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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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vendredi, juillet 03, 2026

Les péripéties du jeudi

 


Soit changement draps, mistral en rafale, engraissement, charroi draps, feu d’un bar/debout, retour en contre gendarmerie grâce à un gendarme.

Ai commencé, les rites du matin terminés, avec la constatation des 400 grammes perdus après mes petits malheurs de mercredi, par changer mes draps… me reposer un temps parce que, comme d’ordinaire, cela m'avait crevée avant de partir vers onze heures, laissant le sac en attente, vers Monoprix où j’avais achat utile (produit douche aimé) à faire augmenté par une envie de profiter des soldes à coût moindre que dans mon quartier et, comme je le redoutais sans l’admettre, une rafale du mistral tout content de ma petite forme me refusant quand j’ai ouvert la porte sur rue…



Avançant le long du mur et profitant des accalmie suis allée au petit Carrefour de la place, y ai acheté deux plats à réchauffer avant août, deux petites barres énergétiques et une bouteille de vinaigre blanc 



et j’ai profité de ce petit lest pour avec précaution aller chez Subito acheter des gnocchis enfouis dans une purée d’aubergines avec des petits bouts de céleri pour relever le goût, de quoi reprendre du poids… Un déjeuner absorbé lentement et avec application… une petite sieste 



et un départ un peu avant seize heures avec, accroché à mon épaule droite, le sac contenant les draps sales (pour la dernière fois avant la fin du festival… j’entasserai les draps des semaines à venir pour les emmener en bloc dans le calme revenu), rencontrant en passant devant une boutique de boulangerie-bar-debout récemment ouverte en face des escaliers de Saint Agricol des torrents de fumée et des gens plus ou moins affolés, allant vers les camions de pompiers et voitures de police qui s’avançaient depuis la place de l’horloge et échangeant des plaisanteries avec eux en les rejoignant…  



les draps sales déposés, les draps propres dans le sac de nouveau accroché à mon épaule, je suis passée par le tabac au coin de la place de l’horloge pour acheter le Canard oublié hier et une boite de cigarillos et, plutôt que de me rossquer à affronter le mistral rue Molière, j’ai préféré reprendre la rue Saint Agricol… ce qui n’était pas malin parce qu’entre temps (d’autant plus qu’en plus de cette fumée dans la boutique, une lampe éclairant le comptoir de vente de glaces et crêpes un peu plus haut lançait des étincelles) des rubans d’interdiction refusaient toute circulation de piétons dans la portion de la rue Saint Agricol entre la rue du Collège du Roure et la rue Félix Gras… Un gentil gendarme s’est intéressé à la petite vieille, a dit qu’il me comprenait, m’a aidé à passer sous le ruban et m’a recommandé de bien suivre le mur pour être loin de l’animation ce que je lui ai promis et que je me suis appliquée à faire… Seulement un autre, du genre buté, pas aimable du tout, a refusé de me laisser sortir par le dernier ruban puisque je ne devais pas être là et je suis restée là un temps assez long totalement désorientée, paumée, soutenue ou moquée par les sourires des boutiquiers coincés chez eux… Juste au moment où je réalisais que puisque j’étais bloquée devant la porte latérale de l’église qu'il me suffisait de passer par là et de suivre la nef pour me retrouver derrière le ruban interdit, le premier gendarme qui semble-t-il était le chef est arrivé à ma hauteur, a pris ma canne et m’a accompagnée jusqu’au ruban qu’il a soulevé, m’a rendu ma canne et m’a souhaité une bonne fin de journée, mon ennemi détournant les yeux avec je l’espère un pas trop grave dépit… Il se passe toujours quelque chose à Avignon (enfin presque, sourire)

jeudi, avril 16, 2026

Mercredi mouvementé


 Prologue : entre deux ballades nocturnes je décide qu’il est urgent que je m’offre un nouvel ordinateur - un éveil plus tard je pense qu’il me suffira d’enregistrer dans les albums Google les photos de fleurs non utilisées et que tant pos pour le reste me débrouillerai


