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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mardi, octobre 20, 2026

Avant l’orage


Avant le premier orage annoncé pour 9 heures (et devant être suivi d’une alternance de pluie et d’orages jusqu’à mardi dans l’après-midi selon Météo France)… avant le premier orage qui n’était plus prévu que pour onze heures lorsque vêtue, équipée, j’ai envisagé de partir pour racheter des serviettes à Monoprix (en ai une très forte consommation)… ce qui m’a fait précipitamment enfiler mon vieil imperméable/trench bleu marine, enfouir les cheveux qui le voulaient bien dans le chapeau de pluie finalement un peu trop petit, empoigner ma canne et un grand sac en papier contenant journaux, papiers et emballages, que je suis allée jeter aux remparts



avant de continuer grimaçant un peu dans l’air humide et le petit vent froid des rues tristounettes vers Monoprix



d’où suis sortie sous une pluie faible avec dans un grand sac en papier (le petit pliable en tissu prévu s’avérant trop petit) une collection de serviettes, un tube de dentifrice mais aussi, après avoir reculé devant la taille des chandails XS, deux chandails pas franchement beaux mas acceptables et à première vue chauds taille douze ans… un petit tour dans l’annexe alimentation pour deux plats à réchauffer (il faut de nouveau que je me batte pour reprendre au moins trois cents grammes) 



d’où j’ai émergé pour rentrer sous une pluie devenue nettement plus forte, assez pour détremper le sac et craindre qu’il ne tienne pas jusqu’au bout du trajet… 



Du reste du jour il y a encore moins à dire, qu’une succession d’averses fines ou plus forte et de recul de la prévision d’orage (le tonnerre a grondé un peu avant vingt heures)

lundi, octobre 19, 2026

Un petit tour dans l’hiver

 


dans le presqu’hiver mais avec une température qui atteignait difficilement, sans tenir compte des petits réveils du vent, 5 degrés en dessous de la moyenne pour ce jour à Avignon… 

un ciel que Météo France annonçait comme couvert (avec une pluie arrivant et s’installant aux petites heures de lundi) avant de décider en cours de matinée que la pluie arriverait aux alentours de midi, ce qui fut le cas, de façon épisodique, un peu plus tard… 

les 36 kilos conquis de haute lutte par carcasse mais un moral qui s’était installé dans une immuable morosité, peut-être à cause (à moins que ce soit le contraire) de l’aspect de mes cheveux séchés sans doute trop tôt et trop violemment, faisant que je me trouvais très laide, moral que n’est même pas arrivé à améliorer vraiment l’échange téléphonique avec ma soeur toulonnaise gentiment comique (nous ne nous entendions, ne sais pourquoi, très mal ce qui fait que nous assez longuement, parlé toutes les deux de façon indépendante, l’une sur l’autre, avec des rencontres de sens aléatoires)…

je suis sortie tardivement de ma lourde sieste un peu avant seize heures, j’ai vu le sol de la cour humide et le ciel qui ne pleurait pas, j’ai enfoncé comme pouvais mes cheveux sous le chapeau de pluie, pris ma canne et suis sortie décidée à aller voir Butterfly Jam à la Manutention à seize heures quinze


 

pour me rendre compte, transie et titubant un peu (le réveil), en arrivant place de l’Horloge qu’il était impossible que je sois à l’heure pour la séance…



J’ai eu une velléité de faire un tour au Petit Palais, j’ai pensé « bof » 



et par la rue de la Balance suis redescendue vers le fleuve et ma rue du Limas, m’arrêtant au passage à la savonnerie pour accroitre ma provision de savonnettes au lait d’ânesse et acheter un savon détachant au sang de boeuf pour les taches qui résistent au savon à la terre de Sommières. J’ai décidé de trouver cela parfait et d’être joyeuse.

dimanche, octobre 18, 2026

Rien que le rite

 


Un ciel bleu forçant au fil des heures, un air où s’ébrouait une idée de vent hésitant à se lever, une température encre modérément fraiche (avant le froid dimanche qui va entretenir mon rhume et ma toux, cent grammes perdus par carcasse malgré mes efforts…  j’ai sorti un pyjama en finette écossaise bleu et rouge, ai lavé pyjama de coton à fleurs (taille douze ans) un torchon, le petit linge, enfoncé la cloche de laine sur mes cheveux, mis en bandoulière sur la veste en jean un petit sac en ficelle tressée, pris en main ma canne et le petit filet contenant un sac pliable



et m’en suis allée vers la rue Carnot 



et le début du marché qui tient de moins en moins de place, nez et yeux fureteurs



jusqu’à la place des Carmes où j’ai pu capter six photos de fleurs sans originalité 



avant de revenir sur mes pas et de tourner vers les halles achetant au passage un cookie au chocolat et un cookie à la pistache



