Mais dimanche, de la fête exhibition des radeaux sur le Rhône je n’ai eu que les haut-parleurs peuplant ma cour de 10 à 17 heures, la lumière superbe, et le massage du vent, parce qu’ils suivaient la rive de la Barthelasse, trop loin pour que l’on voit plus qu’un petit truc grouillant et indistinct.Et les hauts parleurs m’ont suivie jusqu’à la place de l’horloge - et, poussée par eux, suis arrivée aux Carmes, à l’abri; après toute les démonstrations et animations - ne restaient que des flâneurs quiets et contents, en costume ou non, un jeune gars qui s’essayait à je ne sais trop à quel exploit de jouteur et des marchants de cochonnailles et de miniatures en plastique ou de feuilles calligraphiées
C’était bon enfant, agréablement vide comme une fin d’après midi de dimanche. Un petit agacement tout de même. J’aime bien les celtes; les bretons, les irlandais, comme les catholiques et leur pape, mais pourquoi faut il qu’ils aient à ce point gagné la bataille culturelle (ou celle qu’ils ont inventée) et que en notre Occitanie, proche de terres à incursion sarrasines, les petits décors des « manuscrits » reprennent leur style et les horribles breloques et statuettes de plastique soient des illustrations de donjons et dragons ou d’une table ronde dénaturée.Bertran de Born et Marcabru maugréaient avec le comte Guillaume dans le petit îlot de mon crâne que le vent n’avait pas balayé - et, pendant que je revenais vers le Rhône et mon antre, Père Cardenal me récitait des sirventès trop bas pour que je les comprenne.
Très sympathique au demeurant, dommage que j'y sois allée en fin de parcours en loupant les jongleurs, le souper etc...