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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

jeudi, mai 14, 2026

Matin balances et autres… film le soir

 


Changement de draps ce matin mais je laisse en attente le sac les contenant parce que ma balance après m’avoir accusée d’avoir pris six cent grammes en un jour ce qui me semblait un rien excessif, m’a annoncée que j’avais perdu deux kilos cents avant une troisième proposition j’ai décidé de passer à Monoprix pour la remplacer (tout en me demandant comment la jeter) et d’en profiter pour voir s’ils n’auraient pas les sacs poubelles résistants que je préfère et ne trouve plus etc…



Avec à l’épaule le grand sac rayé rose des gros charrois (acheté pour amener des sacs à dos à Rosmerta il y a un an) m’en suis allée sous ciel mitigé à dominante bleu avec un reste de vent



Je n’ai pas trouvé de balance mécanique (cela semble ne plus exister) suis revenue avec un jean adulte en 34, cette denrée rare, une nouvelle balance et ses petites piles rondes, des serviettes en papier, y ajoutant en chemin des billets en passant devant ma banque, une quiche (immangeable après le traitement que lui ai fait subir) un cookie, des cigarillos et le Canard enchaîné…

Dans l’antre bagarre gagnée avec minuscule vis pour ouvrir le logement de la pile ronde mais impossible d’aller plus loin…énervée pas longue tentative ai tout  remis (pas facile) dans le carton et j'ai  renvoyé à demain la tentative de faire fonctionner l’une des deux balances (me faut surveiller l’effet de mes efforts pour engraisser…), rangement du reste, cuisine, déjeuner etc…



Nouveau départ vers huit heures pour aller à Utopia Manutention assister à la projection de « Collapse » d’Ana Even en la présence de la réalisatrice, projection organisée par les Amis du Monde Diplomatique dont je fais partie et mes amis de Présences Palestiniennes 



Je recopie, sous la photo figurant sur le site du cinéma la présentation du film


« En même temps qu’un impressionnant moment de cinéma, à la mise en scène sèche, précise, non seulement réfléchie mais en perpétuel questionnement sur le sens de faire des images pour évoquer l’indicible et invisible horreur, « Collapse » est d’un courage moral et intellectuel remarquable. La réalisatrice Anat Even a vécu de nombreuses années au kibboutz de Nir Oz, au nord-ouest du désert du Néguev, à proximité de la bande de Gaza – un des premiers frappés par le Hamas et ses alliés le 7 octobre 2023. Elle avait de nombreux amis dans ce lieu de vie, d’échanges et de culture, paradoxalement plutôt habité par des « colons de gauche », hostiles à Netanyahou, à l’extension des colonies et à la répression aveugle du peuple palestinien. Ce jour-là, sur les 400 habitants de la communauté, plus de la moitié sont assassinés, enlevés ou portés disparus.


Les premières images de « Collapse » errent dans les ruines désertées, qui témoignent de l’horreur de l’assaut. Et là, malgré son désarroi, malgré une douleur qu’elle ne cherche pas à dissimuler, la réalisatrice s’interdit d’enfermer son film dans la commémoration et le récit empathique des souffrances de ses compatriotes. Non qu’elle les ignore, bien au contraire, mais elle est parfaitement consciente que ce déferlement de violence n’est qu’un chapitre particulièrement effroyable de la longue et brutale histoire de la dépossession des terres du peuple palestinien. Tout comme elle est consciente de ce que va signifier la « riposte » de l’armée israélienne sur Gaza, de l’autre côté de la frontière toute proche. On ne parle pas encore de génocide en cette fin d’automne 2023 mais personne ne peut feindre d’ignorer qu’à l’image de la politique de colonisation continue des 80 dernières années – poussée à son paroxysme par la doctrine messianique adoptée par Netanyahou – son ampleur sera terrible. Gaza martyrisée, déjà coupée du monde, interdite d’accès, privée d’image, interdite aux journalistes… Comment témoigner sans voir et sans se substituer aux voix palestiniennes ? »



Et on ne peut que dire silence et admirer Anat Even (suis partie discrètement pendant l’échange pour ce silence et surtout parce qu’un imbécile commençait à l’attaquer parce que le mot « génocide » n’était inscrit qu’à la fin dans une phrase sur l’écran et refusait d’admettre sa réponse qui était de préférer laisser aux spectateurs et au film de comprendre).

mercredi, mai 13, 2026

Du vent du sang etc…

 


Se féliciter en s’éveillant d’avoir eu discipline suffisante pour être à jeun depuis onze heures du soir et se lever réellement après les petites balades nocturnes dans un antre où la cafetière se noie dans l’ombre et les cigares sont cachés, envelopper dans un bout d’alu les médicaments de l’entrée dans le jour, écourter la matinée internet, se doucher, se vêtir mais le petit pull en fil à manches courtes se révèlera un peu insuffisant, prendre ordonnance, carte Vitale, petit sac car on ne sait jamais et je veux du poisson et canne… sortir



rencontrer boutiques de mode ou galeries fermées, éblouissement et ombres rasantes, mais aussi un satané petit mistral qui aurait mieux fait de s’abstenir et me bouscule un peu trop… atteindre le labo en bordure de la place,  attendre longuement dans une ambiance courtoise de pouvoir se faire enregistrer puis d’être appelée, se faire prélever trois pipettes de sang et émerger environ une heure vingt plus tard… Un chocolat chaud pas terrible dans la brasserie un peu plus loin...



Sourire sans trop m’attarder en traversant le marché aux puces du mardi qui commence à remballer



Pénétrer un peu branlante dans les halles,   acheter à la désagréable vendeuse du premier stand de pâtisserie un cookie, lequel  s’avèrera résolument infect mais amusera l’ami vendeur de fruits et légumes auquel j’achète des courgettes et des asperges, le vieil ami poissonnier auquel j’achète un gros morceau au de cabillaud et un demi filet de flétan mais laissera indifférent l’italien (chez lui ce fut classiquement une barquette de risotto aux asperges et une de gratin de courgettes)



Rentrer en bagarre plus ou moins appliquée avec le vent… Pour le reste du jour ce fut encore moins intéressant…

mardi, mai 12, 2026

Vitrines, rosiers, pas de pluie

 


Après le violent orage qui vers une heure et demi cette nuit au moment où je me couchais m’a fait fermer les yeux et enfoncer tout mon moi devenu animal terrorisé pour se blottir sous drap et bouttis, le ciel état ce matin d’un joli bleu (avec pas mal de nuages il est vrai)



Je m’en suis allée de vitrine en vitrine, saluant les rosiers qui sortaient des boutiques ouvertes pour prendre l’air, vers le Carrefour de la rue de la République, pour acheter des éponges grattantes (elles sont maintenant de si mauvaise qualité que je les jette très rapidement) et des provisions bouche-trou que ne pourrai trouver mardi aux halles après la prise de sang (si je ne renâcle pas une fois encore devant cette formalité)



Je suis revenue dans l’antre et le jour a coulé...