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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

lundi, août 10, 2026

Retrouvaille familiale

 


Aux alentours de quatre heures (je n’ai pas regardé l’heure) un coup de sonnette et l’arrivée de petite soeur et son époux… Nous avons un peu tourné en rond, échangeant, passant d’une information ou d’une considération à une autre, amenant l’annonce de nouvelles certaines joyeuses, d’autres beaucoup moins, parfois inquiétantes, jusqu’à notre sortie commune, eux, pour rentrer à leur hôtel ou visiter quelque chose, moi pour marcher sous prétexte d’acheter des blinis.



En marchant chacun à son rythme avec des arrêts des deux soeurs pour échanger, grâce à la lecture sur les lèvres ou via le smartphone, j’ai compris que chez mon beau-frère, outre la différence d’âge marquée avec sa femme qui, de toute façon dépasse qui que ce soit en vitalité, il avait été diagnostiqué un problème cardiaque ce qui rendait d’autant moins sage une trotte trop vive et trop longue dans notre fort belle chaleur et je me suis sentie un rien coupable d’avoir acquiescé à l’idée d’un visite au Musée Angladon.



Comme à vrai dire nous étions presque au niveau de la place Saint Didier et que d’ailleurs c’était dans la direction de leur hôtel  nous avons maintenu ce projet après une pause tranquille eux devant des cafés moi devant une orange pressée dans le calme ombreux de la terrasse du Café Berretta.



Plaisir de retrouver les oeuvres allées, les deux Foujita, les Degas, la neige de Monet, le grand portrait de Modigliani et sa proximité avec deux masques nègres, le petit vase d’Odion Redon, le Cézanne etc… les collections d’objets et mobiliers du premier étage avec mon envie, chaque fois, d’être chez moi dans la bibliothèque…



Et puis l’exposition temporaire du premier étage qui, cette fois n’est pas d’une importance évidente pour l’hurluberlu qui débarque là sans savoir de quoi il s’agit, qui multiplie les tableaux de styles à la fois apparentés et différents et que j’abordais fatiguée, surtout un rien préoccupée et plus attentive à mes compagnons que ce qui s’étalait, survolant le tout, ne retenant guère que certaines natures mortes qui tranchaient par leur construction, davantage par les dessins, amusée par des approches que je jugeais assez maladroites du suréalisme.. Je découvre avec un peu de regret (B était plus accrochée que moi, cherchant à comprendre, et a écourté sa visite pour tenir compte des deux vieux) que cet accrochage (depuis juin, honte à moi, et jusqu’à la fin d’ août) a pour titre « Un compagnonnage artistique. Jean Angladon et Paulette Martin »

Ils furent mari et femme, artistes et collectionneurs, héritiers de Jacques Doucet, grand couturier de la Belle Époque et mécène des avant-gardes. Ils vécurent dans un hôtel particulier du vieil Avignon, entourés des trésors légués par leur grand-oncle, parmi lesquels des chefs-d’œuvre de Sisley, Van Gogh, Modigliani, Cézanne, Degas, Manet, Picasso. Peintres, graveurs, ils menèrent un compagnonnage artistique hors du commun, chacun à l’écoute de l’autre, s’inspirant parfois des mêmes motifs tout en exprimant chacun un style, une personnalité singulière.

Jean Angladon et Paulette Martin souhaitèrent qu’après leur disparition leur demeure soit transformée en musée, et que leur collection puisse être admirée par tous. Trente ans après l’ouverture du Musée qui porte leur nom, l’exposition Un compagnonnage artistique. Jean Angladon et Paulette Martin leur rend hommage en proposant une traversée sensible de leur univers artistique, sur les lieux mêmes où ils partagèrent une vie d’atelier.

Je me demande si je ne devrais pas revenir pour une vraie visite attentive d’autant plus que j’au découvert ce soir un article qui m’y incite et me donne envie de faire le tri.

