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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

samedi, février 21, 2026

Un vendredi quasi virtuel

 


Un réveil en plusieurs épisodes, avec un démarrage effectif un rien tardif, 



une sortie rapide dans petit vent pour un passage près des remparts, des histoires de papiers pour formalités, un déjeuner très lent parce qu’accompagné par la lecture du Canard enchainé, une assez longue sieste et à mon réveil un appel du propriétaire annonçant le passage avec l’homme auquel sera confiée l’étanchéité de la cour… une attente en écoutant Patrick Boucheron et « les lieux de pouvoir ». Monsieur X, le propriétaire et sa soeur passent, ne s’attardent pas très longtemps mais assez pour que je ne puisse aller comme prévu à la Manutention pour regarder « Maigret et le mort amoureux »… Me suis installée avec un café et ma rêvasserie avant de partir un peu après six heures (le temps de lire Christine Jeanney)



avec l’intention (mais surtout pour marcher) d’aller au supermarché de la rue du Commerce acheter une cloche de verre pour mon micro-ondes parce que j’ai vu qu’ils en avaient… seulement le vent ne dormait pas vraiment, seulement la nuit tombait, seulement je suis cossarde, seulement je me suis dit ce n’est pas urgent… j’en suis restée au tour du pâté de maisons de l’Hôtel d’Europe, ce qui n’est pas bien.

vendredi, février 20, 2026

Un film (Hamnett)

 


Matin dans l'antre sans vraiment me soucier de l’état du ciel (me suis bornée à constater qu’après la très très forte pluie qui avait dégringolé avec un bruit effrayant sur la bâche aux alentours de minuit, me figeant devant la porte fenêtre avec la crainte de voir l’eau pénétrer mais constatant qu’il n’en était rien et me libérant pour souper, le sol de la cour était presque sec), laver sol de l’antre, prendre rendez-vous médecin, autres coups de téléphone, un peu de courrier… et faire cuisine assez tôt pour, en mangeant lentement, avoir un moment de pause avant de partir vers quatorze heures quinze à Utopia République.



Arriver bien entendu un peu en avance, piapiater avec les dix autres premiers pour le plaisir et pour éviter la douce somnolence que je craignais (qui n’a d’ailleurs pas été au rendez-vous). Après mon hésitation alors que je n’avais rien lu le concernant, je venais assister à « Hamnet » de Chloé Zhao. 

Résumé (très très résumé) sur Wikipedia Hamnet est un film américano-britanique réalisé par Chloé Zhao… une adaptation du roman de même titre de Maggie O’Farrell publié en 2020. Le film explore d’une manière fictive le deuil d’Agnès et William Shakespeare après la mort de leur fils Hamnet, âgé de 11 ans.



Photo illustrant l’article du site du cinéma qui commence ainsi

On a presque envie de vous dire : ne lisez rien. N’écoutez pas les critiques, fermez les écoutilles, ayez confiance : Hamnet est un sacré grand film. Venez ! Et un petit conseil au passage : n’oubliez pas vos mouchoirs.

Ou alors, si vous vous méfiez de nos emballements, ayez confiance en Chloé Zhao… qui fait à nouveau la preuve de sa capacité à filmer l’humain, l’intime et l’invisible. Elle frôle sans ostentation le surnaturel, dans une mise en scène sobre et poétique qui magnifie le jeu des actrices et acteurs. Et quelles actrices, quels acteurs ! (surtout, pense Brigitte, Jessie Buckley (Agnès) mais justement cet éloge un peu trop lyrique me faisait hésiter.

J’avais il y a quelque jour cherché ce qu’on en disait puisqu’ils nous incitaient à ne pas le faire et j’étais tombée sur le site de France Inter sur « Hamnet », le fil divise les critiques du Masque et la Plume et j’en étais restée là… je reprends ce soir le verbatim de l’émission et vous laissant le soin, si vous le désirez, de lire en détail je reprends les titres de chaque intervention

