dimanche, mai 01, 2016

temps variable pour une virée en Lozère

une Brigetoun un tantinet exténuée et quelques images sans commentaire, ou avec légendes succintes

depuis la clarté du départ d'Avignon vers le bleu inchangé qui régnait sur Arles et un agréable déjeuner rapide
route vers les Baux, pour voir l'exposition en cours dans la somptueuse carrière
qui était basée sur Chagall, beaucoup de monde, une légère déception, cette fois, une partie de cache cache, un malentendu
suis sortie et j'ai attendu assez longtemps en savourant la beauté de la Provence et un soleil presque aussi chaleureusement caressant qu'en été (pas mécontente)
montée sous lumière vers la petite montagne lozérienne
et un petit hôtel, des retrouvailles fraternelles et amicales aux portes de Marvejols.
Début de nuit avec Dixit Paumée entre admiration et gratitude, http://librairie.publie.net/fr/ebook/9782371771512/dixit-paumee
Réveil devant nuages ravissants mais de plus en plus menaçants, 
aller dans la crasse vers le «pôle bois»  (beaux bâtiments) pour une assemblée, admirer plutôt plus que moins les oeuvres des résidents d'un foyer, acheté deux pots de miel d'un centre (belles couleurs, pour le goût je suis en espérance tranquille)

et derrière le bar, où je versais café à ceux qui en désiraient en arrivant, assister à toute l'assemblée debout, avec une tendance à la trouver fort longue (malgré l'admiration pour de qui est fait), et de petites sorties pour allumer et éteindre cigare devant un ciel qui se cachait de plus en plus, qui nous a donné petite averse de neige, éclaircie, grosse et brusque averse de grélons
montée dans les nuages, jusqu'à presque les traverser, vers Saint Germain du Teil, 
agréables retrouvailles, et puis pour une raison ou une autre, suis sortie de table pour passer la plus grande partie du déjeuner dans la cour ou, parce que vraiment le temps était détestable, sur un fauteuil dans le hall..
moment de tendresse, reçu en cadeau une bouteille de vin d'orange et en presque cadeau (ne veut pas croire que le prix était réel) un quart de Saint Nectaire acheté sur le marché de Marvejols
et puis un départ dans un temps détestable - grande pitié pour ma soeur-chauffeur - jusqu'à la lumière retrouvée, avec les tuiles, un peu après Lodève.
Nuages vers le nord, et traces de pluie dans ma cour.

vendredi, avril 29, 2016

Avant une brève escapade


m'en suis allée matin, ambulant avec presque autant d'assurance que ce pigeon de rencontre, 
et même si le pas peu à peu se faisait plus ferme et leste, je pensais être en retard pour ma traversée de l'intra-muros et j'ai choisi – un peu pour le plaisir aussi – de prendre la manifestation entre la préfecture et son arrivée rue de la République, et suis passée par la rue des teinturiers qui somnolait doucement
En fait suis arrivée en avance, ai longé les remparts pour rejoindre l'attroupement qui ne s'était pas encore ébranlé, ai circulé un peu, et réalisé pendant la prise de parole d'une étudiante qu'en fait le trajet, à l'inverse de ce que je pensais, suivait joli chemin, et me ramenait le long des remparts et du Rhône chez moi
En électron libre solitaire suis restée sur le bord, ai mitraillé, tant que la mémoire de mon appareil était pleine lorsque sommes arrivés sur l'esplanade herbue entre le pont et ma porte…
Rentrée affamée et un peu soule de bruit, cuisine, déjeuner, lavage cheveux, repassage, ménage, préparer un sac pour une escapade (en famille, la réunion annuelle des parents de résidents dans les instituts proches de Marvejols) entre deux manifestations
et bricoler une vidéo trop longue, encore allongée par l'ajout de photos fixes et silencieuses, avec une grande partie de ce qu'avais enregistré – la mets en ligne, tant pis, dans l'idée que, dans le vide de ce week-end, elle ennuiera peu de passants.