J’ai pris deux photos de petits pots de fleurs devant les halles où j’ai acheté du poulet en sauce, des légumes sautés et du riz cantonais chez les chinoises et, chez l’italien qui n’avait plus de gratin de légume à moi autorisé, du fenouil sauté, une barquette de lasagnes d’aubergine, une de lasagnes de légumes variés et une portion de risotto aux cèpes…



Retour vers l’antre en passant par la place de l’horloge espérant rejoindre les manifestants pour les dernières centaines de mètres jusqu’à la place du Palais mais ils étaient en avance sur moi…

samedi, octobre 17, 2026

Circuit matinal et opéra dans la nuit

 


Un ciel si voilé qu’il est nié, un air un peu plus que tiède et presqu’immobile, cents grammes conquis par carcasse de haute lutte, je suis allée jeter un sac d’ordures aux remparts 




et j’ai continué vers le Carrefour de la rue de la République

 


d’où je suis revenue avec un petit gratin dauphinois, un cookie à la vanille et des petits blinis pour lundi matin (ainsi qu’une boite de cigarillos achetés en face, dans des rues qui commençaient à s’animer grâce à des touristes qui regardaient avec un certain détachement ce qu’on leur désignait



Dans la nuit qui s'installait, je me suis changée (inaugurant mes petites chaussures noires) pour grimper au troisième balcon de l’opéra et me préparer à assister pendant trois heures vingt (environ) aux quatre actes d’« Aïda » de Verdi sous le direction de Debora Waldman, dans une mise en scène de Frédéric Roels et une chorégraphie de Martin Harriague (pour le ballet de l’opéra), interprété par l’Orchestre national Avignon-Provene  avec le choeur de l’Opéra du Grand Avignon renforcé par le choeur de l’opéra national de Montpellier-Occitanie, Claire de Monteil (Aïda), Eduardo Aladrén (Radamès), Marie Gautrot (Amneris), David Vartan (Amonasro), Nika Guliashvili (Ramfis), Jacques-Greg Belobo (Il Re), Aurélie Jariave (Prétresse) et Julien Desplantes (un messager)




Je reprends la présentation qui est faite du spectacle sur le site de l’Opéra

Un monde de pierre, de ciel et de sable. Une société militaire et religieuse qui écrase les corps et les désirs. Au cœur de cet univers immobile, quatre figures se débattent : une princesse toute-puissante mais prisonnière de son rang, une esclave amoureuse condamnée au silence, un héros divisé entre gloire et amour, et un père déchu prêt à tout pour survivre. Aida n’est pas un opéra du triomphe : c’est une tragédie de l’enfermement.

Derrière les apparats du pouvoir, Verdi compose une œuvre intime, tendue, où l’amour ne peut exister qu’en fuite ou en rêve. Aida ne désire qu’un ailleurs, une terre verte loin de l’aridité et de la guerre ; Radamès rêve d’un pouvoir qui le libérerait, mais il doit pour l’obtenir détruire le monde de celle qu’il aime. Tous aspirent à la liberté, aucun ne peut la conquérir.

Ici, pas d’Égypte monumentale ni de reconstitution spectaculaire. La mise en scène de Frédéric Roels traverse le temps et fait résonner l’œuvre avec notre présent. La pierre façonne l’espace, tour à tour refuge, mur ou tombe, tandis que le chœur forme une foule compacte, témoin indifférent des drames individuels. Aida parle d’amour sous pression, de pouvoir qui écrase, et de rêves impossibles dans un monde fermé. Une œuvre de plus de 150 ans, mais profondément actuelle, où l’espoir ne survit que dans l’idée d’un ailleurs.

En introduction après quelques mots du directeur le rideau noir devant lequel il parlait s’est ouvert révélant devant le rideau rouge une délégation du personnel de l’opéra (machinistes, quelques petites mains accessoiristes, costumiers, et plus obscurs encore personnel de l’administration) des figurants aussi, à l’initiative de la CFDT spectacle dont le représentant nous a indiqué que le personnel de l’opérateur était en grève pour une durée indéterminée à partir de ce soir (salaires, matériel à renouveler, départs non remplacés, etc…) mais que bien entendu nous avions droit au spectacle que nous attendions avec comme signe de cette grève une idée épatante : le rideau restant ouvert entre les différents actes ou modification du décor, leur travail s’effectuant devant nous dans une semi-pénombre ce dont j’ai profité pour prendre quelques photos.



J’aime Verdi mais c’était ma première Aïda et bien entendu c’était bonheur, même si je n’aimais pas vraiment quelques voix de chanteurs, mais il y avait les femmes, Verdi et l’importance des choeurs qui eux rit très très bons. Bien aimé aussi le décor à géométrie variable et la mise en scène et les ballets qui recouraient à la géométrie dans les déplacements.