace pour les santons et en avoir fait une crèche secondaire




j’ai descendu les boites, sorti les santons, loupé trois photos de leur retour à l’air libre, salué avec plus ou moins d’amitié les membres du petit peuple 



et bricolé, comme d’ordinaire, une crèche à la Brigitte. Marie accueillait avec une calme indifférence les visites, écoutait en souriant la rencontre des musiques, penchait doucement la tête en réponse à celui qui soulevait son chapeau, souriait aux ravis  mais Joseph a répertorié  les cadeaux : quatre agneaux, une chèvre, deux oies, un filet de morue, un cochon, un bidon de lait, quatre paniers de poissons et un poisson fraîchement pêché, un sac et un panier de légumes, un plateau de gâteaux, un sac de marrons, quatre jarres couvertes, un fagot de bois, un panier d’herbes, cinq sacs de farine, un chou-fleur énorme, un bidon de vin et même un taureau, et se demandait comment il allait pouvoir emmener tout cela avec Marie et son fils en Egypte.

mardi, décembre 24, 2024

Bref recueillement et recours à l’atelier

 


Journée commencée dans le plaisir d’imaginer les agréables fêtes que passera l’un des deux êtres qui me faisaient souci (pour la première c’était hier). Vaquer doucement et partir un peu avant 11 heures sous ciel bleu et dans un vent qui sans avoir la violence de celui qui m’a fait chuter l’autre jour soufflait  avec un semblant de force,  qui opposait petite résistance à la marche dans mon quartier, qui s’accompagnait d’un retour du froid et qui aurait peut-être fait annuler (un grand classique ici) notre feu d’artifice annuel programmé in extremis pour ce lundi 23 décembre s’il n’ avait été reporté au samedi 28, par égard à la journée de deuil national décrétée pour Mayotte.



Nous n’étions pas très nombreux (mais ce n’était pas franchement ridicule) au rendez-vous devant la mairie pour un moment de recueillement en union dérisoire avec ce que subissent les mahorais, le délai étant peut-être un peu court pour s’organiser (et le côté purement symbolique et inefficace suffisant sans doute à dissuader beaucoup de gens).



Yaourts éponges riz.. et retour, en souriant à l’ours gentiment et fièrement ridicule dans la vitrine d’une boutique « siglée », pleine de bonnes intentions : rangement pour faire place aux santons, cire, repassage etc…. réalisées en partie.

Sans espérer sincèrement que cela donne de l’intérêt à ce billet, je recopie mon assez longue dérive en réponse à la proposition #3 de l’actuel atelier de François Bon « sol avec murs, 22 fois » (en fait 23 et sous une image qui bien entendu n’évoque aucun des sols concernés.. juste parce qu’en cherchant dans ma réserve je la retrouve et que ma foi ce ne serait pas mal d’avoir cela chez soi, quoique… à condition d’avoir la place de circuler autour)



En circulant


Un rectangle légèrement allongé de carreaux vieillots  au sol de cette entrée évoquant un tapis : constitué d’une bande à motifs végétaux noirs et bordeaux sur un fond beige rosé qui encadre une mosaïque de motifs géométriques dans les mêmes teintes ;  l’espace s’étendant du départ de l’escalier sur la droite jusqu’à une porte peinte en ocre roux menant au reste du rez-de-chaussée reprend le même principe sous forme d’un carré. Le mur de gauche est en pierres apparentes beiges, rousses,  brunes et tous les autres murs sont enduits d’une dernière couche de crépi ocre pâle tirant sur le jaune.


Une petite entrée peinte en blanc cassé, le mur de droite étant presqu’entièrement occupé par un grand miroir sans bordure —- au sol des carreaux de céramique vieux rose.


Une grande pièce aux murs peints à l’éponge en un pâle beige ocré, sur le mur du fond une porte en bois plein peinte en brun comme les longues bandes de bois verticales collées à des intervalles de largeur moyenne, une partie de ce mur est remplacée par un muret recouvert d’une tablette de bois peint dans le même ton ; le sol est de tomettes anciennes.


