Matin, réveil tardif selon mes anciennes habitudes mais digne de Grignan, tournicotant un peu… je m’attaque avec la difficulté habituelle au changement de draps, j’ajoute un pantalon dans le sac pour leur transport puis je pose je sac en attente parce que, quel que soit ma décision pour le programme du jour, le charroi n’y trouve pas place. Un petit tour rapide pour jeter un sac poubelle en faisant le tour du pâté de maison en une marche d’une durée presque nulle. Un déjeuner cuisiné (à part un petit reste de salade industrielle) pas tout à fait assez cuit mais c’est aussi bien (ou j’en décide ainsi) un sieste et je reprends mon hésitation.. je suis venue à bout de la première série de billets achetés pour le Théâtre des Halles, me réservant de prendre le billet le jour même grâce à ma carte d’abonnée et j’ai vu qu’était programmée pour ce jeudi soir un spectacle que j’avais décidé d’aller voir… seulement lisant et relisant le synopsis, les intentions je butte sur cette phrase La Personne est un spectacle allégorique qui révèle les mécanismes de l’emprise, une expérience étonnante, captivant et énigmatique, je frissonne d’appréhension (il me semble que la seule idée d’une emprise ne me vaudrait rien) et je consulte le programme d’Utopia cherchant un film parmi ma liste de désirés qui poserait problème pour combiner sa durée et l’horaire du spectacle sauf précipitation.
Je choisis « le mage du Kremlin » (j’en parlais d’ailleurs mercredi soir avec ma soeur, qui m’appelait pour m’annoncer la naissance d’un petit Léon dont elle m’avait déjà révélé l’existence et nous avons dérivé vers le cinéma et nos goûts qui avec le temps s’avèrent proches.. elle beaucoup aimé le monde des forêts dont je lui avais déjà parlé sans attirer son attention). J’enfile ma parka et m’en vais, arrivant juste à l’heure… si ce n’est que, bon, je m’étais trompé de colonne, il passait à 16 heures 30 et non à 18 heures 30; la caissière me proposait « Hammet » qu’à tort ou raison j’ai décidé de ne pas voir.
M’en suis donc retournée, en faisant un petit tour par la rue Sainte Catherine et la rue du Commerce pour au moins marcher comme je le dois.

















































