Une matinée dans l’antre, rouspétant contre la froideur qui pourtant n’y était pas excessive, vaquant en me morigénant contre ces petits frissons… et une sortie lorsque la température annoncée a gagné son maximum : entre 3 et 4 degrés …
saisie de surcroit pas un sacré vent qui me bousculait, sur le chemin des remparts où j’ai jeté un sac de papiers et emballages, un ramequin de verre et le bocal maintenant vide de la confiture de cédrat (un délice) ramenée de Grignan… j’ai suivi le mur jusqu’au coin, me suis cramponnée avant de le tourner pour prendre pied sur la place, pour suivre le mur, la boutique de décoration… suis entrée dans le petit Carrefour City ai tournicoté, suis sortie avec du faux sopalin, du papier Q de qualité moyenne puisqu’ils n’avaient pas celui que voulais, une bouteille de Porto sans noblesse (rêverai devant… je m’avoue un faible pour ce vin… mais je le préfère plus prestigieux), du cabillaud et, sur une impulsion malgré son aspect tristounet, un bouquet
avant de retourner vers le dernier angle, de pénétrer dans la rue du Limas, de gagner la porte de l’antre (et tous ces quelques pas depuis la sortie m’ont pris un temps notable, non par ma faute mais par la nécessité de me tenir régulièrement accrochée à ce que ma main pouvait attraper, traversant aussi vite que pouvais d’un soutien à l’autre, et prenant une photo en équilibre précaire pendant que je me raffermissais, sourire)
et j’ai cherché, en jetant décors, feuilles, fleurs, à fabriquer un semblant de bouquet acceptable (avec une grimace) pendant quelques jours.











































