jeudi, décembre 01, 2011


Liste décembre

François Bon http://www.tierslivre.net/ et Didier da Silva http://lesideesheureuses.over-blog.com/

Nicolas Bleusher http://nicolasbleusher.wordpress.com/ et Dominique Hasselmann http://doha75.wordpress.com

Cécile Portier http://petiteracine.over-blog.com et Christopher Sélac http://christopherselac.livreaucentre.fr

Samuel Dixneuf-Mocozet http://samdixneuf.wordpress.com/ et François Bonneau http://irregulier.blogspot.com /

Christine Leininger http://les-embrasses.blogspot.com/ et Wana Toctoumi http://wanagramme.blog.lemonde.fr/

Juliette Mezenc http://www.motmaquis.net/ et Jean-Christophe Cros http://www.boat-a-idee.com/

Laurent Margantin http://www.oeuvresouvertes.net et Robin Hunzinger http://www.lacavale.net/

Céline Renoux http://lafilledesastres.wordpress.com/ et Guillaume Vissac http://www.fuirestunepulsion.net/

Camille Philibert-Rossignol http://camillephi.blogspot.com/ et Christine Jeanney http://tentatives.eklablog.fr

Ana NB http://sauvageana.blogspot.com/ et Benoît Vincent http://www.amboilati.org/chantier/

G@rp http://lasuitesouspeu.net/ et Michel Brosseau http://www.xn--chatperch-p1a2i.net/spip/

Danielle Masson http://jetonslencre.blogspot.com/ et Jacques Bon http://cafcom.free.fr/

Justine Neubach http://justineneubach.fr/ et Franck Queyraud http://flaneriequotidienne.wordpress.com/

Louise imagine http://louiseimagine.wordpress.com/author/louiseimagine/ et Piero Cohen-Hadria http://www.pendantleweekend.net/

Nicolas Bleusher http://nicolasbleusher.wordpress.com/ et Dominique Hasselmann http://doha75.wordpress.com/

Carine Perals-pujol http://globallitteratur.wordpress.com/ et Christophe Sanchez http://www.fut-il.net/

Nolwenn Euzen http://nolwenn.euzen.over-blog.com et Christophe Grossi http://kwakizbak.over-blog.com/

L Sarah-Dubas http://lsarahdubas.over-blog.com/ et Ernesto Timor http://www.ernestotimor.com/irregular/

Isabelle Pariente-Butterlin http://www.auxbordsdesmondes.fr/ et allerarom http://revelittoral.blogspot.com/

Louise Blau http://louisevs.blog.lemonde.fr/ et J.W. Chan http://2yeux.blog.lemonde.fr/

Danielle Grekoff http://dangrek.blog.lemonde.fr/ et J.W. Chan http://2yeux.blog.lemonde.fr/

Candice Nguyen http://www.theoneshotmi.com/ et Quentin http://valetudinaire.net/

Christine Zottele http://etsansciel.eklablog.com et Xavier Fisselier http://www.fisselier.biz

Alain Haye http://alainhaye.over-blog.com et Eric Dubois http://ericdubois.over-blog.fr/

Chez Jeanne http://www.babelibellus.fr/tiroirs/chezjeanne/ et Brigitte Célérier http://brigetoun.blogspot.com

Pas grand chose – et rêves

La navrance de l'hiver : mon nez fonctionne en mode fontaine, le charme de l'hiver : les petits caracos de soie sur la peau.

Journée de galopades successives pour démarches (par une étourdie), de somnolence, lecture un peu et diverses autres petites choses.

Comme les rêves, que ne fais pas en réalité, commençaient à me lasser, enfin, je n'en embarquerai plus, du moins ces temps ci, sur des convois http://leconvoidesglossolales.blogspot.com et je reprends les deux derniers

Rêve enclos, lumineux, presque incandescent, des parois irrégulières comme faites de pierres, mais d'or imitant la pierre, raffinement, plaisir de savourer cette lumière morte où je baigne et puis, à la limite de mon flottement, à la lisière de mes yeux fermés, un trou ovale comme un médaillon, pierres en feston rutilant bordant une intaille sombre, brun d'ambre ou d'une pierre inconnue, et cela se creuse jusqu'à des jambes d'ivoire drapées de marbre, un relief appliqué, qui serait de vie s'il n'était brisé, une histoire inconnue, une légende, ou une nouvelle de Nerval, que je ne crois pas avoir lu, qu'il n'a pas écrite, qui fuit pendant que mon rêve redescend dans le néant.

Dans mon rêve c'était une fois encore un mur, solide et rude, marqué par les ans, portant traces d'ouvertures anciennes ou projetées et abandonnées, d'arcs écroulés qui s'y étaient appuyés, mais sans anarchie, structuré, chaîné, grands blocs taillés et maçonnerie de remplissage de belle épaisseur, semblait-il. Et il était doré par un feu, ou le coucher du soleil, ou le rêve, et sa rudesse était adoucie, rendue fuyante et un peu trouble par les larmes que je versais. Sur l'appui d'une grande baie condamnée s'est posé un pigeon sombre, dressé sur ses pattes agrippées, aussi sévère qu'un corbeau noir - juste une petite touche d'hypocrisie – et il s'est mis à haranguer, d'une voix qui n'avait rien du roucoulement de miel sombre de son espèce, d'une voix cri, métallique, sèche et brève, avec quelques filantes pour marquer la fin d'une strophe, d'une sentence, d'un ordre. Il regardait vers la droite, mais je savais que c'était à moi qu'il s'adressait, et qu'il était important que je le comprenne. Mais, tendue, attentive et désespérée, ayant renoncé d'emblée et m'acharnant, je n'ai pu accéder au sens de ce discours, deviner le but, le sujet de cette ode, et je me raidissais, baignée d'une sueur froide.

Et je les ai rassemblés en un Calaméo, constatant ainsi qu'à haute dose cela devenait, même si, avec une indulgence arrogante, je n'était pas mécontente de certains, passablement indigeste.

Si l'envie vous prend de le lire, pour plus de facilité http://fr.calameo.com/books/0001155991e6c71235476

P.S. À part ça j'était désespérée, au moins, twitter ne voulait plus de moi