commentaires

désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
Affichage des articles dont le libellé est kafka. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est kafka. Afficher tous les articles

samedi, mars 11, 2023

Ciel et corps indécis, nouvelle arrivée

 


mon corps, mon moral

grimpent, chutent, hésitent

me collant au mur

ai descendu l'escalier

ai trouvé ciel variable


ai trouvé aussi un exemplaire du Canard malgré mon retard et des chaussures en solde moins hideuses que celles qui aiment bien mes pieds et mon équilibre mais qui agressent mes yeux et ceux de mon petit fils... ai retiré de l'argent et suis revenue plus ferme


pour trouver un petit paquet de « Derrière la salle de bains » avec trois élégantes plaquettes

« Première souffrance » de Kafka (traduction Laurent Margantin)

« Un trapéziste – l'art de ces acrobates, pratiqué tout en haut des coupoles des scènes de spectacle, est, comme on le sait, l'un des plus difficiles parmi ceux qui sont accessibles aux hommes – un trapéziste, que motivait d'abord la volonté de se perfectionner, puis plus tard l'habitude... »

« Cheffe de Bataille » de Marie-Laure Dagoit

« premier tableau

tu es mon cheval de Troie bien caché dans ma fente à genoux aux origines au-dehors à mort Cheffe de Bataille endeuillée je ne crains rien sous le soleil de Dieu mille fois par jour il me parle la cavité ouverte incendiée je claque des dents je ris d'un rire insensé sous mon casque je tremble mes habits sont cousus d'or... »

ainsi que, cadeau de l'éditrice

« Le chemin des invisibles » de Laurent Margantin

que j'aime mais que j'ai déjà même si le facteur l'avait malmené (elle avait proposé de m'en adresser un nouvel exemplaire, j'avais refusé alors si quelqu'un le désire...)

« commence peut-être

au milieu de ces champs

mais coupé

plus que la terre noire

se tordre les pieds

sur les mottes de terre

si on sort du chemin... »

lundi, mars 23, 2020

journal du C puissance 3 - 7 - depuis l'antre

du printemps l'envie
redonne un goût de vie
aux vieilles plantes
oublient leur déchéance
quand murmure leur sève
murmure l'ébauche d'une idée de texte dans mon vieux crâne où tournoient pensées trop insistantes mais fugaces.
Au moment où le soleil, à midi, commençait à embrasser le haut de mon mur les cloches ont fait chanter le silence.
Dans le 3ème carnet du Journal de Kafka, traduit pas Laurent Margantin http://oeuvresouvertes.net/spip.php?article4179 au 16 novembre 1911 (un peu avant la fin)
d'un vieux carnet de notes : «Ce soir, après avoir étudié depuis 6 heures du matin, j'ai remarqué comment ma main gauche depuis déjà un moment tenait enserrés les doigts de ma main droite par pitié.»

mercredi, octobre 26, 2016

Mettre couleurs

Le ciel était toujours gris ce matin, tant que frissonnais et que suis partie avec le blouson ouaté trop grand (rétréci par mes soins ce qui n'a pas réellement amélioré son aspect, mais a réduit l'impression de gros cylindre dans lequel je ballotais) et bien trop chaud finalement, recouvert d'un ciré, s'ajoutant à un petit débardeur de soie et fin chandail de laine, tortue engoncée au sein d'une chaudière ambulante

Les ai croisées elles qui avaient fait choix diamétralement opposé. Nous avons échangé regards d'envie réciproque, du moins l'ai imaginé (mais franchement, ce n'est plus vraiment de mon âge... et au leur ma silhouette aurait été plus choquante)
Et pour les réchauffer, et pour remplir plus agréablement ma carapace, ai ramené un peur de couleur comestible (mais pas les petits cadeaux amicaux devant accompagner mon micro-voyage, la chocolatière n'ayant pas encore ouvert sa boutique à l'heure où suis passée.
Au bas de l'escalier, dans notre niche à courrier, pour améliorer encore cette journée, ai eu l'heureuse surprise de trouver un paquet, à ouvrir avec curiosité heureuse, pour trouver deux élégants très petits livres enclos dans grande feuille de papier cristal pliée avec rabats, édités, imprimés, sous le nom de littérature mineure (qualificatif qui n'est justifié que par l'extrême minceur de l'objet) par Laurent Margantin
Je possède un curieux animal, moitié chaton, moitié agneau. Il fait partie des biens de mon père dont j'ai hérité. Mais c'est surtout auprès de moi qu'il s'est développé...
Automne : marche noire à la lisière de la forêt ; minute de destruction muette ; le front du lépreux aux aguets sous l'arbre nu. Soir passé depuis longtemps, qui sombre maintenant sur les couches de mousse ; novembre… 
P.S. mes voeux accompagnent Monsieur Paul Magnette, puisse-t-il pouvoir résister, pour son peuple, et les peuples européens et canadiens, aux pressions.

