Un léger remords pour ce jour (très léger, je me résigne avec indulgence à ma lâcheté) parce que me réveillant (avec des petits bâillements difficilement réprimés), ouvrant après le petit déjeuner les volets verts et constatant que le ciel couvert annoncé par Météo France était en fait d’un bleu aussi radieux que le permettait l’heure et que la fraîcheur relative était bien là, j’ai regardé le programme du jour d’Utopia et constaté que deux des films que j’ai envie de voir (« Les éléphants des la brume » et « Le chant des oliviers ») étaient programmés à 16 heures 10, je me suis dépêchée de m’habiller, et de sortir quelques minutes avant dix heures
chapeau sur mes cheveux impétueux, appareil photo dans la poche de ma veste bleue et sac contenant mes draps sales accroché à mon épaule, pensant que je devais pouvoir, que oui je devais vraiment aller voir l’un ou l’autre (tout en doutant un peu par avance de le faire), vers le blanchisseur/teinturier.
Une petite attente dans la boutique… je suis sortie avec deux draps propres et suis rentrée en passant par la rue des Marchands et le Franprix (achat de crevettes, d’un cookie, de deux plats à réchauffer dont un pour midi) puis dans la boutique de savons mitoyenne (deux pains de savon « Fer à cheval » pour la lessive et trois savonnettes au lait d’ânesse dont une ronde pour le présentoir près de l’évier)
avant de continuer, en achetant des cigarillos place de l’horloge au passage, vers l’antre.
Et, comme je le craignais un peu, après un solide déjeuner pour continuer la reconquête des grammes me séparant encore des 36 kilos, tout en lisant/picorant le Monde Diplomatique et le dossier « présidentiel » du Canard, avec l’attention demandée par le passage du Liban à la Chine, à la politique actuelle et récente française, des batailles à la culture etc… en comprenant ce qui était écrit, après une lourde sieste je me suis réveillée trop tard pour partir vers la Manutention.






















































