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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

jeudi, avril 03, 2025

Sans la pluie prévue mais avec concert


`Matin en sa fin

juste à temps pour saluer

promesse de pluie




Fausse prédiction

météorologique

et ciel obscurci



Un ciel menaçant

mais l’espérance exaucée

que n’en sera rien



À vrai dire elle vint plus tard la pluie mais molle et brève, et n’y en avait plus trace quand m’en suis allée vers le premier  balcon de l’opéra (le jazz fait encore moins recette que la musique de chambre et n’avaient été ouverts que le parterre et le premier balcon lesquels étaient loin d’être pleins)




pour assister à un concert baptisé « Echoes of America » donné par le choeur de chambre Dulci Jubilo (Dulci Jubilo est un ensemble vocal professionnel installé depuis 2018 à Montauban, en Tarn-et-Garonne. Le chef de chœur et compositeur Christopher Gibert est à l'origine de ce projet et insuffle une direction synthétisant la création et l’interprétation.)  et l’Autre Big Band (L'Autre Big Band est un grand ensemble rassemblant 18 musiciens de la scène jazz toulousaine. Créé à l'initiative du saxophoniste David Pautric, du pianiste Etienne Manchon et du batteur Malo Evrard, et élaboré pendant ces longues périodes de confinements/déconfinements successives, ce grand format a vu le jour en septembre 2021 à l'occasion de son premier concert à l'espace JOB (Toulouse).)

Concert ainsi présenté sur le programme de l’opéra : « Le programme du concert laisse une large place au compositeur et chef d'orchestre Leonard Bernstein, figure tutélaire de la musique américaine du XXe siècle, rendu célèbre notamment par sa comédie musicale West Side Story. Deux autres œuvres de Bernstein moins jouées mais tout aussi réjouissantes sont également au programme : les Chichester Psalms et Mass, œuvres œcuméniques qui appellent l'humanité à la tolérance et au vivre ensemble.

Le chœur de chambre Dulci Jubilo interprètera le célèbre Agnus Dei a cappella de Samuel Barber, véritable cri vers l'ailleurs. Les talentueux musiciens de L’Autre Big Band présenteront des arrangements et compositions originales pour ensemble à vents. En bref, un rendez-vous festif pour célébrer les plus belles pages de comédies musicales et de la musique chorale américaine du XXe siècle. »

En fait ce fut avec des effectifs variés et des déplacements bien orchestrés, un enchaînement, Ellington, Bernstein avec tous les airs chantés de West Side Story, Eric Whitacre, Cole Porter, Kenny Wheeler, Samuel Barber, Gershwin, Bernstein avec un Agnus Dei, Gershwin à nouveau, Bernstein à nouveau avec le mambo de West Side Story et Morgan Lewis.

C’était la première, l’essai, de ce programme et des arrangements, c’était une Brigetoun qui avait quatorze ou vingt ans…



les applaudissements attendus et mérités



et un retour avec juste un peu de frais sur le visage.

mercredi, avril 02, 2025

Le vent en allé — ces visages, ces regards



Messire le vent

et son amie violence

ont abandonné

ont laissé petit souffle

et les variations du ciel




Trop de photos pardon — pour rétablir l’équilibre, recopie mon #6 de l’atelier de François Bon


ces visages, ces regard


Visages tant habités par le feu intérieur qui convulse les chairs les distend les contracte tant modelés par les tensions de ces forces qui les traverse qu’ils en sont marqués pour toujours affichant impunément l’esprit horrifié occupé de lui-même coupé des regards et du monde avec dans les yeux un éclair d’appel muet | le visage calme le léger sourire de celui-ci parmi eux et l’absence de ses yeux où se réfugie le dialogue interne et l’absence au monde extérieur.


Visage de ce corps de femme interrogatif dressé regard à la fois insistant et indifférent dans le visage rendu neutre par une attente distraite fixé sur le visage de l’homme au rictus à demi caché par le chandail dont ses deux mains crispées tordues remonte le col  pour se refuser se dissimuler paupières baissées dans  le refus de voir et d’être pénétré.


