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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
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samedi, mars 21, 2026

Les Rayons et les Ombres en 3 H 20

 


Du matin il n’y a rien à dire que les petites hésitations habituelles, avec de fréquents regards sur ma montre ou l’heure affichée par l’ordi… cuisine maison pour un repas assez léger pour être rapide, avant qu’à treize heures trente je descende l’escalier et sorte dans la lumière et un air un peu trop tendre pour ma doudoune même ouverte (mon illusion stupide d’être invisible comme le voudrais



et me mette en marche joyeusement impatiente vers la salle « République » d’Utopia pour assister à « Les Rayons et les Ombres » film de Xavier Giannoli (3 heures 20) sur un scénario de lui-même et de Jacques Fischi



Photo provenant du site d’Utopia) comme le texte dont je fais un copié/collé pas loin d’être intégral

cette longue et intense plongée en apnée dans le ventre poisseux de la collaboration sous le régime de Vichy s’impose comme une expérience cinématographique et intellectuelle des plus stimulantes. À l’heure de l’expéditif et de la polarisation, Xavier Giannoli prend notre monde à contre-courant et emprunte une autre voie, plus ardue à apprivoiser mais tellement plus enrichissante : celle de la lenteur qu’impose toute velléité d’approfondissement, celle de la durée qui permet à une pensée complexe de s’épanouir et de supplanter les vérités prémâchées…. film, furieusement moderne dans le tableau saisissant qu’il brosse des petits et grands arrangements avec une mécanique autoritaire et fascisante en marche… En se plongeant dans le milieu de la presse Xavier Giannoli tend un miroir sans pitié aux connivences dangereuses entre quelques médias et certaines idéologies extrêmes et nous alerte, par une fiction brillante et scrupuleusement documentée, sur une propagande encore – et plus que jamais – à l’œuvre aujourd’hui.

De 1930, quand Jean Luchaire (Jean Dujardin ambivalent comme jamais) patron de presse aux convictions plutôt à gauche, prône l’amitié franco-allemande jusqu’à 1946, date où il fut jugé, condamné et fusillé, le film retrace la longue, intense et terrifiante descente d’un homme dans les rouages sordides de la collaboration (pour les détails de cette carrière je vous renvoie à la fiche Wikipedia)

Le film n’épargne aucune image avilissante de ce que sont ces plaisirs et orgie… d’autre part il s’intéresse également à Corine, une de ses filles, actrice qui avait commencé une belle carrière et qui le suit à travers tous ses choix. Pleine d’admiration pour son père, aveugle à la tempête qui déferle sur l’Europe, elle fera partie de ce Paris artistique (celui des Maurice Chevalier, Sacha Guitry ou Coco Chanel) courant les fêtes en compagnie d’officiers allemands pour finir elle aussi rattrapée par l’Histoire. 



J’ai regardé avec toute l’attention que cela méritait et avec parfois un dégout physique et moral provoqué par ce traitement en « fiction » avec des acteurs contemporains qui supprime la distance que l’on a devant des films d’archive et semble renforcer la sensation. Je titubais en partie par la force de ce que j’avais vu, en partie par la faim et la longue position assise en me dirigeant vers Monoprix pour du dentifrice, ma réserve de serviettes en papier, des yaourts et trois plats préparés dont un pour ce soir…



Retour  dans l’antre pour faire un petit tour internet et me plonger dans Jane Austen (je fais une petite cure))

samedi, janvier 03, 2026

Second pied dans 2026

 


La météo disait froidure grande (en dessous des moyennes avignonnaises) et alternance de bleu et de nuages… les nuages étaient absents, le froid grand mais pas tant quand m’en suis allée jeter poubelle et papier devant les remparts et revenir vers l’antre en faisant le tour du pâté de maison. 


