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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mardi, mai 26, 2026

Lundi un petit tour et suite expos

 

Matin dans l’antre, bonnes résolutions, ménage partiel, crevée et un rien découragée… je décide que ce n’est pas grave… cuisine, déjeuner, une sieste profonde 



Et je m’en vais vers seize heures dans les rues écrasées de chaleur de la ville pour revenir avec, selon mon désir, des mini cigarillos et un cookie

Rentrée dans l’antre, une émotion, un brusque refus de fonctionnement de la belle souris… je m’énerve, j’éteins l’ordi, je le réouvre, elle refus de se recharger… au bout d’une petite demi heure de panique je décide de ressortir une vielle souris, de me re-habituer à elle, de savourer le fonctionnement revenu et je m’attaque à la récupération des photos prises chez Lambert, celles des expos des deux premières des « murmures des libres » qui occupent le rez de chaussée de l’hôtel de Montfaucon, 



avec pour commencer, en franchissant la porte devant laquelle je suis restée bloquée hier l’exposition de Jumana Mana, une artiste visuelle et cinéaste palestinienne, titulaire d’un master en esthétique et politique du California Institute of the Arts ainsi que d’une licence de l’Académie Nationale des arts d’Oslo, qui vit entre Jérusalem et Berlin.

« Son travail explore les articulations du pouvoir à travers le corps, la terre et la matérialité en lien avec les héritages coloniaux et les histoires des lieux… Ses recherches récentes portent sur les paradoxes de la préservation - en particulier en ce qui concerne les pratiques liées à la terre et le droit - et sondent la tension entre les traditions modernistes de catégorisation et l’indocilité de la ruine, de la vie, et de la régénération.

Pour la première salle, je reprends les indications données dans un entretien repris sur la revue, aux sujet des formes ou sculptures. Ces formes portent la mémoire de la khabya - qui signifie « la chose qui cache » en arabe - une technique antérieure à la réfrigération permettant de stocker les récoltes de céréales tout en assurant la subsistance et l’économie d’une communauté… elle les a découverts en Cisjordanie où certaines subsistent… les grains étaient versés dans un contenant généralement intégré aux murs des habitations rurales. Selon les besoins de consommation on en prélevait pour les repas tandis qu’une partie des grains était conservée pour les semailles de la saison suivante.

Quant à sa pratique Les sculptures commencent par un processus de dessin. Peu à peu les dessins s’éloignent de la khatiba historique pour entrer dans le champ de l’imaginaire… certaines transforment ses formes délabrées ou fragmentées en nouvelles géométries et contenant anthropomorphes… Je passe ensuite à la réalisation, des pièces salon une technique de modelage à la main : des plaques d’argiles sont façonnées, découpées puis assemblées avant d’être cuites dans un grand four et enfin recouvertes de tadelakt un enduit à base de chaux originaire du Maroc. 

La suite de l’entretien porte sur la collecte et l’archivage actuels. L’introduction de grilles métalliques et de parpaings dans l’installation fait référence à ces formes industrielles d’archivage, de conservation et d’infrastructure qui ne sont pas nécessairement fondées sur la subsistance mais plutôt sur des logiques de pouvoir centralisé et d’économie de croissance…. Tout au long de la modernité chaque acte de préservation et d’archivage à impliqué une forme d’effacement.



Dans une petite salle séparant les khabyas et la grande salle suivante est projeté son film « Foragers » montrant la cueillette par un couple âge et visiblement plein de bonnes intentions des herbes (le za’atar sauvage une sorte de thym et l’akkoub une plante apparentée au tournesol qui a un goût d’artichaud) plantes interdites par les autorités israéliennes 



La seconde salle expose une installation de cette année apaisée « ruptures » sur laquelle je n’a u strictement aucun renseignement et où j’ai erré un moment, 



avant d’emprunter le couloir qui s’ouvre au centre du mur faisant face aux fenêtres et courant autour de deux côtés du patio intérieur, et d’entrer dans le monde de Shilpa Gupta née en 1976 à Bombay où elle a étudié, dont les oeuvres ont été montrées dans de grandes institutions, qui travaille avec des chercheurs issus de différents champs  - sientitifique, technologique, linguistique). Monde excessivement difficile à voir et plus encore à montrer et qui m’a émue, y pénétrant avec, dans le couloir, « Nothing will go » une série de dessins au crayon très fin  et absence montant les corps et gestes d’autorités diverses arrêtant, cernant, guidant, des espaces blancs présences effacées des corps de ceux qui sont destinés à être soustraits à l’espace de la liberté ((et encore j’en ai supprimé trois au dernier moment… je fais appel à votre imagination)



avant de pénétrer dans la pièce majeure, une installation « Listening Air » dans laquelle je me serais bien installée bien plus longtemps que le quart d’heure environ que je me suis accordée. Sur la revue … Les spectateurs entrent  dans une salle où ils découvrent des tabourets sure lesquels il est possible  de s’asseoir (fascinée je ne les au pas vus). Au dessus d’eux, des ampoules luminescentes percent dans l’obscurité et éclairent un étrange ballet de microphones transformés en haut-parleurs qui diffusent des chants provenant  de différents endroits du monde… des voix de résilience qui ont été transmises et on perdures à travers les générations dans différentes langues. L’une des premières chansons à l’origine du projet est « Hum Dekhenge » en ourdou, largement chanté en hindi en Inde. Signifiant « Nous verrons » il s’agit d’un poème de Faiz Iqbal Bano en 1986 devant un stade comble sous une dictature… Bon, en vieille européenne mes oreilles entrainaient un murmure de mes lèvres quand me provenait « Bella Ciao » mais carcasse accueillait toutes ces voix.