samedi, juin 11, 2016

mouchetés


moucheté était le ciel quand suis sortie matin,
les grappes, rose pale ou soutenu, encore clairsemées sur le vert sombre des lauriers attendaient que le soleil descende les exalter,
les petites taches jaunes de fleurs recroquevillées se cachaient sous les minuscules arbustes d'un bac. 
Brigetoun avançait, éternuant et migraineuse (carcasse a de ces fantaisies..) crâne solennel partagé entre petits nodules douloureux et coton de non-pensée ;
une façade en sa vieillesse m'a semblé protégée d'écailles plates comme une carapace de tortue
Il y avait des rangées de petites notes égrenées, un rosier pompon aux fleurs défraichies
et bien sûr le jeu des cailloux du sol (bon c'est un tantinet tiré par les cheveux, mais c'était exactement la limite de ce dont mon crâne était capable et l'idée m'a tenu compagnie)
Mais quand j'ai regagné mon quartier, le pas de plus en plus ferme, souriant au programme accompli, le ciel m'a récompensée de grandes surfaces bleues (à vrai dire ce fut un jeu de transformations toute la journée)
et j'ai eu le plaisir de trouver dans notre niche à courrier une surprise venue de loin, un des textes de Kafka que je préfère, traduit et édité par Laurent Margantin aux Oudradek éditions (j'avais lu l'annonce sur http://oeuvresouvertes.net/spip.php?article3427 et j'hésitais à pré-commander la série, ma lenteur a été honteusement récompensée par ce cadeau !.. aurais un livret à donner..) et, sensible à l'agréable et grande – merci disent mes yeux de petite vieille – typographie d'Alain Hurtig, me suis installée un moment avec une collection de mouchoirs de moins sollicitée, assise sur la table de la cour pour retrouver le pauvre cher artiste de la faim, dans sa brève gloire, dans son délaissement.
Et puis faisant un pari sur ma forme demain, et surtout le mois prochain, ai mis au net ma liste de billet, en espérant que ma quête, demain, sera fructueuse (et que me retrouverais de nouveau fauchée, ça me rappelle ma jeunesse) 

mercredi, avril 20, 2016

Effet du ciel bleu, nuageux, bleu, et du vent ?.. ce serait

Effet... ou non, rendormissement profond, pendant deux heures ce matin
et réveil fébrile, comme en tombant dans le monde
mais petite fièvre persistante... et calme d'autant plus décidé qu'un bonhomme devait, entre huit heures (me suis réveillée juste un peu après, d'où une galopade ponctuée du jurons qui ne m'a pas franchement retapée) et midi, venir m'installer le superbe compteur intelligent auquel sommes voués désormais – dans l'entrée de l'immeuble mais ma présence était requise (totalement inutile la présence, à part trois sourires et deux formules de politesse)...
L'est arrivé au moment où j'allais allumer mes plaques électriques... a fait vite
était charmant (il n'est pour rien dans la décision de l'installation de ce truc) et sa visite était bénéfique, puisqu'en descendant ai trouvé dans le courrier l'imprimé de déclaration de revenu – en bonne citoyenne je n'ai rien contre, mais n'était pas pressée – et surtout une enveloppe à jolis timbres contenant – plaisir du jour – le jeu de cartes Kafka éditées par Laurent Margantin http://oeuvresouvertes.net/spip.php?article3373

Je veux écrire avec un tremblement continuel sur le front (5 novembre 1911)
passé le jour, tout doux, tout doux, entre l'effroi de la dernière partie des Montagnes de la folie de Lovecraft traduit par François Bon (Points) et des vidéos de Frank Lepage et consorts... et nourri un peu Paumée avec un ancien ce serait publié par les Cosaques des Frontières https://lescosaquesdesfrontieres.com
Ce serait – 53 – une ouverture
Ce serait dans la rue envahie de lumière, sur l'ombre qui joue avec les murs, l'incision de pierres blanches, ou de dunes géométrisées, qui soutiennent le gris humide de la plage immense, une flèche d'eau d'un sombre bleu glauque frisé de petites lignes d'écume et l'envol infini d'un ciel très doux où vont des nuages blanc sale.
Ce serait, sur une terrasse obscure, liaison entre la rue et cet ailleurs où circulent calmement, dans le vague d'une vacance, de minuscules silhouettes imprécises, de grands enfants potelés et deux petites nageuses, ou plutôt deux femmes assises dans le confort de leurs formes, le plaisir de leur bavardage et de très sages tenues de plage.. et ce serait, dans le ciel, ou à côté, une pépé de feu toute de traits et d'esprit.
Ce seraient les plantes de pied qui sentiraient le passage de la douceur tiède du sable qui s'effondre un peu sous les pas au claquement, la fermeté froide, la résistance, le rebond, allégeant la marche.
Ce serait cette satanée eau qui s'en est allée si loin, et le souvenir de la mer clapotant immuablement, ou presque, sur quelques galets, là bas, avant, dans le sud.
Ce serait ce qu'on ne voit pas sur l'image, il faudrait sans doute traverser la rue et ses galets, il faudrait que cela soit visible, même de près, mais ce n'est peut-être pas là, le peintre l'a peut-être effacé de sa vision, alors qu'il a repris les bords déliquescents en gris des nuages, ce serait le beige sombre, le brun clair, du sable humide légèrement lumineux et de plus en plus foncé, brillant comme un amas de paillettes sombres, en s'approchant de la première langue de l'eau.
Ce serait l'enfance ou l'adolescence jubilant, le monde offert, la liberté, la joie de l'air avec lequel faire la course, le souffle de la mer comme un profond chant en sourdine et le grelot des petits rires qui s'envolent.
Ce seraient la jeunesse, les peines, les joies secrètes, les années qui passent, en marches méditatives, un refuge secret perdu dans ce grand spectacle.
Ce serait l'amour de la mer qui dort, juste sous la conscience, en chacun.

