Matin dans les rues
Les yeux sur les variations
infinies du ciel
Et puis ai rencontré mon reflet, me suis trouvée si minable que n’avais plus qu’un désir : rentrer me cacher (sourire, un rien de traviole).
Me change les idées en recopiant, j’espère qu’elle me le pardonnera, un passage, sans doute pas le plus beau, le plus profond en apparence, quoique… du « Journal d’un mot — An [IV] » d’Emmanuelle Cordoliani, piblié par Les Fées Fachées, un peu avant la fin qui a fait ma joie l’autre nuit… l’un des paragraphes du bouquet [dégustation]
La tarte aux abricots de ton anniversaire, je voudrais la garder dans ma mémoire jusqu’à la fin du goût, jusqu’à la fin de tout. Elle était si fraîche au milieu de ce juillet où l’on osait à peine respirer dans la chaleur des bougies, si fraîche et si justement acide, et cette acidité en accélérait la fraîcheur dans le sang, un sang orange épais et vif tout à la fois, un coup de fouet dans la léthargie qui gagnait facilement tous les corps du beau restaurant, gagnait par KO de trop bon et de trop chaud, si fraîche, si justement acide et si merveilleusement tendre, comme on imagine la chair interdite des petits enfants, et toutes ces délectables qualités givraient le sucre, l’idée même du sucre et j’ai cru boire, à ta santé, un grand verre d’ambroisie.





