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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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mardi, novembre 19, 2024

Ciel variable et croisés du nord

 


Blanc taché de bleu,

bleu souillé, envahi, nu,

Un ciel capricieux

et lumière trop douce

Leur oppose un peu de vert




Et pour mettre un peu de verdeur de langue copie des passages de la première partie de La chanson de la croisade albigeoise et la langue rude du chanoine, son rédacteur (la seconde partie est d’un clerc méridional et l’optique diamétralement opposée) avec toute sa hargne de tenant des barons du nord (qu’avec mesure je ne qualifie pas de voleurs) et de l’évêque de Bordeaux et de l’abbé de Citeaux,  quand il parle de bourgeois de Toulouse (conquise) avec une relative mesure due à leur relative richesse 

« Les bourgeois de Toulouse et les gens du faubourg

tous les jours que Dieu fait palabrent, se disputent

échafaudent, commentent. Mais ces pue-de-la-gueule

font du vent, rien de plus…

Ces pourris mal croyants… » mais zut je ne retrouve pas les plus charmantes épithètes repérées cette nuit. Alors juste pour réveiller ma bille contre ces preneurs de fiefs, la fin du récit de la prise de Lavaur

« Ben quatre-cens eretges del lignage putnai

Quatre cents fils de putes, hérétiques fieffés

sont conduits au bûcher. Tous brulent comme des torches.

Quatre-vingts chevaliers (Aimeri est du nombre)

sont pendus, pieds ballants, de-ci de-là aux poutres

Dame Giraude, hurlante, est jetée dans un puits.
Un tombereau de pierres ensevelit son corps…. »

vendredi, juin 14, 2024

Vers Rosmerta et Avignon dans la croisade (une croisade)



Tête sous chapeau

mais veste inutile

dans reste de vent

s’en aller à pas flânant

jusqu’à franchir les remparts




pour une aide aux devoirs sans grand élan de part et d’autre… 



et comme le premier rendez-vous, en début de soirée,  de la visite des chercheurs n’était prévue qu’en petit comité, contrairement au mail, m’en revenir soulagée plus tôt que prévu et en profiter pour acheter nouvelle canne (la précédente était restée coincée dans la calade de la rue Peyrollerie, un jeune garçon obéissant sa mère était arrivé à l’arracher mais en sacrifiant l’embout de caoutchouc et je me déplaçais avec petit bruit digne d’un full d’épouvante qui m’amusait mais avait gêné ma distinguée et discrète soeur…)



Plus très sure d’assister aux  séances matin et soir de demain… Mais me suis inscrite (on verra au réveil)… en ai profité pour écouter et lire la proposition de François Bon pour le prologue de l’atelier d’été et pour fouiller dans ma pagaille de livres pour retrouver la Croisade des Albigeois que j’ai envie de relire… Lui emprunte le début de la visite à Avignon de Raymond  VI de Toulouse revenant du Concile de Latran après la conquête par Simon de Montfort et les barons du Nord.

« Mas can vene al cart jorn ve us venir un metsage

E saludec lo comte e dig e son lent gage :

« Senher coms, al mati no fassatz lonc estatge, 

Car lo mielhs d’Avinho vos aten al ribatge, 

E so plus de tres cent que os faran omenatge. »

reprenant et continuant pour plus de clarté (au prix de quelques mutilations me semble-t-il) par l’adaptation par le cher Henri Gougaud du texte de Guillaume de Tudèle, rédacteur de la première partie, clerc de Montauban et protégé des croisés

… les bourgeois d’Avignon désirent rendre hommage

à votre seigneurie. Ils seront bien trois cents

à espérer vous voir, demain, sur le rivage. »

Le comte est fort touché par ces bonnes paroles.
Le lendemain, dès l’aube, il se met en chemin

avec son jeune fils. Les voici parvenus

au lieu du rendez-vous. Les notables sont là, 

dans l’herbe, agenouillés. Le comte descendu

de cheval, vient à eux, joyeux, les bras ouverts.

Maître Arnaud Audegier, au coeur franc comme l’or, 

prend d’abord la parole (il connaît les images,

il est, en Avignon, de fort bonne noblesse.)

« Puissant seigneur, dit-il, nous vous offrons nos vies;

à vous et votre fils, digne sang de vos pères.

Notre ville est à vous. A vous sont nos personnes,

nos maisons, nos jardins, nos murailles d’enceinte

et les clés des portails. Sire, nous sommes forts,

Et je ne dis point là mots en l’air, croyez le.

(E so que vos dizem nos us tenguatz a folatge)

Nous ne sommes pas gens à vous gaver de songes.

(Que no i, a falhimen, no orgolh, no oltratge.)
Mille vrais chevaliers, tout piaffants de vaillance 

et cent mille bourgeois dévoués, tous en armes,

sont prêts à vous servir, à combattre et mourir.
Ils n’auront  désormais qu’une cause : la vôtre.
Gouvernez la Provence, et nous honorerons

vos droits de grand seigneur…

…

Bientôt, tous les faidits sortiront des maquis

pour vous suivre en bataille.Ils n’ont plus rien à, perdre… »

Les faidits sont les chevaliers dépossédés de leurs biens par la croisade.