commentaires

désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mercredi, octobre 21, 2026

Pluie


Orages dans la nuit… au réveil, quand le café a commencé à faire son effet, constaté que mon rideau avait été en partie fortement imbibé par l’eau venant de la petite dalle de verre entre la terrasse supérieure et ma chambre… Comme la pluie semblait être un peu affaiblie j’ai classé cela dans un coin de mon crâne, enfilé mon  imperméable, enfoncé le chapeau de pluie comme à la diable, empoigné ma canne et un gros sac d’ordures



que je suis allée jeter aux remparts, tentant d’éviter les mares d’eau et les camionnettes qui se succédaient



avant, par la rue Saint Etienne et la rue de la Petite Fustrerie et ses mares noires (un garçon sortait des matelas mouillés et les posait absurdement sous la pluie sur le trottoir trempé) mais aussi quelques vitrines pour éclairer ma vue, de gagner la rue Saint Agricol et La Tropézienne pour acheter un cookie auquel s’est ajouté (curiosité et flemme) une grosse barquette de boeuf bourguignon.



Suis revenue vers ma place, ai continué jusqu’au petit Carrefour pour six rouleaux de papier toilette et une barre de chocolat, ai mis à sécher le chapeau et l’imperméable, regardé avec désespoir le rideau et la petite marre dans un coin de la chambre, pensé que je devais signaler la chose, tenté de joindre mon propriétaire mais son téléphone était très provisoirement en dérangement, suis montée jusqu’à la porte de l’appartement qui me surplombe à laquelle j’ai frappé trop timidement… ai décidé de prendre les choses avec calme, ouvert la barquette de boeuf bourguignon aux tagliatelles l’ai trouvée énorme et décourageante, suis revenue à internet… avant une demi-heure plus tard d’entendre (le son de la pluie avait diminué) bouger au dessus, de re-monter, de re-frapper en insistant assez pour que les deux malheureux qui se battaient avec une terrasse pleine d’eau, comme un petit lac ou le coin bain de pied d’une piscine, m’entendent et m’ouvrent, avons échangé, ils venaient d’avoir le propriétaire au téléphone , et la jeune femme lui commentait les actions, nous avons organisé la vidange via de grands seaux jetés dans ma cour et victoire au bout d’un quart d’heure le garçon a vaincu et l’évacuation a été débouchée (j’en ai profité pour leur proposer la barquette…ce qui les a dépannés et m’a soulagée). Le propriétaire m’a appelé pour comprendre ce qui s’était passé, a prévu de demander à un plombier de passer…ai tenté à un moment de pluie pas trop forte de nettoyer ma cour en évacuant les mares noires qu’elle avait reçue de l’étage supérieur… avec un assez bon résultat, j’ai bouchonné mes cheveux et je suis devenue doucement foldingue en écoutant le bruit de l’eau dans les canalisations. Il y a plus grave, je sais. 

mardi, octobre 20, 2026

Avant l’orage


Avant le premier orage annoncé pour 9 heures (et devant être suivi d’une alternance de pluie et d’orages jusqu’à mardi dans l’après-midi selon Météo France)… avant le premier orage qui n’était plus prévu que pour onze heures lorsque vêtue, équipée, j’ai envisagé de partir pour racheter des serviettes à Monoprix (en ai une très forte consommation)… ce qui m’a fait précipitamment enfiler mon vieil imperméable/trench bleu marine, enfouir les cheveux qui le voulaient bien dans le chapeau de pluie finalement un peu trop petit, empoigner ma canne et un grand sac en papier contenant journaux, papiers et emballages, que je suis allée jeter aux remparts



avant de continuer grimaçant un peu dans l’air humide et le petit vent froid des rues tristounettes vers Monoprix



d’où suis sortie sous une pluie faible avec dans un grand sac en papier (le petit pliable en tissu prévu s’avérant trop petit) une collection de serviettes, un tube de dentifrice mais aussi, après avoir reculé devant la taille des chandails XS, deux chandails pas franchement beaux mas acceptables et à première vue chauds taille douze ans… un petit tour dans l’annexe alimentation pour deux plats à réchauffer (il faut de nouveau que je me batte pour reprendre au moins trois cents grammes) 



d’où j’ai émergé pour rentrer sous une pluie devenue nettement plus forte, assez pour détremper le sac et craindre qu’il ne tienne pas jusqu’au bout du trajet… 



