Je m’en suis allée ce jeudi matin dans les rues sans lumière ni vraie tendresse dans l’air,
portant les deux draps sales changés mercredi dans le large sac acheté chez Fragonard (en prévision d’achats futurs au retour) jusqu’à la boutique de blanchisserie…
Après l’échange avec la paire de draps lavés et repassés, suis repartie comme prévu vers le Carrefour de l’avenue de la République
et, après avoir ajouté quelques achats dans mon sac fleuri, ai regagné l’antre,
avec, cédant à une envie qui me trottinait dans le crâne depuis plusieurs jours, un gentil chat | moi qui ne les aime pas | prêt à accueillir une paille de fer… et puisque j’avais en partant coupé la parole à Marie Cosnay qui, après trois jours de la série « Les Métamorphoses d’Ovide, toujours mythiques ? » de l’émission « avec philosophie » sur France Culture, était reçue… sa traduction servant de base à la série, j’ai ressortie le beau livre paru aux Editions de l’Ogre, et puisque le mot entendu en éteignant la radio était Médée, j’ouvre au chapitre « Médée, Jason et la toison d’or » et je lis juste quelques vers
« Chez la fille d’après naissent des feux puissants,
elle lutte longtemps ; elle ne peut vaincre
sa fureur par la raison : »Tu résistes en vain, Médée,
je ne sais quel dieu t’empêche. Etonnant, non,
cela ressemble à ça, ce qu’on appelle l’amour ? »
Je lève la tête, il pleut toujours finement… je range le livre.

















































