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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mercredi, juin 12, 2024

En rester à cela

 


L’air d’un bleu ardent

Son toucher doux encore

Les pas un peu flous

des jambes fantaisistes

Un sourire résolu




retrouvé carte et liquide, échangé sourires et plaisanteries, pharmacie…




Un peu d’errance

Un peu de « on dirait que

sans application

sans projet et sans guide

je suis une touriste ».




À part cela, repassage et tutti quanti… écouté Georges Didi-Huberman (le dernier du cycle sur les gestes critiques … et l’imagination… comme un viatique pour ce que vivons https://www.youtube.com/live/_ogN9xVT5zE?si=eMB_A6vlWGnMZ2UA)… pour le reste… connaître mon impuissance, faire au mieux que le puis.

mardi, juin 11, 2024

Du jeudi 7 juin et de la suite

 


Image d’un de ces problèmes posés au passant ignorant qui veut bien les remarquer et qui bien entendu ne sera pas décrypté.

M’applique à croire que suis en meilleure forme physique au moins, même si c’est fragile et si mes difficultés à lire sur écran entraînent au bout d’un moment des crispations qui me font replonger… pas grave mais en tenir compte (et vais réduire mes vagues projets pour juillet… il y aura déjà bien assez à assumer ou tenter de)

L’avant dernière ligne lue cette nuit dans les « Dialogues intérieurs à la périphérie » de Peter Handke (traduction de Laurent Margantin chez Verdier) qui m’a été sourire avant de passer des résultats du vote au sommeil « Que l’homme soit noble, désemparé et bon » (j’adhère)

Puisque les images sont là, les reprends avec juste un résumé de cette dernière journée officiellement active (parce que le repos ne fut pas entièrement oisif)




Marche dans le matin ensoleillé et chaud pour charrier draps et dernier petit blouson ouaté, avec retour errant pendant que vaguaient mes yeux (séduite par un livre que n’avais pas temps de lire et, pour m’aider à réprimer mon désarroi après l’expérience carte coincée/pas de liquidité à la banque, le sourire d’un dessin qui résiste depuis deux jours aux passage des voitures) 




Départ dans l’après-midi sous ciel tristounet, en encourageant fatigue qui s’accumulait par les sourires de vitrines rue Bonneterie et retour satisfaite des un peu plus de deux heures dans la « salle de classe » de Rosmerta avec l’épuisement grimpant lentement  à l’assaut.



Et puis ce furent ces jours où j’ai tenté de remettre carcasse et moral en état, une difficulté à lire, quelques leçons du cycle « Poétiques de l’amour" données par Patrick Boucheron au Collège de France sur YouTube, du repassage plus ou moins bien fait |  mais il y a encore du tri à faire dans les housses |, et une seule vraie marche samedi au bord du fleuve avec  quatre ou cinq fleurs et herbes ramenées et non perdues en route… une très mauvaise journée, nuque épaules et jambes, dimanche avec en début de soirée et jusqu’à dix heures des grondements et autant d’eau déversée avec violence sur ma cour que de bulletins RN (je pense toujours FN) dans les urnes, 




ce qui curieusement m’a poussée à rouvrir Paumée pour ce matin, d’où les trois photos prises dans ma courte sortie de l’après-midi (avec pas si accessoirement que cela la possibilité de récupérer carte et argent liquide dans l’après-mlidi avant que je ne m’engage à partir de jeudi dans un programme un peu plus chargé.

vendredi, juin 07, 2024

Annonce

 



Une des images prises cet après-midi pour annoncer


Une bonne nouvelle : le garçon pour lequel avait été organisée une lutte est pris en charge par l’Ase demain matin…


Une satisfaction  mitigée : après une matinée avec ennui j’ai pu faire l’aller et retour avenue de la Trillade cet après-midi et pas tout à fait deux heures d’explication/compréhension de texte et rédaction d’une quinzaine de lignes sans que je sorte trop de mon rôle de guide…


Mais


Il n’y a pas un cm3 de ma petite personne qui ne soit douleur

Je doute de plus en plus de l’opportunité de continuer Paumée

Rencontré un couple de mes contemporains anciens de Rosmerta, lui ayant lâché la barre, elle veillant… pensé à des aimés

Et je me retrouve jusqu’à demain soir au mieux, jusqu’à mardi ou mercredi probablement, avec une carte bleue coincée dans le distributeur de ma banque et l’impossibilité, comme les agences de la SG n’ont plus de caisse, d’obtenir un centime de plus que les dix-sept euros en ma possession (le compte en banque lui est confortablement garni) - ai l’indispensable pour deux jours, pourrai me faire livrer par une supérette ensuite… mais j’ai aussi des nerfs en capilotade

Alors jusqu’à ce que carcasse et moral retrouvent quiétude, je me déconnecte. 


jeudi, juin 06, 2024

Trajets de mercredi et encore un poème

 



Sous beau soleil bleu

et dans l’air bénévolent

cheminer tout doux..

dicter une ordonnance

échanger avec docteur




Sur le chemin de retour croiser deux jeunes lui toujours à Rosmerta, elle maintenant à Cavaillon mais élève près de l’antre, parlé campement, mon passage projeté ce soir, le petit déjeuner que devais apporter, pas trop froid demain matin… avons plaisanté, ne m’ont rien dit.

