commentaires

désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

lundi, juillet 13, 2026

Fest 9 - sortie matin et lecture dans un jardin


Constat ce matin en ouvrant les yeux après le chahut décomplexé à une heure et demi du matin de mes voisins et ma mauvaise réaction (j’en ai eu un peu honte donc insomnie)… que je continue (plus lentement il est vrai à maigrir - en étais à 35kgs 100) je me fais promesse de prudence et repos, je renonce à aller écouter à 11 heures et demi au Cloître (Météo France nous promet 36 degrés à 11 heures) « Comment écrire sur la neige ? » avec Han Kang (assez facilement, ce qui n’est pas bien) mais comme je continue à ne pouvoir joindre la billetterie du Festival pour connaitre l’horaire du départ des navettes pou Boulbon où je vais souhaiter lundi soir mes 84 ans avec Molière et le joyeux traitement que lui font subir les belges du tg STAN (1, 2, 3 Poquelin) cadeau que je me fais pour faire passer cette date et auquel je tiens) je décide de tenter de poser la question à la baraque du festival place de l’horloge et d’en profiter pour faire quelques courses alimentaires au Carrefour de la rue de la République)… chapeau sur la tête, nouveau brumisateur dans le sac avec le billet pour demain à titre de preuve, l’éventail et, remontant les marches en constatant mon oubli, appareil photo en ouverture de sac à portée de main, 



je m’en suis allée vers dix heures trente me répétant tout va bien tout va bien pour lutter contre ma stupide angoisse (souvenir de samedi soir).



Après un échange comique à la caisse avec une jeune femme qui m’avait rendu humour et un peu de force, suis repartie vers la place de l’horloge, mes achats assez lourds pendue à mon épaule et l’espoir au coeur



d’où une déception coupe-jambes presque un désespoir en constatant que, dimanche étant, la baraque contrairement au Cloître était fermée… mais comme j’ai de la chance un trentenaire qui prenait repos, affalé sur la base de candélabre où je tentais de m’asseoir m’a interrogée, nous avons échangé notre désir de voir cette pièce, nos dates d’anniversaire… dans quelques jours pour lui et pianotant sur son smartphone il a consulté son billet de navette et j’ai eu ma réponse ! : 19 heures)… l’ai quittée soulagée, riant avec lui et le remerciant.



Déjeuner aussi lourd et lentement absorbé que pouvais, sieste, calme, thé… 



Et départ vers six heures quand l'air a commencé à perdre quelques degrés, et avec une robe courte, pour aller au jardin du Palais des Papes pour assister à la lecture du Souffle d’Avignon du jour, proposé par leThéâtre des Carmes sous le titre de « Pas sans l’obéissance » de Anouk Dame-Tanguille

Entre quais portuaires en grève et plateaux télé, le spectacle enquête sur ces moments de bascule. 1951, l’affaire Henri Martin, des dockers refusent de participer à la guerre d’Indochine. 1962, à l’université de Yale, Connecticut, le professeur Milgram dissèque notre capacité à obéir. 2009, en plein durcissement sécuritaire et triomphe du pouvoir médiatique, cette même expérience ressurgit sous forme de jeu télé — tandis qu’un groupe de jeunes s’interroge sur l’héritage de ces histoires qui les précèdent.



Plaisir après l’attente devant la porte fermée en haut de la rampe en donnant mon nom au garçon qui vérifiait sa présence sur a liste des réservations de l’entendre me dire attendez et de le voir plonger, attraper son sac au sol, en tirer un livre avant que j’ai le temps de m’inquiéter en me disant « j’avais ceci pour vous de la part d’une amie », ce qui m’a permis de commencer les premières pages du « Journal d’un mot - 4 » d’Emmanuelle Cordoliani assise à la place que j’avais choisi au premier rang en attendant que le public s’installe…

Un spectacle en construction au fil des représentations qui sera programmé, en sa forme achevée, à l’automne au Théâtre des Halles où j’irai certaine le voir (un écho avec Heri Martin, le souvenir des inscriptions sur des façades près du boulevard Bazeilles à Toulon, de mon envie de comprendre, du « je ne sais pas et ce n’est pas pour toi » maternel (certainement  sincère) et du début de ma curiosité me mettant en porte à faux entre une sympathie instinctive pour le condamné même si ne comprenais pas mais ressentais et ma famille, dont mon grand père général en chef et homme très admiré essaimé par moi)



Retour toute contente d’avoir supporté finalement assez allègrement cette sortie.

Mardi matin le billet après retour vers cinq heures du matin pour diner et dormir... sera posté dans le milieu du mardi.

dimanche, juillet 12, 2026

Fest 8 - le rite et ma paresse ou sagesse

 


Orages annoncés pour ce samedi mais uniquement dans l’après midi… je fais mon deuil de la lecture dans le cadre du Souffle d’Avignon au jardin du Pape à 19 heures (je décide de me rabattre si pas trop violent au spectacle sur les Essais de Montaigne à 16 heures 20 au Petit Louvre à l’abri et près de chez moi) et de me risquer au marché de la rue Carnot pour quelques photos de fleur et accessoirement les délicieux (les meilleurs et les plus chers) cookies que ma rencontre vendredi dans une rue m’a rappelée… je sors avec pantalon gris foncé et ma nouvelle chemise brodée (plus le chapeau pour discipliner mes cheveux)



et m’en vais jusqu’au marché, me frayant chemin entre acheteurs point si nombreux, touristes un peu davantage et troupes en quête de spectateurs possibles, dans une ambiance agréable



un petit tour place des Carmes pour les photos de fleurs, avançant vers le bout de la place pour acheter un billet pour le théâtre des Carmes-Benedetto (mais comme une idiote je n’ai pas prévu de noter dates disponibles) et l’exposition de langues de Martine Belay-Benoit mais bien entendu elle n’ouvre que l’après-midi… ce sera pour une autre fois (quelles gouttes d’eau qui seront les seules, la météo se plante) 



Pris le chemin des halles, achetant au passage mes deux cookies (à l’angélique pour un, à la pistache pout l’autre), ainsi que chez la fleuriste devant installée sous la façade plantée un bouquet de fleurs sèches



Une traversée de la fraicheur des halles dont je ressors avec deux grains de courgette, de la salade de gros penne au basilic et des gnocchis plats à la romaine



Et le retour juste au moment où je commençais à n’en plus pouvoir (deux heures de marche tout de même, hachée bien sur)



Un peu d’internet, les fleurs sèches plantées à la hussarde dans un vase (devraient durer, sourire), cuisine, déjeuner en peinant un peu et sieste…



Pendant que j’enregistre mes photos je réalise que l’heure du spectacle est proche et je ressors dans la chaleur dardée par un ciel bleu… saisie par un début de vertige… Je tourne bits, achète des rouleaux de papier pour mes toilettes chez le petit Carrefour de la place (c’est important aussi d’avoir provision) et rentre me cocoter jusqu’à demain (une recherche sans succès | téléphone du Cloître toujours occupé | pour les navettes pour Boulbon… m’en occuperai mañana).