Un ciel d’opale et une humidité poissante avec passages de presqu’averses (fable obéissance aux prédictions de Météo France qui annonçait des pluies faibles), une température qui continue à diminuer, une carcasse maussade qui refuse d’émerger totalement du sommeil… jean, grande chemise bleue marine, longue veste en jean un peu trop grande pour moi, cheveux maitrisés par le chapeau de pluie, canne en main, suis sortie
et m’en suis allée vers la rue Carnot
et son marché du samedi qui, saison et temps maussade obligent, avait ce matin fortement diminué en taille, en commerçants, en clients et passants
Place des Carmes l’étal de la fleuriste était bien là, assez fourni même si c'était sans originalité et désert, ai pris quelques photos
et suis revenue vers les halles, achetant en passant deux cookies à la pistache de mon amie
et cueillant trois photos de fleurs sous le mur végétal avant une traversée des halles. L’italien n’avait pas de gratin de courgettes, ai acheté des portions de risotto aux cèpes, une portion de lasagne et une grande barquette de légumes au four, de quoi bricoler, avec les crevettes et la morue que j’avais en provision, les repas du week-end, entassée dans un sac Monoprix accroché à mon épaule
dans lequel j’ai ajouté des petits pots de crème aux oeufs et de compotes de pomme chez le magasin U avant de reprendre le chemin de l’antre. Un jour ordinaire comportant gros déjeuner, profonde sieste etc… cookie et tisanes. J’ai enfilé une robe pour mon plaisir personnel et la courte veste de toile bleue, re-discipliné mes cheveux sous le chapeau de pluie
et suis repartie sous un ciel qui levait un peu ses sourcils vers la place Saint Jean le Vieux pour la rencontre avec petit-fils, retardée d’une semaine par l’enterrement… un piapia, sans refaire le monde pour une fois, des gouttes d’eau, des au-revoir/retour/au revoir
et un retour dans la ville qui se préparait à dormir mais avec des chanteurs de flamenco sur la place.






















































