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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

dimanche, août 23, 2026

Le rite raccourci et péripéties

 


Comme prévu le ciel était bleu ce samedi matin et la température bien plus aimable. Ai enfoncé mes cheveux qui auront bien besoin d’être lavés demain matin dans mon grand chapeau, mis mon appareil dans la courte veste légère de Cotelac, ajouté à toutes fins utiles (cela fut inutile) un sac pliant Monoprix sous le petit filet au fond de mon grand sac en bandoulière



et m’en suis allée vers le marché de la rue Carnot



qui comprenait juste un peu moins d’étals que la semaine dernière



ce qui m’a rappelé que la fleuriste de la place des Carmes était en vacance samedi dernier… Supposant qu’il en serait de même cette fois, j’ai tourné bride 



et suis repartie vers les halles, achetant mes deux cookies favoris à mon amie en conseillant avec tant d’insistance à deux jeunes femmes de ne pas laisser passer ce plaisir, choisissant avec elles etc… que j’en oubliais de payer et qu’elle a du me rappeler… hésitant ensuite à acheter un nouveau tablier, à carreaux cette fois, à son voisin, y renonçant dans l’immédiat pour ne pas m’encombrer.

J’ai pris chez la fleuriste abritée sous la façade de verdure quatre photos de bouquets dans le tout petit choix que la saison nous offre et lui ai payé les deux grandes roses préférées qu’elle a gardées le temps que je fasse un tour dans les halles.



Je le ai traversées assez vite, allant presque directement vers l’italien auquel j’ai acheté deux petits gratins de courgettes et deux petites portions de salade de pâtes, l’une au basilic, l’autre à l’ail dans une bousculade telle que des voix demandaient de protéger la petite vieille (moi) et qu’au moment de payer par carte cette fois j’ai constaté (avec horreur, le mot n’est pas trop fort) que le petit étui jaune ne contenait plus que ma carte Monoprix et ma carte Fnac… J’ai payé en liquide, me suis précipitée dehors, ai dit à la fleuriste d’attendre et foncé vers mon amie dans l’espoir que dans l’émotion de mon paiement en catastrophe je l’avais mal rangée… Nous avons vérifié  et constaté qu’il n’en était rien… Je suis revenue, j’ai pris mes deux roses et retraversé les halles avant de rentrer pour faire opposition, avec le petit espoir qu’elle soit tombée dans la mini bousculade de la queue… et en effet me voyant approcher, au moment où j’ouvrais la bouche pour parler, la jeune femme qui s’était absentée du stand pendant que le garçon me servait, m’a demandé en souriant si j’étais Brigitte, a ouvert un tiroir et me la donnée en disant qu’elle l’avait trouvée près du comptoir et tenté en vain de me rattraper… L’ai embrassée verbalement 



et j’ai pris le chemin du retour, disant à mon coeur de redescendre de derrière mes dents et à mes jambes de se souvenir d’être fermes. 



J’ai mis les roses dans un bocal vide élevé au rang de vase, déjeuné d’une moitié d’un reste de salade de concombre mêlée à la moitié des pâtes à l’ail et d’un demi gratin de courgettes avec un quart du cabillaud à finir d’ici demain soir… et j’en resterai là pour ce samedi que j’ai choisi de vivre avec calme.

samedi, août 22, 2026

Une pluie orageuse et une chaleur en chute


Une pluie orageuse qui devait durer toute la matinée, qui en fait a été un peu plus courte avec des interruptions… 



un peu de ménage, de somnolence et de repassage (fin du tas… qui bien entendu dès demain commencera à se reconstituer).. un gros déjeuner un rien à contre coeur (mais enfin 36 kilos ce matin) et une bonne sieste



Départ vers seize heures avec un passage aux remparts pour jeter papiers et emballages



avant de continuer vers la Collection Lambert… mais peu à peu carcasse râlait (un petit nerf des une jambe qui grinçait) et j’ai renoncé et regagné la rue de la République



Quelques courses au Carrefour (salade de concombres, crevettes, mouchoirs… pour le reste ils n’avaient plus ce que j’aurais voulu… tant pis) ; traverser pour petit cigares ; traverser à nouveau pour un cookie plus cher et très décevant chez le locataire de la Fnac (au thé Macha et à ce qu’on appelle chocolat blanc et qui n’est que graisse)


et un retour sous un ciel qui semblait vouloir accueillir des nuages gris lorsque je suis arrivée devant l’antre. 