Savaient-ils ou non ce que j’ai appris en lisant un mail en début d’après-midi : campement levé à la demande de la police un peu avant minuit mais après passage des journalistes … ? pour demain on verra ;  leur combat ne cesse pas.





M’en suis tout de même allée, comme l’avais prévu, vers la porte Sainte Marthe pour participer à une manifestation demandant un cessez-le-feu permanent à Gaza, organisée par Attac PC PS FI écologistes Ligue des droits de l’homme etc… constatant que nous abordons ce moment où je ne recherche pas le bonheur de marcher au soleil mais commence à lorgner le trottoir à l’ombre…



Ai vu arriver peu à peu ce qui ressemblait presqu’à une affluence… mais quand au bout d’une petite demi-heure ils se sont ébranlés vers le chemin que venais de suivre, suis partie en sens inverse le long des remparts pour plusieurs raisons dont la principale était mon besoin de marcher seule et pensive (honte à moi, l’ai juste payé par une longueur de trajet un peu plus longue mais accomplie à mon pas… la marche « manif » est crevante, le risque d’entendre des amorces de dérapage pas totalement nul)… alors bien fatiguée la petite vieille.



Continuant avec le rite du poème du jour, ai ouvert le  petit livre de Philippe Maurel « La mélancolie des données » publié par publie.net  et recopié le dernier poème de la première partie « Récupération des données » :


« C’était The Wall Street Journal

Europe

May 28 2010

Les agences de notation

Ont évalué les risques

« Quantas lágrimas de Portugal ? »

Le sang de l’économie a coagulé

Reflue « le blanc ourlet »

Aucun cap ne portera mon nom

Seul l’océan peut plonger dans l’oubli

L’ivresse de l’infini

Le lecteur égaré

Sans coloration syntaxique

Pour lui indiquer le chemin

— A vida é breve

Le roman intempestif

Prend fin

Reverb »




mercredi, juin 05, 2024

Un jour bleu et un poème

 


Une belle journée, un air bleu et doux, un matin où ne m’aimais pas, où me sentais laide petite chose point à la hauteur, où j’ai promené mon blues intérieur qui me cachait la beauté que je savais là, qui m’a fait prendre photos sans but autre que ponctuer mes arrêts/réflexion ou tentative de réflexion, 




sauf en passant par la rue Viala où j’ai accompagné mon impatience habituelle que le cirque olympique passe par Avignon et qu’enfin cet affreux écriteau lumineux disparaisse, de l’incertitude où nous étions encore quant à la forme de manifestation que Rosmerta opposerait à ceux qui veulent le transformer en asile gratuit pour les mineurs reconnus comme tels par le Tribunal d’Avignon et en appel par celui de Nîmes mais que le département ne veut prendre en charge (rendant ainsi impossible de mettre à l’abri  les nouveaux arrivants que l’Ase renvoie à la rue jusqu’à ce que la vérification de minorité se fasse on ne sait trop comment).




Jour où, enregistrant en rentrant les cinq photos ramenées je me suis interrogée sur le sens que l’on pourrait trouver à cet amour des lanternes sans trouver de réponse satisfaisante… pas plus que ne trouvais la moindre idée pour traiter la seconde proposition de la boucle 3 de l’atelier de François Bon ni la moindre velléité de me confronter aux mots.


Finalement un campement (sans moi, ils sont déjà dix et j’ai réalisé que ne pouvais pas, surtout aussi loin) est organisé depuis ce soir devant le local de l’Ase et non à côté de l’antre devant le Conseil Général) j’y passerai certainement tôt jeudi matin, au reste on verra selon forces et le nombre de volontaires.


Puisque printemps il y a et puisqu’envie avais de continuer à parer Paumée d’un poème, je choisis les deux premières strophes d’une chanson de Marcabru (avant que cela devienne nettement moins charmant et convenable, Marcabru est ainsi) dans la traduction de J.M.L. Dejeanne


Au  souffle du doux zéphyr 

que Dieu nous envoie je ne sais d'où, 

j'ai le cœur rassasié de joie 

devant la douce fraîcheur, 

quand les prés sont vermeils et jaunes



J'aime quand les monts sont ombreux

et que les oiseaux sous la verdure 

mêlent leurs cris à leurs chants, 

et quand chacun, avec la voix qu'il a, 

réjouit son pareil en son nid