commentaires

désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

dimanche, novembre 08, 2026

Le rite du samedi

 


Un ciel couvert lorsque j’ai ouvert mes volets et un air un peu plus frais encore que vendredi —carcasse assez sage sauf une petite douleur dans les jambes qui s’effacera j’en suis certaine — un coup d’oeil au téléphone : la situation ne s’améliore pas, j’irai lundi matin à la poste râler et peut-être demander que l’on remette la carte sim sur mon ancien téléphone dont le fonctionnement un peu capricieux ne me posait problème que tous les vingt jours en gros ou qu’ils se penchent sérieusement sur le problème de cet « appel d'urgence » bloquant tout usage normal qu’ils ne veulent pas considérer (ah ces vieux !) — je cherche un moyen de porter un sac accroché sur l’épaule sans qu’il glisse sur la doudoune et j’opte pour le grand sac de coton fleuri et matelassé de Fragonard un peu encombrant (mais c’était nettement mieux) — j’enfonce la cloche et je prends ma canne — je sors sur la place vide 



et je prends le chemin de la rue Carnot 



et du marché... le premier étal rencontré est celui de mon amie et voisine aux bons cookie que je salue, qui me réserve les deux cookies choisis pendant que je continue, me frayant un passage entre des promeneurs étonnamment nombreux et les quelques acheteurs,  



vers la place des Carmes, la bonne humeur des acheteurs libérés des badauds et la fleuriste très demandée ce qui ne me facilite pas la capture d’images. Je repars avec trois photos potables, deux à jeter et une très petite baguette d’une farine locale 



pour me diriger vers les halles en prenant au passage les cookies réservés et en tentant de capturer des images chez la fleuriste devant l’entrée (quatre à garder).



Traverser des halles, en ressortir avec deux risottos aux cèpes, deux gratins de courge au parmesan selon mon habitude actuelle et parce que j’ai découvert que ma foi j’aimais les tiramisus industriels (ça ne me serait pas venu à l’idée d’essayer ce truc il y a trois mois) deux tiramisus de meilleur aspect et je le suppose plus sans et de meilleur goût).



L’ensemble réparti dans le grand sac pour éviter glissade et chute (presque réussi… je n’ai dû que deux fois m’arrêter pour réinstaller le tout) « je me suis rentrée » 

samedi, novembre 07, 2026

Chance et charroi

 


Je m’étais résignée à laisser le sac contenant les draps sales que je venais de changer et le pantalon dadame que je voulais faire nettoyer en attente dans un coin jusqu’à lundi lorsque la cinquième tentative de libérer mon téléphone de la mention « pour urgence seulement » a de façon inespérée réussi… après une longue attente en masque je suis arrivée à obtenir un rendez-vous pour mardi matin… une petite pause pour que la tension retombe, enfiler la doudoune grise, hisser le sac de drap qui voulait absolument glisser sur mon épaule enfoncer la cloche de laine, sortir sur la place sous un ciel couvert et sur les dalles encore un peu glissante des traces de la pluie nocturne 



et m’en suis allée pestant contre cette tendance de ma charge à l’indocilité vers la blanchisserie/teinturerie dans les rues presque vides…



J’en suis sortie avec les draps  propres et une jupe bien repassée et suis revenue en faisant le détour habituel par la rue des Marchands et le magasin Franprix pour ajouter sur le linge quatre briques de soupe, deux plats à réchauffer et un cookie avant d’ajouter au tout une boite de cigarillos place de l’horloge…



Déjeuner copieux et lent… après la sieste, un peu avant seize heures je suis allée jeter un sac d’ordures près des remparts et acheter des rouleaux de faux sopalin au petit carrefour de la place.


Honte à moi, un peu avant sept heures j’ai rangé la pantalon, le cardigan, la doudoune que je devais endosser pour aller à l’Opéra, même si j’avais un billet et si cette idée m’était une boussole depuis le réveil, me dopant un peu, écouter depuis une assez mauvaise place un concert intitulé « Tableaux d’une exposition » réunissant sous la direction de Satoshi Yoneda l’orchestre et les étudiants de l’IESM (Institut Supérieur d’Enseignement de la Musique d’Aix-en-Provence) avec au programme les « Tableaux d’une exposition » de Moussorgski / Ravel et les « Danses polovtsiennes » de Borodine… carcasse ayant opté pour une grande lassitude qui m’en avait oté toute envie.

vendredi, novembre 06, 2026

Pluie non pluie, chance non chance

 


J’avais hésité pour ce jeudi matin d’accompagner la manifestation puisque cette fois elle avait été autorisée au parcours traditionnel intra-muros entre la Cité administrative depuis le haut du Cours Jean Jaurès, la rue de la République, la Place de l’horloge jusqu’à la Place du Palais, sauf si la pluie forte annoncée la veille était plus au rendez-vous que mercredi

J’y avais renoncé puisque mon téléphone, bien que rechargé se refusait à démarrer… ai enfilé un vieux et aimé pantalon de velours brun et un chandail grège et brun clair, sous la parka kaki capuchon rabattu (ce qui s’est révélé malaisé pour installer mon grand sac en bandoulière et plus encore le petit sac de tissu imperméable jaune contenant la boite, la garantie, l’appareil etc…), j’ai enfoncé la cloche de laine grise,  suis sortie à dix heures 



et m’en suis allée sous un ciel qui s’éclaircissait au devant de mon avancée vers la poste… et j’ai eu le joie d’apercevoir face à moi le regroupement du cortège. J’ai commencé par entrer dans la poste, attendu un peu, jusqu’à ce qu’un garçon prenne en main le téléphone qui miraculeusement a demandé mon code pim que j’ai entré, l’écran s’est ouvert attendant que je commence… satisfaite ai mis l’appareil dans mon sac 



et j’ai rejoint joyeuse le cortège qui avait démarré mais était suffisamment long pour que je puisse circuler sur le côté/dedans, en communion. J’ai rencontré deux des plus anciennes et aimées bénévoles de Rosmerta et je suis rentrée les rejoindre dans une zone un peu pagailleuse du cortège entre deux syndicats



jusqu’à la rue Saint Agricol où je les ai quittées pour aller tenter de joindre le secrétariat du toubib… et j’ai juré parce que j’étais de nouveau  devant « pour appel urgent »… l’ai remisé et j’ai décidé d’attendre (pour le médicament à renouveler, la trimébutine, en n’en prenant qu’un cachet sur deux par jour je peux tenir dix jours)