mardi, mai 11, 2021

Les p'tits malheurs de Brigitte


Dimanche matin, après la photo du haut des arbres de la résidence du Préfet, et de l'ombre des platanes de la rue Vala, la photo suivante (et cinq autres encore pires) m'a signifié que l'appareil en avait marre... mais comme j'ai découvert sur Facebook qu'amis gentils voulaient m'en offrir un (j'avais dit que n'en rachèterai pas... j'avoue que, oui, si je veux avoir quatre ou cinq spectacles du festival et faire face à d'autres dépenses, ma réserve qui a subi l'érosion de toutes ces années de survie inconsidérée me posait problème) je mets juste dessous les premières des photos d'un de mes anciens appareils dûment retapé (je dois juste lui confirmer, ne sais pourquoi, en répondant à deux fichiers que je veux prendre une photo chaque fois que je le rallume ce qui va me laisser je l'espère un peu plus de temps de réflexion...)


et comme l'orage qui avait accueilli bruyamment mon réveil s'était éloigné, ai vérifié que grosso modo les photos du miraculé pouvaient être acceptées avec indulgence.

La pluie de l'après-midi (Météo France nous promet un mois de mai privé de notre plaque en bleu dur) n'étant plus que crachin paresseux, ai pris mon sac de draps et deux vestons de velours et m'en suis allée.


L'installation de quelques terrasses se poursuit avec optimisme...


Brigitte qui avait tendance au pessimisme avançait avec une grande prudence, persuadée que les dalles humides ne lui étaient pas bienveillantes.


Un groupe vêtu de complets sages sortait de la Maison de Jean Vilar qui se réveille, la place de l'horloge entrouvrait une paupière... et je n'ai pas marché une heure.

Des pigeons s'ébrouaient au dessus de ma cour et de leurs satanées salissures, et je me suis installée devant un zoom faisant le point sur le chantier, mis à mal par le Covid (et, moins tragiquement, mais avec graves dégâts, subissant les mauvaises habitudes des pigeons qui pour être sauvages et égyptiens ne sont pas moins funestes aux pierres) du temple des millions d'années de Ramsès II à Louqsor https://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_des_millions_d%27ann%C3%A9es_de_Rams%C3%A8s_III (je me passionne pour les vidéos éditées chaque année par l'A S R Association pour la sauvegarde du Ramesseum http://www.asramesseum.org/ et http://www.asramesseum.org/videos/les-films-de-l-asr/)


lundi, mai 10, 2021

Dimanche


Petit matin calme, tintement de cloches et roucoulements de pigeons.


Les yeux en émoi

toujours renaissant au ciel

et dans les ombres.




Dans l'après-midi, vent blanc.


dimanche, mai 09, 2021

Soleil au bord du fleuve (trop d'images)


Puisque ces deux jours, le printemps, l'espoir, donnent à tous des envies de campagne, sans faire long voyage m'en suis allée sur l'île

marchant sans pensée dans la chaleur aimable, prenant trop de photos que vous inflige... descente rapide conseillée


m'en suis allée sur la rive dédaignée, sous les ombrages, m'en suis revenue


et retrouvant les avignonnais, les visages presque unanimement nus, espérant qu'il n'en résulterait pas nouvelles restrictions juste pour le mois de juillet, me suis rendue compte que, j'étais pour ma part aussi imbécile, moi qui depuis près d'une heure marchait sur la petite route déserte masque soigneusement posé sur nez, bouche, menton... et suis rentrée écouter « Candide » sur France Culture https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-le-feuilleton/candide-ou-loptimisme-de-voltaire

samedi, mai 08, 2021

Compte-rendu du vendredi

Le matin écoute, qui ne tolère pas de distraction, non par difficulté mais par respect, sur France Culture, de «la diaspora des cendres» le « documentaire » pour la radio constitué de lectures de textes (témoignages, lettres, textes officiels, journaux) rassemblés par William Karel qui a proposé cette idée à France Culture, lus par Mathieu Almaric, Valérie Dréville, Elsa Lepoivre, François Mathouret, Denis Podalydès, réalisé par Sophie-Aude Picon

«Grâce au travail de William Karel, au tressage de témoignages de toutes origines, nous avons pu enregistrer cette Diaspora des cendres, paroles éparses écrites par des anonymes ou par des noms qui résonnent en nous, ce patchwork dont les pièces composent un souvenir commun, pour partager une fois encore, cette mémoire qui nous unit et nous divise. Nous avons tenté de faire que l’inouï soit audible, écoutable, essayé de ne jamais tomber dans la complaisance ou le pathétique, et cherché la juste distance pour vous donner à entendre ces voix, dans leur singularité et leur humanité, leur cruauté et leur humilité, pour qu’elles continuent à habiter la mémoire des vivants.» https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-theatre-et-cie/la-dispora-des-cendres-textes-reunis-par-william-karell



Début d'après-midi : départ dans printemps glorieux avec encore (vais m'y faire) l'envie d'être invisible, à cause de ce sentiment de faire tache, d'être vieille chouette mocharde dans la jeunesse du monde,


passer au bureau de tabac, continuer avec ma culpabilité, pharmacien pour doliprane, un moment dans la boutique qui me sauve, place Pie, pour tirer des exercices de compréhension de texte de niveaux différents trouvés en téléchargement gratuit sur internet...


et puis, comme aucun n'était finalement du niveau de Djouma, une heure et demi de lecture sage et appliquée, à côté du défouloir, d'exemples prélevés sur un manuel bien trop fort, suivie de dictées et de re-écritures au pluriel – assisté avec curiosité et soutien discret à une lecture organisée pour une dizaine de volontaires par deux bénévoles plus formées que ne saurais l'être d'un texte de Rancière, suivi de tours de table pour qu'ils en tirent un résumé... trouvé en partant M dans la cour, prélevé dans les bidules que j'avais fait tirer deux petites énigmes policières et les lui ai laissées avec mission de les lire et les résoudre avant prochaine rencontre mardi.


Retour dans un Avignon qui vivait ses derniers moments de liberté dans la lumière, prendre en passant livre commandé


et m'apprêter à découvrir ce soir, puisque j'aime l'écouter lire ou parler des littératures du nord, le premier tome de «Magnus – une histoire pour tuer le temps» de Laurent Peyronnet (guide, spécialiste de la Norvège et la Laponie... rencontré virtuellement par l'atelier du tiers.livre) – une vidéo qui parle du second tome




« La cloche sonna treize heures à l'église du village de Odda en Norvège, au cœur des montagnes du Jonnheimen. Il pleuvait, le ciel était noir. Dans le gymnase c'était l'effervescence... » et me voici dépaysée.