vendredi, mai 31, 2013

Dehors, dedans, dehors/dedans


La ville était bleue, gente, parcourue d'une fine brise,

affairée, un peu, nonchalante aussi – et j'allais acheter un nouveau fer (manie de le poser à des endroits peu recommandables)

la lumière glissait sur les façades, les caressait, les ombres creusaient, dessinaient

dedans, dans l'antre, dans un intérieur indécis ou dans son moi
Brigetoun était dans l'autodénigrement, ou le constat de son peu
Brigetoun a lu, a aimé, ne dirai quoi – risque de courtisanerie
Brigetoun était mal, un peu, se moquait d'elle, un peu

dans le dehors de l'antre, les roses étaient tant épanouies qu'annonçaient le matin leur mort prochaine, étaient le soir des choux au bord de la flétrissure, coeurs à nu
dans le dehors de l'antre, dans le soleil qui la baignait, Brigetoun a eu envie de se donner le plaisir de l'admiration
admiration nostalgie pour deux séries qui se sont achevées, et qui tant étaient belles ou spirituelles

le plaisir de suivre
et tant d'autres (mais voulais me limiter aux séries)
Le frais et la pluie sont venus dans l'après-midi.

lundi, janvier 16, 2012

Petite controverse matinale avec ma mie la mort, en lisant Kafka, via Laurent Margantin, et François Bon

Dans ma tête, penchée sous le pommeau de douche, pendant que mes mains malaxaient mousse et crâne, tournaient les mots poignants qu'avaient tracés la main de Kafka, qu'avaient traduits les doigts de Laurent Margantin sur Oeuvres ouvertes http://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article1459

« Au cas où je devrais prochainement mourir ou être tout à fait incapable de vivre – cette possibilité est grande, vu que j’ai beaucoup craché de sang ces deux dernières nuits – je me permets de dire que je me suis déchiré moi-même..... Dans un conflit insoluble, le monde... et mon moi déchirent mon corps. »

laisser cela, sa vérité, derrière soi... et que passe cette souffrance qui doit être tue en notre vie (souffrance ou non, ce besoin que nous avons qu'un peu de notre vérité subsiste, ou au moins, modestie oblige, que ceux qui nous ferons, un temps, l'honneur de se souvenir, ne dédient pas leurs pensées à un être construit par eux et qui nous est étranger, dernière, futile, et impérieuse manifestation de notre ego)

et, retenant les premiers mots, pendant que séchaient mes cheveux, ai repris, pour les lire à la file, le regroupement des tweetts des dialogues de François Bon avec sa mort. http://www.tierslivre.net/faceB/spip.php?article144 en leur sérieuse ironie.

Ma mie la mort, qui trottinait à sa fréquente coutume, quelque part au fond de ma conscience, est venue lire par dessus mon épaule, après avoir bougonné : «ô toi, traîtresse» - Ai ouvert le bec pour riposter ou plaider, puis avec un soupir d'ennui passager, l'ai ignorée... mais avec sa mauvais éducation habituelle, elle intervenait bien trop souvent, et parfois je cédais à la provocation


«- où est ma mort, je ne la vois plus devant moi ? 


- je suis derrière, juste derrière répondit-elle» et ma mienne: toi tu ne me recherches que quand je suis loin – normal non ? - non


«- où est ma mort, demanda-t-il à nouveau ? 


- dedans, répondit-elle.» - Bonjour, tu vois, lui dis-je, et puis écoute, c'est bien ce qu'ils disent

…..........


«je tenais un bouquet de fleurs blanches en pleine rue devant la nuit : 


- offre le moi, dit ma mort» - si cela te fais plaisir – ce n'est pas moi qui ai demandé dit la mienne

….........


