lundi, août 01, 2011

Avignon dans la quiétude du dimanche – deuxième et dernier jour à côté du festival

Matin, un pas dans la cour, saluer les promesses du jour, me rendormir.


Départ en milieu de matinée dans les rues que ne hantaient plus que la lumière et le vent,

qui ont déjà perdu, entre vols et mistral, bon nombre des affiches (d'autant moins de travail pour les magiciens qui ont dû leur rendre cette nuit, aux petites heures de lundi, leur aspect initial).

pommes de terre de sable de Camargue, courgettes, poires, pommes, tomates vertes, filets de lieu, rouget et mini-liche (pour essayer : belle, pas chère mais recommandée par mon poissonnier)

Les plantes du mur ont assez grandi pour danser dans le vent contre la lumière, c'est charmant, mais la photo vous en prive.

Saint Pierre m'a saluée en sonnant,

mais les cloches, elles aussi sont trop discrètes pour exhiber leur élan ;

la place de l'horloge est redevenue désert somnolent sous le soleil


avec encore quelques tracteurs désinvoltes pour leur dernier spectacle,

pour consoler les terrasses de l'abandon où elles étaient, je me suis offert le plaisir de jouer les estrangères le temps d'un café, en décidant fermement d'aller dans l'après midi voir deux trucs (je culpabilise un rien)

retour vers la peau des maisons rue Saint Étienne et l'antre.

J'ai entassé le linge à repasser et lui ai dit « à demain » - fait la cuisine, déjeuner, une longue station dans la cour que le vent rafraîchit assez pour que j'y dure et puis une plongée dan un sommeil qui a tout gommé jusqu'à cinq heures et demie

L'impression d'entendre très vaguement un martèlement – souvenir du concert sur le pont – je suis sortie.

Effectivement sur notre rive, par la grâce de la force du vent, à moins d'être vraiment à son niveau, on n'entendait quasiment rien – il y avait juste le soleil sur la peau et un peu de mélodie assénée.


L'auditoire était sur l'île


et un peu sur le pont, mais pas forcément pour la musique (touristes)

l'air était délicieux et j'ai fait un petit tour sur le chemin,

dans le bruissement des arbres,

(à vrai dire quand l'autre fleuve, celui des voitures le permettait)

rencontré un oisif tranquillement affairé qui, je l'espère, a rejeté ses éventuelles prises (pollution)

traversé l'asphalte, suis revenue le long des remparts, croisé les touristes se transvasant de petit train à pont, et suis rentrée, tout doux, tout doux, dans la rue du Limas déserte, définitivement à côté de la ville et des dernières représentations des dernières troupes – curieusement le son des platines était devenu beaucoup plus présent, presque à la limite du désagréable, juste en deçà. L'ai noyé de musique.