PS 

Brigetoun Narcisse recopie une photo prise et envoyée par petite soeur qui la montre un rien perdue ou paumée


dimanche, août 09, 2026

Rite et coiffeur

 


Forte de ma reprise de poids et surtout forte de mon envie, ai enfilé une étroite chemise rayée bleu pale et blanc sur un jean de même bleu, enfoncé mon chapeau, mis au fond de mon sac un grand sac pliable en coton, laissé de coté l’éventail dont je ne peux me servir en marchant-portant et m’en suis allée, traversant la place de l’horloge pour rejoindre via les rues Favart et Nicolas Saboly la rue Carnot 



et ce que le mois d’août garde comme étals et acheteurs, achetant au passage, faute de mieux (voulais des petits carrés de linon brodé pour coussins de lavande mais j’ai reculé devant l’encombrement de la lavande destinée à les remplir) deux petits magnets (le pont et le palais en rose ou bleu dur) comme mini-cadeau de passage pour petite soeur



Place des Carmes la fleuriste était là avec peu de fleurs mais de quoi engranger quelques photos



Je suis revenue vers les Halles achetant au passage deux cookies (dommage elle n'avait plus mes préférés mais n’empêche je les déclare les meilleurs) à mon amie, et un petit pot de pesto censé être originaire de Gênes avec une pensée pour Benoît Vincent et un merveilleux pesto venu à moi en droite ligne… prenant photos de quelques fleurs supplémentaires (cela manque de variété en ce moment) 



Avant de trouver au fond des halles l’italien toujours ouvert mais avec un peu moins de choix (traduire pas de risotto) et davantage de clients hésitants, en suis repartie avec deux gratins de courgettes, une part de lasagnes à l’aubergine et une petite salade de pâtes (pas si petite elle a fourni largement, augmentée de quelques petites crevettes, mon déjeuner)



Je suis repartie à seize heures moins le quart, traversant ma place, vers ma coiffeuse pour lavage, coupe d’un nouveau centimètre et brushing… me reste à garder cela en état pour la rencontre en début d’après-midi-midi demain avec petite soeur et son époux… Voilà.


samedi, août 08, 2026

Charroi et circuit

 


Pour corriger mon erreur de jeudi j’ai enfoncé mon chapeau, suspendu à mon épaule le sac contenant les deux draps sales et m’en suis allée un peu avant dix heures presqu’allègrement dans la chaleur qui entamait son ascension (en était à 26 ou 27 degrés) 



vers le blanchisseur/teinturier dans la ville qui sortait lentement de son sommeil, devant des boutiques fermées et des cafés aux tables occupées.



Ayant échangé mes deux draps sales contre quatre draps propres, suis repartie par la rue du Vieux Sentier, la rue Rouge, la place de la Principale, la rue des Fourbisseurs,  la place Saint Didier, la rue de la Saillerie, la rue Figuière et la rue Mignard vers la rue de la République et le Carrefour 



d’où je suis ressortie ayant rajouté à ma charge de la salade de concombre, trois plats à faire réchauffer et un cookie, puis des cigarillos chez le bureau de tabac, pour reprendre le chemin de l’antre et vivre sans que rien ne se passe qui puisse valoir d’être mentionné à l’abri relatif de la chaleur… 

vendredi, août 07, 2026

Charroi, étourderie et vitrines

 


Matin dans l’antre pendant que la chaleur montait lentement, tâches ménagères accomplies en grande partie (lavage sol, lessive, repassage) dans la mesure de ma fatigue, de ma maladresse mais aussi de mon application…



Départ un peu avant seize heures puisque la chaleur promettait de rester inchangée jusqu’à six heures et que je craignais que le teinturier/blanchisseur ferme avant cette heure… navrée qu’il ait choisi de n’être ouvert qu’une demi-journée pendant ce mois d’août et que ce soit la seconde… Me distraire en cherchant des détails nouveaux dans les vitrines (ai passé le nez pour demander le prix des petits panneaux carrés qui me séduisent… fait la grimace, décidé de réfléchir… et ce soir je pense que non je ne le mérite pas et ça ne tient pas vraiment dans ce qui me reste de budget). Ai cheminé doucement ma main libre alternant entre appareil et petit brumisateur (Pages, la barbe, tu mettra une minuscule et pas de s.. obéis voyons)



jusqu’au moment où ma sottise m’a sauté aux yeux à la lecture de l’affiche collée sur la porte.



J’ai adouci les injures dont je me gratifiais par un peu de gentillesse indulgente et me suis octroyé un détour sur le chemin vers l’antre pour allonger mon trajet ce qui m’a fait passer devant mon modiste préféré lequel, sorti à ce moment, m’a fait encore une fois un compliment sur mon trop grand chapeau de Monoprix… Vais finir par le lui confier pour le vendre en solde.