«- chacune de tes douleurs est ma griffe, dit ma mort 


- chaque ombre de la nuit dans la ville est ma fuite, répondis-je» - et toi aussi tu fuis quand je m'approche, et tout, une tache sur le mur, les mouvements d'un des tuyaux dans ta main, t'est fuite – pourquoi viens-tu en brusquant la chair, c'est elle qui ne veut pas - c'est facile comme réponse, dit-elle, tu n'es jamais responsable - ma volonté quand ma chair est en colère ne peux plus la faire taire, et t'oublie - C'est sans danger dit-elle


«mes monuments rendent stériles le sol de la ville, dit ma mort 


- nos mots y rampent en tunnels vers les bouches que tu crois tues, dis-je» - c'est beau dit la mienne – n'est-ce pas ? Alors tais toi et laisse moi lire


«- à chaque brouillard je m’approche de toi, dit ma mort 


- tu n’en prends que le brouillard, je répondis» - oui, mais si tu disais aussi bien, peut-être je... - n'en demande pas trop, tu n'es que ma mort.

…......

«ta mort est assise là sur une pierre, au bord de ton chemin : 


- je te salue bien, je reviendrai demain, lui diras-tu» - là, c'est tout toi, dit la mienne – non quand tu t'approches je suis occupée à autre chose, je ne pense plus à toi donc ne te réponds pas


…....... et nous aimions lire, il faut nous accompagner

….......


«ta mort te regarde, et toi tu la regardes:

- je te ressemble, dit-elle 


- alors t’es pas belle, tu réponds» - alors moi non plus, honte à toi, dit la mienne – je n'y peux rien – ce n'est pas vrai, tes parents avaient bien travaillé, avec soin..


«ta mort joue comme les gosses : elle marche dans ton ombre, alors passe exprès dans la flaque, retourne toi et rit» - c'est malin !..


«ta mort te montre le poing : tu lui donnes ton angoisse à ronger, ça la laisse sur sa faim

- y en a d’autre, tant que tu veux, lui cries-tu» - c'est pas pour nous les morts, dit la mienne, c'est pour la vie, l'angoisse, c'est elle qui la donne, à elle de bouffer – là tu as raison, mais un peu seulement, parce que pour la chair tu es l'angoisse


«l’angoisse te ronge dedans :

- viens, tout est mangé, dis-tu à ta mort

- je veux le reste, s’écrie-t-elle 


- le reste a mauvais goût, te moques-tu»


«- pas la peine d’avoir peur, dit ta mort, tu te rajoutes une peine inutile et ça me donne des aigreurs»

Je n'ai pas peur, tu le sais bien – alors pourquoi ne pas me laisser faire ? - je veux choisir – excuse médiocre – viens sans douleur, la chair sera calme – tu en demande trop.

…......


«- je ne poursuis que ceux que j’estime, me dit ma mort, pour les autres, qu’ils meurent par hasard ou accident, que m’en chaut» - suis-je si peu estimable ? dis-je à la mienne - tu te racontes des histoires, simplement

….....

«- ils m’ont toujours fait rire, ceux qui prétendaient attendre d’avoir fini leur phrase avant, me dit ma mort, tu veux des noms ?» - pas la peine – ce n'est pas moi qui l'ai dit, je sais bien que tu en connais, au moins une.

…......

et nous avons terminé en silence.

Mais, tout de même, je ne voulais pas la quitter sur une brouille.

  • Tu sais, je disais t'attendre, je t'ai cherché, parce que j'avais décidé que je n'aimais pas la vie.. M'ennuyait, la trouvais inutile. Mais j'ai changé.

  • Tu sais bien que tu l'aimais

  • par fulgurances, illuminations, pour le soleil, des mots, des êtres...

  • et tu m'oubliais... la plupart du temps

  • mais ça ne comptait pas vraiment

  • oh ! Que si !

  • Bon, enfin c'est comme ça – là en ce moment..

  • Tu y viendra, tu sais bien...

  • Quand je ne serai plus libre, oui bien sûr, mais ce ne sera par pour toi, pour l'attrait du vide, la rutilance noire du rien

  • Ne vas pas louper le moment

  • Et puis, c'est la suite qui m'agace, tant que je ne suis pas certaine qu'on laissera carcasse en paix

  • Que te chaud

  • Beaucoup, même si c'est idiot

  • Mauvaise raison

  • Tout de même

  • Nous enfilons des perles de pacotille, là

  • Tu as raison – il nous manque un peu de nuit et le bruit de la mer pour avoir l'illusion que les mots qui volent sont profonds – Arrêtons. Au revoir

  • À un de ces jours

  • Amies ?

  • Amies.

