Chaleur du ciel voilé, air immobile, matin de dimanche ordinaire, douche lessive lavage de cheveux internet recherches séchage de cheveux cuisine internet déjeuner internet thé rapide
pour partir un peu avant six heures vers le Musée Vouland dans le jardin duquel je pensais qu’avait lieu un concert de choeurs… bon c’était une erreur m’ont confirmé deux femmes qui ayant fait la même confusion renonçaient…
le concert avait lieu dans les jardins du Musée Angladon vers lequel je suis partie (assez contente d’ailleurs de voir ce petit jardin que je ne connaissais que vu des fenêtres)
Public qui se plaçait comme il pouvait, moi et mon grand sac et ma canne refusant toute aide avons trouvé plusieurs places, assise sur une marche plus ou moins haute puis sur un coin de table pour déguster l’ambiance, la bénévolence l’attention et la civilité du public la bonhommie et le talent simple du choeur… musique religieuse (entre autres un introït dont j’aurais aimé connaitre le compositeur mais la chef de choeur mangeant un rien ses mots je ne l’ai pas compris)…. pendant environ une heure…
mais si je suis partie après quelques claquements de mains parce que carcasse se manifestait et qu’un peu de marche lui fait du bien et que le morceau écouté était annoncé comme le dernier, j’ai entendu en tournant le coin pour rejoindre la rue des Lices que le chant reprenait… tant pis
Place des Corps Saints, se frayer un passage entre les gens attablés devant des cafés ou autres boissons et se trouver face à un groupe que j’ai aimé (je ne sais comment nommer sa musique disons improvisation ni rock ni pop ni… mais bon)…
Sur leur salut avec annonce qu’ils allaient laisser la place dans quelques minutes à un autre groupe m’en suis allée vers le jardin Agricol Perdiguier, l’estrade basse près de sa statue la recherche d’un emplacement un banc dont j’ai cru que je ne me relèverai pas les convives les enfants qui jouent et la bonne humeur générale mais surtout la sympathie l’allégresse ma danse intérieure en écoutant/regardant un groupe polynésien (pas tous et surtout toutes les danseuses garanti.es d’origine mais qu’importe) un agréable moment, mais une carcasse qui m'aimait de moins en moins et l’heure qui tournait

je m’en suis allée, passant par Carrefour pour acheter du poisson pour lundi et un éventail le moins laid que j’ai trouvé parmi ceux que vendent les bureaux de tabac et ce supermarché (parce que je n’en ai plus en bon état et que voyant mes voisines s’éventer chez Angladon je me suis maudite de ne pas avoir acheté en même temps que le sac un petit éventail circulaire couvert de tissu africain… le grand sac le permet et mérite).Une orange pressée au Cid



avant de rejoindre l’église Saint Agricol où se produisaient, dans une ambiance familiale, deux choeurs… bien aimé le premier, réduit, qui se consacrait à de la musique profane de la fin du moyen âge… Pour le second, plus nombreux, je ne sois pas arrivée une fois encore à comprendre les annonces… assez cependant pour supposer (j’avais compris le nom de Scarlatti sans le prénom et les mots dix huitième) qu’il s’agissait de transcriptions de musique de la renaissance finissante mais loin d’éprouver le ravissement de mes voisines je n’ai pas du tout aimé les deux premiers airs qui m’ont fait penser à un bouilli comme on en servait aux malades mais épicé et qui avait tant bouilli que chaque élément s’était décomposé… la suite consacrée aux dix-neuvième était nettement plus réussie mais au bout de trois airs carcasse m’a rappelée à l’ordre et j’ai regagné l’antre pleine d’appréhension d’autant que j’ai cru qu’une fête s’organisait sur la terrasse qui me surplombe… fausse alerte et en début de soirée la place était si discrète que j’ai baissé, honteuse la retransmission d’un récent gala à Vérone.