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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

lundi, novembre 02, 2026

Dimanche premier novembre


Jour bien trop froid à mes yeux et avec un « petit mistral » (rafales de 60° tout de même) bien bleu… un réveil un peu tardif, internet, douche, balayage rapide puisque le vent le détruira de la cour, lavage de cheveux avec application, mais est-ce le séchage trop rapide et trop chaud ? un aspect fort décevant lorsque je me peigne, attendrai qu’ils se salissent un peu pour obtenir quelque chose de plus satisfaisant… visionnage de quelques vidéos et lecture de quelques beaux textes mis en ligne par des amis du web… 



un déjeuner solide alors que j’ai fait une grimace ce matin en constatant que j’ai pris quatre cents grammes, accompagné de la lecture d’articles du numéro de novembre d’Alternatives Economiques et du plus récent numéro de leur revue intitulée « La facture Macron »… sieste... et renonçant à aller vers dix huit heures à Utopia voir « Hope », je  suis sortie dans le vent et les rues quasi vides pour aller acheter place de l’Horloge une boite de cigarillos pour lundi.



Après le thé et la moitié du bon cookie à la pistache, j’ai extirpé d’une des piles poètes « Guerre à la guerre des Editions Bruno Doucey, l’ai feuilleté, ai choisi « Les Massacres de juillet » de Jean Sénac (en souvenir du 14 juillet 1953) dont je recopie quelques strophes


Pour la fête des hommes libres

ils ont massacré mes amis

peau brune sur les pavés gris

ô Paris comme tu es triste

triste et sévère pour ma race


Voici l’arbre sans racine

voici l’écorce frappée

la fleur fermée le fruit brûlé

et ton grand soleil humide

liberté


….

Il faut rester debout tandis qu’on te déchire

droit dans les néons puisque l’on t’avilit

ce goût de laurier rose et ce sang qui sourit

c’est la liberté froide de Paris


Tu la ramèneras comme une pure abeille

elle fera la jour dans la chaux des maisons

elle écrira pour tous la paix sur les saisons

ô fraîche ô compagne joyeuse… 

dimanche, novembre 01, 2026

Lâcheté, rite et petit fils


 Température encore un peu en baisse (mais peu le ressentaient comme moi, même si j’ai fini par ouvrir ma parka en partant ce matin) et mes un peu plus de 36 kilos pas encore suffisant à me rendre jeune et pleine de force, même si mes jambes criaient un peu mais ne jouaient pas aux indépendantes, j’ai cru hésiter à partir pour traverser tout Avignon ou presque pour être à 10   heures porte Saint Lazare pour le rassemblement interdit et maintenu qui s’est traduit selon le « Dauphiné Libéré » par environ 350 personnes mobilisées pour le rassemblement interdit porte Saint Lazare  (le 24  plus de 700) -  manifestation prenant fin  à 12.06 : entre deux slogans accompagnés par la fanfare avignonnaise des joyeux lurons de La Confédération du Pouet, le petit groupe de manifestants réunis devant la porte Saint-Lazare à Avignon, ce samedi 31 octobre, s’est amusé dans une chenille endiablée. L’ambiance est bon enfant sous l’œil de la police qui veille mais laisse faire. On sent moins de tensions que les samedis 17 et 24 octobre. Mais comme en fait je ne faisais que jouer avec cette idée j’ai décidé vers six heures et demi que je me contenterai du rite, partant dans la même direction mais pour un trajet bien trois quart d’heure plus tard ou un peu davantage, je suis sortie quelques minutes après dix heures avec parka et cloche de laine, frissonnante jusqu’à ce que deux rencontres de voisins m’aient réchauffée en regardant leur aisance


pour m’en aller vers la rue Carnot, constatant qu’à deux exceptions près les boutiques n’avaient ni installé de plaques sur leurs vitrines ni vidé les boutiques de leurs marchandises



et le marché de plus en plus réduit 



Mais la fleuriste de la place des Carmes tenait bon et j’ai pris cinq photos



avant de revenir, en achetant deux bons cookies à ma vendeuse préférée vers les halles. Deux photos de fleurs à l’étalage des marchandes portant des costumes « Hallowwen » assortis aux petites notes de décor et aux animatrices déguisées à l’intérieur… 



Avec dans le sac pendu à mon épaule deux gratins de cure et deux portions de risotto aux cèpes acheté à l’italien des halles, ai repris le chemin du retour la doudoune grande ouverte.



