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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

samedi, octobre 17, 2026

Circuit matinal et opéra dans la nuit

 


Un ciel si voilé qu’il est nié, un air un peu plus que tiède et presqu’immobile, cents grammes conquis par carcasse de haute lutte, je suis allée jeter un sac d’ordures aux remparts 




et j’ai continué vers le Carrefour de la rue de la République

 


d’où je suis revenue avec un petit gratin dauphinois, un cookie à la vanille et des petits blinis pour lundi matin (ainsi qu’une boite de cigarillos achetés en face, dans des rues qui commençaient à s’animer grâce à des touristes qui regardaient avec un certain détachement ce qu’on leur désignait



Dans la nuit qui s'installait, je me suis changée (inaugurant mes petites chaussures noires) pour grimper au troisième balcon de l’opéra et me préparer à assister pendant trois heures vingt (environ) aux quatre actes d’« Aïda » de Verdi sous le direction de Debora Waldman, dans une mise en scène de Frédéric Roels et une chorégraphie de Martin Harriague (pour le ballet de l’opéra), interprété par l’Orchestre national Avignon-Provene  avec le choeur de l’Opéra du Grand Avignon renforcé par le choeur de l’opéra national de Montpellier-Occitanie, Claire de Monteil (Aïda), Eduardo Aladrén (Radamès), Marie Gautrot (Amneris), David Vartan (Amonasro), Nika Guliashvili (Ramfis), Jacques-Greg Belobo (Il Re), Aurélie Jariave (Prétresse) et Julien Desplantes (un messager)




Je reprends la présentation qui est faite du spectacle sur le site de l’Opéra

Un monde de pierre, de ciel et de sable. Une société militaire et religieuse qui écrase les corps et les désirs. Au cœur de cet univers immobile, quatre figures se débattent : une princesse toute-puissante mais prisonnière de son rang, une esclave amoureuse condamnée au silence, un héros divisé entre gloire et amour, et un père déchu prêt à tout pour survivre. Aida n’est pas un opéra du triomphe : c’est une tragédie de l’enfermement.

Derrière les apparats du pouvoir, Verdi compose une œuvre intime, tendue, où l’amour ne peut exister qu’en fuite ou en rêve. Aida ne désire qu’un ailleurs, une terre verte loin de l’aridité et de la guerre ; Radamès rêve d’un pouvoir qui le libérerait, mais il doit pour l’obtenir détruire le monde de celle qu’il aime. Tous aspirent à la liberté, aucun ne peut la conquérir.

Ici, pas d’Égypte monumentale ni de reconstitution spectaculaire. La mise en scène de Frédéric Roels traverse le temps et fait résonner l’œuvre avec notre présent. La pierre façonne l’espace, tour à tour refuge, mur ou tombe, tandis que le chœur forme une foule compacte, témoin indifférent des drames individuels. Aida parle d’amour sous pression, de pouvoir qui écrase, et de rêves impossibles dans un monde fermé. Une œuvre de plus de 150 ans, mais profondément actuelle, où l’espoir ne survit que dans l’idée d’un ailleurs.

En introduction après quelques mots du directeur le rideau noir devant lequel il parlait s’est ouvert révélant devant le rideau rouge une délégation du personnel de l’opéra (machinistes, quelques petites mains accessoiristes, costumiers, et plus obscurs encore personnel de l’administration) des figurants aussi, à l’initiative de la CFDT spectacle dont le représentant nous a indiqué que le personnel de l’opérateur était en grève pour une durée indéterminée à partir de ce soir (salaires, matériel à renouveler, départs non remplacés, etc… mais que bien entendu nous avions droit au spectacle que nous attendions avec comme signe de cette grève une (idée épatante, un rideau restant ouvert entre les différents actes et modification du décor, leur travail s’effectuant devant nous dans une semi-pénombre ce dont j’ai profité pour prendre quelques photos.



J’aime Verdi mais c’était ma première Aïda et bien entendu c’était bonheur, même si je n’aimais pas vraiment quelques voix de chanteurs, mais il y avait les femmes, Verdi et l’importance des choeurs qui eux rit très très bons. Bien aimé aussi le décor à géométrie variable et la mise en scène et les ballets qui recouraient à la géométrie dans les déplacements.


vendredi, octobre 16, 2026

Charroi et théâtre


 Un ciel couvert pour ce jeudi, une température légèrement ai dessus de la moyenne des années précédentes à Avignon et un poids de carcasse inchangé malgré mes efforts… Sur l’orange de la cour, parmi les salissures de la cour à l’heure du petit déjeuner une plume d’assez bonne taille dont j’ai capté l’image en pensant à une amie qui les collectionne


Ai enfoui mes cheveux dans la cloche en laine, ai mis dans la poche de ma longue veste en jean, ai hissé sur mon épaule le sac contenant les deux draps que venais d’enlever en refaisant mon lit (avec un effort compliqué par le drap housse gris très clair de popeline acheté l’autre jour qui cette fois est bien destiné à un lit une place mais avec un matelas nettement plus épais et plus long que le mien… je désespère, sourire), suis sortie vers dix heures vingt sous ce ciel morne



et m’en suis allée dans les rues peu animées vers la blanchisserie/teinturerie.



