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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

jeudi, mars 05, 2026

J’ai bien marché

 


Je pensais marcher fort peu parce que je me préparais à changer mes draps avec la bataille habituelle pour leur charroi et que je savais par expérience que je n’aurai ensuite, après l’aller et retour qui n’est pourtant pas si fatigant ni très long, plus envie de sortir… j’ai pioché dans le coffre les draps choisis et le sac destiné à les porter mais avant de m’y mettre, en allant tirer le lit pour préparer l’opération je me suis assise un instant devant l’ordinateur pour envoyer ma photo de fleurs rituelle (gros plan sur des tulipes rouges) et régler le son de France Culture, constatant au moment de l’envoi que la courtière avait tenu parole et que j’avais six fichiers plus ou moins importants (en tout 130 feuilles) à installer sir clé USB avec laquelle partir rue des Fournisseurs pour faire imprimer deux exemplaires du tout… me suis préparée aussi vite que possible et m’en suis allée juste avant dix heures dans les rues qui s’éveillaient.



Un moment d’émotion parce que le bonhomme n’arrivait pas à ouvrir la clé.. un soulagement quand il y est arrivée, une relativement jolie somme pour le payer et compte tenu de la masse l’ai installée dans un sac de courses avant de repartir en achetant au passage le Canard Enchaîné. Un tour rapide internet.. me suis installée pour rétablir l’ordre des feuilles un peu perturbé par la façon dont j’avais enfoncé le Canard dans le bloc, sortir une chemise pour mon dossier personnel et parapher toutes les pages (en signant et approuvant celles qui devaient porter ces mentions) que j’ai enfermées dans une grande enveloppe tout juste suffisante. Comme il était impossible de la faire entrer dans la boite aux lettres de la place, comme surtout je me doutais que les timbres dont je disposais ne suffiraient pas à payer le port, j’ai bricolé un déjeuner solide mais rapidement absorbé (il était déjà un peu plus de treize heures) me suis allongée pour une brève presque sieste 



avant de m’en aller, aux alentours de quinze heures, vers la grande poste près de la porte des remparts face à la gare - l’enveloppe ne parviendra que dans 48 heures ce qui m’ennuie mais pour qu’elle le soit jeudi il me fallait le numéro de téléphone de mon courtier que je n’avais pas pensé à noter…



Retour en faisant quelques courses… efforts pour ne pas m’endormir tout en me détendant  sans trop recourir au tabac (sourire).

mercredi, mars 04, 2026

En suivanr

 


En suivant les obligations et les réactions foireuses coléreuses ou autres ou absentes, les oublis, les actions, les riens, les soulagements ou en suivant rien ou tout comme un bouchon dans le courant…

Un réveil plus tardif que jamais, négocié sans trop d’agacement (finalement l’interdiction de Facebook a du bon même s’il est certain que peu à peu cela m’appauvrit) et un mélange de petit déjeuner douche repassage avec message au cabinet d’assurance habillage nouveau message à l’assureur annonçant que droit ou non je résiliais le contrat et prenais un autre assureur… veston bonnet appareil dans sac avec petit sac pour courses… au moment où je me dirigeais vers la porte en ajoutant le téléphone dans ma poche il sonne… une voix m’annonce que oui comme ils me l’avaient annoncé (c’est faux… l’ai attribué à ma boite mail numericable tout en sachant que c’était faux pour ne pas leur faire perdre la face) la Compagnie d’assurance qu’ils représentent pour des sociétés résiliait tous les contrats de particuliers et qu’elle voulait me contacter pour établir un nouveau contrat, parce que m’a-t-elle fait remarquer ça me permettait de ne pas risquer des poursuites pour rupture (ne pas chercher à comprendre) et qu’ils tricheraient en antidatant le contrat au premier mars… Dans un premier temps nous avons discuté des bases (plus pour l’immeuble, moins pour ce que je possède très très très largement surestimé lors du premier contrat) sur lesquelles sera établi un devis que je dois imprimer et renvoyer signé avant même échange pour la police et le chèque et enfin envoi du reçu… 



Ai franchi ma porte, je suis passée au bureau de gérance, leur ai résumé le tout, ils attendront sereinement l’issue quel que soit le délai, j’ai continué en passant chez le petit Carrefour pour des briques de soupes, des pâtes à la bolognaise à réchauffer (il se faisait tard et me sentais trop nerveuse pour que ma cuisine ne soit pas désastreusement mauvaise) et des tulipes qui ma foi étaient un piètre choix mais tant pis.



Longue sieste, fausse passion pour Trump et compagnie, repassage de quatre pantalons un peu trop à la va comme je te pousse ou à la brigetounienne… la paresseuse ne marche vraiment plus assez.


mardi, mars 03, 2026

Petites batailles

 


Petites batailles sans importance qui ne font pas oublier les grandes batailles, horreurs, calculs de notre sacré monde, qui ne pourraient mêle pas leur être parallèles mais qui occupent et mangent le temps

Bataille avec le téléphone pour essayer de joindre mon assureur parisien.