vendredi, août 21, 2026

Draps et pluie pas pluie

 


Le tonnerre et la pluie prévus en fin de matinée ou début d’après midi sont venus nous rendre visite un peu avant six heures ce matin et j’ai ouvert les volets verts dès que cela s’est calmé sur une cour presque nettoyée… j’ai commencé, pieds nus et en chemise de nuit, à balayer et ramasser les crottes et autres qui se décollaient, en grande partie, avant d’abandonner, de tenter d’essuyer mes pieds pour éviter de salir davantage l’intérieur, de faire la vaisselle du petit déjeuner, de changer mes draps, de les poser dans le sac voué à leur transport avec une de mes veilles robes aimées, et après la douche d’enfiler jean et tee-shirt, de mettre mon très court et large coupe-vent qui déteste la forte pluie et d’enfoncer mon crâne dans le chapeau de pluie qui la fait fuir puis de descendre avec ma charge 



pour constater que le chapeau faisait son effet et que des trous bleus s’ouvraient dans le ciel.



L’échange fait suis repartie de la boutique avec deux draps et une robe propres, me suis arrêtée chez les Délices du Lubéron pour ajouter dans le sac un pot de confiture de melon de Cavaillon à l’orange et un pot de confiture de pastèque au citron



Et j’ai regagné l’antre en passant par la place de l’horloge pour m’arrêter en chemin chez Subito et poser sur le tout un plat de raviolis au basilic et à la crème de courgettes. Un déjeuner lent (je tente toujours de grossir), une longue sieste parce que j’étais crevée par si peu, une tentative de laver le sol de la cour sous un ciel qui ne tenait toujours pas les promesses par Météo France de retour de la pluie vers quinze heures etc…

jeudi, août 20, 2026

Ce mercredi 19 août

 


Ce mercredi 19 août j’ai jugé que j’étais un peu revenue de mon désespoir en ouvrant en grand les volets verts et en constatant que la cour orange était pleine de duvets de crottes de pigeons de poussière des pierres effritées par le soleil et le vent, de ma tentative pendant une bonne demi-heure en chemise de nuit de balayage en constatant que la surface peut-être ramollie par la chaleur retenait des éléments, et après une petite pause pour faire la vaisselle du petit déjeuner j’ai décidé d’être fière de mon action, me suis douchée, ai constaté que j’avais à nouveau perdu cent grammes, ai enfilé jean repassé et tee-shirt propre, ai tenté de discipliner mes cheveux, enfoncé chapeau et m’en suis allée en faisant un détour par le rempart pour jeter des petits pots de crème, deux pots de confiture et une bouteille qui avait contenu du sirop d’orgeat  



et j’ai continué vers Monoprix, m’arrêtant en passant devant Calvet pour une petite incursion dans les salles des Flandres et alentours où j’ai voulu tenter quelques photos que j’ai totalement loupées… n’en reste que



ce petit panneau de Felipe Bigarny (16ème siècle)



un grand paradis terrestre qui me dominait et duquel je n’ai pu déchiffrer le nom d’auteur



un calvaire de Jan van Noordt (17ème) que je crois avoir déjà photographié alors que j’avais décidé d’éviter de le faire



un beau cabinet de peintures de Frans Francken le jeune




et une petite étude de Christiaen van Pol (18ème siècle)… elle je suis certaine de l’avoir déjà photographiée…



et j’ai repris le chemin de Monoprix pour des serviettes et miracle un soutien-gorge à ma taille (si rare que je cherche toujours s'ils en ont et ne les laisse pas passer) puis, dans la succursale nourriture des blinis et un lave-pont à rubans plats que le préfère de loin aux bidules qui s’effilochent rapidement…



Retour, déjeuner lent et appliqué, sieste… j'en émerge pour regarder la cour et lui redonner un petit coup dans une chaleur extrême, puis j'ai lavé le sol à l’intérieur avec un résultat que je jugeais insuffisant et qui me désespérait. Heureusement un coup de téléphone toulonnais et un piapia qui m’a fait l’humeur bonne… J’étais née pour habituer une belle demeure avec une fultitude de serviteurs.