Du reste du jour il y a encore moins à dire, qu’une succession d’averses fines ou plus forte et de recul de la prévision d’orage (le tonnerre a grondé un peu avant vingt heures)

lundi, octobre 19, 2026

Un petit tour dans l’hiver

 


dans le presqu’hiver mais avec une température qui atteignait difficilement, sans tenir compte des petits réveils du vent, 5 degrés en dessous de la moyenne pour ce jour à Avignon… 

un ciel que Météo France annonçait comme couvert (avec une pluie arrivant et s’installant aux petites heures de lundi) avant de décider en cours de matinée que la pluie arriverait aux alentours de midi, ce qui fut le cas, de façon épisodique, un peu plus tard… 

les 36 kilos conquis de haute lutte par carcasse mais un moral qui s’était installé dans une immuable morosité, peut-être à cause (à moins que ce soit le contraire) de l’aspect de mes cheveux séchés sans doute trop tôt et trop violemment, faisant que je me trouvais très laide, moral que n’est même pas arrivé à améliorer vraiment l’échange téléphonique avec ma soeur toulonnaise gentiment comique (nous ne nous entendions, ne sais pourquoi, très mal ce qui fait que nous assez longuement, parlé toutes les deux de façon indépendante, l’une sur l’autre, avec des rencontres de sens aléatoires)…

je suis sortie tardivement de ma lourde sieste un peu avant seize heures, j’ai vu le sol de la cour humide et le ciel qui ne pleurait pas, j’ai enfoncé comme pouvais mes cheveux sous le chapeau de pluie, pris ma canne et suis sortie décidée à aller voir Butterfly Jam à la Manutention à seize heures quinze


 

pour me rendre compte, transie et titubant un peu (le réveil), en arrivant place de l’Horloge qu’il était impossible que je sois à l’heure pour la séance…



J’ai eu une velléité de faire un tour au Petit Palais, j’ai pensé « bof » 



et par la rue de la Balance suis redescendue vers le fleuve et ma rue du Limas, m’arrêtant au passage à la savonnerie pour accroitre ma provision de savonnettes au lait d’ânesse et acheter un savon détachant au sang de boeuf pour les taches qui résistent au savon à la terre de Sommières. J’ai décidé de trouver cela parfait et d’être joyeuse.

dimanche, octobre 18, 2026

Rien que le rite

 


Un ciel bleu forçant au fil des heures, un air où s’ébrouait une idée de vent hésitant à se lever, une température encre modérément fraiche (avant le froid dimanche qui va entretenir mon rhume et ma toux, cent grammes perdus par carcasse malgré mes efforts…  j’ai sorti un pyjama en finette écossaise bleu et rouge, ai lavé pyjama de coton à fleurs (taille douze ans) un torchon, le petit linge, enfoncé la cloche de laine sur mes cheveux, mis en bandoulière sur la veste en jean un petit sac en ficelle tressée, pris en main ma canne et le petit filet contenant un sac pliable



et m’en suis allée vers la rue Carnot 



et le début du marché qui tient de moins en moins de place, nez et yeux fureteurs



jusqu’à la place des Carmes où j’ai pu capter six photos de fleurs sans originalité 



avant de revenir sur mes pas et de tourner vers les halles achetant au passage un cookie au chocolat et un cookie à la pistache



J’ai pris deux photos de petits pots de fleurs devant les halles où j’ai acheté du poulet en sauce, des légumes sautés et du riz cantonais chez les chinoises et, chez l’italien qui n’avait plus de gratin de légume à moi autorisé, du fenouil sauté, une barquette de lasagnes d’aubergine, une de lasagnes de légumes variés et une portion de risotto aux cèpes…



Retour vers l’antre en passant par la place de l’horloge espérant rejoindre les manifestants pour les dernières centaines de mètres jusqu’à la place du Palais mais ils étaient en avance sur moi…