Au bout de six tentatives, réconfortée par le sourire que me propose l’Unicef pour mes douches de mars, j’ai laissé sur le site du Cabinet d’assurance un message demandant que le montant dû pour cette nouvelle année me soit communiqué d’urgence en donnant mon numéro de téléphone et mon adresse mail, j’ai enfilé le veston de velours côtelé brun, j’ai enfoncé mon crâne dans un bonnet beige parce que mon visage après la coupe chez le coiffeur de la place me donne, surtout quand mes cheveux sont propres, un visage hagard souriant ou non mais hagard, j’ai pris ma canne, vérifié la monnaie à distribuer, ajouté petit sac de courses jaune et le téléphone 




Un retour, la vie dans l’antre avec nouvelles petites batailles (pour enregistrer les quelques photos à la suite d’un caprice du logiciel j’ai dû redémarrer ma machine qui a pris longue réflexion pour le faire puis rétablir le code de mon compte google… déjeuner, bonne sieste, après laquelle je n’ai pas eu le pep nécessaire pour m’en aller voir le film envisagé à Utopia République, fait un peu de repassage, un peu de ménage… Pas de nouvelles de l’assureur.

S’ajoutent à ces petits malheurs pour que mon sourire s’élargisse le plaisir de deux vidéos (Anh Mat le matin, Pierre Ménard l’après midi).

lundi, mars 02, 2026

Dimanche premier mars

 


Un peu après seize heures j’ai descendu l’escalier



J’ai franchi les remparts

J’ai salué le fleuve et le pont



Je suis rentrée intra muros sous le petit palais

J’ai pris le chemin de la rue Petite Fustrerie

J’ai glissé sous la porte du gérant l’enveloppe contenant le chèque réglant mon loyer

Je suis passée à la Tropézienne pour acheter un cookie et je suis rentrée dans l’antre

L’air était tendre et sage le ciel après la brouillasse du matin moutonnait ou se parait d’un bleu très clair pour faire flotter des nuages évasifs.

dimanche, mars 01, 2026

Samedi sans le rite

 



Tournicoter un peu le matin… j’avais eu ce réflexe en m’endormant : « ah oui demain samedi le marché de la rue Carnot et les halles » - et puis en me préparant : « mais j’ai largement assez de photos de fleurs et comme le rendez-vous avec petit fils est pour une fois en milieu d’après midi ce serait presque un aller et retour »… donc j’en suis restée à un petit tour très sage au Carrefour City (d’autant qu’il faudrait que je recommence à respecter un peu un budget)



Départ à temps pour être à 17 heures place Saint Jean le Vieil avec le sentiment inconfortable que je me trompais peut-être (je me demandais entre autres possibilité si je n’avais pas traduit en 5 heures, soit 17 heures, un 17 heures soit 19 heures plus conforme aux habitudes de « petit fils »). De fait à 17 heures et cinq minutes il n’était pas là.. je l’ai appelé pour vérifier et j’ai ainsi pulvérisé son moment de détente de fin d’une journée de Ramadan… le rendez-vous en fait à 17 heures 30… lui ai dit de prendre son temps et je suis passée, faisant le tour du pâté de maison à la Mémoire du Monde où, pour son tout petit petit format et par curiosité un conte de Tolstoï édité par Sillage « Ce qu’il faut de terre à l’homme » (traduction Ely Halpérine Kaminsky) une version agrandie de Perrette et son pot au lait me semble-t-il d’après le 23 première pages (que j’avais lues quand il est arrivé et que nous avons commencé notre bla-bla un peu sur Perrette et les barines, puis surtout sur l’Iran et Trump en élargissant à Poutine auquel M. voulait ajouter Xi Jinping ce que je contestais (j’ai admiration pour la raison, l’astuce, les talents des chinois, lesquels d’ailleurs ne font que fort rarement la guerre laissant ce soin à des subalternes ou clients ou..)

Après mon jargon, le dernier paragraphe dos au mur de la boutique Pakhom vécut ainsi cinq ans. Il louait de la terre et semait du blé. Les années étaient bonnes, le blé venait bien, et il gagnait de l’argent. Il n’avait qu’à se laisser vivre ; mais il était ennuyé de lier la terre chaque année ; c’était trop de souci. Où il y avait une bonne terre, un moujik accourait et la prenait. S’il n’arrivait pas à temps, il n’avait plus où semer. Ou bien, une autre fois il s’arrangeait avec des marchands pour ouer un champ chez des moujiks ; déjà il l’avait labouré, quand les moujiks réclamaient en justice, et tout le travail était perdu. S’il avait eu de la terre à lui, il n’aurait eu à s’incliner devant personne, et tout aurait bien été…

samedi, février 28, 2026

Rues avec peu de bleu et peu de mots


Un jour de petites choses additionnées et de ciel variable mais rarement bleu… matin actif avec foucades… avant de sortir, d’aller vers les remparts pour jeter papiers, emballages, bouteille de Bourbon vide.



Vers dix sept heures départ vers Monoprix pour acheter une housse de repassage, des serviettes encore parce que jolies, un petit bac à glaçons.. et chez Carrefour pour des pommes, des briques de soupes, des tartes de brandade et des petits pancakes avant de regagner l’antre. Passionnant n’est-il pas ?