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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

lundi, septembre 07, 2026

Dimanche

 


Un Dimanche voué au lavage de cheveux et quelques faits accessoires. Un Dimanche qui s’ouvrait sur la promesse par Météo France de 11° de plus que la moyenne des températures maximales pour Avignon à cette date et de 9 de plus pour les minimales. Un Dimanche qui s’ouvrait sur le constat que j’étais arrivée à regagner 400 grammes (sans attendre les 36 kilos cependant). Un peu de flemme, une douche, le nettoyage de la cour et l’arrosage des plantes aussi bien que le pouvais… lavage des cheveux avec maladresse mais dont je me satisfais… lectures d’articles du Monde ou des sites amis… séchage des cheveux en tentant sans franc succès une mise en forme et d’ailleurs je mets, tout de suite après, une barrette sur sommet du crâne pour faire cuisine sans cheveux dans les yeux… internet, déjeuner, sieste… et beaucoup trop tôt, un peu avant dix sept heures endosser large robe blanche à petites fleurs (que confierai au teinturier avec mon prochain charroi de draps), me coiffer ma foi pas si mal enfoncer chapeau et sortir



avec comme but l’achat de rouleaux de papier absorbant pour la cuisine mais l’intention d’en profiter pour marcher tout de même un peu mais avant même que j’atteigne le pont carcasse était tellement floue que, mentos en bouche, j’ai tourné bride et suis revenue vers la porte de l’Oulle



ma place et le petit Carrefour où je n’ai trouvé, tant pis me suis résignée, que trois rouleaux moins épais et plus encombrants que les deux habituels.



Retour dans l’antre, une tisane avec la moitié du second des très bons cookies etc… 

Pensant à un échange à propos des deux poètes cités dans les précédents billets j’ajoute quelques vers de chacun des autres poètes guyanais  figurant dans le recueil « Outremer » des Editions Bruno Doucey (même s’ils ne sont pas représentatifs de toute la scène optique actuelle)


Léon-Gontran Damas bien entendu


J’ai l’impression d’être ridicule

dans leurs souliers

dans leur smoking

dans leur plastron

dans leur faux-col

dans leur monocle

dans leur melon


Elie Stephenson


Nous sommes le peuple

des races bout-à-bout

n’ayant en commun

ni le coeur

ni le sang

baisse djokoti sur la terre vibrante

pareil au tatou

nous avançons en regardant derrière

pour voir en quel point le néant pré, d sa spire

mais le vide c’est nous

statues de vase brûlée

que les corbeaux dédaigneront


et Eugénie Rézaire


…Qui donc se souviendra, petite soeur sauvage,

Du pays de Guyane

Lorsque l’enfance naufragée des bourgs

Ira s’enfoncer dans la folle idiotie

Des concentrations de la ville ?


Qui se souviendra du pays de Guyane ?

l’Indien est mort d’avoir sevré trop tôt notre enfance.

dimanche, septembre 06, 2026

Samedi avec le rite habituel

 


Notre petite canicule était en bonne forme ce samedi matin (Météo France : 10° au dessus des minimales d’Avignon pour cette date et 4 au dessus des minimales) et ma blance a dénoncé encore cent nouveaux grammes perdus par carcasse. Je dis je vais très bien, je dis il faut que je m’astreigne à manger encore davantage. Je prends le sac poubelle à jeter, je mets mon appareil photo dan la poche de ma veste, je constate que tout l’équipement nécessaire est dans mon sac, j’enfonce mon chapeau, je sors et m’en vais vers les remparts



puis je continue dans un air encore aimable et sur des jambes qui s’affermissent et décident de m’obéir en direction de la rue Carnot



et de son  marché



jusqu’à la place des Carmes et sa fleuriste



d’où je suis revenue comme d’habitude avec cinq photos de fleurs dans mon appareil vers les Halles en achetant au passage un pot de miel de garrigue et deux bons et chers gros cookies à la pistache.



Trois nouvelles photos de fleurs avant d’entrer dans les Halles et à l’intérieur un peu de riz blanc cuit (ma paresse) et chez l’italien une part de lasagnes aux aubergines, les deux derniers gratins de courgettes et, zut, un gratin d’épinards, de quoi assurer sans diviser ces portions comme je le fais d’ordinaire mes repas de samedi et dimanche avec un peu de cabillaud et de crevettes.



