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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

jeudi, février 05, 2026

Mercredi

 


Cafouillage matin (me trompais dans les heures me pensant nettement moins en retard que le pensais) je me suis confirmée que je n’avais pas le temps de préparer le charroi vers le blanchisseur/teinturier et j’ai renoncé à changer ce matin mes draps et m’en suis allée sous un ciel indifférent à la ville 




vers le Carrefour de la rue de la République avant de revenir sur mes pas pour passer à la Fnac prendre livraison des livres de Gracia Bejjani et Daniel Bourrion, achetant au passage le Canard Enchainé avant de continuer jusqu’à l’antre en circulant entre les barrières qui entravent un peu partout la circulation des piétons, pour l’aménagement de la ville.




Parvenue à mon immeuble, ai hissé, déballé et rangé mon chargement (me battant en rageant contre la boite de Colissimo contenant les livres.. mais heureuse devant son contenu) - dénuer, petite sieste et un retour sur internet (m’emmêlant les doigts ce qui a éveillé les soupçons de Facebook qui a bloqué à nouveau mon compte, ai bricolé l’épreuve imposée, espérant que le piètre résultat l’inciterait à me rendre possible l’accès ce qui selon l’avis affiché devrait prendre une dizaine d’heures)



En attendant m’en suis allée avançant dans un léger crachin, après une petite tasse de thé, vers 17 heures 45 vers l’Utopia Manutention pour voir « le chant des forêts » de Vincent Munier (le réalisateur de « La Panthère des neiges ») un des films que je veux voir (désir spécialement fort en l’occurence)  ... ci-dessous une photo du film provenant du site du cinéma comme le petit texte, montage de passages de la présentation et critique)



Il était une fois un enfant (Simon, le fils de Vincent), son père et son grand-père, réunis au cœur d’une cabane perdue au fond des bois. Alors que la nuit tombe, les deux hommes chuchotent à l’oreille du garçon des histoires de rencontres furtives avec des animaux fantômes, apparus tels des mirages. Commençons par celle avec le Grand Tétras, gallinacé des aubes brumeuses, relique de l’âge de glace, qui fuit dès qu’on le dérange… Bien plus qu’un oiseau, il est l’animal totem qui a façonné la vie de Michel, puis de Vincent. Pour surprendre son apparition, il faut savoir repérer ses traces, rester immobile pendant des heures dans le silence de la forêt, guetter l’invisible en se rendant invisible soi-même, tout un art qui s’apprend et se transmet dans l’intimité d’affûts partagés. L’enjeu du film réside dans la transmission de cette fascination pour le vivant et dans la volonté de donner la parole à la forêt, elle qui a son propre chant, subtil, discret et parfois si inquiétant. Car à l’affût, on entend avant de voir. La nuit surtout, les sons dessinent les présences. Nous voici nous aussi, spectateurs, aux aguets grâce au dispositif sonore immersif (fruit de nombreuses années d’enregistrements), prêts à entendre tous « ces petits cœurs cachés » qui battent au milieu des arbres : caquètements gutturaux caractéristiques du Grand Tétras, mais aussi chants, cris, bruissements d’ailes, grognements, brames, souffles, craquements… des autres habitants des lieux, que vous découvrirez au fil des expéditions du trio. Le Chant des forêts, c’est donc une symphonie sauvage composée par le monde animal, végétal, minéral et aérien qui se répondent en écho, et dans laquelle s’incorporent avec justesse les musiques originales de Warren Ellis, Dom la Nena et Rosemary Stanley…. Il filme la forêt comme un temple sacré où se produisent chaque matin des résurrections, où des arbres-colonnes tombent mais deviennent terreau pour d’autres vies. Il capte la fragilité du monde et son impermanence au travers des vies minuscules tissées, de brumes menaçantes qui se forment et s’évanouissent. Il produit surtout devant nos yeux émerveillés le miracle de dépasser la furtivité des rencontres avec le monde animal en les figeant davantage qu’un instant : il nous offre ainsi quelques visions magiques, fruit de sa patience extrême, magnifiant le Grand Tétras mais aussi le Grand-Duc « dont les yeux reflètent l’éclat du feuillage et des siècles ». Ces apparitions surprenantes et ces regards troublants des bêtes qui guettent le guetteur resteront longtemps dans nos mémoires. On se délecte aussi des plans d’estampes japonaises dans des séquences intemporelles, comme celle où il réussit à métamorphoser un nuage d’étourneaux en tempête de neige. D’autres moments de grâce surgissent au cœur d’un lac (surprise !) immortalisant « ce sauvage qui nous échappe »….



