M’en suis allée matin, râlant de me sentir si fatiguée alors que j’engraisse… me consolais en pensant que je n’allais pas très loin, juste tournais le coin de la rue… et m’a surpris le satané mistral qui grommelait sur la cour, mistral qui projetait un infime crachin glacé sur mon front penché contre lui.
J’allais acheter des bidules d’entretien au petit Carrefour, et c’est à mon retour que j’ai compris d’où me venait mon impression de faute : j’avais oublié le vinaigre blanc (important non ?) et pourquoi je tremblais tant : je n’avais pas pris mes médicaments…
Un déjeuner léger, un calme revenu, même en préparant la réponse au courtier d’assurance, qui m’adressait (enveloppe trouvée samedi) pour signature les documents que je lui avais d »jà envoyés signés (est ce que c’est parce que c’était, comme demandé sur un tirage) ainsi qu’une copie de ma carte d’identité, mais par contre ne m’envoyait toujours pas quittance du virement adressé le 17 mars…
Les documents dans une enveloppe demi format glissée dans un petit sac couleur de griotte, un sourire fixé sur mes lèvres quand les soubresauts du mistral (ai entendu une chaise venir s’écraser sur un rempart de ses peurs ficelées) le permettaient, je m’en suis allée vers le bureau de poste de la place Pie (parce que je ne savais quel était le montant du port et pour faire photographier en chemin ma carte) secouée, jouissant des moments de calme, rouscaillant, pour me trouver nez à nez avec un rideau de fer…

J’ai dit m… j’aurais dû y penser et suis allée, en cherchant le trajet le moins venté, acheter au bureau de tabac de la rue de la République un carnet de timbres… en ai mis cinq (sans doute trop tant pis) sur l’enveloppe et posté celle…
avant de rejoindre l’antre…
J’ai décidé d’abandonner l’idée de partir demain matin à jeun depuis dix ou onze heures vers la place Jean le Vieux… cela attendra un temps plus calme.
















































