commentaires

désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mardi, mai 13, 2008

Quand Jean est passé sous le portail, un petit chien est arrivé vers lui du fonds de la cour, rebondissant maladroitement sur ses courtes pattes, secoué par un aboiement qui semblait entraîner chacun de ses bonds, jusqu ‘à stopper devant lui, grondant dans un effort de férocité.
Les yeux dans ses yeux, Jean a fait un pas en sifflotant,et le chien a penché la tête, perplexe. A ce moment un garçon est sorti d’un hangar, sur la droite, suivi d’Alphonse Castelle, qui a rejoint le chien et tendu la main vers son visiteur, son expression comme une réplique, à hauteur d‘homme, de celle de l’animal.
- bonjour
- soyez le bienvenu - vous voulez changer quelque chose, ou voir les bois ?
- je suis sur de votre choix, mais pourquoi pas ?
Et pendant qu’ils vont vers le hangar, en réponse à une question distraite de son visiteur, Alphonse explique comment le choix s’est porté sur lui
- en fait, c’est par la mère de Valentin du Restaux, et Raoul de Cayranne, je crois que j’ai rencontré pour la première fois Madame de Cayranne le jour du mariage de sa fille
- mais vous connaissiez les Icart ?
- oui Monsieur Icart est un ami et client de mon père, et il m’aide, lui aussi, à me lancer
- vous sembliez connaître aussi très bien Mademoiselle Julie Quersaint
- vous me l’avez présentée
Et Jean conscient de sa maladresse : « mais je ne savais pas que vous vous étiez revus - ma femme m’en a parlé - elle semblait assez contente de son rôle la pauvre petite… »
Alphonse sourit toujours, aimable et distrait avec détermination, ; il pousse la porte et ils entrent dans l’odeur des grumes.
- écoutez, -vous pouvez me maudire - je ne sais comment vous dire - je voulais seulement. .. Ne pensez vous pas que si les langues des femmes, vous savez comment elles sont, commencent à … elle a tout à perdre, savez-vous ? Elle est très seule et…
- je ne vous maudis pas. Je vous demande simplement au nom de quoi vous…
- j’ai de l’amitié et de l’estime pour elle, et je suis redevable à nos trois dames, comme nous les appelons
- essayez d’avoir de l’estime pour moi. Bon, je pense que ce cerisier fera votre affaire…
Et ils parlent des tables et bancs à venir.
Une broutille de plus, à la suite de celles d’hier, et toujours en relation avec
http://brigetoun-romandegare.blogspot.com/

8 commentaires:

Rosie a dit…

J'ai lu le texte d'hier et celui d'aujourd'hui, très bon tes textes, bien écrits.

J'ai enfin pu te voir en photo sur bon billet d'hier, j'ai été agréablement surprise, tu as un chic, et tu sembles faire l'école buissonnière.

Bon mardi et bisous xxxx

Muse a dit…

L'une ou l'autre étaient siamoises Brig, pour répondre à ra question..
encore une suite à ton roman qui s'étoffe et où je me régale de ton sens du détail...merci de nous avoir fait un glossaire de tes personnages. Passe une belle journée Brig.

Anonyme a dit…

J'aime le portail et le petit chien qui en jailli glapissant.
Si je comprends bien, le "roman-gare" fait tache d'huile et déborde jusqu'ici.

Anonyme a dit…

je découvre le roman gare et ton blog que je trouve intéressant et instructif. Je t'invite à visiter le mien.
bon mardi!

Anonyme a dit…

Un aiguillage a amené le roman de gare sur la bonne voie jusqu'ici ou il s'est paumé ?

Brigetoun a dit…

l'est paumé depuis l'origine, l'arrivée d'Angélique-Marie il y a deux ans, mais comme il est vraiment très très fragmentaire et effiloché dans le temps, il se rassemble sur roman de gare pour que je m'y reconnaisse un rien.

OLIVIER a dit…

Ma chère Brig,
Merci pour ton portrait très élégante ! J'ai honte car ton roman de gare, je l'ai trop peu suivi... Manque de temps...
Excellente semaine !
OLIVIER

Anonyme a dit…

chouette le roman de gare!
j'aime bien Julie