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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

samedi, septembre 05, 2026

Matin dans les rues


 Constater que la température selon Météo France dépassera de 10° pour les maximales et de 9° pour les minimales les moyennes d’Avignon pour un 4 septembre, constater que ma carcasse a perdu encore 200 grammes, décider que je suis en forme, que je dois marcher mais avec modération… Pantalon souple de lin beige, teeshirt en coton blanc, petite veste large et très courte en fin tissu beige rosé de Cotelac, cheveux à la va comme je peux sous chapeau enfoncé, je suis sortie


et j’ai pris le chemin, tout doux, dans les rues qui s’ébrouaient lentement, vers le distributeur de billets de ma banque puis le Carrefour de la rue de la République…



Retour en ajoutant un cookie dans le sac pendu à mon épaule qui contenait des purées de pomme de terre et de courgettes en portions, un peu plus de trois cents grammes de cabillaud, cent grammes de crevettes, de la salade de concombre à la crème et six pancakes… Nettoyage quasi parfait (elle se salit si vite que la perfection est impossible même pour plus doué que moi) de la cour, un peu d’internet, cuisine, déjeuner appliqué et sieste d’où je me suis réveillée avec un grand désir de faire grève au programme prévu, désir auquel, honte à moi, j’ai cédé… pour l’oublier j’ai cherché des allusions à la pluie dans le premier livre qui m’est tombé sous la main, le recueil « Outremer - Trois océans de poésie » des Editions Bruno Doucey mais en le feuilletant je me suis arrêtée sur un poème de Serge Patient (Guyanne) sans aucun rapport avec ce thème


Cayenne est désolée que déchire un canal

et sur le pont Cugnot 

jeté

entre les sous-marqués et la misère noire

comme si la

ville en rive droite

avait son

cul en rive gauche

les négrillons nombrils-boudins

faisaient pieds nus

autour des chiens-collés

la ronde à bleue-pistache

et les pêcheurs riaient

ou bien froissaient

entre leurs mains-batouèles

les décrasseux

et les billets de monnaie-singe

et sur le pont Cugnot passait

indolemment créole

et pas encore catin

la fille au madras rouge

comme coiffée du sang de sa virginité.

Le pauvre correcteur de Pages a beaucoup souffert et désapprouvé.

vendredi, septembre 04, 2026

Juste les draps

 


Une mini canicule qui continue (vraie mais à l’échelle moins violente de début septembre soit 8° au dessus des valeurs moyennes pour cette date) et une carcasse brigetounienne qui perd lentement du poids ce dont je profite pour prendre la vie avec lenteur et langueur douce. Changer les draps, charger sur mon épaule le sac contenant juste leur paire, enfoncer chapeau, sortir




et m’en aller dans la ville où à dix heures du matin la principale animation vient des camions poubelles récoltant devant chaque boutique les cartons ayant contenu les nouvelles collections jusqu’à la blanchisserie/teinturerie tenue en ce jour par une charmante jeune fille. Echanger draps sales contre draps propres 



et repartir avec cette charge très modérée en faisant un détour par la rue des Marchands et le magasin U pour acheter de quoi assurer les repas du jour avant le marché plus sérieux de vendredi. 

jeudi, septembre 03, 2026

Mercredi


Une température qui s’entête à être plus élevée que le minimum et le maximum de la moyenne pour Avignon et une petite forme mienne (carcasse continue ses plaisanteries et je n’arrive pas à rejoindre les 36 kilos…) mais je ne marche pas assez… j’ai fait un peu de repassage puis enfilé jean, chemise de guipure blanche, veste de toile et enfoncé mon chapeau avant de sortir à dix heures, canne en main, au moment où l’antiquaire recevait deux fauteuils, et une armoire carrée de belle facture, source d’un piapia approbateur entre un de ses amis et Brigetoun.



M’en suis allée en pensant suivre la boucle rue Joseph Vernet et rue de la République… mais je trainais la jambe et j’ai raccourci un peu le trajet



avant de revenir, achetant en passant le Canard Enchainé place de l’Horloge et un cookie chez La Tropézienne.