Pierre Murat :  une beauté stérile qui pétrifie le génie

Charlotte Lipinska : une ode sensorielle gâchée par un raccourci scénaristique

Jean-Marc Lalanne : une manipulation émotionnelle indécente et un féminisme raté

Murielle Joudet : un imaginaire publicitaire déguisé en film d’horreur raté



Quant à moi, je suis rentrée après ces deux heures et quelques minutes, avançant avec petite colère en me disant : cela ou comment bousiller un film qui aurait pu être beau… parce que oui j’ai cédé au plaisir des images de nature, au premier accouchement dans la forêt, plus tard à des petits moments oniriques mais réellement avec la meilleure intention que j’avais décidé d’adopter e partant, les quinze ou vingt minutes finales qui étirent implacablement leur lyrique sensiblerie en béton armé m’avaient laissée exaspérée et furieuse.

jeudi, février 19, 2026

jeudi


 Ouvrir les volets verts pour rencontrer la lumière qui me semblait éclatante… le choc de sortir de l’oubli dans le néant du sommeil devant le spectacle de la pas franchement séduisante bâche bleue et de ses grosses pierres de maintien… se vouloir aussi solide qu’elles et le bout de ciel pur au dessus de la cour et, après douche et habillement avec allers et retours inutiles parce qu’esprit en errance, s’attaquer avec moult difficultés au changement de draps… une petite pause allongée pour se remettre en forme.


Bondir en trébuchant et avant de renoncer, prendre les médicaments du matin oubliés, enfouir cheveux dans bonnet, endosser doudoune, pendre sac de draps, y ajouter le pantalon dadame favori, visser sourire sur les lèvres, descendre escalier en petit vertige, constater que, comme annoncé, le ciel est moins pur qu’au dessus de la cour (et il se voilera de plus en plus), tenter  en renonçant au sourire à cause de la fatigue renaissante de continuer à travers chantiers divers, hésiter à rebrousser chemin mais persister finalement jusqu’au teinturier/blanchisseur où heureusement n’ai pas à attendre, plaisanter un peu pour m’agripper à l’amélioration des forces



et revenir en achetant au passage chez le traiteur italien une verrine glacée à base d’aubergines et un entassement de galettes de pommes de terre en fines bandes et de purée d’épinards… un peu d’internet, une lourde sieste et la fatigue toujours là… un café avec un carré de chocolat en commençant à abandonner l’idée du départ le soir pour voir « Hammet » ou une heure plus tard « un monde fragile et merveilleux » suivi d’une discussion avec un conteur libanais, Jihad Darwich,  et des membres de l’association Djéliya Internationale-Liban… reprendre depuis le début l’écoute des leçons « lieux de pouvoir » de Patrick Boucheron au Collège de France et, attentive, parfois frissonnante devant l’exercice du pouvoir dans ses lieux, jadis et de notre temps avec, par exemple, Trump ou Poutine, experts en ces choses misérables, ai laissé passer le temps de choisir, et l'ayant constaté ai repris l'écoute.avec l'efficacité architecturale sur le prince de l'accident trumpiste cette catastrophe civilasionnelle (même si pouvoir se moquer du prince est au moins pour notre petite âme une aide, une arme infime).

mercredi, février 18, 2026

Lumière, cheveux et pantoufles

 


Derrière les volets verts le ciel restait mystérieux, les ai ouvert et il était libre mais encore indécis, dans une liberté faiblement colorée. Ai vaqué, repassé, donné un coup d’aspirateur, me dépêchant un peu pour cuisiner à temps pour, qu’après un tour internet je sois à table assez tôt pour manger lentement et avoir fini au plus tard à treize heures trente.



Mission remplie, ai tourné en rond comme je l’avais prévu me connaissant, et j’ai accompli le trajet considérable (traverser un coin de la place) pour arriver avec cinq minutes d’avance à mon rendez-vous chez le coiffeur.



