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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

vendredi, août 07, 2026

Charroi, étourderie et vitrines

 


Matin dans l’antre pendant que la chaleur montait lentement, tâches ménagères accomplies en grande partie (lavage sol, lessive, repassage) dans la mesure de ma fatigue, de ma maladresse mais aussi de mon application…



Départ un peu avant seize heures puisque la chaleur promettait de rester inchangée jusqu’à six heures et que je craignais que le teinturier/blanchisseur ferme avant cette heure… navrée qu’il ait choisi de n’être ouvert qu’une demi-journée pendant ce mois d’août et que ce soit la seconde… Me distraire en cherchant des détails nouveaux dans les vitrines (ai passé le nez pour demander le prix des petits panneaux carrés qui me séduisent… fait la grimace, décidé de réfléchir… et ce soir je pense que non je ne le mérite pas et ça ne tient pas vraiment dans ce qui me reste de budget). Ai cheminé doucement ma main libre alternant entre appareil et petit brumisateur (Pages, la barbe, tu mettra une minuscule et pas de s.. obéis voyons)



jusqu’au moment où ma sottise m’a sauté aux yeux à la lecture de l’affiche collée sur la porte.



J’ai adouci les injures dont je me gratifiais par un peu de gentillesse indulgente et me suis octroyé un détour sur le chemin vers l’antre pour allonger mon trajet ce qui m’a fait passer devant mon modiste préféré lequel, sorti à ce moment, m’a fait encore une fois un compliment sur mon trop grand chapeau de Monoprix… Vais finir par le lui confier pour le vendre en solde.

jeudi, août 06, 2026

Draps, rues, sottise ?

 


Matin quasi allègre, changement de draps, et mise de côté le sac les contenant le blanchisseur/teinturier n’étant ouvert en août qu’en milieu d’après-midi et comme jeudi devrait être très légèrement moins chaud (un degré de moins) je pense que le charroi attendra au moins un jour… enfiler jean bleu clair, le teeshirt blanc à petites fleurs bleues acheté hier, enfoncer chapeau et comme un mail m’annonce le passage de petite soeur et son époux dimanche matin ou soir sortir en passant par la place et le coiffeur pour prendre rendez-vous pour samedi en fin d’après-midi afin d’être libre et le plus présentable possible… avant de continuer vers le Monoprix 




parce qu’hier j’avais oublié de racheter des boites de collants beiges (et mes jambes ont besoin d’être contenues même légèrement) mais je me suis laissée tenter par un coupe-vent long et large (sans réaliser qu’il n’était que déperlant c’est à dire inapte à me protéger en cas de forte pluie comme le court blouson très cher (relativement) qui m’a lâché de façon si catastrophique l’autre soir dans l’orage… tant pis, je ressortirai mon vieil imper les jours de pluie dense.



Retour dans la lumière chaude à l’abri du chapeau… une grosse salade de pâtes très garnie, sieste etc… la vie quoi…

mercredi, août 05, 2026

Elle n’est pas venue...

 


la pluie pour laquelle j’avais acheté l’autre jour chez mon chapelier aimé ce petit chapeau de pluie qui se plie pour être mis dans la poche (une grande poche... sourire) qui attendait avec la même impatience que moi que vienne la pluie, que la terre boive et que lui et moi nous adressions des sourires sans arrière-pensée aux gouttes nous tombant dessus, et parce que cela m’agace de sortir en réservant mon appareil à la quête d’une fleur qui ne soit pas trop souvent portée par un laurier, parce qu’après un repos où j’abandonnais tout me contentant, entre autres choses de la relecture de mes compte-rendus des festivals des années 2010 à 2015 avec narcissisme parce que je trouvais que, même si carcasse revenait souvent, je détaillais avec soin mes impressions devant spectacles, devant rue, devant idées, en phrases souples (sans pudeur j’en ronronnais ce qui m’a poussé à relire mes derniers billets et même si je n’avais guère d’illusions, j’ai été atterrée ce matin par les corrections nécessaires pour rendre lisibles ces notes sèches et sans intêret : orthographe, répétitions, bouts de phrase venant s’intercaler dans une autre ou même à l’intérieur d’un mot) parce que je voudrais essayer de pondre quelques chose de moins accablant (ma gratitude navrée pour mes quelques lecteurs… bon là j’avais envie de garder nacrée comme l’avais tapé), parce que mes activités maison depuis deux jours (aspirateur…presque tout le  repassage hors les robes, les quasi 36 kilos reconquis faisant leur effet) étaient bon signe, pour toutes ces raisons donc m’en suis allée alors qu’on annonçait une petite pluie suivie d’un orage



vers Monoprix pour quelques achats : savons liquides pour douche du Petit Marseillais (auxquels j’ai ajouté un petit tee-shirt fleuri) et des yaourts et comme la chaleur était là, juste un peu plus faible que la veille, j’usais de mon brumisateur et le chapeau de pluie était mouillé de l’intérieur comme mes cheveux, l’extérieur restant parfaitement sec…



Un retour sans histoire avec tout plein de bonnes résolutions que vais tenter de respecter dans la mesure de mes moyens. La pluie elle a déserté et l'orage tout autant.

jeudi, juillet 30, 2026

Je vais faire une pause

 


J’ai constaté matin que j’avais presque rattrapé le poids perdu pendant le festival, mais ne me sentais pas encore au mieux de ma forme et comme je l’avais décidé j’ai remis à jeudi matin le changement et charroi des draps. Ai mis un pantalon rayé bleu et blanc, un tee-shirt bleu, enfoncé mon chapeau



et m’en suis allée vers Monoprix...



