J’ai perdu cent grammes et notre canicule a perdu un degré… mais j’avais encore un petit blues de saison, ce matin… J’ai enfilé ma robe en jean, enfoncé mon chapeau sur mes cheveux qui n’ont pas aimé la chaleur de mon crâne et sont déjà fort indociles, et m’en suis allée, ne pensant que j’avais un appareil photo qu’en cours de route,
vers la grande pharmacie, suivie par un groupe de touristes dont méchamment je pensais qu’ils étaient majoritairement plus jeunes et plus dolents que moi ce qui me boostait (suis garce parfois savez vous ?)
J’ai pris un peu d’argent en fuyant le reflet sur la vitre sale du distributeur de ma banque et suis revenue vers l’antre, ajoutant aux médicaments un cookie de La Tropézienne.
Déjeuner un peu trop important (cette quête du poids est harassante), une lourde sieste
et une heure de repassage (pas terrible, mais l’installation avec ses défauts n’est pas responsable, ma maladresse suffit) la transpiration de ma face servant de pattemouille (j’exagère à peine) et l’âme sereine j’ai bu une infusion de thym, mangé le cookie et savouré la fin du jour, reprenant les poètes méditerranéens, m’arrêtant au Portugal chez Casimiro de Brito, un peu par hasard, et surtout parce que me plaisait son « art de bien mourir »
Assis dans la mer qui s’assied
à tes pieds
tu caresses un chien sur la plage déserte. La mémoire s’insinue en mots
que tu ne sais pas déchiffrer ; sable
tissé
dans un alphabet rigoureux. Tu respires
l’océan qui fluctue
dans le fil du regard, dans les bateaux
qui brillent
sur la toile des eaux. La lumière
en cascade. Les rets de la mort
sacralisés
en chaque mouvement.


%20-%201.jpeg)
























































