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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mardi, juin 01, 2010

Journée de deuil, de sidération, de «jusqu'à quand les maîtres d'Israël pourront-ils tenter de savoir ce qu'ils peuvent se permettre de plus sans réaction réelle», (bien, je sais, ça a préoccupé ou, quelle audace dans l'expression, choqué, mais uniquement la force de la réaction, bien entendu, pas le blocus, et cela passera, ne se traduira même pas par des sanctions économiques), en risquant d'appeler la haine sur leur peuple, et en arrivant à reléguer aux oubliettes les timides évocations de la poursuite de la colonisation, des vexations, des usurpations de terrain etc..., alors, puisque nous ne pouvons rien, et que rien ne sera fait en notre nom, ou au nom du respect du droit, journée de deuil.

Juste lire un peu, quand on a fini de sursauter en lisant les déclarations des autorités israéliennes, et voir sur le site de Médiapart, la lettre envoyée dimanche ou samedi par Thomas Sommer-Houdeville, coordinateur de la campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien, évoquant les menaces et pressions reçues de ce pouvoir qui ne pouvait tolérer que soit remis en cause ce blocus illégitime

«Bien sûr, ils savaient qu'ils ne pourraient pas mettre la pression sur la Turquie, ni agir directement là-bas. Alors ils ont concentré leurs attaques sur les parties irlandaises et grecques de notre coalition.

Le premier set a commencé il y a deux semaines quand ils ont saboté le cargo irlandais, l'obligeant à retarder son départ pour près d'une semaine. Mais, les Irlandais ont réparé aussi vite qu'ils le pouvaient et maintenant ils sont à un ou deux jours derrière nous. Puis ils ont mis une pression énorme sur le gouvernement grec, affaibli par la crise économique, pour l'obliger à ne pas laisser partir le cargo grec et le bateau de passagers greco-suédois. À cause de ces pressions, nous avons dû retarder notre voyage deux fois et demander aux Turcs, à leurs 500 passagers et aux amis américains qui étaient prêts à partir de nous attendre. C'est ce qu'ils ont fait heureusement ! Jusqu'à la dernière minute avant leur départ de Grèce, nous ne savions pas si les deux bateaux auraient l'autorisation du gouvernement grec, mais finalement le gouvernement grec a décidé de prendre ses responsabilités en agissant comme un Etat souverain et a laissé le cargo et le bateau de passagers quitter le port du Pirée à Athènes. » et puis Chypre, le blocage des parlementaires et le choix de passer par la partie nord, attisant la déchirure entre les deux parties.

Juste reprendre le texte de Bradley Burston sur le site de Ha'aretz, à travers la traduction de

Gérard Eizenberg pour La Paix Maintenant http://www.lapaixmaintenant.org/article2055 auxquels ceux qui le veulent peuvent avoir librement accès.

«La deuxième guerre de Gaza : Israël a perdu en mer»

« Une guerre dit à un peuple de terribles vérités sur lui-même. Voilà pourquoi il est si difficile de les entendre.

Nous étions déterminés à éviter un regard honnête sur la 1re guerre de Gaza. Maintenant, dans des eaux internationales, après avoir ouvert le feu sur un groupe d’humanitaires, de travailleurs et de militants, nous sommes en train de perdre la deuxième. Et, pour Israël, au bout du compte, cette 2e guerre pourrait bien se révéler encore plus coûteuse et cruelle que la 1e.

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comme dans une marche folle de lemmings, dans nos relations avec Ankara, une puissance régionale d’une importance cruciale et qui, si l’on avait fait attention, aurait pu aider à se sortir du guêpier de Gaza, nous nous sommes approchés dangereusement d’une déclaration effective d’état de guerre avec la Turquie.

"Il y aura un très gros incident avec les Turcs", a dit Benjamin Ben-Eliezer, le ministre le plus sensible aux relations entre Israël et le monde musulman.

Nous expliquons, encore et toujours, que nous ne sommes pas en guerre contre le peuple de Gaza. Nous le répétons parce que nous-mêmes avons besoin d’y croire, et parce que, au fond, nous n’y croyons pas.

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Le Hamas, l’Iran et la droite dure, en Israël comme en diaspora, savent bien qu’il s’agit d’un test d’une extrême importance pour Benjamin Netanyahou. Désireux de voir le monde se concentrer sur l’Iran et sur la menace qu’il pose aux habitants d’Israël, Netanyahou doit reconnaître qu’aujourd’hui, le monde a les yeux fixés sur Israël et sur la menace qu’il pose aux habitants de Gaza»

et puis penser aux palestiniens, avant tout, et aux israéliens, aux espoirs de paix, de vie normale, rongés jours après jours, foulés, enterrés ici sous des mots et des débats, jouets du cynisme et des intérêts là-bas.

P.S.

la semaine dernière, Israël admis à l'OCDE, aujourd'hui arraisonnement - en décembre 2008 l'UE décide le rehaussement des relations bilatérales avec Israël quelques jours avant l'assaut à la bande de Gaza.

voir http://blog.mondediplo.net/2010-05-31-Israel-l-impunite-jusqu-a-quand