M’en suis allée matin, en partie pour marcher, en partie par nécessité, dans une chaleur qui montait rendant terne le ciel comme si la couleur avait eu « un coup de chaud »
vers le Carrefour de la rue de la République
et suis revenue avec une charge très relative : des blinis, un cookie, une boite de mon thé favori, deux paquets de cigarillos… le jour a passé sans que rien ne me semble digne d’en être dit (lectures militantes, politiques, économiques au risque de faire monter ma tension et petits tours vers des images jolies ou tendres sur internet)
et m’en suis allée le soir vers le théâtre des Carmes pour assister à une lecture de poésies palestiniennes organisée, entre autres, par « Présence palestinienne », trainant un peu parce que je me pensais très en avance, à tort pare qu’à l’intérieur il y avait bousculade pleine d’énergie et avec voix piaillantes pour le partage entre ceux qui entraient dans la salle et ceux qui, comme moi, voulaient un billet… bousculade à laquelle j’ai opposé une ou deux pertes d’équilibre et un calme de vieille troupe.. pour me retrouver au premier rang à côté d’une charmante contemporaine toute de douceur ronde, de tissus légers fleurs et d’intelligence.
Un spectacle un rien pagailleux sans doute pour donner une impression d’improvisation, avec des déplacements d’éléments, des danses au sol, des chorégraphies de groupes danseurs, acteurs et chanteurs, une harpe, un très beau chant enregistré, des fragments de poèmes de femmes palestiniennes dits souvent par des amateurs qui voulaient prendre le ton et tuaient le texte mais grâce leur soit rendue à un garçon et deux filles qui avaient ton juste, sobre et assuraient la transmission… de toutes façons ce n’était pas grave, l’hommage importait.
Et un retour de groupes attablés en groupes attablés sur la place ou devant quelques cafés rue Carnot et place de l’horloge… En principe j’aurais pu m’asseoir place des Carmes et attendre demain matin pour le rite du samedi.



























