Une salle de bains, deux murs revêtus de petits carreaux de grès cérame jaune sans éclat, les deux autres revêtus d’une peinture laquée brun très clair. Le sol est en carrelage de grès cérame du même brun un peu plus soutenu. 


Une cuisine : peinture laquée ocre clair sur les deux murs latéraux entre les placards peints en blanc mat — le mur du fond autour des placards suspendus peints de même façon est revêtu de carreaux alternativement blancs et ivoires — le quatrième mur est remplacé par un muret recouvert d’une planche de bois peint en brun laissant un passage à gauche vers la grande pièce aux murs d’un beige ocré — comme dans cette pièce le sol est en tomettes.


Une chambre : sol en tomettes anciennes et aux murs d’un jaune moyen un peu passé, comme ancien, les boiseries des deux porte-fenêtres ouvrant sur la cour sont peintes en blanc cassé.


Une pièce aux murs chaulés et au sol de tomettes anciennes.


Un bureau peint en gris ; au sol des dalles carrées blanches.


Le soubassement des deux vitrines et l’entourage de la double porte en verre de la boutique ainsi que leurs boiseries-menuiseries sont peints en vert clair lumineux, comme ce qu’on devine du mur du fond à travers la séparation en croisillons de bois vernis qui limite la zone atelier. Les deux murs latéraux sont recouverts d’un papier peint au motif de grandes feuilles de lierre d’un vert sombre sur un fond gris et le sol est revêtu d’un linoléum d’un gris moyen.


Une cage d’escalier aux murs couverts d’un épais enduit crépi apparent teinté d’ocre clair tirant sur le jaune ; les trois premières volées occupent un étage en se retournant après chaque  palier (deux volées un peu plus raides pour le second et dernier). Les marches comme les paliers sont revêtus de grands carreaux de terre cuite, avec des nez en bois clair.


Une entrée rectangulaire dallée de carreaux grèges. Les quatre portes ouvrant sur des pièces ainsi que la porte palière sont en bois clair se détachant sur la peinture veloutée des murs d’une teinte d’un rouge pompéien usé.


Une grande pièce aux tomettes rose pâle et aux murs d’un gris très clair.


Une cuisine carrée  aux murs peints en beige    derrière l’évier et le plan de travail bandeau de carreaux gris à petits motifs verts (feuilles ou oiseaux) lesquels recouvrent également le dessus des meubles  bas à la peinture gris clair, comme les deux petits placards accrochés au dessus de l’évier, à coté d’un four. Le sol est en tomettes.


Une chambre aux murs gris pâle et aux tomettes roses ouvrant par une arcade sur la grande pièce voisine.


Une petite salle de bains, carrelage grège au sol, carrelage mural en grès cérame vert émeraude derrière la baignoire et le grand lavabo blancs ; les murs et l’étroit et haut placard sont peints en gris perle.


Une chambre assez grande peinte en jaune pâle, à l’exception d’un grand panneau à la peinture laquée blanche, le sol est en tomettes.


Une très grande pièce que seuls des restes de cloisons enduites de blanc comme les murs principaux découpent en deux grands espaces, réception et chambre divisés eux-mêmes par une cloison plus petite pour abriter/ouvrir une cuisine  pour la première, et pour la seconde un espace pour la baignoire, le lavabo et les toilettes se réfugiant dans un recoin invisible. Tout le sol est couvert de grands carreaux de terre cuite sable et les menuiseries des fenêtres sur rue et de la porte fenêtre menant à une petite terrasse dominant la cour intérieure sont peintes en bleu franc.


Une petite entrée tapissée d’un papier imitant une étoffe damassée qui fut d’un vert clair maintenant taché de poussière de façon irrégulière ; au sol  des carreaux vernis bordeaux.


Une grande pièce faisant office de salon et de salle à manger ; les murs ont été récemment repeints en blanc cassés à l’exception du mur côté rue qui garde autour des fenêtres les restes d’un papier peint décoré de bergeries en camaïeu de roux sur un fond ivoire  déchiré par endroits et le sol est revêtu d’un linoléum imitant un parquet Versailles.