Avec les draps propres dans mon sac je suis revenue en revenant par la rue des Marchands et le magasin U où j’ai acheté deux paquets de crevettes (sans regarder les dates.. je vais devoir les manger assez vite) un petit cookie et un plat de rigatone, petits morceaux de poulet grillé et sauce tomate à réchauffer dans les prochains jours dans son écuelle… la place de l’horloge, la rue Saint Agricol avec un arrêt chez La Tropézienne pour un plat à réchauffer à midi de longues et larges tagliatelle et de trop gros bouts de blancs de poulet en sauce crème que j’ai eu toutes les peines du monde à absorber à midi… une lourde sieste, la vie tranquille. 




Me suis changée (une robe bleue et la veste) et suis partie à temps pour être un peu avant vingt heures au théâtre des Halles pour assister à « Ma pensée creuse » de Cécile Raulet-Descombey et Kristina Chaumont (interprété par elles et Loïc Renard)



Sous une image de la petite vidéo de présentation figurant sur le site, je reprends la présentation qui est faite de cette pièce

Ma pensée creuse explore cet acte si curieux que l’on appelle penser. Trois êtres se débattent avec la place dévorante que mémoire et pensée occupent chez eux, dans une existence travaillée par la fin et la trace. Et si un jour je n’arrivais plus à penser ? Comment faire confiance à mon cerveau et à ses chemins ? L’oubli n’est-il qu’un ennemi ? Comment ne pas être en lutte contre le temps ? Ces trois chercheurs clownesques, pas sérieux, passionnés et bancals embarquent les spectateurs dans l’aventure de leur quête de sens, leurs épiphanies et leurs fausses routes. La pièce célèbre la pensée qui naît du corps et de l’émotion, celle qui fait la part belle au déséquilibre pour défendre la poésie de l’altérité et du temps qui passe.



Il y a Barthes, Nietsche, Deleuze, il y a une chercheuse, une actrice, un acteur/danseur, il y a une plateau recouvert de bandes de papier blanc, des livres en pile, deux tables, une poubelle, des filins permettant de bouger , faire monter les objets, il y a une petite spirale comme la pensée qui doit avancer mais pas en ligne droite, il y a un panneau disant le pansement théâtral, il y a un peu de bouffon,, une catastrophe, un peu de fumigène, il y a « c’est pas mal du tout »… il y a ce qui n’est pas dit et qui planait dans mon crâne : qu’importe nous ne sommes pas sensés penser, comme les autres ou individuellement, il y a l’ia et la société n’en demande pas plus.

jeudi, octobre 15, 2026

Mercredi matin

 


Une presque tiédeur, un ciel nuageux avec belles trouées bleues ou ciel bleu à écharpes blanches selon les moments, deux cents grammes repérés par carcasse et un rendormissement idiot avec panique tout aussi sotte pour un moment.. . ai inventorié mon réfrigérateur, me suis énervée contre les pastilles de magnésium et de calcium qui ne voulaient pas fondre, ai coincé cheveux sous la cloche chinée, mis appareil photo dans la poche de ma longue veste en jean et suis sortie vers deux heures vingt 



pour m’en aller sur des jambes presque gaillardes vers le Carrefour de la rue de la République dans la ville encore paresseuse




Je suis rentrée avec dans le sac de toile accroché à mon épaule un petit gratin de pommes de terre assaisonnées de tomates, thym et ail, une barquette de morue à demi dessalée, une salade de concombre, un petit paquet de crevettes, deux portions de purée de pommes de terre et deux de purées de carottes, un petit cookie de  médiocre qualité et un tube de purée d’ail, auxquels j’ai ajouté en traversant l’avenue une boite de cigarillos, un kitkat et le Canard enchainé. Ai lu, ai déjeuné lentement sans grand abêtit, me suis endormie, ai émergé tardivement, tremblante et frigorifiée sans raison autre que l’émergément, ai renoncé à tout projet pour la fin d’après midi (il était seize heures), ai laissé ma paresse s’épanouir et carcasse ronronne douillettement… me suis décidée à ne pas en avoir honte en la noyant dans l’audition/contemplation de vidéos traitant de l’affolant spectacle des turpitudes des États du monde.

mercredi, octobre 14, 2026

Une petite exposition

 


Un ciel pur, un air presque chaud et calme, une nouvelle perte du poids… j’ai démarré ma journée en retard, ce qui ne m’a pas empêchée de subir des assauts de somnolence (décidément la mouche tsé-tsé)… laissant dans le vague l’emploi de mon après-midi je suis sortie un peu après dix heures, cheveux enfoncés dans une petite cloche faussement tricotée en laine  chinée que j’avais triomphalement retrouvé dans un des sacs au dessus de la penderie (toute contente)



et m’en suis allée vers la Pharmacie Grégoire en quête de granules homéopathiques pour soutenir mon appétence pour la vie et, pour lutter contre les manques de carcasse du magnesium et du calcium



et, après avoir tourné autour de l’Hôtel de ville   de la place de l’horloge sur laquelle l’entrée principale était exceptionnellement fermée jusqu’à la rue Racine, 



j’ai pu visiter, rapidement parce qu’elle est petite, l’exposition que la ville d’Avignon dans laquelle il a fini sa vie (et qui est bénéficiaire d’une importante donation de ses oeuvres par sa femme)  consacre en parallèle à la Mairie du IXe arrondissement à Yvon Taillandier pour son centenaire… Je le connaissais pour avoir rencontré plusieurs fois certaines de ses oeuvres, j’aime sa fantaisie, j’aime sa proximité avec l’Art Brut, j’aime bien cette phrase trouvée dans ma petite recherche de l’après-midi En parlant de ses tableaux, il voulait qu’ils disent aux spectateurs : « nous vous aimons et la vie que nous vous montrons mérite d’être vécue avec ingéniosité et allégresse »