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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mercredi, novembre 04, 2026

Mardi matin dans les rues

 


Un ciel clair avec passages de nuages, un air presque immobile, température inchangée et cent grammes récupérés… au moment de partir, ayant enfilé un pantalon de lainage brun er le petit chandail à col froncé beige et jaune vers la poste pour tenter de faire supprimer le blocage et la mention pour urgence, je constate que tout est redevenu normal (je crois comprendre que cette limitation vient à l’appui du conseil d’économie d’énergie en se déclenchant dès que l’appareil est trop chargé et qu’il suffit de veiller au niveau de charge pour l’éviter)… je décide donc d’en rester au sac à ordures à jeter et de les petites courses programmées pour le retour, j’enfile la doudoune grise et la cloche de laine, de mettre l’appareil photo dans la poche, et dans le grand sac un petit sac pliable, je sors et après le passage aux remparts pour jeter les ordures



je m’en vais directement vers le Carrefour de la rue de la République dans les rues dont le décor se partage entre des restes de barricadement (devenus rares) les traces d’Halloween qui s’attardent et les fêtes de fin d’année qui s’annoncent avec grande avance



Retour avec dans le sac un cookie fourré au chocolat, un petit gratin dauphinois, une salade de concombre et deux petits tiramisus vers l’antre où le reste du jour fut cuisine, repas, lutte contre les fantaisies désagréables de carcasse et moins de tâches ménagères que l’aurais dû, en bougonnant un peu contre la pluie promise pour mercredi et en suivant avec une attention souriante le déroulement du dernier jur de campagne pour les Midterms. Avec aussi la lecture de quatre pages du Monde Diplomatique et un coup de téléphone à la dame de Grignan qui regardait le Ventoux depuis sa chaise longue à Montbrun. Passionnant comme une vie de petite vieille égoïste.

mardi, novembre 03, 2026

Dans les rues du lundi matin

 


Jour un peu plus froid que la veille, un reste de vent, quelques centaines de grammes perdues après un soir et une nuit de carcasse indocile… sauts et lectures sur internet pendant le petit déjeuner… une lessive… faire le lit… nettoyage de la petite salle de bains… douche… se vêtir… mettre dans mon grand sac un sac pliable pour d’éventuelles courses, le chèque de loyer et le téléphone au fonctionnement capricieux, enfoncer cheveux indociles (je me dis que je devrai relaver mes cheveux ou juste les mouiller et sécher avec plus de soin et puis comme cela semble idiot je hausse les épaules mentalement) dans la cloche de laine, sortir, passer par le cabinet de gérance pour payer mon loyer 




et continuer trébuchante, sourire coincé, vers la grande poste.



Acheter un nouveau téléphone, un peu plus petit et épais et la nouvelle prise qu’il nécessite, ressortir et regagner l’antre en passant par le boulevard Jean Jaurès et la rue de la République  pour faire un tour à Monoprix d’où je sors avec deux stylos billes, un col roulé en coton et cachemire brun, un paquet de serviettes en papier pour ma réserve ainsi qu’un plat à réchauffer, puis à la pharmacie Grégoire pour du Doliprane.

Installer difficilement la prise et brancher le téléphone, vouloir prévenir la soeur toulonnaise que nos échanges redeviennent aisés et ne pas le pouvoir, le téléphone s’obstinant malgré plusieurs tentatives à afficher « pour appel urgent uniquement ». Envoyer un message dépité à Toulon en disant que, fatiguée, je n’y retournerai que demain… déjeuner avec application, sieste et au moment d’enregistrer les photos (et d’en supprimer) reprendre par acquit de conscience le téléphone, l’allumer et constater qu’il est devenu facile d’appeler la soeur toulonnaise, piapiater un moment et reprendre le cours de la journée… Me restent à découvrir comment envoyer un message, régler la sonnerie etc… le tableau de bord étant si réduit au minimum qu’il s’avère fort mystérieux.

PS : j’ai pris le téléphone et constaté qu’il était revenu au « pour appel urgent seulement » j’ai trouvé le mode d’emploi et il m’a appris des tas de choses mais pas comment sortir de cette situation, donc je vais devoir aller demain matin apprendre comment faire — je ne suis décidément pas adaptée au monde contemporain (sourire de travers)

lundi, novembre 02, 2026

Dimanche premier novembre


Jour bien trop froid à mes yeux et avec un « petit mistral » (rafales de 60° tout de même) bien bleu… un réveil un peu tardif, internet, douche, balayage rapide puisque le vent le détruira de la cour, lavage de cheveux avec application, mais est-ce le séchage trop rapide et trop chaud ? un aspect fort décevant lorsque je me peigne, attendrai qu’ils se salissent un peu pour obtenir quelque chose de plus satisfaisant… visionnage de quelques vidéos et lecture de quelques beaux textes mis en ligne par des amis du web… 



un déjeuner solide alors que j’ai fait une grimace ce matin en constatant que j’ai pris quatre cents grammes, accompagné de la lecture d’articles du numéro de novembre d’Alternatives Economiques et du plus récent numéro de leur revue intitulée « La facture Macron »… sieste... et renonçant à aller vers dix huit heures à Utopia voir « Hope », je  suis sortie dans le vent et les rues quasi vides pour aller acheter place de l’Horloge une boite de cigarillos pour lundi.



