Tournicoter un peu le matin… j’avais eu ce réflexe en m’endormant : « ah oui demain samedi le marché de la rue Carnot et les halles » - et puis en me préparant : « mais j’ai largement assez de photos de fleurs et comme le rendez-vous avec petit fils est pour une fois en milieu d’après midi ce serait presque un aller et retour »… donc j’en suis restée à un petit tour très sage au Carrefour City (d’autant qu’il faudrait que je recommence à respecter un peu un budget)
Départ à temps pour être à 17 heures place Saint Jean le Vieil avec le sentiment inconfortable que je me trompais peut-être (je me demandais entre autres possibilité si je n’avais pas traduit en 5 heures, soit 17 heures, un 17 heures soit 19 heures plus conforme aux habitudes de « petit fils »). De fait à 17 heures et cinq minutes il n’était pas là.. je l’ai appelé pour vérifier et j’ai ainsi pulvérisé son moment de détente de fin d’une journée de Ramadan… le rendez-vous en fait à 17 heures 30… lui ai dit de prendre son temps et je suis passée, faisant le tour du pâté de maison à la Mémoire du Monde où, pour son tout petit petit format et par curiosité un conte de Tolstoï édité par Sillage « Ce qu’il faut de terre à l’homme » (traduction Ely Halpérine Kaminsky) une version agrandie de Perrette et son pot au lait me semble-t-il d’après le 23 première pages (que j’avais lues quand il est arrivé et que nous avons commencé notre bla-bla un peu sur Perrette et les barines, puis surtout sur l’Iran et Trump en élargissant à Poutine auquel M. voulait ajouter Xi Jinping ce que je contestais (j’ai admiration pour la raison, l’astuce, les talents des chinois, lesquels d’ailleurs ne font que fort rarement la guerre laissant ce soin à des subalternes ou clients ou..)
Après mon jargon, le dernier paragraphe dos au mur de la boutique Pakhom vécut ainsi cinq ans. Il louait de la terre et semait du blé. Les années étaient bonnes, le blé venait bien, et il gagnait de l’argent. Il n’avait qu’à se laisser vivre ; mais il était ennuyé de lier la terre chaque année ; c’était trop de souci. Où il y avait une bonne terre, un moujik accourait et la prenait. S’il n’arrivait pas à temps, il n’avait plus où semer. Ou bien, une autre fois il s’arrangeait avec des marchands pour ouer un champ chez des moujiks ; déjà il l’avait labouré, quand les moujiks réclamaient en justice, et tout le travail était perdu. S’il avait eu de la terre à lui, il n’aurait eu à s’incliner devant personne, et tout aurait bien été…

















