Les vieilles mains tordues en gros plan dressées devant le regard qui se laisse apercevoir guettant, les deux mains dont les doigts s’écartent, les deux mains qui retombent dévoilant le visage austère la peau parcheminée les chemins qui y ont creusé les pensées la bouche ouverte sur l’absence de sourire  les lèvres avalées et tordues le regard filtré entre les paupières sans cils dardé en se détournant sur le vide quelle part sur la droite.


Codicille : en feuilletant le livre « Asile » publié par publie.net texte de Maryse Hache (que vais relire ce soir je pense, mais que préférais laisser dormir le temps de tenter d’écrire) et photos de Tina Kazakhisvili

mardi, avril 01, 2025

Amollissement

 



Dans la clarté bleue,

l’air vivant joyeusement,

restaient rafales

et les échanges des yeux

souriants des corps crispés.




Un peu plus d’une heure de marche vers pharmacien avant une tournée ventée des boutiques fermées le lundi. 

lundi, mars 31, 2025

Il faiblit ... et le ciel de Ponge


Matin sur la cour,

en son mitan, plaque bleue

et trace du vent

minime il est vrai



et quand un peu avant cinq heures m’en suis allée  dans la lumière voyant les branches du laurier ne plus fouetter l’air mais se balancer doucement, il ne clamait plus mais chantait, un petit nuage blanc flottait au dessus d’une tour, j’ai pu traverser l’espace vers les remparts sans panique et avancer vers la place sans m’assurer, dos contre les murs entre deux séries de pas précipités dans les instants de calme, ma résistance… ce ne furent que deux pas « chassés » un peu désordonnés et une crispation raide des jambes…

la place n’était plus espace voué au flux de l’air, la petite vieille se détendait presque, ne s’est retenue que deux fois… 



et j’ai négocié mon aller et retour rue de la République et la descente vers l’antre à pas presque assurés et souples en balançant ma canne.


Enregistrant mes photos sans éprouver le besoin d’en atténuer les couleurs, repensant au ciel d’avril près d’Aix en Provence qui émut Ponge, ai repris la lecture de « La Mounine — ou note après coup sur un ciel de Provence », et honte à moi, je m’accorde le droit d’une trop longue citation un peu avant la fin de sa recherche des mots traduisant son émotion en tentant de cerner la cause de la violence de ce ciel

L’abîme supérieur (zénithal). Le soleil est fait pour nous aveugler, il transforme le ciel en un verre dépoli à travers quoi l’on ne voit plus la réalité : celle qui apparaît de nuit, celle de la « considération »

Mais dans certaines régions la transparence, la tranquillité (sérénité) de l’atmosphère est telle que la présence de cet abîme est sensible en plein jour. C’est le cas de la Provence. Le ciel au-dessus de la Provence présente constamment une clairière, comme une fenêtre de vitre claire dans un plafonnier dépoli. 

Certes le soleil empêche qu’on voit les étoiles en plein jour, mais l’on devine la nuit intersidérale, qui fonce le ciel, qui lui donne cette apparence plombée….

Ce qui donne ce second quatrain du poème abouti

L’on eût dit que la nuit rancunière

Pour venger son recul d’au-dessus ces régions

Avait voulu vider d’encre à style bleue noire

Son coeur de poulpe à cette occasion..


dimanche, mars 30, 2025

Le mistral et ma lâcheté



Mistral du matin

qui se rue sur la place

Les corps malmenés




J’avais compris qu’il sévirait plus tard en belle force m’en suis allée un peu avant 11 heures, en passant d‘abord par les remparts, projetant d’aller ensuite aux Halles en faisant un détour pour éviter son déchaînement rue Molière.. mais ma foi il était si terrifiant sur la place que m’agrippant à ce que je trouvais près du mur j’ai improvisé un « marché » dans la petite supérette qui s’est ouverte, trouvant en gros des équivalents à mes besoins jusqu’à lundi latin.. et suis rentrée, la peur dans les jambes, récupérant un tantinet mes jambes et mon équilibre dans l’antre et oubliant, mon cerveau avait été emporté, le pharmacien et pire mon rendez-vous à dix sept heures place Saint Jean avec petit fils.. qui m’a attendue puis appelée, sa voix emportée par le bruit du vent, et m’a pardonnée trouvant que je ne Devais pas sortir… rendez-vous repoussé au 14 (pas grave dit-il) puisque je serai à Toulon samedi prochain.



