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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mardi, mars 24, 2026

Marches dans Avignon

 


M’en suis allée matin 




jeter des papiers, emballages et revues aux remparts et, en faisant le tour du pâté de maisons acheter des produits entretien au petit Carrefour de la place…




et, comme en rentrant j’ai trouvé dans ma boite mail, enfin, les accusés de réception de mon versement au courtier d’assurance des primes pour a période 1 au 6 mars au titre de l’ancien contrat et, pour l’exercice 2006/2007 pour le nouveau, ai dit adieu mentalement à mon programme pour l’après-midi, téléchargé sur une clé USB les deux fichiers, déjeuné, siesté un peu avant de m’en aller vers seize heures vers la boutique où je fais faire des tirages rue des Fournisseurs, pour la trouver fermée, lundi oblige, aurais dû y penser



Je me suis injuriée en silence et puis j’ai pensé (ça m’arrive) que, puisque j’étais impatiente de me justifier auprès de l’agence de location même s’ils m’avaient promis leur patience, il me restait la solution de la boutique internet en tout genre de la place Saint Jean le Vieil vers laquelle m’en suis allée, certaine que, elle, elle serait ouverte… 



tirages faits (en un seul exemplaire alors que j’en voulais deux… tant pis on verra plus tard si j’en ai besoin) m’en suis revenue vers l’antre en faisant un petit détour… ai remis l’enveloppe les contenant à l’agence et j’ai regagné l’antre assez contente d’avoir plutôt bien marché.


lundi, mars 23, 2026

Vote et cheveux

 


et rien de plus… Ce fut un programme renversé et écourté par rapport çà celui sur lequel je m’étais endormie qui était : lavage de cheveux… partir en fin d’après midi cheveux enfournés sous bonnet pour finir de sécher pour voter et de là aller à la salle Manutention d’Utopia pour voir un film… Seulement en écoutant la radio pendant que je petite-déjeunais j’ai entendu que le sud est serait à dure épreuve ce qu’a conformé Météo France qui annonçait pour Avignon une température plus fraiche que la moyenne, un matin humide et de forts orages à partir de 15 heures… En vertu de quoi suis sortie




pour prudemment monter vers la Mairie où j’ai voté avec un tout petit espoir pour la gauche (les deux sites ayant fusionné pour la réprobation de la droite des journalistes et hollandistes)



Puis suis passée au petit super-marché de la rue du Commerce parce que j’avais encore oublié d’acheter du café et qu’il m’en restait trop peu pour un café correct lundi matin…



Retour, cuisine, déjeuner, lavage de cheveux et un après midi se déroulant  entre un moment d’absence, la lecture du live « élections » du Monde et l’écoute de la Tribune des Critiques de disque ainsi que du reste du programme de France Musique (avec moins d’attention) jusqu’à dix-neuf heures… Pluie dans la cour par moments comme dans les rues du matin, devenue très forte vers quinze heures mais sans orages violents.  

Et c'est l'inconnu le divers droite (c'est à dire mélange de macroniste, Horizon et autres) celui qui était en tête au premier tour mais sous l'union de gauche arithmétiquement) et dont la campagne a été omniprésente (tract dans les boites aux lettres etc...) qui a gagné

dimanche, mars 22, 2026

Samedi sans rite

 


Je m’étais préparée à partir vers le marché de la rue Carnot puis les Halles vers des fleurs à photographier et des nourritures selon le rite. Je suis donc sortie, avec un grand sac pour éventuellement ramener des fleurs et je suis allée jusqu’à la place… mais ces quelques pas ont été suffisants pour que je décide que les nouvelles photos de fleurs (compte tenu de ma réserve et de leur retour dans les rues de la ville) étaient inutiles et que… enfin, elles ont été suffisantes pour que je change de programme, que je rentre dans l’antre, me débarrasse du sac, reparte  



et m’en aille vers le Carrefour City dans l’air qui n’était plus que légèrement aigre et la splendeur de la lumière.



J’en suis sortie avec trois plats préparés, une salade de concombres, quatre blinis (je deviens accro) et deux briques de soupe… et suis revenue, ajoutant au passage un cookie à ma petite charge, vers l’antre. Le jour a passé, tout doux et quelques nuages bonnaires sont venus nager dans le bleu.

samedi, mars 21, 2026

Les Rayons et les Ombres en 3 H 20

 


Du matin il n’y a rien à dire que les petites hésitations habituelles, avec de fréquents regards sur ma montre ou l’heure affichée par l’ordi… cuisine maison pour un repas assez léger pour être rapide, avant qu’à treize heures trente je descende l’escalier et sorte dans la lumière et un air un peu trop tendre pour ma doudoune même ouverte (mon illusion stupide d’être invisible comme le voudrais



et me mette en marche joyeusement impatiente vers la salle « République » d’Utopia pour assister à « Les Rayons et les Ombres » film de Xavier Giannoli (3 heures 20) sur un scénario de lui-même et de Jacques Fischi



