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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

vendredi, octobre 16, 2026

Charroi et théâtre


 Un ciel couvert pour ce jeudi, une température légèrement ai dessus de la moyenne des années précédentes à Avignon et un poids de carcasse inchangé malgré mes efforts… Sur l’orange de la cour, parmi les salissures de la cour à l’heure du petit déjeuner une plume d’assez bonne taille dont j’ai capté l’image en pensant à une amie qui les collectionne


Ai enfoui mes cheveux dans la cloche en laine, ai mis dans la poche de ma longue veste en jean, ai hissé sur mon épaule le sac contenant les deux draps que venais d’enlever en refaisant mon lit (avec un effort compliqué par le drap housse gris très clair de popeline acheté l’autre jour qui cette fois est bien destiné à un lit une place mais avec un matelas nettement plus épais et plus long que le mien… je désespère, sourire), suis sortie vers dix heures vingt sous ce ciel morne



et m’en suis allée dans les rues peu animées vers la blanchisserie/teinturerie.



Avec les draps propres dans mon sac je suis revenue en revenant par la rue des Marchands et le magasin U où j’ai acheté deux paquets de crevettes (sans regarder les dates.. je vais devoir les manger assez vite) un petit cookie et un plat de rigatone, petits morceaux de poulet grillé et sauce tomate à réchauffer dans les prochains jours dans son écuelle… la place de l’horloge, la rue Saint Agricol avec un arrêt chez La Tropézienne pour un plat à réchauffer à midi de longues et larges tagliatelle et de trop gros bouts de blancs de poulet en sauce crème que j’ai eu toutes les peines du monde à absorber à midi… une lourde sieste, la vie tranquille. 




Me suis changée (une robe bleue et la veste) et suis partie à temps pour être un peu avant vingt heures au théâtre des Halles pour assister à « Ma pensée creuse » de Cécile Raulet-Descombey et Kristina Chaumont (interprété par elles et Loïc Renard)



Sous une image de la petite vidéo de présentation figurant sur le site, je reprends la présentation qui est faite de cette pièce

Ma pensée creuse explore cet acte si curieux que l’on appelle penser. Trois êtres se débattent avec la place dévorante que mémoire et pensée occupent chez eux, dans une existence travaillée par la fin et la trace. Et si un jour je n’arrivais plus à penser ? Comment faire confiance à mon cerveau et à ses chemins ? L’oubli n’est-il qu’un ennemi ? Comment ne pas être en lutte contre le temps ? Ces trois chercheurs clownesques, pas sérieux, passionnés et bancals embarquent les spectateurs dans l’aventure de leur quête de sens, leurs épiphanies et leurs fausses routes. La pièce célèbre la pensée qui naît du corps et de l’émotion, celle qui fait la part belle au déséquilibre pour défendre la poésie de l’altérité et du temps qui passe.



Il y a Barthes, Nietsche, Deleuze, il y a une chercheuse, une actrice, un acteur/danseur, il y a une plateau recouvert de bandes de papier blanc, des livres en pile, deux tables, une poubelle, des filins permettant de bouger , faire monter les objets, il y a une petite spirale comme la pensée qui doit avancer mais pas en ligne droite, il y a un panneau disant le pansement théâtral, il y a un peu de bouffon,, une catastrophe, un peu de fumigène, il y a « c’est pas mal du tout »… il y a ce qui n’est pas dit et qui planait dans mon crâne : qu’importe nous ne sommes pas sensés penser, comme les autres ou individuellement, il y a l’ia et la société n’en demande pas plus.

jeudi, octobre 15, 2026

Mercredi matin

 


Une presque tiédeur, un ciel nuageux avec belles trouées bleues ou ciel bleu à écharpes blanches selon les moments, deux cents grammes repérés par carcasse et un rendormissement idiot avec panique tout aussi sotte pour un moment.. . ai inventorié mon réfrigérateur, me suis énervée contre les pastilles de magnésium et de calcium qui ne voulaient pas fondre, ai coincé cheveux sous la cloche chinée, mis appareil photo dans la poche de ma longue veste en jean et suis sortie vers deux heures vingt 



pour m’en aller sur des jambes presque gaillardes vers le Carrefour de la rue de la République dans la ville encore paresseuse




Je suis rentrée avec dans le sac de toile accroché à mon épaule un petit gratin de pommes de terre assaisonnées de tomates, thym et ail, une barquette de morue à demi dessalée, une salade de concombre, un petit paquet de crevettes, deux portions de purée de pommes de terre et deux de purées de carottes, un petit cookie de  médiocre qualité et un tube de purée d’ail, auxquels j’ai ajouté en traversant l’avenue une boite de cigarillos, un kitkat et le Canard enchainé. Ai lu, ai déjeuné lentement sans grand abêtit, me suis endormie, ai émergé tardivement, tremblante et frigorifiée sans raison autre que l’émergément, ai renoncé à tout projet pour la fin d’après midi (il était seize heures), ai laissé ma paresse s’épanouir et carcasse ronronne douillettement… me suis décidée à ne pas en avoir honte en la noyant dans l’audition/contemplation de vidéos traitant de l’affolant spectacle des turpitudes des États du monde.

mercredi, octobre 14, 2026

Une petite exposition

 


