Soit changement draps, mistral en rafale, engraissement, charroi draps, feu d’un bar/debout, retour en contre gendarmerie grâce à un gendarme.
Ai commencé, les rites du matin terminés, avec la constatation des 400 grammes perdus après mes petits malheurs de mercredi, par changer mes draps… me reposer un temps parce que, comme d’ordinaire, cela m'avait crevée avant de partir vers onze heures, laissant le sac en attente, vers Monoprix où j’avais achat utile (produit douche aimé) à faire augmenté par une envie de profiter des soldes à coût moindre que dans mon quartier et, comme je le redoutais sans l’admettre, une rafale du mistral tout content de ma petite forme me refusant quand j’ai ouvert la porte sur rue…
Avançant le long du mur et profitant des accalmie suis allée au petit Carrefour de la place, y ai acheté deux plats à réchauffer avant août, deux petites barres énergétiques et une bouteille de vinaigre blanc
et j’ai profité de ce petit lest pour avec précaution aller chez Subito acheter des gnocchis enfouis dans une purée d’aubergines avec des petits bouts de céleri pour relever le goût, de quoi reprendre du poids… Un déjeuner absorbé lentement et avec application… une petite sieste
et un départ un peu avant seize heures avec, accroché à mon épaule droite, le sac contenant les draps sales (pour la dernière fois avant la fin du festival… j’entasserai les draps des semaines à venir pour les emmener en bloc dans le calme revenu), rencontrant en passant devant une boutique de boulangerie-bar-debout récemment ouverte en face des escaliers de Saint Agricol des torrents de fumée et des gens plus ou moins affolés, allant vers les camions de pompiers et voitures de police qui s’avançaient depuis la place de l’horloge et échangeant des plaisanteries avec eux en les rejoignant…
les draps sales déposés, les draps propres dans le sac de nouveau accroché à mon épaule, je suis passée par le tabac au coin de la place de l’horloge pour acheter le Canard oublié hier et une boite de cigarillos et, plutôt que de me rossquer à affronter le mistral rue Molière, j’ai préféré reprendre la rue Saint Agricol… ce qui n’était pas malin parce qu’entre temps (d’autant plus qu’en plus de cette fumée dans la boutique, une lampe éclairant le comptoir de vente de glaces et crêpes un peu plus haut lançait des étincelles) des rubans d’interdiction refusaient toute circulation de piétons dans la portion de la rue Saint Agricol entre la rue du Collège du Roure et la rue Félix Gras… Un gentil gendarme s’est intéressé à la petite vieille, a dit qu’il me comprenait, m’a aidé à passer sous le ruban et m’a recommandé de bien suivre le mur pour être loin de l’animation ce que je lui ai promis et que je me suis appliquée à faire… Seulement un autre, du genre buté, pas aimable du tout, a refusé de me laisser sortir par le dernier ruban puisque je ne devais pas être là et je suis restée là un temps assez long totalement désorientée, paumée, soutenue ou moquée par les sourires des boutiquiers coincés chez eux… Juste au moment où je réalisais que puisque j’étais bloquée devant la porte latérale de l’église qu'il me suffisait de passer par là et de suivre la nef pour me retrouver derrière le ruban interdit, le premier gendarme qui semble-t-il était le chef est arrivé à ma hauteur, a pris ma canne et m’a accompagnée jusqu’au ruban qu’il a soulevé, m’a rendu ma canne et m’a souhaité une bonne fin de journée, mon ennemi détournant les yeux avec je l’espère un pas trop grave dépit… Il se passe toujours quelque chose à Avignon (enfin presque, sourire)
























