    N'importe quoi.

samedi, novembre 27, 2010

Hibernante et pilleuse – longuet (prévenir)

Je suis réellement une ourse, simplement légèrement insomniaque, ce qui a mis provisoirement fin à mon profond sommeil un peu avant dix heures (et internet, lui aussi tout engourdi de désirs de langueurs, faseillait) – en tentant désespérément d'émerger de mon coton, parce qu'on nous a appris que le nirvana, s'il n'est pas spirituel, est condamnable, en jetant un coup d'oeil sur twitter, avant de voir que fidèlement elle me citait, avant de rêver aux découvertes superposées de la fichaise du jour http://tentatives.eklablog.fr/fichaises-c399152, j'ai découvert ce que Christine Jeanney avait vu en ouvrant les yeux de sa maison. Et me suis rencognée, engourdie, enfouie.

J'ai fait un demi pas dans la cour, pris la gloire dans les yeux, frissonné de tout mon corps, suis rentrée, ai fermé, me suis massé pensivement le bas du dos au dessus du radiateur, suis revenue avec un toast au miel sur internet, ai trouvé encore de la neige, plusieurs fois, et puis j'ai lu les premières contributions à la construction fictive d'une rue lors de « Livre au centre », http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2354, et, en écho, l'après-midi, chez Pierre Ménard http://www.liminaire.fr/spip.php?article1180&var_mode=calcul, ai admiré souvent, ai renoncé à tirer des mots de moi, suis revenue sur mes dernières lectures, ai établi un long pillage, (tant pis pour les visiteurs), un peu au hasard, et l'ai posé, tout cru, comme ça, paresseusement, sans ordre autre que la chronologie de mes découvertes ou re-lectures, ni tentative de présentation, en ponctuant d'un peu de notre ciel, tel que le voyais ce vendredi matin, ou les jours récents quand la lumière nous visitait

« Elle balbutia à travers ses larmes :

– C’est... c’est... c’est donc fini d’être une honnête femme !

Certes, je fus à ce moment sur le point de faire une bêtise, une grande bêtise !... Je ne la fis pas.

Je quittai Berthe en rentrant à Paris. J’aurais peut-être été trop faible, plus tard. »

Maupassant - « Joseph et autres coquineries » http://www.publie.net/fr/ebook/9782814503809/joseph-et-autres-coquineries

« Jamais il n’avait cessé d’écrire et de dialoguer avec ses lecteurs. Il était devenu l’animateur d’un réseau de chercheurs de vie, toujours insatisfaits, toujours en mouvement. Ils ne partageaient aucune idée particulière, sinon la certitude qu’il ne fallait pas s’enfermer. »

Thierry Crouzet «La thune dans le caniveau» http://librairie.immateriel.fr/fr/ebook/9782919248360/la-tune-dans-le-caniveau

«Le champ s'étendait devant eux. Rien n'y poussait, rien d'utile aux hommes c'est-à-dire. On ne voyait pas très bien non plus en quoi ce champ pouvait intéresser les animaux. Les oiseaux devaient y trouver des lombrics. Il était de forme fort irrégulière et entourée de haies malingres, composées de vieilles souches d'arbres et de fourrés de ronces. Il y avait peut-être quelques mûres sauvages en automne. Une herbe bleue et aigre disputait le sol aux chardons et aux orties. Ces dernières auraient pu servir de fourrage, à la rigueur. »

Beckett - « Mercier et Cadmier », si contente de les rencontrer à nouveau ces deux là, et j'ai déjà évoqué ces retrouvailles http://brigetoun.blogspot.com/2010/11/je-suis-allee-chez-le-pharmacien-ce.html

« Une jeune fille grandit dans mes yeux. Plus je les ouvre, plus elle s’étend, se déploie comme un long et large fleuve qui les irrigue. Mes regards purs et pleins d’eau inondent le monde et les choses mouillées ramollissent, prenant leur forme vraie. »

Nikòlas Evandinos – ne sais pourquoi celui-ci parmi les « douze jeunes poètes traduits du grec » par Michel Volkovitch http://www.publie.net/fr/ebook/9782814503755/douze-jeunes-poètes

« Au coin de la rue Louis-Blanc, les autopompes de la ville de Paris déchargent les excréments dans les égouts. Les employés sont africains. À cent mètres au nord, ils peuvent apercevoir la coupole blanche de la nécropole étrusque du colonel Fabien qui accueille parfois des défilés de haute couture. Le nom de Louis Blanc ne peut plus réveiller mon père malgré leur commune passion pour l'utopie. Sinon il l'entendrait rappeler que la foule est devenue peuple et ajouter deux, trois phrases bien senties. Voilà qui est décidé : le peuple ne se battra plus si le lendemain doit ressembler à la veille. Préparer le lendemain est donc la préoccupation invinciblement commandée aux gens de bien. »

Bernard Chambaz - « Ghetto » cet hommage/discussion

«Sortie de chez soi et de soi ;