Après le thé et la moitié du bon cookie à la pistache, j’ai extirpé d’une des piles poètes « Guerre à la guerre des Editions Bruno Doucey, l’ai feuilleté, ai choisi « Les Massacres de juillet » de Jean Sénac (en souvenir du 14 juillet 1953) dont je recopie quelques strophes


Pour la fête des hommes libres

ils ont massacré mes amis

peau brune sur les pavés gris

ô Paris comme tu es triste

triste et sévère pour ma race


Voici l’arbre sans racine

voici l’écorce frappée

la fleur fermée le fruit brûlé

et ton grand soleil humide

liberté


….

Il faut rester debout tandis qu’on te déchire

droit dans les néons puisque l’on t’avilit

ce goût de laurier rose et ce sang qui sourit

c’est la liberté froide de Paris


Tu la ramèneras comme une pure abeille

elle fera la jour dans la chaux des maisons

elle écrira pour tous la paix sur les saisons

ô fraîche ô compagne joyeuse… 

dimanche, novembre 01, 2026

Lâcheté, rite et petit fils


 Température encore un peu en baisse (mais peu le ressentaient comme moi, même si j’ai fini par ouvrir ma parka en partant ce matin) et mes un peu plus de 36 kilos pas encore suffisant à me rendre jeune et pleine de force, même si mes jambes criaient un peu mais ne jouaient pas aux indépendantes, j’ai cru hésiter à partir pour traverser tout Avignon ou presque pour être à 10   heures porte Saint Lazare pour le rassemblement interdit et maintenu qui s’est traduit selon le « Dauphiné Libéré » par environ 350 personnes mobilisées pour le rassemblement interdit porte Saint Lazare  (le 24  plus de 700) -  manifestation prenant fin  à 12.06 : entre deux slogans accompagnés par la fanfare avignonnaise des joyeux lurons de La Confédération du Pouet, le petit groupe de manifestants réunis devant la porte Saint-Lazare à Avignon, ce samedi 31 octobre, s’est amusé dans une chenille endiablée. L’ambiance est bon enfant sous l’œil de la police qui veille mais laisse faire. On sent moins de tensions que les samedis 17 et 24 octobre. Mais comme en fait je ne faisais que jouer avec cette idée j’ai décidé vers six heures et demi que je me contenterai du rite, partant dans la même direction mais pour un trajet bien trois quart d’heure plus tard ou un peu davantage, je suis sortie quelques minutes après dix heures avec parka et cloche de laine, frissonnante jusqu’à ce que deux rencontres de voisins m’aient réchauffée en regardant leur aisance


pour m’en aller vers la rue Carnot, constatant qu’à deux exceptions près les boutiques n’avaient ni installé de plaques sur leurs vitrines ni vidé les boutiques de leurs marchandises



et le marché de plus en plus réduit 



Mais la fleuriste de la place des Carmes tenait bon et j’ai pris cinq photos



avant de revenir, en achetant deux bons cookies à ma vendeuse préférée vers les halles. Deux photos de fleurs à l’étalage des marchandes portant des costumes « Hallowwen » assortis aux petites notes de décor et aux animatrices déguisées à l’intérieur… 



Avec dans le sac pendu à mon épaule deux gratins de cure et deux portions de risotto aux cèpes acheté à l’italien des halles, ai repris le chemin du retour la doudoune grande ouverte.



Elle ne l’était que partiellement quand m’en suis allée vers six heures trente dans une ville qui avait opté pour l’obscurité quasi totale au rendez-vous piapia avec petit fils… rendez vous dont nous avions fini par fixer l’heure au prix de péripéties dues à mon téléphone qui a connu trop de chutes, irai lundi en acheter un neuf à la grande poste… rendez vous qui a duré un peu plus d’une heure, refusant le monde, constatant qu’il était péniblement fou (j’ai émis un bémol en disant que 1942 était pas mal dans son genre ce qui a entraîné l’importance prise et le début de liberté pour les femmes (ça c’est lui qui les a introduite mais j’ai repoussé à 14/18), puis il a entrepris de me persuader que je devais voter pour Mélanchon… j’ai tenté de lui expliquer les raisons de mon refus même si c’est sans doute ce que je finirai par faire pour qu’il y ait, sans espoir, une présence de ce qu’on appelle gauche (même si sans démocratie) et notre coin de place a été une réunion/débat… 



Retour dans la nuit froide en croisant des déguisés en tentative de fête