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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

lundi, mars 16, 2026

cheveux, vote et vent

 


Férocité du vent hurlant dans la cour en début de matinée et insistant pour entrer dans l’antre… je décide d’inverser mes prévisions du jiur, de me laver les cheveux et de remettre mon vote à l’après-midi en espérant qu’il se calme entre temps, et de fait vers midi des nuages s’annonce dans la cour avant de l’occuper presque entièrement.



Un ciel nuageux avec de grosses trouées de blanc, un vent qui avait faibli mais pas tant   (rafales de 80 km/heure selon un site qui annonce également que la ville a voté nettement moins que le reste du département cade sue confirme La Provence) lorsque je suis sortie, cheveux encore humides enfoncés dans bonnet, un peu avant dix sept heures (évitant tout de même la redoutable rue Molière) vers la mairie et mon bureau de vote, hésitant entre les deux listes de gauche qui avaient toutes deux des défauts (le socialiste seul et dans l’intelligence duquel je n’ai pas grande estime à tort ou à raison, présence de LFI dans l’autre) en essayant de deviner laquelle avait une petite chance d’être au second tour (j’ai joué à am-stram-gram…)… je crains d’avoir le choix au second tour entre diverses listes de droite ou sans appartenance affichée dans lesquelles se cachent le RN ou les Ciotistes qui me semblent encore pire… 



et retour via bureau de tabac puis la rue Saint Agricol avec un vent faisant claquer les bâches sans trop m’ébranler… avant de tenter de suivre le déroulement du vote même si je n’avais guère de chance d’avoir le résultat de ma trop petite ville toute préfecture qu’elle soit (j’ajouterai le résultat dès que l’aurai… soit vers 23 heures selon France 3)

PS : et c’est en premier un divers droite, en second le RN et en troisième le PS.

dimanche, mars 15, 2026

Marches du jour

 


Après la pluie d’orage du petit matin, un ciel gris d’eau en suspens… J’ai enfilé imperméable, enfoncé bonnet, mis la clé USB dans ma poche, et m’en suis allée




surprise par la froideur de l’air humide, avançant sur sols en train de sécher, jusqu’à la boutique où je voulais faire imprimer les documents envoyés par le  courtier d’assurance. J’ai demandé deux exemplaires, j’ai entendu avec surprise qu’il y avait trois fichiers, lui ne m’a pas entendu et n’a fait qu’un tirage, j’ai pensé que je n’avais pas demandé pour le moment tirage de l’accusé de réception … 



et m’en suis allée vers la banque où je me suis aperçu qu’il y avait un seul jeu de tirages mais surtout que j’en avais un de l’accusé de réception mais pas de l’appel de paiement (ma faute, j’aurais du saisir ce qu’il fallait sur la clé et avant de partir vérifier. Comme la banque est fermée jusqu’à mardi… ne puis rien faire (sauf éventuellement prétendre que je n’avais découvert le mail d’envoi que lundi après midi puisque j’avais évoqué la possibilité d’une absence) - retour en achetant de quoi déjeuner sans perdre de temps à cuisiner



et repartir un peu après 13 heures 30 pour être avec quelques minutes d’avance au départ prévu à 14 heures de la manifestation dans le cadre de la Marche des Solidarités, en haut de l’avenue Jean Jaurès où peu à peu certains arrivaient, erraient par petits groupes, où avec quelques autre j’ai joué les chiens de garde pour inciter ces groupes de jambes à se rapprocher, repartant aboyer gentiment derrière les isolés…




jusqu’à ce qu’un cortège se constitue et s’ébranle, pas aussi dérisoire que nous le craignons



Je suis partie pendant les prises de paroles, un rien crevée et frigorifiée par le mistral qui se levait et chassait les promesses de pluie.

samedi, mars 14, 2026

Un passage aux halles

 


Après un réveil à plusieurs épisodes, après le changement des draps, j’ai mis le sac le contenant de côté, parce que je n’avais plus de poisson même sous vide en dehors d’un pots de rollmops et décidé d’aller aux halles ce vendredi matin, la matinée de samedi devant en principe être réservée à une marche solidaire (je constate ce sir qu’en fait le rendez-vous est à 14 heures), j’ai constaté que le ciel était d’un bleu fort gracieux au dessus de la cour mais me souvenant du froid de jeudi matin j’ai endossé doudoune à demi ouverte, j’ai enfoncé mon béret, pris canne et m’en suis allée…



Nous n’étions pas nombreux et l’ambiance était agréable, je suis sortie avec quelques légumes, un gratin de courgettes et un risottos aux ceps venant du traiteur italien, une petite aile de raie, un long morceau d’espadon et un bout de thon rouge ainsi que deux petits pots d’aïoli achetés au meilleur des deux poissonniers…



