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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mercredi, février 25, 2026

Utopia par curiosité



Se réveiller, internet en petit déjeunant, douche, 



sortir dans un bleu assez fortement venté pour réparer chez le petit Carrefour de la place l’oubli dans mes achats de le lundi



Et en début de soirée m’en aller dans la tiédeur et le vent endormi vers Utopia-Manutention assister à l’hommage à Marcel Lozinski, cinéaste-documentariste polonais en présence de sa femme Anne Duruflé, attachée culturelle à l’ambassade de France en Pologne de 1982 à 1986.



Du site d’Utopia (d’où vient la photo) je recopie quasiment tout, soit, pour sa vie et sa carrière

Marcel Lozinski est né à Paris (le 17 mai 1940 selon Wikipedia qui ajoute qu’il est mort en Pologne le 20 août 2025). Il ne découvrira la Pologne qu’à l’âge de 7 ans… lorsque sa mère décide d’y revenir après un long exil en France. Avant de s’inscrire à l’Ecole de cinéma de Lodz en 1967… il a travaillé  pendant plusieurs années comme ingénieur du son au Studio des films documentaires de Varsovie. Il a obtenu son diplôme en 1976 avec le film Collision fatale. Dans les années 1970 à 1980 il a travaillé pour la télévision polonaise puis avec le groupe de production X dirigé par Andrzej Wajda… Les films réalisés à cette époque ont été très souvent censurés… Associé au courant de l’ « inquiétude morale » dans les années 1970, compagnon de route de Solidarnosc dans les années 1980 il a toujours été un témoin engagé et lucide de son temps. Dans des films comme le Baccalauréat de 1978 ou Essai de microphone  de 1980 (programmé ce soir) il s’est employé à démonter les mécanismes de l’endoctrinement et de la propagande politique.

Il est sans doute le documentariste polonais le plus éminent et il est l’un des rares à être resté exclusivement fidèle à ce genre… 

Je prends la liste des films sélectionnés par Anne Duruflé pour cette séance en la complétant par une rapide description 

Deux films du temps du rideau de fer

« Le Roi » 7 mn (1974) revenant d’un tournage, arrêté dans un bar et avec le bout de pellicule qui lui restait et des passages de la longue bande son enregistré il a monté ce court métrage pour garder trace du patron qui l’avait frappé,  personnage étrange racontant avec une tranquillité teintée de cynisme sa vie, l’époque où il avait un atelier de tailleur et les bons souvenirs qu’il a de l’occupation parce que les soldats et officiers allemands étaient de bons clients et que son atelier a prospéré, qu’après la libération il a continué à faire des uniformes pour les alliés mais se limitait aux officiers supérieurs, qu’il a désormais fermé son atelier mas qu’il est occupé entre code bar et les conférences qu’il donne pour expliquer combien il est important que les jeunes prennent la discipline et le patriotisme. Aussi comique qu’attirant

« Essai de microphone » 18 mn (1980) L’animateur de la radio de l’usine de cosmétiques Polena Uroda interroge les ouvriers sur leur rôle et leur place dans l’entreprise. La prise de conscience de ce que couvre « la co-gestion » par les employés… (qui fait que, voyant le film, la direction a renvoyée l’animateur)… beauté des mouvements, des gestes des femmes travaillant à la chaine et un admirable montage (qualité de tout ces films d’ailleurs)

Deux films post-soviétiques

« A 89 mm de l’Europe » 11 mn 1993 Le train Varsovie-Moscou s’arrête à la gare de Brest-Litovsk, le temps de changer les essieux sous les wagons pour qu’il puisse poursuivre sa route sur des rails qui changent d’écart à la frontière. Les voyageurs et les ouvriers s’observent comme si une frontière infranchissable les séparaient. Beauté une fois encore de la photo brutale, des visages des ouvriers et le lien fait entre les deux mondes (ouvriers et passagers) par un enfant (Thomas, le fils du cinéaste) qui descend du train pour observer

