En ce premier jour d’octobre la température avait encore perdu un degré, la pluie avait été annoncée pour environ toute la journée mais, du moins chaque fois que je regardais la cour ou y faisais quelques pas n’était que souvenir et petites mares ce qui m’a permis de la nettoyer presque parfaitement avant le petit déjeuner, la douche, l’appel à la dame de Grignan qui avait un an de plus et se battait avec un drap housse à laquelle j’ai exprimé, outre mes voeux, ma sympathie d’autant plus que sincère que j’ai entrepris avec la même difficulté pour ce faire après avoir raccroché en changeant les draps avant de les déposer dans un sac jusqu’à vendredi, de faire une lessive et enfin de me laver les cheveux avec un soin que je crois couronné de succès si j’en juge par leur énergie désarmante… un temps d’internet, de lecture, de repos… séchage des cheveux, un tour sur internet… préparer un repas relativement copieux et le consommer lentement (j’ai reperdu trois cents grammes), une lourde sieste. J’ai enfilé un jean propre à jambes larges, ma veste de coton bleu sur un tee-shirt blanc à petites fleurs, enfoncé mon chapeau de pluie sur mes cheveux en le chargeant de les discipliner, pris ma canne et m’en suis allée
le long de la rue Joseph Vernet puisqu’aucun film ne me tentait à Utopia (je n’arrive pas à trouver accord entre leur programmation, leurs horaires et mes envies) mais sans intention d’aller à la Collection Lambert parce qu’il était trop tard pour une visite détendue… Je suis entrée jeter un coup d’oeil à Monoprix résolue à ne rien acheter et en suis sortie avec un petit cardigan bleu clair et une paire de chaussures sans qualité
pour traverser l’avenue vers la grande pharmacie qui était ma destination première, acheter les cellules digérant pour moi et une tisane
et suis rentrée dans l’antre, achetant un cookie au passage.










































