commentaires

désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération
Affichage des articles dont le libellé est allen ginsberg. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est allen ginsberg. Afficher tous les articles

mercredi, janvier 15, 2025

Une émotion, ma chance et les fragments

 



 

À neuf heures du matin, un ciel bleu de froid (2 ou 3° disait Météo-France, du moins les prévisions), un peu de repassage, vaquer doucement...



Sortir bien couverte un peu après 15 heures, me basant sur les prévisions qui annonçaient 8°, meilleure température du jour, et sur le thermostat du radiateur, jeter papiers près du rempart sous un ciel qui semblait se couvrir, dans une température nettement plus clémente que la veille



faire le tour du pâté de maisons pour allonger un peu, très peu,  la très courte marche vers le petit Carrefour-express qui a ouvert récemment au coin de ma rue et dont l’offre devient peu à peu plus riche (en cherchant parce qu’il n’y a pas un millimètre de perdu…) et puis au moment de payer une panique : impossible de trouver ma carte bleue (ni grise ce qui est sa vraie couleur)… vider mon sac profond tout ouvrir et niet… payer en liquide en récapitulant ma sortie de lundi transie, en détresse silencieuse et maladresse grande… repenser au seul moment où l’avais sortie, me souvenir de l’engouffrement dans le sac décidément trop profond et étroit d’objets divers dont l’étui qui maintenant ne la contenait plus…



Monter mes courses et repartir d’un bon pas, ne sentant pas l’air et la canne sous le bras, pensant pourvu que le vendeur l’ai trouvée, pourvu que personne ne l’ai utilisée… il a ouvert une boite, m’a demandé mon nom, elle était là…




et le ciel en sortant était redevenu d’un bleu parfait ou presque… En rentrant, en regardant pour la première fois la niche de courrier, ai vu, mon sourire tentant de s’agrandir, une petite enveloppe reconnaissable, l’ai ouverte pour découvrir la sagesse de Nano Skadi,



ai retourné la feuille pour lire deux poèmes d’Allen Ginsberg 

« Miracle

Air, vent, eau, le soleil  tout cela : miracle

Le chant du carouge à épaulettes miracle

Fleur d’ancolie bleue bleue miracle

Vent de nulle part

Allant nulle part miracle »



Et plutôt que d’écouter Georges Didi-Huberman ou de tenter d’exploitée mes idées pour les deux textes de l’atelier d’écriture, ai écouté une longue compilation de Raymond Devos, avec entre deux sketchs dits devant des amis « « Je ne fais pas d’actualité  donc je suis toujours, vous allez presque dire… vous allez presque dire à la mode, mais moi c’est plutôt notre condition.. j’y reviens, simplement, moi je parle de la jalousie, je parle de l’ambition, je parle de l’orgueil, je  parle… ça bouge pas, aujourd’hui je dis des sketchs, en  tout cas je peux dire des sketchs que je disais il y a trente ans… » (mais là il manque la musique des sons de la voix qui ondule et donne sens)…. avant de parler de son chien, vous savez son chien qui rit, qui l’inquiète parce que depuis quelques temps se prend pour un être humain - et ces retrouvailles m’allant bien, ai enchainé avec d’autres vidéos découvrant d’autres sketchs, en retrouvant d’autres légèrement modifiées… avant de m’assombrir avec l‘actualité.




dimanche, août 25, 2024

Dans les rues d’Avignon, et retraites en montagne

 



La chaleur douce,

lumière dorée, ombres,

sagesse de l’air.




En rentrant avec petite charge, ai trouvé dans la niche à courrier une petite enveloppe kraft avec un beau timbre, ai souri dans l’attente de savoir ce que disait ce vingt-et-unième numéro des Fragments de la source de Laurent Margantin.




Et c’était « quand Ginsberg et Kerouac s’écrivaient » dot je prélève ces courts passages en dialogue

« … Vivre comme Jésus et Thoreau, sauf pour les femmes…J’achèterai un brave canasson pour 30 dollars, une vieille selle sur Larimer St., un sac de couchage au surplus de l’armée, une poêle à frire, une gamelle, du bacon, du café en grains, du levain, des allumettes, etc. ; et une carabine de chasse. Et me retirer pour toujours dans les montagnes. Dans le Montana l’été et au Texas ou au Mexique l’hiver… » Jack (note brigetounienne : les montagnes au Texas ? Suis nulle en géographie) 



« Pour parfaite solitude Bhikku près de Palenque, lisière forêt Peten intérieur du Guatemala. Là où j’ai habité finca Shields, tu peux y aller eau de montagne limpide et solitude et hamac et hutte de paille pour rien, nourriture gratuite peut-être aussi. Le moment venu tiens-moi au courant. J’écrirais à la Signora…. » Allen

bon, il n’y a pas que ça.