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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

dimanche, juillet 26, 2026

Fest 23 - dernier jour et tentatives

 


Le maçon est arrivé avec un peu plus de trois-quart d’heure de retard, juste de quoi faire remonter ma tension (avec la crainte de mettre à mal la courte robe doublée de coton rayée bleu et blanc que je ne mets qu’une fois chaque année, incapable que je suis de repasser sa forme baroque au moment où je me souvenais de la menace de pluie trop tard pour que je puisse me changer). Il est intervenu avec zèle, m’a expliqué que je ne devais pas mettre un pied dans la cour pendant une dizaine de jours et qu’il reviendrait trois ou quatre fois, ce qui a transformé la tension en désespoir muet avant de me libérer trois quart d’heure avant le début des deux pièces tant désirées du dernier programme de Vive le sujet! Au Jardin de la Vierge, boulevard des Lices… J’ai enfilé sur ma robe le court bidule imperméable kaki, tenté de mettre de l’ordre dans mes cheveux de plus en plus sales et indociles et m’en suis allée, avec une allure absolument formidable (bon en temps de festival on en a vu d’autre) et grimaçant des mon effort



me persuadant que le plaisir attendu donnait à mon pas la fermeté allègre qu’il n’avait pas.



Je suis arrivée au Jardin de la Vierge un quart d’heure avant le début de la représentation juste à temps pour voir un garçon (très gentil au demeurant) en sortir et la fermer en m’expliquant avec fermeté qu’à cause du risque de pluie ils avaient décidé de commencer une demi-heure en avance… que la première pièce, celle de Laura Vasquez, était en cours et que donc il était hors de question de me laisser entrer ce que j’ai reconnu (même si j’étais moins d’accord sur la décision d’anticiper). Pour la forme je vous mets les photos préparées en les empruntant au site du Festival et la courte description qui les accompagne (me donner fugitivement l’impression que je ne vais pas en rester à un billet à jeter)



« Premier millimètre » de Laura Vazquez 

Laura Vazquez fait une lecture performance. C’est une lecture de la langue en vie dans le corps, la voix, l’espace. La poète russe Marina Tsvetaïeva écrit: «La poésie est le premier millimètre d’air au-dessus de la terre.» La parole dans et avec ce premier millimètre n’a rien d’inoffensif, n’a rien de faux, n’a rien de mort. 


 

« La pensée continuera de danser » de MazelFreten

Le duo MazelFreten allie danse et philosophie pour imaginer une forme singulière, conçue avec le philosophe et essayiste Emmanuel Leclercq. Sans chercher à expliquer le geste chorégraphique, cette pièce en révèle les résonances et prolonge leur recherche d’une danse incarnée, profonde et accessible, où le corps devient un lieu de pensée et la scène un espace de fête, de jeu et de rêve. Là où le mouvement lui-même devient une forme d’espoir.



Et je m’en suis revenue vers l’antre, avec  un détour par la rue Bonnetterie et la rue d’Amphoux pour renifler un peu de festival,  par les halles (où ne suis pas entrée, je n’avais rien pour porter d’éventuels achats) me contentant de deux photos dans le tout petit étalage installé malgré la pluie sous l'auvent pour ma provision de photos de fleurs, par le Vieux Sextier etc… ne rencontrant que quelques gouttes de pluie

J’ai enfilé mon actuelle tenue pour trainer : vieux short et tee-shirt, fait un petit tour sur internet, préparé et avalé (en entendant quelques passages d’orages) un robuste déjeuner et me suis endormie pour une longue sieste, d’où j’ai émergé vers seize heures à temps pour me préparer à partir vers l’Isle80 et « Le Cahier d’un retour au pays natal » d’André Césaire lu par Joël Lokossou et là, honte à moi, alors que l’air était à ce moment sec et frais (sous un ciel couvert) je me suis sentie si crevée, loque sans réaction que j’ai abandonné, suis restée dans l’antre où je vis dans les gravats et les trainées laissées par l’ouvrier (voyant s’éloigner de plus en plus le temps des lessives et repassages, pas faciles à négocier avec ses passages) ne gardant de mon projet du jour que « Le Pas du Monde » dans la Cour d’honneur

J"ai donc remis ma robe, enfilé par prudence le bidule kaki contre la pluie, pis mon sac et ma canne et suis sortie, écoutant le bruit du tonnerre pour assister dans la cour d'honneur à l'heure du spectacle du Collectif XY "Le Pas du monde"



Photo prélevé sur le site, et la présentation du spectacle 

S’adaptant aux dimensions de la Cour d’honneur, le Collectif XY réunit vingt-deux artistes qui interrogent notre rapport au vivant, révélant nos fragilités, mais aussi tout ce qui nous relie. Depuis une vingtaine d’années, ce collectif appréhende les portés acrobatiques dont il s’est fait une spécialité, comme un langage à part entière pour créer une forme unique de poésie aérienne. Pyramides humaines pour figurer les montagnes qui s’érodent, colonnes vacillantes rappelant le souffle du vent dans les arbres, effondrements évoquant la fonte des glaciers... Les mouvements s’enchaînent à toute vitesse avec une virtuosité devenue leur marque de fabrique, composant et décomposant un paysage en perpétuelle évolution. Les chants chorals dont ils et elles se sont emparées pour cette création rejoignent la vibration des corps pour nous placer en résonance avec la nature. 