« Tout pour arriver » 39 mn 1995 Un garçon de 6 ans se balade en trottinette dans le plus beau parc de Varsovie. Il aboie au fil de sa promenade des personnes âgées avec lesquelles il entame la conversation. Le seul film en couleur, un film musical, par la musique choisie et par les gestes, la lumière, une merveille, des moments de gravité qui deviennent moments de grâce, des conversations sérieuses qui dérivent vers l’absurde, un peu d’onirisme pour en définitive mieux dire l’essentiel, adoucir et ne pas gommer. (l’enfant est bien entendu Thomas et il y a aussi la tendresse du père filmant le fils)



En rentrant, en trébuchant, en ayant un peu mal, j’étais toujours dans la petite joie de ce film lumineux.

mardi, février 24, 2026

Cheveux, Collège de France et broutilles

En peu de mots - matin tournicoter pour m’organiser (en sautant d’une idée à l’autre) et finalement me laver les cheveux comme prévu


cuisiner, déjeuner, siester, un peu d’internet et départ avant cinq heures vers Monoprix pour acheter des serviettes en papier (j’aime avoir provision et en consomme beaucoup), un chandail sans manche et avec col roulé pour les frissons devant l’ordinateur, plus une autre course que malheureusement j’ai oubliée


et retour vers l’ordinateur… internet un peu, nouvelles à connaître sans trop réfléchir pendant que je vaque et m’installer enfin devant les leçons sur « les lieux de pouvoir » données par Patrick Boucheron au Collège de France, un peu moins longtemps que je l’avais décidé pour ne pas laisser mon attention faiblir quitte à revenir en arrière si des pensées ont eu l’insolence de s’entremettre.

lundi, février 23, 2026

Dimanche, rues et cinéma


Matin vaquer doucement, vérifier en ouvrant les volets verts que le ciel est bleu et s’interroger sur le vent



Puisque mes cheveux ont été coupés et lavés mardi et que l’intervalle est trop court pour qu’il soit besoin de les re-laver, en profiter pour sortir pour quelques achats au Carrefour City de la rue de a République (poisson puisque j’ai oublié d’en refaire provision aux halles samedi - je n’ai trouvé ce matin qu’un peu de morue dessalée, ce sera à refaire).




eet regagner l’antre avec la morue mais aussi des plats à réchauffer et une bouteille de mon bourbon préféré... un bon poids



Vivre doux avant de m’en aller à environ 17 heures 15 sous un ciel pudiquement voilé



vers Utopia Manutention pour voir « le mystérieux regard du flamant rose » de Diego Cèspedes (grand prix d’Un certain regard à Cannes en 2025, je pense que ce n’est pas un clin d’oeil - sourire)



Photo figurant sur le site d’Utopia comme cette présentation (fragment) La vieille Mamá Boa règne sur une faune bigarrée, joyeuse, bordélique. Rebaptisés par elle de jolis noms d’animaux exotiques, les extraordinaires pensionnaires de la Cantina, beaux et troublants le jour, encore plus belles et pailletées la nuit, chantent, dansent, répondent occasionnellement de leur mieux aux rêves d’amour des mâles esseulés des alentours. Parmi elles, le fascinant, la sublime Flamant rose étincelle de mille feux. Le public d’ailleurs ne s’y trompe pas qui, d’année en année, de soir en soir, lui décerne à l’unanimité, parmi toutes, le titre de « Miss Alcazar ». Mais nous sommes au début des années 1980 et une maladie nouvelle, terrible, mortelle, commence à se propager dans la petite communauté. Une maladie d’amour-à-mort comme chantait Barbara, qui se transmet d’homme à homme, au premier regard amoureux. Au grand désarroi de Lidia, la fille chérie de Flamant rose qui, impuissante, le voit peu à peu se flétrir.



