commentaires

désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mercredi, septembre 02, 2026

Le virage du 1er septembre


Matin un peu frais juste en dessous très provisoirement de 20 degrés, température qui grimpe pendant que je prends mon petit déjeuner en m’interrompant de temps en temps pour échanger des saluts ou lire des textes plus long sur internet (et je vous recommande notamment de regarder/lire/savourer le mois d’août de Françoise Renaud) - douche, enfiler robe, enfoncer chapeau sur cheveux, prendre mon sac en bandoulière contenant appareil photo, chèque de loyer, liste de billets de spectacles… et sortir en commençant par jeter des papiers et emballages aux remparts, 



revenir vers le cabinet de gérance où je ne vois personne, poser l’enveloppe contenant chèque sur laquelle je mentionne « loyer » sur le bureau,




et grimper vers l’opéra sous un ciel qui maintenant a adopté un bleu violent et sombre, un violet sombre. Nous étions peu nombreux juste assez pour que mon attente soit de plus d’une demi-heure et comme j’étais fatiguée je me disais méchamment derrière mon sourire et mes refus d’une chaise que c’était du fait de leur impréparation… le fait que ce fut plus rapide pour mes quatorze billets (un de moins que sur ma liste, le spectacle ayant lieu ce que je n’avais pas constaté à Védenne et je ne voulais pas m’infliger la navette) même s’il va me falloir le jour de la représentation tenter de négocier un changement de place si je veux éviter le milieu d’un rang et si parfois j’ai une vue un peu insuffisante de la scène, les meilleures places ayant été vendues avant juillet…



Retour dans l’antre en passant acheter un cookie à La Tropézienne pour un jour tranquille, avec peu d’activité si ce n’est le report sur un carnet des dates et heures des billets



et  l’arrosage un peu trop tardif de mes trois plantes (avais oublié hier) ainsi qu’une bagarre infructueuse avec le sol de la cour. 

mardi, septembre 01, 2026

Courses et préparation septembre

Dans la lumière où nageaient quelques nuages gentils, dans un air qui un peu après dix heures se réchauffait lentement, chapeau coinçant mes cheveux, canne en main, suis sortie 



et j’ai pris par les rues qui sommeillaient un peu, lundi oblige, le chemin du Carrefour de la rue de la République d’où je suis ressortie avec des yaourts (qui malheureusement n’étaient toujours pas maigres comme je les aime… tant pis) et des purées de pommes de terre et de courgettes. 



J’ai repris le chemin de l’antre en passant par le bureau de tabac de la place de l’horloge pour des cigarillos… Un déjeuner, une sieste et un après midi pendant lequel, après avoir préparé le chèque de loyer à déposer demain matin au cabinet de gérance, j’ai longuement établi une liste des billets à acheter de même mardi matin à l’Opéra en tentant de ne pas me tromper, compte tenu des jours de la semaine, des spectacles proposés par le théâtre des Halles, de la vie familiale (le plus difficile), des samedis petit fils, de ce que recouvrait certains titres et de la nécessité d’une certaine modération au point de vue financier. 


Ce qui donne du moins pour l’Opéra (j’admire ma retenue) : Aïda, Requiem, tableaux d’une exposition, Rammstein on the Beach, nuit parisienne à La Havane, signé  Offenbach, de Vienne à Buenos Aires, la muse en goguette, Magadalena, Peace méditation, Ravel en miroirs, l’enfant et la nuit, le bal marionnettique, l’enlèvement au sérail, les 4 saisons, Rigolent, Missa Brevis.

lundi, août 31, 2026

dimanche, août 30, 2026

Le rite et retrouvailles

Matin en bleu dans lequel la chaleur monte lentement (dans la moyenne des années précédentes…), une petite forme )physique brigetounienne corrigée par une humeur légère. Enfoncer chapeau sur cheveux qui auraient bien besoin du shampoing programmé pour dimanche, mettre appareil photo dans la poche de ma veste de coton bleu, poser dans mon sac en bandoulière un sac pliable et le petit filet, empoigner canne, vérifier deux fois que je n’ai pas oublié de fermer ma porte, sortir 



et m’en aller, dans les rues qui un peu après dix heures s’éveillent avec une langueur tranquille, vers la rue Carnot



et son marché du samedi où le nombre des étals et celui des touristes sont en notable diminution



jusqu’à la place des Carmes où la fleuriste est à nouveau là (mais trop occupée pour s’intéresser à moi et à mon envie d’acheter un bouquet de dahlias ce qui était aussi bien) 



Revenir sur mes pas vers les halles, achetant au passage mes deux cookies préférés pour ce samedi et dimanche, prendre trois photographies des fleurs proposées à l’abri du mur planté 



et dans les halles où tous les comptoirs étaient ouverts en rester à deux gratins de courgettes, un risotto aux cèpes et des galettes de pommes de terre, poser l’ensemble dans le sac pliable, enfoncer dessus le filet avec les cookies, hisser cette petite charge sur mon épaule,



sortir des halles par la rue Bonnetterie et reprendre le chemin de l’antre en résistant à l’envie d’acheter une azalée chez la fleuriste de la place du Change.

Une journée prise avec douceur, un thé un peu un peu plus tôt que de coutume et, après avoir enfilé une robe et tenté de discipliner mes cheveux, 



repartir vers dix huit heures trente vers la place Saint Jean le Vieux et le petit fils qui vient de rentrer de ses vacances en Guinée, , en marchant lentement mais en arrivant, bien entendu un peu en avance… Un long piapia, l’évocation ultra rapide de la capitale, plus longue du village, de tous ceux qui lui ont fait fête, de certains qui le croyaient mort, et non plus de la fiancée sélectionnée par l’oncle mais d’une jeune fille présentée par des amis, de sorties et peu à peu d’un début d’entente grandissant, d’un accord plus ou moins timide et du projet d’entreprendre les longues démarches pour la faire venir… et dans l’immédiat de la rentrée. 



Mais la petite vieille debout en plaisantant pendant un peu plus d’une heure parce que le jeune gars n’avait pas envie de s’asseoir devant une table de café a bien cru que ses jambes n’accepteraient pas de la porter jusqu’à l’antre.