J'en suis revenue une heure et demi plus tard avec les blocs notes prévus, deux petites salades, un cookie, la satisfaction d’avoir résisté à des tentations au rayon solde et la certitude après un moment désagréable que je devais fermer Paumée et n’avoir au mieux sur internet si je cède à la tentation d’y passer qu’une présence muette pour une quinzaine de jours le temps d’une pause. Recharger batterie.

mercredi, juillet 29, 2026

Mardi paresseux

 


J’ai démarré un peu trop tôt ma journée parce que carcasse en avait décidé ainsi et que je ne voulais risquer de me rendormir trop longtemps pour que carcasse et l’antre soit prêts pour l’arrivée du maçon prévue pour neuf heures et demi… heure à laquelle la sonnette a retenti chez moi et chez mon voisin, le postier se mélangeant les doigts, et où j’ai attendu en haut des marches que plusieurs enveloppes me parviennent avec un paquet contenant le livre que Giovanni Merloni m’avait annoncé, son roman français comme il le nomme, « Petit océan tranquille dont j’ai feuilleté quelque pages et lu les premières

Ça y est, on nous a rejetés ! Le projet de pont sur la Garonne entre les Quinconces et le quai des Queyries, à la Bastide, dont nous sommes les concepteurs Gérard Arago et moi, a été refusé. Cela s’est passé hier dans la matinée au terme d’une interminable discussion auprès de la mairie, qui a pris l’allure d’une séance d’examen, à cause de l’attitude on ne peut plus hostile de Bruno Lagarde. Ce professeur émérite des Arts et Métiers a d’ailleurs profité de l’absence du rapporteur, Louis Lassalle, son collègue l’Ecole des beaux-arts. Après cela, j’éprouve un étrange sentiment de soulagement, se mêlant par à-coups à la gêne de l’échec et du temps perdu… »

avant que le maçon arrive vers onze heures… s’active à donner la dernière couche et reparte avec le pot de produit et ses outils, laissant ce qui était souillé dans ma poubelle, me laissant la consigne d’attendre vendredi pour mettre les pieds sur la surface mais me laissant aussi le bac et ses poussières de plâtre et plantes sèches (avec la promesse très vite énoncé de venir l’installer dans la cour devenue plus solide dans une quinzaine de jours) et me laissant, ce que je n’ai constaté qu’après coup, les volets grands ouverts… J’ai travaillé avec le manche de mon balai pendant une bonne dizaine de minutes à en refermer un mais ce triomphe ne s’est reproduit pour l’autre que quand j’ai mis le bout de mon soulier sur la surface molle y laissant une minuscule trace (ce que j’assume, et zut)… je peux donc les entrebâiller pour éviter de laisser la calor s’inviter à l'intérieur. 



Un déjeuner tranquille, une courte sieste, je suis sortie pour jeter la poubelle aux remparts vers seize heures avant de partir à Monoprix pour refaire provision de blocs à petits carreaux… mais le ciel bleu mort, la lumière tuée par la chaleur, le souvenir de ma fatigue et l’envie de me cocoter m’a fait en rester à l’achat d’un cookie chez La Tropéziennne et un tour du pâté maisons (alors que j’étais sans aucun doute capable de davantage)… Le livre de Giovanni Merloni a pris place dans la pile à lire et je vais reprendre ce soir Lucrèce que j’ai quitté cette nuit un peu après cette sage réflexion (sourire) 

« Quant aux Centaures, ils ne vécurent jamais, et ne peuvent jamais vivre. Il est impossible que cette double nature, ce double corps, et cet assemblage de membres hétérogènes qui combinent leur double puissance, demeurent en équilibre. Voici de quoi convaincre les plus épaisses intelligences. 

Trois ans à peine révolus, le cheval impétueux est dans toute sa fleur ; mais non pas l’enfant : à cet âge, que de fois il cherche encore dans ses rêves les mamelles gonflées de lait ! Puis, sitôt que le cheval, au bout de ses forces, au déclin de ses années, voit défaillir ses membres languissants que la vie abandonne, alors seulement l’enfance fleurit aux approches de sa jeunesse, et un tendre duvet ombrage ses joues. Ne va donc pas croire qu’un homme mêlé à la semence du cheval robuste puisse engendrer un Centaure capable de vivre,  ou des Scylles au corps à demi marin, entourés de chiens furieux, et tous les monstres pareils, dont les membres offrent une discorde si éclatante. Car ils ne gagnent ensemble ni la fleur des ans, ni la cime des forces, ni le terme de la vieillesse ; la même Vénus ne les embrase pas : leurs habitudes diffèrent[…] »