Sur le chemin du retour, en passant chez la fleuriste de la rue Bonnetterie j’ai ajouté à ma charge un pot de ce qui me semble être des primevères miniatures, que j’ai installé dans un coin de la cour (hors bâche). Mais, honte à moi, je ne suis pas ressortie dans l’après-midi pour l’aller et retour teinturier/blanchisseur… malgré mes efforts pour prendre du poids (en suis presque à 36 kilos) je me sentais immensément lasse… et comme je reçois les documents à faire tirer signer et envoyer demain matin pour l’assurance, cela attendra lundi ou mardi.

vendredi, mars 13, 2026

Circuit matinal

 


Réveil un peu brouillon et occupé : j’ai envoyé un mail de colère au courtier d’assurance qui traine et me met mal à l’aise par rapport au propriétaire patient, j’ai enregistré sur une clé le RIB de l’association de parents d’handicapés que je n’arrive pas à entrer sur le site de ma banque pour faire un virement et classiquement j’ai continué avec internet petit-déjeuner douche vêture faire lit sans changer draps parce que pas le temps de les déposer enfiler veston suffisant pour le ciel d’un bleu superbe enfoncer crâne dans bonnet prendre canne et fermer ma porte



et m’en aller, frissonnant dans un vent froid auquel je ne m‘attendais pas vers le gentil imprimeur de la rue des Fourbisseurs



Tirage dans le sac, suivre la rue jusqu’à la place Saint Didier et ma banque rue de la République… le garçon qui se tient derrière le comptoir de réception tâtonne un moment mais finalement fait le virement,



je le remercie, je sors, j’entre dans le Carrefour et en ressors avec de très solides sacs poubelle gris un cookie bien dur et grillé et des yaourts



et je m’en vais vers l’antre achetant en passant le Canard enchaîné mais oubliant de passer par la pharmacie Grégoire pour racheter les granules destinées à me donner envie de démarrer mes journées avec entrain dont j’aurais pourtant passablement besoin, le tube vide depuis deux jours (destiné à rappeler référence et force) continuant à dormir dans mon sac.

jeudi, mars 12, 2026

J’ai pu voir le film désiré

 


Matin vécu un peu en accéléré… M’en suis all »e cependant matin jeter aux remparts un sac d’ordures et un sac de papiers et emballages sous un ciel qui était comme la plupart du temps voilé, lés!relent fendu sur du bleu très pale… ll y eut aussi de petites averses conformément à l’annonce de la météo (qui prévoyait de la pluie pour toute la journée)



Même ciel et air toujours un peu trop frais pour mon chemin vers Utopia République où je suis arrivée avec quelques minutes d’avance pour voir comme prévu « Orwell 2 + 2 = 5 » de Raoul Peck.



Photo figurant sur le site du cinéma  comme les passages de la présentation que je copie faute de me sentir capable de mieux

Après le véto annoncé sur X du président polonais à la transposition de la législation européenne sur les services numériques (DSA) visant à lutter contre la propagation de contenus illicites en ligne, en la comparant au « Ministère de la Vérité » de « 1984 », annonce qui était le parfait et dernier exemple en date di détournement de la signification du roman de Georges Orwell au profit de ce qu’on qualifie en parfaite novlangue (langue imaginaire d’Océania dans 1984) de « révolutions conservatrices alors que X et les GAFAM sont précisément les outils de surveillance préfigurés par le Big Brother du roman et le bras armé des nouveaux totalitarismes dont Trump est le fer de lance caricatural. 

En ces temps de triomphes des totalitarismes et de leurs interprètes, il est bon devenir à Orwell. Ce que s’attache à faire Raoul Peck conscient comme Owell qu’ « aucun livre n’est vraiment dénué de parti pris politique » et qu’il était important à notre époque de revenir aux sources de cette oeuvre pour mieux en comprendre le sens et la portée. Son film est un canevas complexe, édifiant, effrayant et sidérant, mêlant éléments biographiques et citations des films d’Orwell  .. à la réalité des régimes totalitaires, de son époque à aujourd’hui. Pas une biographie mais un appel à cette lucidité qui a toujours déterminé son engagement, à la nécessité de ce qu’il appelait la « décence ordinaire » et qui constituait son principal motif d’espoir. Et c’est exactement cela, composé presque comme une thèse en plusieurs chapitres reprenant les facettes de ces attaques à notre raison (ai lu des reproches à ce qui, petite chose à l’esprit vagabond que je suis, j’ai apprécié) et si les images atroces qu’il peut montrer risquent d’être endormis par l‘accoutumance que nous avons de scènes abominables que nus adoucissons par leurs surgissements habituels dans notre cadre familier, deux ou trois fois je les ai ressenties avec violence.



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