lundi, mai 25, 2026

Dimanche et une des expos de Lambert

 


Matinée de dimanche sous ciel bleu et chaleur montant un peu plus que la normale saisonnière, lessive, douche, un peu de ménage, lavage de cheveux etc… cuisine, déjeuner, une très courte sieste, un peu de lecture de la revue papier de la Collection Lambert 



et un aller et retour vers le Carrefour de la République, pour des oeufs, des blinis, des petites crevettes, des petits pots de compote pomme, des briques de soupe et un cookie de basse qualité…



De retour dans l’antre, un thé avec le cookie… décider d’en rester à la première (simple fragile qui m’a émue) exposition pour le vernissage à la Collection Lambert 



après l’attente dans la cour (les discours avaient du retard) et après uniquement deux discours grâce à la défection des représentants du département et de la région qui étaient à Cannes (remplaçant leurs chefs) et la ruée courtoise des visiteurs enfin libérés… la plupart restant dans le hall pour une performance, d’autres, dont je faisais partie, préférant commencer à visiter un peu plus tranquillement



La première exposition donc, très modeste, bio se tient dans « l’antichambre » la première des deux salles entre l’entrée dans l’hôtel de Caumont et la rotule qui  le joint à l’hôtel de Montfaucon voué aux expositions provisoires est consacrée à Melika Sadeghzadeh, exposition très simple qui affiche une fragilité qui me touchait… intérêt que la lecture de la grande page dans la revue a nourri.

Melika Sadeghzadeh, iranienne est selon le site « une artiste plasticienne émergente dont me travail interroge les structures sociales, les récits collectifs et les traces que ces systèmes laissent sur les individus et les collectivités. Elle a été formée à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier… »

Dans son entretien avec François Quintin reproduit dans la revue, elle indique, s’en tenant à la description La pièce représentée consiste en un ensemble de gabarits de bois que j’ai récupérés en Iran. Leur forme est celle de meubles d’intérieur assez universels… Ces gabarits sont des objets mais aussi des gestes qui sont transmis. Ce sont des guides pour des objets à produire, un avenir potentiel. Ils ne reposent pas sur le sol, ni contre un mur comme s’ils étaient rangés. Ils sont suspendus. Ils flottent et, dans une danse légère, ils expriment une attente collective. J’ai eu envie de façon intuitive d’y associer des grenades….

La grenade est un fruit très symbolique en Iran.. Elle est présente dans de nombreux poèmes en persan. Ce qui m’intéresse c’est que le fruit cache une multitude comme une sorte de collectif. Je voulais les montrer vides, fragilisés, cassés, comme si le groupe n’était représenté que par son absence d’unité.. et plus loin à propos des gabarits leur suspension ici nous rappelle précisément qu’il n’y a pas de cadre, ni maison ni environnement familier. C’est juste un rassemblement de gestes possibles, outils d’une transition.
La suite de l’entretien insiste sur le côté universel de l’oeuvre. Cela parle bien sûr de ce qui se passe en Iran et de ce que vit toute la diaspora iranienne dans le monde mais je fais attention à laisser ouvertes d’autres lectures. Mes oeuvres ne perdent pas leur sens profond si on ne les rattache pas à l’actualité ou à l’histoire perse.



Quittant la petite salle et la suivante, traversant la rotule je reste devant la porte qui mène aux autres expositions que vais détailler, les prenant une par une ou deux par deux (et sans doute de façon moins bavarde)

dimanche, mai 24, 2026

Rite du samedi et vernissage

 


Belle lumière et chaleur de presque vrai été montant dans l’air, m’en suis allée avec pantalon gris foncé, tee-shirt bleu sombre, la petite veste et le sac de Fragonard accroché à l’épaule



vers la rue Carnot, 



les étals et la petite foule, majoritairement de joyeuse humeur du samedi…



jusqu’à la place des Carmes, la fleuriste à laquelle j’ai volé quelques photos de fleurs, connues ou inconnues de moi (avec là comme devant les Halles et rue de la Bonneterie une imposante prééminence des pivoines)



photos prises rituellement, m’en suis allée vers les halles, m’offrant au passage deux deux jolis bouchons émaillés que j’avais repérés l'autre samedi 



Dans les halles ai acheté, une chayotte, des asperges, un clafoutis de légumes, un cookie et selon mon habitude actuelle un gratin de courgettes et un risotto aux asperges



Retour vers l’antre, cuisine, déjeuner, une petite demi-heure de sieste, enfiler une robe… 



et partir vers la Collection Lambert pour le vernissage des trois expositions qui ouvriront lundi et dureront tout l’été (mais j’en réserve les images pour les prochains jours)... par contre je ne dirai rien de la performance (j’ai préféré commencer les visites avec un peu moins de bousculade, ni du cocktail qui commençait au moment où j’avais décidé de ranger la fausse grand-mère et encore moins de la nuit des musées à Lambert ou ailleurs… tant pis (mais j’ai rencontré des amis et m’en suis fait d’éphémères)