Retour vers l’antre. Nettoyage de ma cour fournaise et rien d’utile de surcroit, honte à moi. Juste reprendre pour le ranger le recueil « Outremer » des Editions Doucey et trouver le mot « pluie » quelques pages après Serge Patient chez une Guyanaise Assunta Renau Ferver avec « Poème de pluies d’avril »


Le ciel fond

Depuis ce matin.

Mon jardin,

Baigné et brillant,

Comme un bain

Qui rend triste,

Un bain qui rend songeur.

Le vent froid

Dépose contre mes carreaux

Des baisers qui s’écoulent,

Larmes d’un ciel

En émoi ou en joie ;

Larmes de saison

Qui couvrent ma vie,

Et pourtant au fond de moi

S’allume l’incendie :

La lumière pulsion

D’un poème qui s’invite

Et vient jouer sur mes lignes,

Avant que la pluie

Ne sèche sa paupière. 

samedi, septembre 05, 2026

Matin dans les rues


 Constater que la température selon Météo France dépassera de 10° pour les maximales et de 9° pour les minimales les moyennes d’Avignon pour un 4 septembre, constater que ma carcasse a perdu encore 200 grammes, décider que je suis en forme, que je dois marcher mais avec modération… Pantalon souple de lin beige, teeshirt en coton blanc, petite veste large et très courte en fin tissu beige rosé de Cotelac, cheveux à la va comme je peux sous chapeau enfoncé, je suis sortie


et j’ai pris le chemin, tout doux, dans les rues qui s’ébrouaient lentement, vers le distributeur de billets de ma banque puis le Carrefour de la rue de la République…



Retour en ajoutant un cookie dans le sac pendu à mon épaule qui contenait des purées de pomme de terre et de courgettes en portions, un peu plus de trois cents grammes de cabillaud, cent grammes de crevettes, de la salade de concombre à la crème et six pancakes… Nettoyage quasi parfait (elle se salit si vite que la perfection est impossible même pour plus doué que moi) de la cour, un peu d’internet, cuisine, déjeuner appliqué et sieste d’où je me suis réveillée avec un grand désir de faire grève au programme prévu, désir auquel, honte à moi, j’ai cédé… pour l’oublier j’ai cherché des allusions à la pluie dans le premier livre qui m’est tombé sous la main, le recueil « Outremer - Trois océans de poésie » des Editions Bruno Doucey mais en le feuilletant je me suis arrêtée sur un poème de Serge Patient (Guyanne) sans aucun rapport avec ce thème


Cayenne est désolée que déchire un canal

et sur le pont Cugnot 

jeté

entre les sous-marqués et la misère noire

comme si la

ville en rive droite

avait son

cul en rive gauche

les négrillons nombrils-boudins

faisaient pieds nus

autour des chiens-collés

la ronde à bleue-pistache

et les pêcheurs riaient

ou bien froissaient

entre leurs mains-batouèles

les décrasseux

et les billets de monnaie-singe

et sur le pont Cugnot passait

indolemment créole

et pas encore catin

la fille au madras rouge

comme coiffée du sang de sa virginité.

Le pauvre correcteur de Pages a beaucoup souffert et désapprouvé.

vendredi, septembre 04, 2026

Juste les draps

 


Une mini canicule qui continue (vraie mais à l’échelle moins violente de début septembre soit 8° au dessus des valeurs moyennes pour cette date) et une carcasse brigetounienne qui perd lentement du poids ce dont je profite pour prendre la vie avec lenteur et langueur douce. Changer les draps, charger sur mon épaule le sac contenant juste leur paire, enfoncer chapeau, sortir




et m’en aller dans la ville où à dix heures du matin la principale animation vient des camions poubelles récoltant devant chaque boutique les cartons ayant contenu les nouvelles collections jusqu’à la blanchisserie/teinturerie tenue en ce jour par une charmante jeune fille. Echanger draps sales contre draps propres 



et repartir avec cette charge très modérée en faisant un détour par la rue des Marchands et le magasin U pour acheter de quoi assurer les repas du jour avant le marché plus sérieux de vendredi.