Une chambre peinte en rose comme le couloir étroit qui y conduit, au sol un revêtement en sisal chaume.


Une grande pièce peinte en blanc grisé à l’exception du coin cuisine, au delà d’un muret dont les murs sont revêtus de briques sur lesquels sont accrochés des placards peints en rouge sombre et adossés des appareils à la façade métallique. Le sol de la grande pièce est en tomettes de tons pâles et celui du coin cuisine de carreaux vernissés d’un rouge moyen.


Une chambre peinte en blanc grisé sauf un panneau face aux fenêtres sur rue tapissé d’une étoffe veloutée vert d’eau. Le sol est en tomettes.


Une salle de bains tapissée d’un papier peint décoré de petites fleurs imitant un tissu liberty sauf un bandeau de carreaux bleu clair régnant derrière baignoire et double lavabo. Le sol est en carrelage vernis d’un bleu roi. 


(je sais, j’exagère)

lundi, décembre 23, 2024

Écriture - pas de douceurs au palais mais au palet

 


Second réveil tardif, jambes sorties du lit, redressement sans douleur, lavage cheveux, pain pas terrible mais confiture de rhubarbe, vaquer lentement et parcourir internet en cherchant idées pour trois histoires fausses et une rectification à propos d’une femme (pour le #6 de l’atelier de François Bon) — batailler avec mes mains, les idées qui changeaient, la tenue presque satisfaisante du texte pendant une heure et demi pour écrire le tout, et comme il était presque six heures, que mes cheveux étaient à peu près secs faire une queue de cheval, enfourner sous béret, endosser doudoune grise, laisser reposer texte et m'en aller



parce que Dominique H m’avait conseillé douceurs, parce que suis gourmande et que je m’accorde de temps en temps de vraies douceurs de qualité, même si n’ai plus Dalloyau ni le confiseur de la rue de la Bourse (Legrand viens de le vérifier) ni Dalloyau ou Fouquet rue François 1er les jours vraiment fastes pour le chocolat, parce que j’avais vu que pendant quatre jours la Cour d’honneur du Palais était en accès libre pour « une forêt de sapins scintillants, ainsi qu’un marché de Noël autour des gourmandises traditionnelles : confiseries, chocolat chaud, vin chaud, huile d’olive, brioches, chocolats… » et que  j’avais pensé ce matin que ce serait une bonne fin pour mon dimanche.



Seulement ne m’étais pas méfiée et quand suis arrivé au coin de la place de l’horloge j’ai été passablement découragée (je déteste faire la queue) et j’ai tourné bride…



Pour marcher un peu et voir si ne trouvais pas quelque chose m’en suis allée vers le marché des commerçants place Saint Jean le Vieux…




bon n’étais guère tentée mais assez réjouie par le plaisir des familles et groupes et comme les quelques baraques offrant autre chose que des bimbeloteries, du vin chaud ou de la charcuterie ne faisaient pas d’affaire ai acheté un morceau de pain d’épices à une gentille bonne femme un peu dépitée



et j’ai pris le chemin de retour, constatant que mon chocolatier préféré « le Palet noir » était ouvert et me suis offert avec petit sentiment de culpabilité cent grammes de chardons, des pâtes de fruit, des bouchons pralinés feuilletés, un sac de truffes au chocolat noir parfumé à l’huile d’olive et un ballotin de ganaches au chocolat 90°, au fenouil, à l’huile d’olive, aux baies roses, au gingembre, au café et à je ne sais plus quoi, une belle petite provision pour mes soirs à venir.



Rentrée, relu et mis en ligne mon bidule pour l’atelier, lu quelques contributions, écrit ceci et m’apprête à finir de relire, avec un plaisir renouvelé, « L’inquisitoire » de Pinget que je n’avais pas lu depuis environ trente cinq ans et que j’ai sorti d’un rayonnage il y a quelques jours en rangeant « La vie mode d’emploi ».