Obligation de se détacher de ses préoccupations

Refus de céder à la pression de la rumeur (une communauté fabriquée par les marchands et la réclame) ;

Entrée dans le monde de la discussion, du dialogue qui fait jouer les rapprochements et les éloignements. »

Christian Ruby «Notes sur le travail du spectateur et sur le spectateur au travail de soi» http://www.publie.net/fr/ebook/9782814501935/notes-sur-le-travail-du-spectateur-et-sur-le-spectateur-au-travail-de-soi

« - Tu touches ici à la thèse opposée, lui dit l'abbé. Certains commentateurs déclarent en effet que l'histoire ne donne à personne le droit de juger le portier. Quel qu'il nous apparaisse, il n'en reste pas moins un serviteur de la Loi ; il appartient donc à la Loi ; il échappe donc au jugement humain. Et dans ce cas on doit cesser aussi de le croire inférieur à l'homme. »

Franz Kafka – « le procès »

« Autrement dit un « mot » ne fut jamais isolé (on l'isole après coup au dictionnaire) mais toujours « total refait » (i.e. phrasé) et en formation, « expans-i-on » ouvrant, opérant, le champ figuratif en figures de son « pouvoir-dire quelque chose ; il peut dire « quelque chose » avec les autres : « toute chose », la « chose », n'est pas isolée, mais chose de choses, « nuage » »

Michel Deguy - « De l'illisibilité » http://www.publie.net/fr/ebook/9782814502178/de-l-illisibilité

« Un projet de roman attisait, si besoin était, ma curiosité du Pays des Aigles. Despotisme, dictature et décervelage serviraient de toile de fond à une intrigue ethno-socio-policière. Le héros, écrivain du dimanche, héritier d’une famille de haute noblesse et fonctionnaire au Ministère des affaires étrangères, allait être invité au colloque. Il y ferait convier son amant, un prolétaire de La Courneuve, deux cents mots de vocabulaire et une syntaxe bancale, en le présentant comme un homme de lettres terriblement taciturne»

Michèle Kahn - « les prunes de Tirana » http://www.publie.net/fr/ebook/9782814503823/les-prunes-de-tirana

«Nous admettrons cette hypothèse : que tout groupe cherche à se maintenir dans l'état dans lequel il se trouvait précédemment.»

Raymond Queneau «Une histoire modèle»

Vous n'avez pas un peu le mal de mer, avec ces sauts par dessus des vides, d'un monde à l'autre, vous qui avez suivi ? Je vous que ça tombe bien (pardon, mais c'est vraiment le hasard)

« S'arrêter face à la mer. Hésiter, un peu, au moment d'affronter les éclats de coquillage qui scintillent et menacent à l'intérieur des rouleaux. Se décider, enfin. Entrer dans l'eau chargée d'écume, forcer, sans tarder, jusqu'aux mollets, jusqu'à la taille, jusqu’aux frissons. Progresser, en sautillant, les mains appuyées sur la peau verte et mouvante. Guetter la prochaine vague, celle qui fera perdre contact avec le fond sableux»

Nicolas Bleusher - «Fictions et confidences » http://librairie.immateriel.fr/fr/ebook/9782919248209/fictions-et-confidences

« La mer commença de se pommeler d'écume alors que nous naviguions en vue de Butachauques, une grande île au pied de la cordillère des Andes, qui protège un groupe de ses petites soeurs.

Le Pumalin, notre goélette de trente tonneaux, était lourdement chargé de sacs d'huîtres, de moules, de cholgas et de choritos, que nous avions collectés au cours d'une tournée des parcs à coquillages des îles Chauques. »

Francisco Coloane - « le golfe des peines »

« Tels qu’un dieu aux énormes yeux bleus et aux formes de neige, la mer et le ciel attirent aux terrasses de marbre la foule des jeunes et fortes roses.»

Arthur Rimbaud - « Les illuminations » http://www.publie.net/fr/ebook/9782814500051/les-illuminations

« J’ensevelis les morts dans mon ventre. Cris, tambour, danse, danse, danse, danse ! Je ne vois même pas l’heure où, les blancs débarquant, je tomberai au néant.

Faim, soif, cris, danse, danse, danse, danse ! »

Arthur Rimbaud - « Une saison en enfer » http://www.publie.net/fr/ebook/9782814500044/une-saison-en-enfer

« quand à la blancheur de cette feuille, c'est encore une épaisse couche de peinture comme celle de ce rectangle, au dos du livre que j'ai sous les yeux, au dos du livre que j'ai acheté en plein hiver dans une librairie d'occasion de Chapel Street ; mais ce qu'elle recouvre c'est un miroir, cette épaisse couche de peinture que ma plume gratte, telle une pointe de couteau, que ma plume fait s'écailler, telle une flamme de chalumeau, pour me révéler peu à peu, au travers de toutes ces craquelures que sont mes phrases, mon propre visage dont mes malheurs et mon acharnement lavent peu à peu le noyau de quartz hyalin, mon propre visage et le tien derrière lui, Bleston, le tien miné de guerre intime, le tien qui transparaîtra de plus en plus fortement, au point que l'on ne distinguera plus pour ainsi dire, de moi-même, que le brillement des iris autour des pupilles, et celui des dents autour de la langue, le tien se consumant enfin dans son incandescence amplifiée, cette blancheur que je dénonce, semblable au silence du dormeur que lézarde après coup le souvenir de ses rêves. »

Michel Butor - « L'emploi du temps » - pourquoi diable étais-je passée à côté ?