Un ciel pur, un air presque chaud et calme, une nouvelle perte du poids… j’ai démarré ma journée en retard, ce qui ne m’a pas empêchée de subir des assauts de somnolence (décidément la mouche tsé-tsé)… laissant dans le vague l’emploi de mon après-midi je suis sortie un peu après dix heures, cheveux enfoncés dans une petite cloche faussement tricotée en laine  chinée que j’avais triomphalement retrouvé dans un des sacs au dessus de la penderie (toute contente)



et m’en suis allée vers la Pharmacie Grégoire en quête de granules homéopathiques pour soutenir mon appétence pour la vie et, pour lutter contre les manques de carcasse du magnesium et du calcium



et, après avoir tourné autour de l’Hôtel de ville   de la place de l’horloge sur laquelle l’entrée principale était exceptionnellement fermée jusqu’à la rue Racine, 



j’ai pu visiter, rapidement parce qu’elle est petite, l’exposition que la ville d’Avignon dans laquelle il a fini sa vie (et qui est bénéficiaire d’une importante donation de ses oeuvres par sa femme)  consacre en parallèle à la Mairie du IXe arrondissement à Yvon Taillandier pour son centenaire… Je le connaissais pour avoir rencontré plusieurs fois certaines de ses oeuvres, j’aime sa fantaisie, j’aime sa proximité avec l’Art Brut, j’aime bien cette phrase trouvée dans ma petite recherche de l’après-midi En parlant de ses tableaux, il voulait qu’ils disent aux spectateurs : « nous vous aimons et la vie que nous vous montrons mérite d’être vécue avec ingéniosité et allégresse » 



mardi, octobre 13, 2026

Lundi matin


Automne installé

soleil, des feuilles tombées

et un petit vent



Un tour en ville

un peu de nourriture

en un sac léger



Un après-midi en paresse, en sommeils, en lecture papier : économie, politique, sur twitter ou X si préférez : des plaisirs (sourires et/ou beautés diverses) sir le net entre autres je vous conseille « Children of the Dead End » un texte et une belle galerie de photos de Jacques Bon qui grâce lui soit rendu n’a pas l’ombre d’une tentation de renoncer à la beauté du noir et blanc (à la rigueur adopter la couleur franche, sans l’horreur de la colorisation avec ou sans ia | ce truc de mérite pas des majuscule |)

lundi, octobre 12, 2026

En ce dimanche

 


Me lavant cheveux

avec tant belle énergie

j’ai perdu toutes pensées

N’est resté qu’une image


Juste une image

chargée d’avec sourire

dire ce néant

dimanche, octobre 11, 2026

Le rite et Moyen-âge

 


et trop d’images (sorry)

L’impression ce matin, ou l’illusion, que l’automne reculait parce que nous avions regagné deux degrés et la surprise de constater que mon jour de lâcheté m’avait fait perdre trois cents grammes… un petit quart d’heure dans la cour pour récolter une grande partie des saletés apportées par le vent, une petite lessive, un tour agréable sur internet… j’ai mis le petit filet et un sac pliable dans mon sac, tenté de retenir mes cheveux avec une barrette qui rapidement s’est retrouvée dans ma poche pour laisser libre cours au petit vent et suis sortie à dix heures et de mini poussières pour trouver devant ma porte, l’une refixant le voile de l’autre, deux gentes bourgeoises d’il y a cinq ou six cents ans, les ai saluées, me suis étonnée car je pensais qu’elles ne viendraient défiler dans notre ville depuis l’un des camps dressés à La Barthelasse pour le Festival de la rose intitulé « le complot de la louve » en souvenir d’Isabelle de France (je fais toutes réserves)…



elles m’ont confirmé que pour annoncer les fêtes, jeux etc.. se déroulant dans les camps de la Barthelasse dimanche un défilé, allant de ma place à la place du Palais après un assez long trajet aurait lieu en début d’après-midi ce samedi… les ai remerciées et saluées, elles sont parties vers la porte pour regagner l’île, j’ai continué mon chemin toute contente de pouvoir en paix me laver les cheveux demain matin sans être pressée par le temps (une petite fête dont je ne sais rien s’installait devant la boutique de fringues jeunes) vers la rue Carnot et le marché du samedi, rencontrant en passant deux manants à belle trogne regagnant leur camp dont le plus âgé a gentiment posé pour mon appareil



L’avancée vers l’hiver, la succession de jours de pluie et de vent dissuade les commerçants et il ne restait ce matin qu’un peu moins de la moitié des étals d’août ou début septembre…



mais j’ai pu cueillir quelques photos de fleurs sans grande originalité chez la fleuriste de la place des Carmes



avant de revenir vers les halles, achetant au passage un cookie à la pistache et un cookie aux éclats de caramel à mon amie, l’une des rescapées devant le Conservatoire, qui les a déposés soigneusement dans le petit filet



et de traverser les halles après quelques autres photos de fleurs prises sous le mur végétal, 



ressortant à l’arrière avec dans le sac de toile accroché à mon épaule du poulet sauté aux champignons chinois et une barquette de nouilles sautées, un gratin de courge au parmesan, une barquette de risotto aux cèpes et une de lasagne végétales pour assurer les repas du week-end… ai regagné l’antre, lu sur internet, déjeuné en lisant le Monde Diplo, enregistré les photos et je me préparais à une petite sieste avant d’aller assister à l’arrivée du cortège place du Palais en digne accro aux photos (vers quinze heures quarante cinq) quand j’ai entendu des cris et musiques… ai empoigné canne, mis dans la poche de ma veste,  avant de l’enfiler en descendant l’escalier, mon appareil photo et mes clés



et pris trop de photos même si j’ai laissé passer les louves les plus échevelées nues sous fourrures, des groupes trop semblables au précédent et du coup je négligeais les deux…  mais pour ces raisons ou sans raison ou parce que je reculais mes pieds et effaçais carcasse sur le petit bout de trottoir pour ne pas gêner le passage de mes contemporains, il en reste encore trop et leur intérêt est sujet à caution sauf la petite joie que cela m’a donné (ce qui leur enlève, du moins à mes yeux, tout côté idiot)