Elle ne l’était que partiellement quand m’en suis allée vers six heures trente dans une ville qui avait opté pour l’obscurité quasi totale au rendez-vous piapia avec petit fils… rendez vous dont nous avions fini par fixer l’heure au prix de péripéties dues à mon téléphone qui a connu trop de chutes, irai lundi en acheter un neuf à la grande poste… rendez vous qui a duré un peu plus d’une heure, refusant le monde, constatant qu’il était péniblement fou (j’ai émis un bémol en disant que 1942 était pas mal dans son genre ce qui a entraîné l’importance prise et le début de liberté pour les femmes (ça c’est lui qui les a introduite mais j’ai repoussé à 14/18), puis il a entrepris de me persuader que je devais voter pour Mélanchon… j’ai tenté de lui expliquer les raisons de mon refus même si c’est sans doute ce que je finirai par faire pour qu’il y ait, sans espoir, une présence de ce qu’on appelle gauche (même si sans démocratie) et notre coin de place a été une réunion/débat… 



Retour dans la nuit froide en croisant des déguisés en tentative de fête

samedi, octobre 31, 2026

Deux requiems dans la nuit

 


Températures du jour et de la nuit en dessous des moyennes pour Avignon au 30 octobre, ciel majoritairement bleu, air quasi immobile et carcasse ayant pris du poids (satisfaction du devoir accompli et énervement de ce que je considère comme un manque de retenue)… Après un réveil tardif, j’ai enfilé le pantalon de coton molletonné beige, un débardeur de soie noire, un court chandail duveté rose, endossé la veste en jean avec appareil photo dans une poche (ce qui s’avèrera un peu juste pour ce presqu’hiver précoce), enfoncé la cloche de laine grise sur mon crâne, suis sortie...



M’en suis allée plus tôt que d’ordinaire dans les rues qui commençaient à s’ébrouer vers le Carrefour de l’avenue de la République



et j’en suis revenue avec dans le sac pendu à mon épaule des soupes, un cookie fourré, deux parts d’écrasé de pommes de terre et carottes et du cabillaud sous vide, auxquels j’ai ajouté sur le chemin du retour des gnocchis enfoncés dans ds aubergines en sauce… déjeuner, lourde sieste, taches ménagères et le dernier épisode de la série « Impossible » sur Arte…



Je m’en suis allée dans la nuit naissante vers l’Opéra



et ma place au troisième balcon, repérant en traversant le foyer au second étage qu’Halloween s’était invité,  pour écouter le Requiem de Fauré (1893) et le Requiem de John Rutter (1985)

Composé en 1985 à la suite de la disparition de son père, le Requiem de Rutter entretient un lien particulier avec celui de Fauré, dont il s’est longuement imprégné avant d’écrire sa propre partition. Chez les deux compositeurs, loin de l’effroi du jugement dernier, le requiem se fait œuvre de sérénité et de consolation, recentrée sur le sens premier du mot : le repos.

Écrit en pleine maturité, le Requiem de Fauré se distingue lui aussi de la tradition liturgique par l’absence du Dies iræ et par la douceur de pages devenues emblématiques, comme le célèbre Pie Jesu ou l’In paradisum final.

Deux œuvres séparées par près d’un siècle, mais réunies par une même quête de lumière et d’apaisement, pour une soirée dédiée à la beauté du champ

Interprétés par le choeur et l’orchestre de l’Opéra sous la direction d’Alan Woodbridge avec Guillaume Andrieu (baryton), Raphaële Andrieu et Fleur Bouilhet (soprani) et Jean-Michel Robbe à l’orgue.

Le concert commençait par le Requiem de Rutter (et m’insérant entre deux couples aimables, spécialement ma voisine de droite que je sentais vibrer, j’étais un peu gênée à l’idée de devoir éventuellement les déranger pour sortir, même si je me suis détendue face à des petits échanges et le confort d’écouter en si bonne compagnie. Je découvrais sa musique, presque intemporelle sans être néo-classique, des nappes de sons dialoguant, des ombres douces, des traits de lumière et un moment où le rythme se fait violent et affirme avec évidence le 20ème siècle.
Pour effacer la petite gêne, j’ai profité de l’entracte pour, avec une petite gymnastique qui a fait tremblé mais ne posait pas vraiment de danger je me suis installée un peu plus loin, un peu gênée par une colonne mais il me suffisant de me pencher et puis la musique se suffisait à elle même, pour mon cher Requiem de Fauré et sa beauté qui réussit avec un effectif plus réduit et notamment les bois alors que Rutter donne un beau rôle à mon cher hautbois, moins de cordes mais avec un orgue et une harpe à être plus solennel et peut-être recueilli (Rutter est plus dans le sentiment) mais tout aussi doux, beau et émouvant.


vendredi, octobre 30, 2026

Jeudi c’est charroi

 


Ciel rayonnant et température dans la moyenne de celle du 29 octobre à Avignon, carcasse au même poids que mercredi mais forces en déroute… ai mis du temps à changer mes draps et me préparer à sortir, ajoutant dans le sac les contenant, avant de le pendre à mon épaule une jupe courte en lainage chiné brun que je suis incapable de repasser à cause de sa forme en tonneau.



Départ un bien trébuchant, mes jambes jouant les indépendantes avec légère douleur… qui s’atténue peu à peu.. J’avançais, repérant l’arrivée dans les vitrines des allusions aux décors et cadeaux de Noël qui se heurtaient aux guenilles et grimaces d’Halloween et je m’en agaçais tout en en souriant.



Avec dans le sac de nouveau hissé sur mon épaule les draps propres et le pantalon de coton molletonné acheté pour Grignan dont la forme un peu baroque m’interdit le repassage, je suis rentrée en faisant rituellement un détour pour acheter un cookie, des crevettes, des briques de soupe au potiron et un plat à réchauffer au magasin U… Pour le reste du jour, j’ai fait une  sieste et j’ai vaqué un peu moins que l’aurais dû.