jeudi, avril 28, 2016

Cheminement matinal et Rubato

Bleu puissant sur nous
brise légère et tendre
et visages las
ou carcasse lasse après son triomphe de la veille pour satisfaire petit toubib, m'en suis allée tout doux en quète de légumes pour les premiers jours de mai, à mon retour, de chocolat pour la voiture vendredi (mais rien de ce que j'ai photographié)
et, grâce à un détour, via Saint Didier – et son mur amoureux des ombres - ai enfin trouvé rue de la République ce magnifique cadeau (non pas magnifique mais difficile à débusquer) des bretelles pour la grande et forte carcasse de ce vieillard, mon petit frère lozérien.
Et j'en resterai là…
non, parce que j'en avais envie mais ne l'ai pas fait lundi, dans mon désir de laconisme, ni hier à cause de la trop grande longueur du billet, dirai encrore, brièvement, le plaisir que j'ai eu - dans l'attente, que ma curiosité rend impatiente, de découvrir, avec retard puisque je crois qu'il paraîtra chez publie.net vendredi ou samedi, de ce qu'un talentueux et courageux collectif a pu couper, tisser, à partir des mots de paumée - en regardant, lisant la dernière publication Portofolio de publie.net, poèmes de Jean-YvesFick et peintures de Bona Mangangu Rubato http://librairie.publie.net/fr/ebook/9782371771437
Pour vous donner envie de voir les peintures de Bona Mangangu, je reprends seulement deux bribes de la première des deux belles préfaces... les mots de Jérémy Liron
Le fluide, le transitoire, l’enchevêtré, l’indéterminé, l’informe y fraient comme en des eaux primordiales. Et si quelque chose a lieu, ce quelque chose ne se manifeste pas, ne s’énonce pas, demeure en deçà du langage, comme tapi ou rampant, sinuant entre deux eaux. Et c’est cette phénoménalité basse ou sourde qui trouble la pensée, la descelle, la dilue.
Il s’agit de prises de vue, d’une approche expressive, parfois au plus près de la matière, parfois dans une légère perspective qui donne l’impression d’un survol, opérant parfois par décalage par la variation de cadrages. Les peintures, la peinture, sont déjà appréhendées comme des entités géographiques à la surface desquelles glisse, chemine, évolue le regard. D’où l’apparence des courts fragments que Jean-Yves Fick propose en accompagnement, en dialogue avec les images. Ce pourraient être notes, rêveries suggérées par un voyage dans des contrées lointaines sur les traces de Théodore Monod ou d’Eugène Fromentin, leur auteur se glissant entre les plis du ciel et de la terre non pas pour s’y retrouver, trouver un terme à ses errances ou ses doutes, mais pour y dissoudre une part de soi, s’y absorber.
Et pour vous donner envie de lire les poèmes de Jean-Yves Fick je ne sais si j'ai eu raison de choisir un des plus laconiques pour http://brigetoun.wordpress.com

mercredi, avril 27, 2016

Un après-midi et deux nuits

flottent nuages
l'air tiède fouetté de vent
jeux de lumière
m'en suis allée dans le mitan de l'après-midi lire dans la salle d'attente de petit toubib
avant une visite, dialogue, humours frères et renouvellement d'ordonnance.
En suis sortie vers sept heures, au moment où le soleil jette son éclat en frisant le sol
rentrée faire cuire patate et morue, faire un tour rapide internet, et repartir avec le petit sac pour état d'urgence (en oubliant mon appareil photo) vers l'opéra pour une nouvelle tentative Donizetti (Lucia di Lammermoor)
et une presque conversion, par la grâce de mon humeur, sans doute un peu (miraculeusement, compte tenu de mon rejet ou ennui déplaisir habituel, qui ne s'est manifesté qu'épisodiquement) de la musique, de l'orchestre dirigé par Roberto Rizzi-Brignoli, du choeur, de la distribution, plutôt plus que moins, et surtout de Zuzana Markovà - remplaçant Julie Fuchs qui a déclaré forfait, comme, dans la même sobre mise en scène de Frédéric Bélier-Garcia, elle avait remplacé, interprétant pour la première fois le rôle, Eglise Guttierez à Marseille il y a un ou deux ans -, sa jeunesse, son charme, son jeu et sa voix, malgré les abus de vocalises voulus par Donizetti...
aidé aussi parce que la scène d'ouverture, le dynamisme, l'équilibre des voix et du choeur, m'a séduite.. mais tout de même pauvre Arturo le mari qu'on tue et ne pleure pas.
aimé Florian Sempey (Enrico), bien aimé Alain Gabriel dans le petit rôle du veneur, Ugo Guagliardo le chapelain, Maria Karall (Alisa), et la voix, sans trop de trompette, de Jean-François Borras en Edgardo... le septuor du premier acte, et bien sûr la scène de la folie.
ci-dessus photo, prise lors de la générale, trouvée sur la page Facebook de l'Opéra en cherchant, le matin à me motiver..
comme j'avais découvert et regardé
une vidéo prise lors d'une répétition
une vidéo publiée après la pré-générale
et comme ce billet n'est pas assez démesurément long, j'ajoute une vidéo bricolée dans la soirée de lundi, mise en ligne ce matin avec grimace – arrête c'est minable – et qui a été déjà vue, parfois, semble-t-il, d'un oeil bienveillant (merci aux aimables passants)