Ciel gris couvert et petit mistral s’éveillant en faisant glisser vivement les nuées sur le bleu.. m’en suis allée vers la rue Carnot

Guère plus de stands que la dernière fois sur le marché devenu idée de marché mais la fleuriste était en place comme le stand de fleurs devant les halles
dans lesquelles suis entrée, complétant ma provision de légumes et poissons (filets de cabillaud et de rougets et aïoli artisanal)
avant de rentrer par la rue de la Bonetterie et sa fleuriste chez laquelle n’ai trouvé que trois photos à prendre dont celle-ci.
Bagarre en constatant qu’Instagram a finalement découvert que Facebook m’avait supprimée et donc en a fait autant.. des tentatives pour récupérer les deux, des échecs… renoncé pour le moment. Me demande si ne vais pas, comme certains amis me dégager de tous les « sociaux » quitte à suivre les amis en silence (sauf, honte, tweeter qui m’accepte encore et où je ne vois que gens charmants).
En début de soirée préparer souper avant de me changer
et m’en aller vers l’opéra à contre mistral... il m’en voulait…
arrivée tout de même, mon manteau mon bonnet et mes cheveux en pagaille et la petite vieille très essoufflée, au 3ème balcon à une mauvaise place mais dans une ambiance gouailleuse et nous avons assisté (quand je ne voyais pas à cause de notre position trop à la droite du plateau et de la gymnastique incessante nécessaire pour effacer en partie les méfaits de la masse du chapiteau qui s’interposait et me contraignait à une incessante gymnastique, le rythme deviné y suppléait) à « Carcaça » un spectacle de danse de Marco da Silva Ferrera, sur une musique de Jao Pais Filipo (percussions, sur scène) et Luis Pestana (musique électronique) plus les battements de pieds et les chants des danseurs pour quelques moments intenses, et avec pour les lumières Càtin Geada
Je reprends quelques phrases de la présentation sur le site de l’opéra :
Marco Da Silva Fereira utilise la danse comme outil de recherche sur la communauté, la construction de l’identité collective, la mémoire et la cristallisation culturelle. La chorégraphie, initialement basée sur un jeu de jambes sauté comme agitateur et moteur accélérateur, dessine progressivement un corps vibrant, rebelle et carnavalesque…
Un casting de dix interprètes … Ils commencent par un jeu de jambes (footwork) qui leur est familier, venant du clubbing, des batailles de balles, de cyphers et du studio pour aborder des danses folkloriques standardisées et immuables… Réflexion sur ; Comment décidez vous d’oublier et de créer de la mémoire ? Quel est le rôle des identités individuelles dans la construction d’une communauté ?..
Saluts du public (pour notre petite communauté du 3ème balcon debout) et retour dans le mistral tournoyant (qui maintenant chante une fois de plus son désir de déraciner la ville) luttant contre lui et m’appuyant par moments aux murs mais heureuse parce que j’ai trouvé ça beau.






























































