Température légèrement au dessus de 30°, carcasse ayant pris encore ct grammes et dépassant de plus en plus les 36 kilos (sans me donner grande force), bobo de la jambe toujours douloureux par moments mais de plus en plus réduit, et surtout la date de mon départ pour Grignan étant fixée (pour une durée qui au cours de ce mardi s’est réduit à être presque un symbole : départ en fin de matinée vendredi juste à temps pour les obsèques et l’enterrement, dîner, nuit dans une chambre d’hôte partagée avec petite soeur et retour samedi sans doute dans la matinée ou en tout début d’après-midi) et mon émoi personnel se calmant suffisamment pour que je ne me retrouve pas comme les deux jours précédents à l’heure de retaper mon lit perplexe en regardant le drap que j’étais en train de plier pour le donner à laver… je me suis contentée ce mardi matin de partir dans une lumière où passaient des petites rafales jeter des papiers et emballages près du rempart (avec mon appareil photo parce que me sentais nue sans lui, même si je n'avais presque rien à photographier, et que j’avais décidé de rompre ce silence de Paumée qui devenait ostentatoire et ridicule)
avant de contourner le pâté de maisons pour aller acheter chez le petit Carrefour de la place du vinaigre ménager auquel se sont jointes quelques victuailles.
Retour avec cette petite charge, un peu d’internet, déjeuner et une longue sieste (ma puissance de sommeil actuelle a un côté phénoménal, surtout pendant le jour… un symbole de ma paresse ?)
Reprendre, pour reprendre j’ai ouvert le recueil « les Poètes de la Méditeranée » de Poésie/Gallimard avec la Syrie où figurent certains poètes que j’aime spécialement mais où nul ne cite le mot « mer ».. Ai franchi la frontière et au Liban j’ai trouvé chez
Salah Sétié (poèmes et textes écrits en français »
Sur le plateau pierreux, aiguisé par le souffle, dans l’heure grave et les voix délivrées, dont un village accroupi dans sa feuille.
Là-bas, derrière la ride de la terre, il y a la mer immensément présente, que rien n’abrège, et ni même un oiseau.
Pays du nord parmi l’a figue et le raisin, je me souviendrai longuement de tes maisons de pierre froide, avec leur dos de treilles, — comme un troupeau engourdi par le vent.
et chez Ounsi-al-Haje
… La maison profond est vide et brille de mille feux. Elle glisse éternellement sur la chair.
Nous enterrons la chair sans la venger.
Les vagues sont faibles et le vent.
Les vagues ne peuvent noyer la mer et le vent n’est qu’une brèche.
mais rien chez Vénus Khoury-Ghata, par contre chez
Abbas Beydoun
La mer se soulève et nous porte sur la crête de ses phalanges jusqu’aux mâts ; la mer gonfle sous la brise et le flux. La poitrine du fleuve se dilate et grandit. Nous nous mettons debout, au-dessous de nous-mêmes, au dessous de l’Océan et du bruissement des vagues qui déferlent jusqu’à nos appontements sur nos trottoirs de bois. Nous voici dispersés parmi les vagues d’algues qui se brisent comme des arbres tronçonnés et nous demeurons au milieu des cercles flottants d’écume.
Le mot ne figure pas chez Issa Makhlouf et hue m’arrête à la frontière d’Israel (fluctuante).
















































