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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

dimanche, octobre 04, 2026

Samedi d’automne

 


Un ciel d’opale et une humidité poissante avec passages de presqu’averses (fable obéissance aux prédictions de Météo France qui annonçait des pluies faibles), une température qui continue à diminuer, une carcasse maussade qui refuse d’émerger totalement du sommeil… jean, grande chemise bleue marine, longue veste en jean un peu trop grande pour moi, cheveux maitrisés par le chapeau de pluie, canne en main, suis sortie



et m’en suis allée vers la rue Carnot



et son marché du samedi qui, saison et temps maussade obligent, avait ce matin fortement diminué en taille, en commerçants, en clients et passants



Place des Carmes l’étal de la fleuriste était bien là, assez fourni même si c'était sans originalité et désert, ai pris quelques photos



et suis revenue vers les halles, achetant en passant deux cookies à la pistache de mon amie 



et cueillant trois photos de fleurs sous le mur végétal avant une traversée des halles. L’italien n’avait pas de gratin de courgettes, ai acheté des portions de risotto aux cèpes, une portion de lasagne et une grande barquette de légumes au four, de quoi bricoler, avec les crevettes et la morue que j’avais en provision, les repas du week-end, entassée dans un sac Monoprix accroché à mon épaule



dans lequel j’ai ajouté des petits pots de crème aux oeufs et de compotes de pomme chez le magasin U avant de reprendre le chemin de l’antre. Un jour ordinaire comportant gros déjeuner, profonde sieste etc… cookie et tisanes. J’ai enfilé une robe pour mon plaisir personnel et la courte veste de toile bleue, re-discipliné mes cheveux sous le chapeau de pluie



et suis repartie sous un ciel qui levait un peu ses sourcils vers la place Saint Jean le Vieux pour la rencontre avec petit-fils, retardée d’une semaine par  l’enterrement… un piapia, sans refaire le monde pour une fois, des gouttes d’eau, des au-revoir/retour/au revoir



et un retour dans la ville qui se préparait à dormir mais avec des chanteurs de flamenco sur la place.

samedi, octobre 03, 2026

Charroi dans la fraicheur bleue


Un léger remords pour ce jour (très léger, je me résigne avec indulgence à ma lâcheté) parce que me réveillant (avec des petits bâillements difficilement réprimés), ouvrant après le petit déjeuner les volets verts et constatant que le ciel couvert annoncé par Météo France était en fait d’un bleu aussi radieux que le permettait l’heure et que la fraîcheur relative était bien là, j’ai regardé le programme du jour d’Utopia et constaté que deux des films que j’ai envie de voir (« Les éléphants des la brume » et « Le chant des oliviers »)  étaient programmés à 16 heures 10, je me suis dépêchée de m’habiller, et de sortir quelques minutes avant dix heures



chapeau sur mes cheveux impétueux, appareil photo dans la poche de ma veste bleue et sac contenant mes draps sales accroché à mon épaule, pensant que je devais pouvoir, que oui je devais vraiment aller voir l’un ou l’autre (tout en doutant un peu par avance de le faire), vers le blanchisseur/teinturier.



Une petite attente dans la boutique… je suis sortie avec deux draps propres et suis rentrée en passant par la rue des Marchands et le Franprix (achat de crevettes, d’un cookie, de deux plats à réchauffer dont un pour midi) puis dans la boutique de savons mitoyenne (deux pains de savon « Fer à cheval » pour la lessive et trois savonnettes au lait d’ânesse dont une ronde pour le présentoir près de l’évier) 



avant de continuer, en achetant des cigarillos place de l’horloge au passage, vers l’antre.
Et, comme je le craignais un peu, après un solide déjeuner pour continuer la reconquête des grammes me séparant encore des 36 kilos, tout en lisant/picorant le Monde Diplomatique et le dossier « présidentiel » du Canard, avec l’attention demandée par le passage du Liban à la Chine, à la politique actuelle et récente française, des batailles à la culture etc… en comprenant ce qui était écrit, après une lourde sieste je me suis réveillée trop tard pour partir vers la Manutention.

vendredi, octobre 02, 2026

En ce premier jour d'octobre

 


En ce premier jour d’octobre la température avait encore perdu un degré, la pluie avait été annoncée pour environ toute la journée mais, du moins chaque fois que je regardais la cour ou  y faisais quelques pas n’était que souvenir et petites mares ce qui m’a permis de la nettoyer presque parfaitement avant le petit déjeuner, la douche, l’appel à la dame de Grignan qui avait un an de plus et se battait avec un drap housse à laquelle j’ai exprimé, outre mes voeux,  ma sympathie d’autant plus que sincère que j’ai entrepris avec la même difficulté pour ce faire après avoir raccroché en changeant les draps avant de les déposer dans un sac jusqu’à vendredi, de faire une lessive et enfin de me laver les cheveux avec un soin que je crois couronné de succès si j’en juge par leur énergie désarmante… un temps d’internet, de lecture, de repos… séchage des cheveux, un tour sur internet… préparer un repas relativement copieux et le consommer lentement (j’ai reperdu trois cents grammes), une lourde sieste. J’ai enfilé un jean propre à jambes larges, ma veste de coton bleu sur un tee-shirt blanc à petites fleurs, enfoncé mon chapeau de pluie sur mes cheveux en le chargeant de les discipliner, pris ma canne et m’en suis allée



le long de la rue Joseph Vernet puisqu’aucun film ne me tentait à Utopia (je n’arrive pas à trouver accord entre leur programmation, leurs horaires et mes envies) mais sans intention d’aller à la Collection Lambert parce qu’il était trop tard pour une visite détendue… Je suis entrée jeter un coup d’oeil à Monoprix résolue à ne rien acheter et en suis sortie avec un petit cardigan bleu clair et une paire de chaussures sans qualité 



pour traverser l’avenue vers la grande pharmacie qui était ma destination première, acheter les gellules digérant pour moi et une tisane



et suis rentrée dans l’antre, achetant un cookie au passage.