Attendu un peu, en fait, il avait donné plusieurs rendez-vous à la même heure… comme je le demandais une coiffeuse après un shampoing m’a coupé trois centimètres de ce qui restait après la coupe à Grignan (un peu allongé par le temps écoulé) mais pas tout à fait… elle a égalisé le tout et a gonflé mes pauvres petit tifs… 



J’étais déçue mais cela n’avait aucune importance . Je suis rentrée dans l’antre et n’ai pu résister à ce besoin de sommeil qui me donnait si beau calme, ne sortant de ma profonde sieste que trop tard pour partir comme projeté à la Manutention pour voir « Hammet » (peut-être pas plus mal, suis superstitieuse et j’aurais pu être contaminée par ma déception après « le mage du Kremlin »)



Je me suis partie, en contrepartie, pour marcher un peu et parce que c’était une idée qui me trottait dans le crâne depuis quelque temps, vers Monoprix pour acheter de nouvelles pantoufles (ai choisi des mules et en minimisant ma pointure, sans doute à refaire, on verra à l’usage) et des mitaines permettant de protéger un peu mes mains et de prendre des photos.



Et suis revenue vers l’antre pour trouver (je n’étais pas prévenue, il a eu de la chance) mon propriétaire qui arrivait, accompagnée de sa soeur | je vais finir par connaître toute la famille | pour installer dans la cour une bâche afin de protéger l’antiquaire de voir le fond de sa boutique inondé à chaque grosse pluie jusqu’à ce qu’on puisse refaire toute l’étanchéité de ma cour.

mardi, février 17, 2026

Matin dans l’humide et un long film

 

Matin, un peu de ménage avant de m’en aller sous fin crachin ou dans une humidité suspendue faire courses utiles ou moins pour renouveler provisions (quel travail pour atteindre et conserver les 35 kilos qui ne me donnent pas tant de forces, sourire)



Vers 17 heures j’ai abandonné l’écoute de la première des leçons du cycle en cours de Patrick Boucheron au Collège de France « lieux de pouvoir » (il y a à ce jour 7 leçons.. de quoi m’occuper à tenter de penser agréablement avec lui) pour m’en aller vers la Manutention voir « le mage du Kremlin » d’Olivier Assayas… 



Je reprends le début de la présentation sur le site du cinéma (d’où provient la photo) Tout comme le bouquin de Giuliano da Empoli dont il est la remarquable adaptation, le film d’Olivier Assayas suit pas à pas les tribulations de son héros, Vadim Baranov, dans les arcanes du pouvoir russe, depuis l’effondrement de l’URSS au début des années 1990 jusqu’à nos jours. Ou presque : disons jusqu’à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Personnage furieusement romanesque (quoique inspiré par Vladislav Sourkov, un individu tout ce qu’il y a de réel et bien plus antipathique), Vadim Baranov est un dandy sans grandes convictions, idéologiquement malléable, ostensiblement désabusé, pour qui la fin justifie les moyens et qui a une conscience aiguë, parfois douloureuse, de l’amoralité politique qu’il représente.



Je l'ai assez aimé pendant un temps : travail bien fait, bon acteur  et puis… en sis arrivé à tract sans intérêt ou comme le titre France Culture « "Le Mage du Kremlin" : un film plat ou d'une grande intelligibilité, les critiques du "Masque" sont partagés » un film plat et qui, en outre, dure deux heures et demi (il faut dire que même avec cette durée comment rendre ce qui se passe entre la mise en place et montée de Poutine jusqu’à la guerre d’Ukraine autrement qu’en simplifiant et en enlevant toute profondeur. ? c'est un peu fatal.

lundi, février 16, 2026

Mon Dimanche

 


Le mistral qui à deux heures du matin tentait encore, avec je le reconnais un peu moins d’insistance, semblait endormi ce matin… et de fait la cour était calme et le ciel au dessus de la cour s’éveillant sur un souvenir de bleu se voilait lentement… comme prévu j’ai tenté, retenté, re… et finalement renoncé à retrouver ma connexion à Facebook et Instagram.. tant pis, je suis simplement gênée pour les efforts de la douce amie et de mon maître en cinéma pour le maintenir.