Bon, vous fais grâce de Lautréamont, parce que le passage merveilleusement éructant que j'avais choisi dans « Poésies » était tout de même vraiment trop long...

Et puis, après une montagne (enfin une colline, un monticule, un tas) de repassage, et diverses autres choses, me suis endormie, ai eu envie de musique, ai regardé « la flûte enchantée », ai réalisé, juste un peu trop tard, avec une confusion à moitié sincère que j'avais un billet pour la représentation « tout public » d'un spectacle de danses pour enfants et plus « zafari et fantasmo ».

Me suis maudite, sans virulence.

samedi, novembre 20, 2010

Avignon sur bleu – tourner autour de Kafka – musique

«Écarquillement constant des yeux, naturel à l'acteur, les yeux demeurant un instant fixes, encadrés par les sourcils relevés. Vérité intègre de sa déclamation : le geste atténué de lever le bras droit dont l'impulsion vient de l'épaule, la manière d'ajuster le lorgnon qui paraît emprunté, tant il tient mal ; la position de la jambe sous la table, tendue de telle sorte que les faibles os entre la jambe et la cuisse se meuvent sans cesse ; la courbe du dos qui est d'aspect chétif, un observateur ne se laissant pas tromper dans son jugement par l'aspect d'un dos uniforme comme il pourrait l'être en contemplant un visage...» J'ai emmené Löwy lisant (je le voyais si bien) dans mon sommeil après avoir refermé, aux petites heures de samedi, le journal de Kafka, repris pour faire suite au Procès, et à la relecture de cette merveilleuse phrase de fin : ««Comme un chien !» dit-il, c'était comme si la honte dût lui survivre.»

un qui partait à l'assaut de la mairie le matin, pour introduire quelques images d'Avignon en lumière en guise de ponctuations
Ai repris, trente ans après (une petite cinquantaine pour le Procès), la lecture du Journal (m'a fallu les racheter) grâce à sa présence dans le tiers.livre où j'ai découvert les carnets que je reprends régulièrement, en contrepoint à la lecture des petites histoires ou bribes publiées presque chaque jour par Laurent Margantin sur Oeuvres ouvertes - plaisir de ses choix, et de cette nouvelle traduction à laquelle il s'attelle après celle des Grains de pollen de Novalis http://www.publie.net/fr/ebook/9782814503496/les-grains-de-pollen - découverte qui ouvre mes journées, comme
«Poséidon
Poséidon était assis à son bureau et comptait. L’administration de tous les océans représentait une somme de travail infinie. Il aurait pu avoir autant d’assistants qu’il aurait voulus, et il en avait beaucoup, mais comme il prenait sa charge très au sérieux, il recomptait tout lui-même, et ainsi les assistants ne lui étaient pas d’un grand secours. On ne peut pas dire que son travail le réjouissait, et il ne l’accomplissait à vrai dire que parce qu’il lui était imposé. Il avait déjà postulé souvent à des emplois plus joyeux...» la suite = http://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article699
Lire , je vous le conseille, «retour à Kafka» http://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article694 où il expose son projet, et, en cliquant sur les petites vignettes de l'auteur en sage jeune homme vaguement rêveur, les petits trésors offerts.

J'avais chois Kafka pour ma nuit, parce qu'il était dans l'air de ces journées, parce que, aussi, le dernier atelier nocturne dirigé par François Bon à la belle bibliothèque universitaire d'Angers, «je suis un monstre des solitudes» (mais ça c'est de Beckett) http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2339 partait du Journal et de tous ces moments où Kafka parle des conditions de son écriture
«Vers le soir, sur le canapé, dans l’obscurité de ma chambre… Si la lumière du vestibule et celle de la cuisine tombent en même temps sur la porte vitrée,...» et que, comme il nous y invite, après avoir lu attentivement - je le croyais du moins, l'avais tenté - sa belle évocation, j'ai, comme chaque fois, cédé à la tentation.
Ce qui a donné, beaucoup trop long, beaucoup trop primaire, cela que, redevenue lucide, en le relisant après les phrases qui ouvraient au désir d'écrire d'Elonex et de Christine Jeanney, et la poésie de Maryse Hache (nous sommes des fidèles de ces invitations), j'ai trouvé furieusement évocateur d'une recette de cuisine, que Christine Jeanney, plus indulgente, a nommé «making-of de Paumée»

