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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

samedi, juin 27, 2026

Vendredi matin dans les rues

 


Fermement décidée à me sentir bien et forte et tout et tout ai enfoncé mon chapeau, pris ma canne et un sac contenant papiers et emballages que je suis allée jeter près des remparts



avant de reprendre la rue Joseph Vernet et de la suivre pour aller à Monoprix 



mais arrivée en haut de la rue de la République j’ai fait un détour via le tout début de l’avenue Jean Jaurès pour aller attendre longuement (en compagne notamment d’une femme de 89 ans qui m’a soufflée par son dynamisme et avec laquelle j’ai fait assaut de plaisanteries pour tuer le temps) de me faire photographier, de conformer mon adresse mail, de payer l’abonnement pour avoir ma carte du off (que je viens d’enregistrer sur une clé pour aller la faire tirer sur papier un jour prochain)… j’ai repris le chemin vers Monoprix pour acheter collants, serviettes, élastiques pour cheveux, mouchoirs et pour rencontrer (mais ce n'était pas prévu) le frère d’un ami internet venu depuis Uzès faire un tour dans notre bonne ville… il m’a donné un exemplaire de ses dessins comme ceux qu’il m’envoie régulièrement en MMS… 




Courses faites (j’ai failli rouler les mouchoirs) j’ai repris le chemin du retour en cherchant l’ombre via la rue Pourquery de Boisserin où on commence à installer le village du off, la rue Bouquerie, le plan de Lunel, la rue Viala, la rue Saint Agricol pour le cookie de La Tropézienne etc…



Et le reste du jour fut : lavage d’une robe, repassage d’une autre et traintrain habituel (en attendant mes deux sorties de demain)

vendredi, juin 26, 2026

Matin charrois

 


Inquiète, à tort finalement, quant à mes forces m’en suis allée vers dix heures jeter un sac poubelle aux remparts



puis j'ai continué, le sac contenant mes draps sales accroché à mon épaule, croisant quelques groupes de touristes, souriant de travers (je n’ai pas encore pris ma carte du festival off pour voir autre chose que les spectacles du théâtre des Halles auxquels j’ai accès en tant qu’abonnée au prix d’un tarif encore plus faible et que, de toutes façons, je serais allée voir) aux premières affiches du off qui pointent leur nez, saluant l'ouverture de la nouvelle boutique de la fleuriste qui va malheureusement rendre ardue la capture de photos sans entrer dans le magasin, vers le blanchisseur/teinturier.



J’ai constaté avec soulagement que je pouvais ajouter aux draps propres, pliées délicatement dans le sac | en fait je ne suis pas persuadée qu’elles soient beaucoup mieux repassées que par moi | les deux robes que leur avais confiées, et m’en suis revenue en achetant au passage chez l’italien un plat de gnocchis en sauce (assez moyennement bon mais nourrissant). La fatigue m’est tombée dessus avec autorité en franchissant la porte de l’antre et je me suis lentement occupée à la dissiper (sourire… ai peut-être pris ce prétexte pour paresser)

mercredi, juin 24, 2026

Dans la chaleur qui s'éveille


Matin, lessive, douche, changement des draps… les mettre en attente dans le sac « charroi » jusqu’à jeudi ou vendredi… préparer mon sac pour affronter la chaleur qui à dix heures dix vient d’atteindre les 30°… et le faire de façon absurde parce que manier en même temps brumisateur, sac, appareil photo et éventail me demanderait des bras presque aussi nombreux que ceux d’une déesse asiatique...



sortir et m’en aller sous le ciel toujours d’un bleu terni comme couvert de cendre vers ma banque pour refaire provision de liquide en me bagarrant pour lire le cadran brouillé par le soleil qui le frappe (il serait bon de le nettoyer de temps à autre) puis le Carrefour de la rue de la République d’où suis sortie avec une charge assez importante pour soutenir pendant quelques jours les efforts prise de poids (mais dans la limite de ma force)… traverser l’avenue, acheter un gris cookie aux pépites de chocolat et, à côté, le Canard et des cigarillos



Reprendre le chemin de l’antre (en m’asseyant un moment sur un socle de lampadaire pour m’asperger et me reposer… Passionnant ? En tout cas suffisant comme effort pour moi (il faut vraiment que je m’endurcisse un chouya, un gros chouya)



PS

Vers dix huit heures en finir vite avec le thé et le cookie et aller voir sur le site de Christine Jeanney voir ce que, comme presque tous les jours, elle a noté sur son bloc note, admirer la couverture du texte que l’on peut télécharger ce que je vous conseille en vous proposant ce passage


« chaque oisillon est extrêmement précieux 


à l’ouest, ce sont des gens sauvages et sans religion, c’est à peine s’ils savent s’exprimer

les réduire en esclavage pose moins de problèmes

on est libre ou captif selon son nom et sa lignée

mes parents ont été maltraités par ceux qui ont le teint clair


Les scènes, gravées ressemblent à des scènes de chasse »

Chaleur et gourmandise

 


Tenter une petite robe orange à fleurs crème en fil léger doublée de crème, que j’aime bien et qui est créatrice de vent coulis (mais à l’épreuve marchant avec le sac lourd tirant le corps et l’étoffe la sous robe crème dépasse… tant pis) 



et m’en aller un peu plus vaillante que la veille même si j’ai encore maigri guidée par mon envie gourmande vers les Délices du Lubéron 



et repartir avec dans un petit sac en papier un pot de confiture de fraises de Carpentras, un pot de confiture de melon de Cavaillon à l’orange, un pot de confiture de pastèque au citron et un mini bidon d’huile fruité du Moulin de la Vallongue (les Beaux) pour tenir compagnie à sa version corsée qui m’est huile de gala à mon échelle en ce moment (dans ma main une petite barre de pâte de fruit à l’abricot comme provision de route) passant par le tabac de la place de l’horloge où la cabane de sacs etc… frappés du logo du festival est installée (mais vide encore) et continuant par la rue Molière, la rue Racine, la rue Saint Etienne et l’italien où j’ai acheté des raviolis à la sauce tomate aux courgettes et au fromage de chèvres (que j’ai absorbée lentement dans mon application à prendre du poids)



Journée s’écoulant dans l’antre naturellement presque climatisé et absorbant des litres et des litres d’ea, de café, de tisane et en refoulant toute inquiétude (en censurant toute allusion à la canicule et aux vieillards parce que ça n’aide pas) qui vivra verra...