Pour l’après-midi j’hésitais entre la troisième salle de la Manutenion (Utopia) où voir les Voyages de Teresa ou une fois encore la quatrième pour Hammett (sortir de mon refus idiot et injustifié pour ce film)… mais est-ce un café trop corsé ou le retour de ma lassitude de la veille, j’ai finalement reporté ces deux films à un ou des jours à venir et me suis contentée d’aller jeter un sac d’ordures aux remparts et de faire un tour dans le quartier pour aller acheter un cookie chez La Tropézienne



en saluant une branchette cassée dans la nuit (parmi d’autres mais assez rares traces)



une lectrice m’annonçant la suite de l’après-midi



avant de revenir, cookie dans ma poche, jusqu’à l’antre



de reprendre « Sobhiyé » de Gracia Bejjani, terminé dans la nuit (ai mis le temps de le lire lentement avec des retours quand des pensées autres venaient, malgré sa force, s’interposer).. l’ai reposé provisoirement pour suivre internet et une vidéo qui me sollicitaient, mais dont je me plais à recopier maintenant ces deux paragraphes juste avant la fin

« 10 décembre 1982. Un jour comme un autre. Hanane claque la portière de la voiture, plus vivement que nécessaire. Tu ne sais rien. Tu dis que tu sais rien ! C’est simple, non ?


Aéroport de Beyrouth. Beyrouth Ouest. Cette partie de la capitale qui leur est interdite en tant que chrétiennes : la guerre a scindé le Liban en deux. Son esprit est silence, son coeur immobile, alors qu’elle part loin de tout. Elle regarde les rues à travers la vitre poussiéreuse de la voiture de Nayla. Les rues. Elle les découvre. Son pays pourtant, son pays étranger. »…

dimanche, février 15, 2026

Rite du samedi et ballet à l’opéra

 


Ciel gris couvert et petit mistral s’éveillant en faisant glisser vivement les nuées sur le bleu.. m’en suis allée vers la rue Carnot



Guère plus de stands que la dernière fois sur le marché devenu idée de marché mais la fleuriste était en place comme le stand de fleurs devant les halles



dans lesquelles suis entrée, complétant ma provision de légumes et poissons (filets de cabillaud et de rougets et aïoli artisanal) 



avant de rentrer par la rue de la Bonetterie et sa fleuriste chez laquelle n’ai trouvé que trois photos à prendre dont celle-ci.

Bagarre en constatant qu’Instagram a finalement découvert que Facebook m’avait supprimée et donc en a fait autant.. des tentatives pour récupérer les deux, des échecs… renoncé pour le moment. Me demande si ne vais pas, comme certains amis me dégager de tous les « sociaux » quitte à suivre les amis en silence (sauf, honte, tweeter qui m’accepte encore et où je ne vois que gens charmants).

En début de soirée préparer souper avant de me changer 



et m’en aller vers l’opéra à contre mistral... il m’en voulait…



arrivée tout de même, mon manteau mon bonnet et mes cheveux en pagaille et la petite vieille très essoufflée, au 3ème balcon à une mauvaise place mais dans une ambiance gouailleuse et nous avons assisté (quand je ne voyais pas à cause de notre position trop à la droite du plateau et de la gymnastique incessante nécessaire pour effacer en partie les méfaits de la masse du chapiteau qui s’interposait et me contraignait à une incessante gymnastique, le rythme deviné y suppléait) à « Carcaça » un spectacle de danse de Marco da Silva Ferrera, sur une musique de Jao Pais Filipo (percussions, sur scène) et Luis Pestana (musique électronique) plus les battements de pieds et les chants des danseurs pour quelques moments intenses, et avec pour les  lumières Càtin Geada

Je reprends quelques phrases de la présentation sur le site de l’opéra :

Marco Da Silva Fereira utilise la danse comme outil de recherche sur la communauté, la construction de l’identité collective, la mémoire et la cristallisation culturelle. La chorégraphie, initialement basée sur un jeu de jambes sauté comme agitateur et moteur accélérateur, dessine progressivement un corps vibrant, rebelle et carnavalesque… 

Un casting de dix interprètes … Ils commencent par un jeu de jambes (footwork) qui leur est familier, venant du clubbing, des batailles de balles, de cyphers et du studio pour aborder des danses folkloriques standardisées et immuables… Réflexion sur ; Comment décidez vous d’oublier et de créer de la mémoire ? Quel est le rôle des identités individuelles dans la construction d’une communauté ?..



Saluts du public (pour notre petite communauté du 3ème balcon debout) et retour dans le mistral  tournoyant (qui maintenant chante une fois de plus son désir de déraciner la ville) luttant contre lui et m’appuyant par moments aux murs mais heureuse parce que j’ai trouvé ça beau.