Temps 1 : entre internet et petit déjeuner je récupère des numéros d’abonnement, pour le reste ne pouvant rien enregistrer, on verra… Au moment où je viens d’enlever ma veste de pyjama, interphone sonne, en la remettant je vais répondre : une voix si rapide et grommelée que je ne comprends rien, mais j’ouvre ou du moins j’appuie sur le bouton… seulement il ne m’entend pas ou il est trop pressé et il ne pousse pas la porte mais la mitraille de coups de pieds… je descend échevelée et sans dent, il me bouscule sans me regarder, se précipite pour ouvrir le placard aux compteurs et sort un carnet de son uniforme rouge.. Je remonte, je me douche et j’enchaîne sur le changement de draps qui ben entendu me crève comme chaque fois… une courte pause, je laisse  près de l’entrée le sac de draps



Temps 2 : et je m’en vais vers la Fnac (avec un retour vers l’antre en m’injuriant parce que mes papiers et ma carte Visa sont restée sur la table) ; je tourne un peu en rond au rayon ordinateurs et je finis par opter pour un iMac tout récent, nettement plus petit que mon monstre (il existe en deux versions plus ou moins puissante, sur le conseil du vendeur j’opte pour la moins puissante (1900 euros avec la garantie et, ouf, la livraison) ouf parce que il y a un gros os : la Fnac ne se charge plus de récupérer le matériel qu’elle a vendu - le service après vente me donne un numéro de téléphone à éventuellement contacter.. J’achète donc mon nouvel outil qui me sera livré et mis en route, ce qui est parait-il une gentillesse (j’espère qu’elle ne va pas sauter au dernier moment)… Seulement dans notre monde sécure je ne peux payer avec ma carte plus de 1000 euros, sauf à faire lever cette barrière… le vendeur croit que cela va être long, nous prévenons la caisse principale 



et je traverse en biais la rue vers ma banque, dix minutes après la question est réglée, je paye



et rentre, contente et fatiguée, ne me souvenant plus si la livraison est prévue pour jeudi ou vendredi ou pour vendredi et samedi (on verra bien, je garde mon téléphone à côté de moi)



Troisième temps : déjeuner un peu trop, très courte sieste, je pars avec le sac de draps vers la Fnac pour prévenir que je ne peux joindre le numéro qu’on m’a donné.. et je découvre qu’il y a une erreur (j’avais commencé une conversation avec un homme et terminé avec une femme, le coin était animé) et que c’était le numéro d’un réparateur qui ne se charge pas de l’enlèvement.. il me restera à trouver quelqu’un qui m’en débarrasse en sachant qu’il s’agit d’un ordinateur | ne sais où  mettre l’ancien mais on verra ça attendra que j’ai le nouveau seulement petite vieille commence à coincer, à désirer que cette vie moderne soit un poil moins fatigante et compliquée.



Sur ce m’en suis allée vers la blanchisserie/teinturerie



et suis rentrée dans l’antre avec quatre draps et une grande envie de me mettre en grève

dimanche, février 22, 2026

Images pour marché et concert

 


Départ dans petit vent à foucades et belle lumière  avec haut sac en papier et petit sac pliable (pourquoi faire simple..)



vers le marché de la rue Carnot



la place des Carmes, les fleurs à photographier et deux bouquets de tulipes à acheter parce qu’en avait plutôt envie et comme un loyer pour toutes les images prises, et les installer dans le haut sac ce qui rend toute la suite très mal-commode.



Revenir vers les halles avec des patates et un pot de miel de bruyère dans petit sac jaune, rencontrant en chemin quatre amies de Rosmerta, regroupement par hasard… Prendre en cachant mes bouquets deux photos chez la fleuriste.



Pénétrer dans les halles, quelques courses



et un retour avec images cueillies chez la fleuriste de la rue Bonnetterie



déballer, ranger, faire deux bouquets avec tulipes, un grand, un petit avec quatre tulipes qui e rentraient pas dans le vase, coupées très court…cuisine, déjeuner, sieste, divers…



Je suis partie un peu avant huit heures moins le quart vers l’opéra, le troisième balcon, une place bien meilleure que la dernière fois



pour assister à « la chambre d’échos », un spectacle du Concert de la Loge, dirigé par Julien Chauvin avec Julie Roset soprano et Ad!le Charvet mezzo-soprano (préférence moins marquée que d’habitude pour cette dernière à la voix veloutée et enveloppante mais parce que le soprano de Julie Roset n’était que douceur sans les notes hautes lancées avec force que je ne supporte pas)

Sur le programme de salle (petite feuille recto verso) ces phrases d’Eddy Garaudel, concepteur et metteur en scène du sectable : 

La nature évoquée dans les livrets d’opéra du XVIIIe siècle s’apparente le plus souvent à une chambre d’échos où l’intime et le cosmos se répondent. Elle favorise le retour à soi pour retrouver une vérité enfouie.