Je suis revenue, avec un détour pour acheter une cloche pour le micro-ondes, toute joyeuse après ce mélange de bagarres, d’injures, de haine, de morts qui ne sont pas morts ou c’est comme si, de paillettes, de maquillages outranciers et de perruques, d’insolence de la marge, de larmes mais aussi de rires et surtout d’amour.

dimanche, février 22, 2026

Images pour marché et concert

 


Départ dans petit vent à foucades et belle lumière  avec haut sac en papier et petit sac pliable (pourquoi faire simple..)



vers le marché de la rue Carnot



la place des Carmes, les fleurs à photographier et deux bouquets de tulipes à acheter parce qu’en avait plutôt envie et comme un loyer pour toutes les images prises, et les installer dans le haut sac ce qui rend toute la suite très mal-commode.



Revenir vers les halles avec des patates et un pot de miel de bruyère dans petit sac jaune, rencontrant en chemin quatre amies de Rosmerta, regroupement par hasard… Prendre en cachant mes bouquets deux photos chez la fleuriste.



Pénétrer dans les halles, quelques courses



et un retour avec images cueillies chez la fleuriste de la rue Bonnetterie



déballer, ranger, faire deux bouquets avec tulipes, un grand, un petit avec quatre tulipes qui e rentraient pas dans le vase, coupées très court…cuisine, déjeuner, sieste, divers…



Je suis partie un peu avant huit heures moins le quart vers l’opéra, le troisième balcon, une place bien meilleure que la dernière fois



pour assister à « la chambre d’échos », un spectacle du Concert de la Loge, dirigé par Julien Chauvin avec Julie Roset soprano et Ad!le Charvet mezzo-soprano (préférence moins marquée que d’habitude pour cette dernière à la voix veloutée et enveloppante mais parce que le soprano de Julie Roset n’était que douceur sans les notes hautes lancées avec force que je ne supporte pas)

Sur le programme de salle (petite feuille recto verso) ces phrases d’Eddy Garaudel, concepteur et metteur en scène du sectable : 

La nature évoquée dans les livrets d’opéra du XVIIIe siècle s’apparente le plus souvent à une chambre d’échos où l’intime et le cosmos se répondent. Elle favorise le retour à soi pour retrouver une vérité enfouie.

A travers le parcours de deux figures féminines, c’est cette sincérité des corps que j’aimerais mettre en scène (en fait c’est surtout la liberté du non-sens ou de l’allusion très évasive mais ce n’est pas grave).  Ce combat contre soi-même est aussi un combat contre les artifices et les protections illusoires que nous engageons autour de nous.

Il nous faut affronter la douleur pour pouvoir faire communauté.

Ceci à travers un programme composé de

Jean Philippe Rammeau - de la suite de Dardanus : ritournelle vif et entrée d’Isménot

Georg Friedrich Händel - de Partenope : Quai farfalletta

Antonio Vivaldi - d’Andromeda : Sovvento il sole

Georg Friedrich Händel - de Theodora : Theater Let Our Hearts Aspirel

Francesco Geminian - de la Foresta incantata partie I : Andante et de la Foreste incantata partie II : Andante affestuosa

Nicola Porpora - de l’Aggripina : Mormorando anch’il ruscello

Georg Friedrich Händel - d’Orlando : Verdi piante, erbette liete

Antonio Vivaldi : d’Ercole sur Termodante, Hercule sur le Thermodon : Zeffiretti che sussurate

Georg Friedrich Händel - de Giulio Cesare in Egitto : ouverture

Georg Friedrich Händel - de Theodora : As with Rosy Steps the Mom

Georg Friedrich Händel - de l’Ocasional Oratorio : After long storms and tempests overblown




Saluts enjoués et applaudissements complices de la salle (peu remplie…la crainte des Avignonnais dès que le programme peut avoir une proximité avec de la musique de chambre… et une Brigetoun marchant résolument et joyeusement contre un reste de mistral.