La salle (la 4 qui commence à m’agacer… j’y suis abonnée) était quasi plaine pour une fois…. Et j’en étais heureuse parce que c’est un émerveillement constant que ne peux détailler même si vais le tenter par petites touches incomplètes, la beauté des images, du son, la sophistication du traitement des images qui illustrent la sauvagerie, les arbres qui nagent sur les nuages mouvants, les canards et autres oiseaux aquatiques qui traversent l’écran en se suivant à la surface de l’eau, les nuées d’oiseaux, les tableaux de Le Nain des visages autour des braseros ou dans les cabanes, l’amour qui souligne le visage du petit fils, l’amour muet et discret qui lie les trois générations, la malice des humains et des animaux, les merveilleuses petites chouettes et le pointillé de leur chant, les envols, l’idéation des images qui requiert la même attention que celle des observateurs, la violence des luttes de cornes, des brames, des chants des grands oiseaux nocturnes, la beauté de la Norvège où s’en viennent pour juguler la tristesse du grand père qui aimait tant les grands tétras et se navre de leur disparition dans la forêt vosgienne à cause du réchauffement climatique et l’émotion en les retrouvant, presque dépassée par le vol et la beauté des grues, la philosophie de cette acceptation, la volonté de protéger la splendeur du sauvage, celle aussi comme une consolation de prêter attention aux plus petits (j’ai oublié le nom du plus minuscule des oiseaux), la transmission qui fonctionne et l’évolution du petit fils  etc… à vrai dire on est tellement attentif et emporté avec eux qu’il est difficile de poser des mots… ah si,  cette petite ironie bien de notre temps : la richesse, la sophistication des appareils qui permettent de capter cette sauvagerie et du traitement des images et sons. 



mercredi, février 04, 2026

Mardi matin

 


Ciel presque tendre

Dans les rues de la ville

Un jour gentillet



Je m’en suis allée matin à la Fnac pour commander (ils seront là en principe demain) deux livres d’amis : « Sobhiyé - corps des femmes » de Gracia Bejjani et « le pays dont tu as marché la terre » de Daniel Bourrion (ce dernier pour la seconde fois car je désespère de recevoir enfin l’exemplaire commandé et payé il y a plusieurs mois, coincé dans un mystère/Colisimo)… puis à Monoprix en quête de petites serviettes en papier franchement colorées et de dentifrice




et suis revenue en petite errance pour le plaisir et la santé de mes jambes… et j’en suis restée là.

mardi, février 03, 2026

le peu d’un lundi

 


Matin en mode lenteur; bagare avec le maniement de l’eau chaude, écoute, projets avec le soupçon qu’ils seront en partie agréablement comique d’absurdité ou presque (« Baise en ville » en fin d’après-midi pour l’humour et le clin d’oeil de ce mot démodé), petit déjeuner avec un café si soigneusement « pas trop fort » qu’il en perdait son goût, repassage, douche, vêture, lessive, quelques minutes allongée puis assise en me massant les jambes avant ma sortie dans le quartier  pour un petit circuit : remparts pour jeter mon sac poubelle, rue Saint Etienne, rue Petite Fustrerie pour déposer un chèque payant mon loyer (en souriant et pestant intérieurement contre ces cossards qui ne s’occupent pas de l’immeuble, sont hors la loi en n’arrêtant pas les charges et refusant aussi bien le prélèvement mis en place par eux que le virement programmé par moi pour le loyer), retour par la rue Saint Agricol, la rue Joseph Vernet jusqu’à son extrémité rue Saint Etienne et le petit traiteur sympathique où j’ai acheté mon déjeuner (à réchauffer) une part de tarte aux légumes et des gnocchis en sauce - internet, déjeuner, une grosse et profonde sieste (c’est épuisant de tenter de grossir) d’où j’ai émergé pour constater qu’il pleuvait ou qu’il avait plu, un thé en lisant… il était trop tard pour aller vers le cinéma ou j’étais trop paresseuse même pour le minuscule effort d’aller au devant d’un sourire… me le suis fabriqué moi-même. Je suis un peu honteuse tout de même. 

lundi, février 02, 2026

Un dimanche calme

 


Un dimanche sans relief, bleu et froid… matin lavage cheveux, un peu de ménage, un peu d’internet.. déjeuner cuisiné vraiment, mieux que passable : salade de coquillettes et légumes avec un peu d’aïoli et omelette presque vraiment baveuse, une sieste dont je n’ai émergé qu’un peu avant 17 heures trop tard pour aller à l’utopie de la re de la République comme l’avais décidé pour voir « le Maître du Kremlin », et d’ailleurs mes cheveux n’étaient pas secs, trop dépitée pour sélectionner un autre film autant, moins ou plus désiré à une séance aux alentours de dix-huit heures à la Manutention, je me suis fait et j’ai bu une tisane de thym


et je ne suis sortie qu’à dix huit heures dix pour aller rue de la République acheter chez Carrefour de quoi dîner et autres courses alimentaires ou autres en me limitant à ce qui me semblait à mon gout et dont l’ensemble ne pesait pas trop. 


dimanche, février 01, 2026

Samedi sans le rite


 Je ne sais pour quelle raison j’ai eu (je décide de le mettre au passé) un vrai coup de pompe. Avais un pas flottant vendredi en allant au théâtre et (ce que j’avais tu) tout en suivant la pièce ave attention je me retrouvais régulièrement avec la pue posée sur le giron de ma voisine ou en route vers… et cela s’est traduit par un réveil pas très réveillé et très tardif ce matin. 


J’ai donc décidé de ne pas tenter la marche vers les halles et de me contenter de petites courses chez le petit Carrefour City de la place à 11 heures… un tour sur internet un rien maladroit et lent, un bon déjeuner, une bonne sieste, une bagare avec mon ordinateur tout aussi lent et un feedly qui faisait des siennes.



et m’en suis allée quasi guillerette un peu après 18 heures 20 vers le rendez vous habituel du dernier samedi du mois avec le faux petit fils (avons parlé contes et fables) d’où suis revenue vannée.