Photo provenant du site d’Utopia) comme le texte dont je fais un copié/collé pas loin d’être intégral

cette longue et intense plongée en apnée dans le ventre poisseux de la collaboration sous le régime de Vichy s’impose comme une expérience cinématographique et intellectuelle des plus stimulantes. À l’heure de l’expéditif et de la polarisation, Xavier Giannoli prend notre monde à contre-courant et emprunte une autre voie, plus ardue à apprivoiser mais tellement plus enrichissante : celle de la lenteur qu’impose toute velléité d’approfondissement, celle de la durée qui permet à une pensée complexe de s’épanouir et de supplanter les vérités prémâchées…. film, furieusement moderne dans le tableau saisissant qu’il brosse des petits et grands arrangements avec une mécanique autoritaire et fascisante en marche… En se plongeant dans le milieu de la presse Xavier Giannoli tend un miroir sans pitié aux connivences dangereuses entre quelques médias et certaines idéologies extrêmes et nous alerte, par une fiction brillante et scrupuleusement documentée, sur une propagande encore – et plus que jamais – à l’œuvre aujourd’hui.

De 1930, quand Jean Luchaire (Jean Dujardin ambivalent comme jamais) patron de presse aux convictions plutôt à gauche, prône l’amitié franco-allemande jusqu’à 1946, date où il fut jugé, condamné et fusillé, le film retrace la longue, intense et terrifiante descente d’un homme dans les rouages sordides de la collaboration (pour les détails de cette carrière je vous renvoie à la fiche Wikipedia)

Le film n’épargne aucune image avilissante de ce que sont ces plaisirs et orgie… d’autre part il s’intéresse également à Corine, une de ses filles, actrice qui avait commencé une belle carrière et qui le suit à travers tous ses choix. Pleine d’admiration pour son père, aveugle à la tempête qui déferle sur l’Europe, elle fera partie de ce Paris artistique (celui des Maurice Chevalier, Sacha Guitry ou Coco Chanel) courant les fêtes en compagnie d’officiers allemands pour finir elle aussi rattrapée par l’Histoire. 



J’ai regardé avec toute l’attention que cela méritait et avec parfois un dégout physique et moral provoqué par ce traitement en « fiction » avec des acteurs contemporains qui supprime la distance que l’on a devant des films d’archive et semble renforcer la sensation. Je titubais en partie par la force de ce que j’avais vu, en partie par la faim et la longue position assise en me dirigeant vers Monoprix pour du dentifrice, ma réserve de serviettes en papier, des yaourts et trois plats préparés dont un pour ce soir…



Retour  dans l’antre pour faire un petit tour internet et me plonger dans Jane Austen (je fais une petite cure))

vendredi, mars 20, 2026

Un charroi a suffi

 


Nuit baladeuse et réveil tardif mais assumé…  douche, repassage et malgré la fatigue habituelle pour le changement de draps avec les difficultés habituelles suivi d’un moment de repos nécessaire, j’ai pu sortir de l’antre à dix heures portant sac contenant quatre draps comprimés



et m’en aller en pleine lumière et dans une température qui se dégourdissait, injuriant silencieusement la nuque et les pieds douloureux, vers le blanchisseur/teinturier



d’où je suis sortie plus légèrement chargée avec deux draps dans le sac pour revenir vers l’antre en faisant un tout petit détour pour le plaisir.

Du reste du jour il n’y a rien à dire, sauf mon  très petit remord résultant de ne pas avoir profité pour un peu de ménage de cette tranquillité (aucun des films pour lesquels j’ai désir n’ayant un horaire qui me convenait - je crains que,  comme pour le ménage, cela relevait surtout de ma paresse)

jeudi, mars 19, 2026

Mercredi 18

 


Certaine étais de ne jamais me rendormir après le premier réveil un peu avant trois heures, puis à quatre heures et quart, puis à cinq heures vingt et soudain ce fut ce honteux éveil catastrophé à sept heures vingt… J’en ai pris mon parti, j’ai retouché mon projet, m’en suis allée à dix heures



vers le Carrefour de la rue de la République dont suis sortie avec des pâtes aux trois fromages pour mon déjeuner, de mauvais cookies, deux plats préparés pour ma réserve et une presque trop lourde bouteille de vinaigre blanc



En passant par le bureau de tabac pour racheter une boite de cigarillos et prendre le Canard Enchaîné, je suis rentrée dans l’antre où le jour a coulé normalement. Mais me suis réveillée trop tard pour aller voir « Le Testament d’Ann Lee » à l’utopie-République… ce sera pour un autre jour et j’ai repris la lecture du PDF de Marginalia Wolf de Christine Jeanney (publié chez Abrüt) que j’avais à peine effleuré à la page 15… un fragment :


elle dit On devrait travailler,

ne jamais lever les yeux de 

son travail ; et si 

la mort vous interrompt, c’est

simplement 

parce qu’il faut se lever et 

quitter son ouvrage, sans 

gâcher une seconde à penser à la mort »

Si vous désirez le lire (ça en vaut la peine avec juste les petites difficultés que sème Christine) c’est ici 

Je vais aujourd’hui ou demain passer commander le livre (parce que je tiens à le garder) en librairie, en fait à la Fnac je pense puisque c’est plus rapide et simple pour moi.


PS - en fait non, je n’irai pas commander ce livre puisqu’un gentil message m’annonce qu’il est déjà en chemin vers l’antre