Un Dimanche voué au lavage de cheveux et quelques faits accessoires. Un Dimanche qui s’ouvrait sur la promesse par Météo France de 11° de plus que la moyenne des températures maximales pour Avignon à cette date et de 9 de plus pour les minimales. Un Dimanche qui s’ouvrait sur le constat que j’étais arrivée à regagner 400 grammes (sans attendre les 36 kilos cependant). Un peu de flemme, une douche, le nettoyage de la cour et l’arrosage des plantes aussi bien que le pouvais… lavage des cheveux avec maladresse mais dont je me satisfais… lectures d’articles du Monde ou des sites amis… séchage des cheveux en tentant sans franc succès une mise en forme et d’ailleurs je mets, tout de suite après, une barrette sur sommet du crâne pour faire cuisine sans cheveux dans les yeux… internet, déjeuner, sieste… et beaucoup trop tôt, un peu avant dix sept heures endosser large robe blanche à petites fleurs (que confierai au teinturier avec mon prochain charroi de draps), me coiffer ma foi pas si mal enfoncer chapeau et sortir
avec comme but l’achat de rouleaux de papier absorbant pour la cuisine mais l’intention d’en profiter pour marcher tout de même un peu mais avant même que j’atteigne le pont carcasse était tellement floue que, mentos en bouche, j’ai tourné bride et suis revenue vers la porte de l’Oulle
ma place et le petit Carrefour où je n’ai trouvé, tant pis me suis résignée, que trois rouleaux moins épais et plus encombrants que les deux habituels.
Retour dans l’antre, une tisane avec la moitié du second des très bons cookies etc…
Pensant à un échange à propos des deux poètes cités dans les précédents billets j’ajoute quelques vers de chacun des autres poètes guyanais figurant dans le recueil « Outremer » des Editions Bruno Doucey (même s’ils ne sont pas représentatifs de toute la scène optique actuelle)
Léon-Gontran Damas bien entendu
J’ai l’impression d’être ridicule
dans leurs souliers
dans leur smoking
dans leur plastron
dans leur faux-col
dans leur monocle
dans leur melon
Elie Stephenson
Nous sommes le peuple
des races bout-à-bout
n’ayant en commun
ni le coeur
ni le sang
baisse djokoti sur la terre vibrante
pareil au tatou
nous avançons en regardant derrière
pour voir en quel point le néant pré, d sa spire
mais le vide c’est nous
statues de vase brûlée
que les corbeaux dédaigneront
et Eugénie Rézaire
…Qui donc se souviendra, petite soeur sauvage,
Du pays de Guyane
Lorsque l’enfance naufragée des bourgs
Ira s’enfoncer dans la folle idiotie
Des concentrations de la ville ?
Qui se souviendra du pays de Guyane ?
l’Indien est mort d’avoir sevré trop tôt notre enfance.




















