Écrire chaque jour, obligation, colonne vertébrale, marquer le passage du temps qui dans ma solitude s’étendrait indéfiniment. Une idée qui vient de l’ouverture sur le jour dans la cour le matin, un mot entendu ou lu, et immobile j’attend un moment qu’une phrase s’esquisse, et une autre, et si cela se dessine, retrouver l’écran, ouvrir Open Office, commencer. Les mots qui s’enchaînent, ou rien, et l’abandon. La musique qui vient de la radio. Un frisson. La chaise qui racle les carreaux quand je me lève, et plus tard le souvenir d’un texte, le dos crispé, la nostalgie d’une saveur, les pieds nus sur les carreaux, le retour inconscient vers la chaise, ma place. Tassée devant l’écran, yeux levés, l’angle du plafond et du mur, et le haut cintré des volets intérieurs, une trace de poussière, l’idée paresseuse de l’enlever. Juste de quoi baisser les yeux, regarder les lignes commencées, en ramenant le fichier au premier plan, relire, changer un mot, chercher à raccorder sur la saveur évoquée. Sauvegarder, se lever. Faire du thé ou prendre un bonbon. Laisser rouler la pensée, ou le rêve ou rien, le froid ou la lumière qui descend, l’idée d’une photo prise le matin. 

Un peu plus tard, relire ce qui était là en massant mon genou, décider de le garder. Choisir une image ponctuation. Écrire, à la suite, la lumière qui descend, le thé, l’histoire que racontait l’image. Trouver que c’est mauvais, parce que avec les jours, les lignes quotidiennes, un besoin est venu que cela ne le soit pas totalement. Avoir mal ou faim. Garder, sans se réconcilier. Revenir aux textes des autres. Aimer ou non. Trouver une idée, la laisser se développer dans le vide. Une phrase à la radio, les yeux sur la boite tibétaine où il n’y a plus de crayon et le souvenir d’une colère. Une ligne rajoutée qui contredit ou conclut. Copier/coller sur Paumée.

suis partie, en début de soirée, c'est-à-dire, maintenant, dans la nuit, vers l'opéra pour un concert de musique russe, dirigé par Alexander Vakoulski.
Avec une petite entrée en matière française : la musique de Pascal Dusapin pour « entre les mains » un film d'Anne Fontaine : lente montée aigüe des violons, les contrebasses viennent calmement en dessous, entrelacements de timbres, tout en tension, en longues phrases, qui m'a laissée agréablement froide.

Arrivée du soliste, Alexander Kniazev, chemise, pantalon noirs et coiffure de chanteur rive gauche années 70. Pour le concerto n°1 pour violoncelle et orchestre de Chostakovitch, pour lequel j'ai, personnellement, un fort goût.
L'attaque martelée, un peu acide, comme une musique populaire, les éclairs des flûtes et du hautbois, l'entrain, les cordes et les vents en houle profonde, avec des stridences, la fin qui se meurt lentement.
Et le second mouvement - auquel les suivants se sont enchaînés sans autre interruption qu'une césure marquée par le violoncelle – le moderato, lenteur solennelle des cordes, mélopée douce et chaude du cor et l'entrée discrète du violoncelle, le chant qui monte, la dynamique des volutes souples, sans que se perde la marche, les saccades, les interventions des vents, la clarinette en vedette, la volubilité du violoncelle, les réponses, le cor péremptoire, toujours la progression – la césure, reprise du violoncelle, avec plus de velours, d'autorité, de force, sur un chaloupement de l'orchestre, les phrases graves se déroulant sur des pizzicati, les interventions des instruments à vent.... une belle richesse. (notes pagailleuses, dans le noir, inachevées)
Comme bis, deux suites de Bach, la première avec une sonorité que j'ai trouvée un peu sèche, et je ne sais laquelle, très connue, belle sarabande.

Un entracte avec grande envie de fumer, sans rien pour céder à la tentation, dans la douceur de la nuit sur le balcon, au dessus des cabanes fermées (qui empêchent les restaurants et bars de déployer leurs terrasses pour les derniers beaux jours)
Et puis une bonne interprétation de l'Oiseau de feu de Stravinski, avec tout de même, pour moi, dans les passages où le thème, entre les brillances ou les moments forts, s'éternise avec les cordes, un ennui mêlé d'envie de fumer, qui fait que me suis levée après le second salut du chef, lequel a donné un bis pendant que je descendais la première l'escalier,

comme je l'ai constaté sur la télévision dans le hall. Je me suis fait une raison. J'ai salué les ouvreurs dans leur nouvelle tenue, un peu grooms mais en bleu gris, et suis redescendue vers l'antre.