Un déjeuner qui s’est passé plus au moins bien et une petite forme… une sieste… m’en suis allée, en meilleur état que prévu, glisser l’enveloppe contenant chèque pour le loyer et carte de voeux sous la porte du gérant avant de continuer vers Carrefour pour refaire quelques provisions… une fin de journée couci-couça… Je suis certaine que samedi me sera plus favorable, même si nous allons nous enfoncer dans l’hiver et ses frimas.

samedi, août 16, 2025

Quelques images de quatre expositions du Musée Vouland et lâche abandon de Rosmerta

 


Sans vérifier si le Musée était ouvert (je craignais qu’il ne le soit pas et que cela me serve d’excuse pour rester à l’état de loque dans l’antre) m’en suis allée vers le Musée Vouland, passant par l’extérieur des remparts, du moins sur une partie de trajet, afin d’allonger un peu mon trajet et donc mon temps de marche… Il semblait fermé, j’ai poussé la porte, il était ouvert. Deux responsables aimables et attentionnées, troquer sac profond (pour contenir confortablement un grand brumisateur et mes lunettes de sac contre un petit sac pendu à mon cou avec appareil photo et lunettes… ai démarré (et grâce à ma maladresse et à la tache que mes doigts pleins de sueur avaient laissés sur l’objectif quand j’insistais pour que l’appareil se ferme ce qu’il hésite parfois à faire, j’ai jeté beaucoup d’images et limité un peu l’avalanche, même s’il en reste pas mal…)




Commençant dans la partie réservée aux expositions provisoires (et c’est celle dont j’ai gardé le plus de photos, très largement, malgré la tache et malgré la difficulté de les rendre et parfois de les voir, parce qu’elles me plaisent tant, spécialement la dernière) par « C’est brodé » : « À l’heure de l’immédiateté, les tableaux brodés témoignent de la constance, de la patience, de l’éducation des jeunes filles et des activités des institutions religieuses. Objets sensibles, souvent anonymes, ils expriment goût, dévotion ou amour. Issus de la collection réunie par Chantal et Dominique Dekester entre 1990 et 2010, ces 34 tableaux brodés nous plongent dans l’art de l’aiguille et du fil à côté des tapisseries et des peintures présentées en permanence au musée. » (à vrai dire elles ont chassé provisoirement certaines oeuvres qui ont trouvé place dans les salles de la partie hôtel particulier)


Montant l’escalier qui, dans l’axe de l’entrée monte au rez-de-jardin de l’hôtel particulier, puis, sur la gauche le grand escalier à balustre qui mène à l’étage on commence par les salles (là j’ai loupé beaucoup de photos mais me suis régalée en regardant, mes gouts étant en adéquation avec ce qui était montré) l’exposition intitulée « verseuse et écuelle » : « Thé, café, chocolat, ou bouillon ? Une collection particulière d’argenterie méridionale se glisse dans les vitrines de faïence et de porcelaine chinoise. Ces rencontres entre formes et fonctions, matières et décors, attisent la curiosité… Est-ce de bon aloi ? » à mon avis assurément.


Une exposition  charmante dans le boudoir une des pièces qui dominent le jardin « Dans le boudoir » : Anna Berdnikova, artiste scénographe : réplique du "boudoir" à l’échelle 1:10e (2025) exposée dans le boudoir. Cette maquette est une invitation à entrer dans l'épaisseur du temps contenu dans le musée et son mobilier du XVIIIe siècle. La reproduction miniature suscite l’admiration et la curiosité, la part de fiction qui anime les objets patrimoniaux éveille l'imaginaire : un enchantement ! » Très très difficile à photographier mais oui passionnant d’autant que la jeune femme qui la manipulait pour moi m’a expliqué que sous cette apparente fragilité cette maquette, comme toute les maquettes de décor destinées à être manipulées au théâtre était extrêmement solide.

Pour le plaisir je suis passée fidèlement pour rejoindre l’escalier par la pièce dans laquelle trône le lit chinois, le saluant lui et le crapaud qui veillait à son côté.