A travers le parcours de deux figures féminines, c’est cette sincérité des corps que j’aimerais mettre en scène (en fait c’est surtout la liberté du non-sens ou de l’allusion très évasive mais ce n’est pas grave).  Ce combat contre soi-même est aussi un combat contre les artifices et les protections illusoires que nous engageons autour de nous.

Il nous faut affronter la douleur pour pouvoir faire communauté.

Ceci à travers un programme composé de

Jean Philippe Rammeau - de la suite de Dardanus : ritournelle vif et entrée d’Isménot

Georg Friedrich Händel - de Partenope : Quai farfalletta

Antonio Vivaldi - d’Andromeda : Sovvento il sole

Georg Friedrich Händel - de Theodora : Theater Let Our Hearts Aspirel

Francesco Geminian - de la Foresta incantata partie I : Andante et de la Foreste incantata partie II : Andante affestuosa

Nicola Porpora - de l’Aggripina : Mormorando anch’il ruscello

Georg Friedrich Händel - d’Orlando : Verdi piante, erbette liete

Antonio Vivaldi : d’Ercole sur Termodante, Hercule sur le Thermodon : Zeffiretti che sussurate

Georg Friedrich Händel - de Giulio Cesare in Egitto : ouverture

Georg Friedrich Händel - de Theodora : As with Rosy Steps the Mom

Georg Friedrich Händel - de l’Ocasional Oratorio : After long storms and tempests overblown




Saluts enjoués et applaudissements complices de la salle (peu remplie…la crainte des Avignonnais dès que le programme peut avoir une proximité avec de la musique de chambre… et une Brigetoun marchant résolument et joyeusement contre un reste de mistral. 

dimanche, mai 25, 2025

Réouverture de Paumée par Brigitte ou Brigetoun l’idiote

 


Après la nouvelle escapade pour cause plaisir et famille à Toulon… qui a commencé par un cafouillage, une mise en retard de la soeur conductrice et finalement oubli des médicaments (presque tous) de TOUS mes appareils photos et d’une robe presque élégante et ses accessoires




Toulon sans la fête des pêcheur mais avec succession de buffets, échange normal de bateaux pour la Corse, vertige entre tenues, têtes, souvenirs datés ou non datés, splendeur de la lumière et de la rade



Et samedi sortie sur même bateau que pour mon anniversaire, champagne, équilibre pour monter et descendre des annexes avant embarquement et la beauté des voiles et de la lumière mais avec trajets différents et mon cher Escampobariou



Voilà, et après avoir été, avec la collaboration du monde moderne, l’enquiquineuse en chef, suis épuisée ce soir (un peu aussi par mes boites mail mais merci)... par contre pour avoir des idées de la rade de Toulon ce dimanche vous pouvez si vous avez un compye Facebook cliquer pour voir la page d'Arlette Arnaud... Facebook de son côté me demande d'entrer un code caché mais fonctionne sans cela - je refuse de devenir folle

mercredi, mai 15, 2024

Mardi

 


Jour négligeable

liquide et sans relief

La vie repliée



Pour échapper dans autre temps, autre lieu, pris « la route de Tokaïdo » que publia sur son blog Francis Royo (pour ce passage le 25 septembre 2013 - archives qui m’ont été envoyées, que l’on peut trouver également  qu’ils en soient remerciés sur relire.net ) et caressé son souvenir

Hodogaya

sur le pont de Shinmachi  

quoi  

s’éveille


un oiseau   

son onde   

au coeur 

son vol


que chante  

la flûte du  Komusõ 

sinon

sourire pale  

masqué


quoi pleure   

entre deux sabres  

tendus


genou plié   

en terre   

ventre ouvert du   

vent


quoi se lève parmi   

les bambous fidèles  

 sinon

la chair immense   

infinie

voyageuse   

éternelle  

du

rien