Jean-Pierre Cassel chante et danse Gainsbourg parce que cela faisait partie du paquet du Chêne noir et en souvenir de notre jeunesse et de feu mon cher beau-frère qui, à mon avis, lui ressemblait un peu.
Légère déception. Nous avons vieilli. Et il a trouvé sur son chemin le même dos se voûtant que moi, une certaine lourdeur ; les jambes n'ont plus la même élégance ; mais je serais bien incapable de faire les quelques pas de claquettes qu'il esquissait.
Les grands classiques. Trois bons musiciens qui semblaient se faire plaisir, encore. Mais j'ai trouvé que les premiers airs étaient donnés un peu platement, et que la voix ne présentait pas la moindre trace de violoncelle.
Peut être était-ce moi puisqu'au fil des airs, sont arrivés l'entrain et le velours que j'attendais.Seulement à la dixième chanson, vers la fin des Petits papiers, brusque coupure de courant. Dans la salle l'éclairage de secours a parfaitement fonctionné mais la guitare, la basse et le micro ont rendu l'âme. Après un petit numéro de claquettes désenchanté il a été décidé que nous attendrions dans la salle ou au bar avec des lampions le retour de la fée électricité.
A la seconde cigarette la douleur est revenue, j'ai décidé que l'électricité reviendrait pendant mon trajet et j'ai préféré abandonner. En fait c'était très local et en débouchant de la nuit vraiment noire de la rue Sainte Catherine dans celle du Vice Légat j'ai retrouvé des lanternes, et chez moi une installation en ordre de marche. Après une petite récupération j'ai regardé un DVD du Turc en Italie avec Cecilia Bartoldi, et ma foi ce fut un agréable moment.(il semble que beaucoup de gens en France ont eu moins de chance)