Un temps de repos, un long nettoyage presque satisfaisant de la cour (le calamondin a trop chaud et malgré l’humidité du pot à laquelle je veille commence à perdre des feuilles)… un déjeuner, une sieste… je n’ai passé l’aspirateur et le lave-pont à lanières à l’intérieur qu’à seize heures, avec beaucoup mois d’attention que l’avais imaginé avant de me lever le matin.  

mercredi, septembre 02, 2026

Le virage du 1er septembre


Matin un peu frais juste en dessous très provisoirement de 20 degrés, température qui grimpe pendant que je prends mon petit déjeuner en m’interrompant de temps en temps pour échanger des saluts ou lire des textes plus long sur internet (et je vous recommande notamment de regarder/lire/savourer le mois d’août de Françoise Renaud) - douche, enfiler robe, enfoncer chapeau sur cheveux, prendre mon sac en bandoulière contenant appareil photo, chèque de loyer, liste de billets de spectacles… et sortir en commençant par jeter des papiers et emballages aux remparts, 



revenir vers le cabinet de gérance où je ne vois personne, poser l’enveloppe contenant chèque sur laquelle je mentionne « loyer » sur le bureau,




et grimper vers l’opéra sous un ciel qui maintenant a adopté un bleu violent et sombre, un violet sombre. Nous étions peu nombreux juste assez pour que mon attente soit de plus d’une demi-heure et comme j’étais fatiguée je me disais méchamment derrière mon sourire et mes refus d’une chaise que c’était du fait de leur impréparation… le fait que ce fut plus rapide pour mes quatorze billets (un de moins que sur ma liste, le spectacle ayant lieu ce que je n’avais pas constaté à Védenne et je ne voulais pas m’infliger la navette) même s’il va me falloir le jour de la représentation tenter de négocier un changement de place si je veux éviter le milieu d’un rang et si parfois j’ai une vue un peu insuffisante de la scène, les meilleures places ayant été vendues avant juillet…



Retour dans l’antre en passant acheter un cookie à La Tropézienne pour un jour tranquille, avec peu d’activité si ce n’est le report sur un carnet des dates et heures des billets



et  l’arrosage un peu trop tardif de mes trois plantes (avais oublié hier) ainsi qu’une bagarre infructueuse avec le sol de la cour. 

mardi, septembre 01, 2026

Courses et préparation septembre

Dans la lumière où nageaient quelques nuages gentils, dans un air qui un peu après dix heures se réchauffait lentement, chapeau coinçant mes cheveux, canne en main, suis sortie 



et j’ai pris par les rues qui sommeillaient un peu, lundi oblige, le chemin du Carrefour de la rue de la République d’où je suis ressortie avec des yaourts (qui malheureusement n’étaient toujours pas maigres comme je les aime… tant pis) et des purées de pommes de terre et de courgettes. 



J’ai repris le chemin de l’antre en passant par le bureau de tabac de la place de l’horloge pour des cigarillos… Un déjeuner, une sieste et un après midi pendant lequel, après avoir préparé le chèque de loyer à déposer demain matin au cabinet de gérance, j’ai longuement établi une liste des billets à acheter de même mardi matin à l’Opéra en tentant de ne pas me tromper, compte tenu des jours de la semaine, des spectacles proposés par le théâtre des Halles, de la vie familiale (le plus difficile), des samedis petit fils, de ce que recouvrait certains titres et de la nécessité d’une certaine modération au point de vue financier. 


Ce qui donne du moins pour l’Opéra (j’admire ma retenue) : Aïda, Requiem, tableaux d’une exposition, Rammstein on the Beach, nuit parisienne à La Havane, signé  Offenbach, de Vienne à Buenos Aires, la muse en goguette, Magadalena, Peace méditation, Ravel en miroirs, l’enfant et la nuit, le bal marionnettique, l’enlèvement au sérail, les 4 saisons, Rigolent, Missa Brevis.