J’avais espéré que cela se calmerait avec les heures et décidé que, de toutes façons, je ne Devais pas renoncer, que j’irai c’était certain, en faisant un détour bien. Entendu pour éviter le pire et la rue Molière (encore elle… avec la rue Peyrolerie elles sont les plus violemment agressées ces jours là) vers l’Opéra et grimper à mon 3ème balcon pour assister, curieuse étais, à un « spectacle musical », qui avait à l’automne éveillé ma curiosité puisque contemporain (compositeur Matteo Franceschini en résidence à l’Opéra et dont je ne connais pas la musique), un peu étonnée ce matin en découvrant qu’il s’agissait non d’un opéra mais d’un « spectacle musical » spécialement enfants/compatible puisque programmé dans le cadre | surtout pour la séance de dimanche je suppose | dans le cadre du Festival « Gesto Picho), ce que m’a confirmé la présentation sur le site de l’opéra « Et si, comme nous l’enseigne la fable d’Alice, les adultes étaient véritablement fous, et seuls les enfants disposaient de la lucidité nécessaire pour appréhender le monde ? Et si la fraîcheur de leur regard, affranchi de toute morale et de toutes conventions, était seule capable de révéler les incohérences de nos comportements ? Cette nouvelle adaptation des aventures d’Alice au pays des merveilles, où le chat de Cheshire, le Chapelier Toqué et la Reine de Cœur investiront bientôt l’espace de leur frénésie et de leurs extravagances, renoue avec le principe actif des fantaisies originelles de Lewis Carroll…..


Dans ce spectacle musical familial aux multiples facettes, saturé de magie, d’humour et de féerie, Matteo Franceschini et Caroline Leboutte subliment avec une infinie richesse esthétique l’inquiétante étrangeté que les enfants sont tôt ou tard amenés à interroger. Ils nous enjoignent également à cultiver cet esprit inquisiteur et rebelle dont Alice est l’emblème, et à ne jamais cesser de remettre en question les normes établies. Car à l’heure où notre monde court à sa perte avec un rythme affolé, c’est peut-être à près tout dans la mise en doute de nos certitudes que réside notre salut : où la désobéissance se transforme en courage, la candeur en sagesse, et le réel en éternel miracle. » ce qui finalement a renforcé ma curiosité, mais pas tout à fait suffisamment, parce que le bruit du vent, ou mon humeur qui l’augmentait, m’a dissuadée au dernier moment… même si j’ai eu un regret très net, en tentant de demander sur YouTube, trop tard bien entendu ce qui me fait douter un peu de la sincérité de ma détermination, « Alice Matteo Franceschini et Caroline Leboutte » et en trouvant ce teaser de la création (autre orchestre, mêmes chanteurs) — honte à moi. Me reste à espérer que je pourrai à un moment ce dimanche, tenter une marche un peu plus conséquente.

samedi, mars 29, 2025

Rues du vendredi matin



air bleu, petit vent

les terrasses de ma place ouverte sur le flux venant du fleuve à dix heures du matin sont encore vides

les grands pots portant arbustes ont encore quelques fleurs égarées

les terrasse à l’intérieur de la ville le temps passant commencent à se garnir de quelques groupes se prélassant plus ou moins

la braderie est de retour par petits ilots




rue des Fourbisseurs il n’y a pas d’électricité, les commerçants ouverts sont sur le seuil de leur boutique et il n’y a pas de queue devant Bella Ciao la boulangerie utopiste et favorite… je peux y pénétrer  mais comme s’ils sont vertueux ce n’est pas jusqu’à avoir construit un four à bois ils n’ont que quelques pains restant de jeudi, et bien entendu pas de petite pompe comme en avais désir mais suis partie avec un demi pain au levain de Khorasan et une fine galette de graines grillées (dans la petite vidéo on parle de Rosmerta et des sacs fabriqués par un des rosmertien qui y Sint passés comme apprentis et qui depuis a été élu meilleur apprentis de la région pour la confection - me souviens de la préparation au concours et de l’élaboration de son texte de présentation… aux temps anciens)





Compte rendu sommaire et plat.. aurais dû garder les corrections faites par Pages qui lui donnaient un style onirique et poétique.