Je garde ce qui précède et qui était préparé sous réserve de modifications mais… suis donc sortie avec robe et bidule kaki pour découvrir a) que l’orage n’attendait que cela pour s’abattre en violents torrents d’eau et b) que le bidule kaki ne semblait pas vraiment étanche, en fait si peu qu’en arrivant rue Molière il s’était mué en un fin linceul collé à ma robe et ma peau… Ai attendu avec gestes personnes sous l’abri léger d’une banne du grand hôtel et comme il semblait que cela faiblissait suis allée au renseignement et revenue avec un « c’est maintenu »… discutant avec un responsable j’ai appris qu’en fait on attendait une petite demi-heure le retour au sec, puis qu’il faudrait assurer la sécheresse du plateau (pour les voltiges cela semblait indiqué) que je disposais donc de trois quart d’heure pour rentrer chez moi et me changer;… seulement voilà retournée dans l’antre, m’étant extirpée des tissus trempés, ayant enlevé mes chaussures, m’étant bouchonné, ayant séché mes cheveux… ben je n’ai plus eu le courage d’enfiler des bidules secs, de changer de chaussures, de repartir en galopant…et suis reste minablement dans l’antre laissant le reste du public se réjouir de la grâce légère de ces voltiges… Je ne mérite pas le festival…

samedi, juillet 25, 2026

Fest 22 - juste cela


 J’avais trouvé un message du maçon sur mon téléphone cette nuit m’informant qu’il serait un peu en retard ce matin… Ai jugé prudent de ne pas en tenir compte et en fait j’étais prête vers sept heures et quart avec plus d’une heure d’avance sur l’horaire initial… Ce qui fait que la tension de l’attente était à son comble…d’autant que j’avais constaté la veille que je n’avais plus qu’un granule de mise en courage de grande force complété de deux plus faibles, et même si c’est de l’homéopathie donc de l’imagination l’effet était là… la tension était donc à son comble quand il est arrivé un peu avant onze heures… M’en suis allée vers le pharmacien le plus proche qui n’avait pas mes granules et suis rentrée en passant par Subito pour ne pas avoir de cuisine à faire… Echanges avec le travailleur (petite aide limitée à lui amener, monter et vider l’aspirateur… un peu inquiète en espérant qu’il n’aspire pas n’importe quoi mais il est soigneux) pendant qu’il vidait (et chargeait dans son petit camion) tout ce qui était dans la cour, gardant en le mettant dans la niche du mur mon olivier fou de nouveau intégralement grillé… tant pis j’y tiens… et descellant même la cuve de pierre ce que je pensais impossible.


Une très lourde sieste… me suis réveillée en constatant qu’il était parti, que je ne pouvais ouvrir la porte fenêtre et aérer (ai recouru à la hotte par moments pour faire entrer un peu d’air parce que la calor était de bonne force dehors) que la cour d’un orange curieux (pourquoi pas) couvrant même les vitres par les joints desquelles passaient l’eau) séchait sagement.



Ai enfoncé mon chapeau, suis sortie dans le reste languissant de festival et la bonne forte chaleur, démarrant avec l’impression que j’allais tomber à chaque pas et recouvrant peu à peu du tonus… (suis tout de même presque à 36 kgs !) et j’ai trouvé mes granules à la Pharmacie Grégoire, 



Retour via le bureau de tabac pour provision de cigarillos et un carnet de mots codés, décidée à en rester pour la fin de ce jour au remplissage des cases… en gros. Demain il doit arriver très tôt pour tenter de finir tout à temps pour que je parte vers le Jardin de la Vierge et Laura Vasquez… j’ai un peu peur que ce soit trop juste à moins de brutaliser les salamalecs et finalement je me ferais une raison tout en étant navrée s’il me manque une dizaine de minutes … on verra. Il me restera le Palais des Papes la nuit et, si j’ai la force, l’Isle80  avant le calme de dimanche et le lavage de mes pauvres cheveux qui en ont bigrement besoin.

Le festival mourra avec une foule de gens formidables (metteurs en scène, acteurs, responsables, l’orchestre de l’Opéra, des historiens etc… beaucoup de noms par moi admirés) à partir de 5 heures du matin dimanche … étais tentée mais non, n’ai pas pris de billet.

vendredi, juillet 24, 2026

Fest 21 - draps et courses matin, Carmes la nuit

 


Puisque mon matin était moins bousculé ai changé tranquillement mes draps, les ai laissés de coté pour limiter le poids et suis partie près d’une heure en avance sur mon habitude, courte robe imprimée jaune, ocre et blanc, chapeau enfoncé et suspendu à mon épaule le sac avec deux paires de draps et ma robe noire et blanche, 



peinant tout de même un peu l’enthousiasme retombé, vers le teinturier…



En suis sortie avec une paire de draps propres et j’ai fait un tour, m’arrêtant en chemin aux états de livres anciens pour acheter le De Natura de Lucrèce, vers le Monoprix alimentation d’où suis repartie avec des blinis, de la brandade et une salade de pâtes et courgettes en petits dés.



Sur le chemin du retour je suis passée au Petit Louvre pour prendre un billet pour une lecture de Montaigne (mais le théâtre faisait relâche, tant pis…




J’étais décidé avec une conviction à laquelle j’ai moyennement obéi à passer ce jour en humeur douce sans tenter d’imaginer les jours à venir 



jusqu’à, remettant la même robe, m’en aller un peu après 21 heures vers le Cloître des Carmes pour assister à « Music, Music » un spectacle de danse d’un peu plus d’une heure de Trajal Harrell. avec mon appareil qui refusait quasiment toutes les photos… dont je me disais qu’il avait pris un choc, qui était tout simplement déréglé



Sous la photo ©Nurith Wagner Strass copiée sur le site, je recopie la présentation du spectacle

Avec Music Music, le chorégraphe et danseur américain Trajal Harrell propose un solo intime qui explore les liens profonds entre musique, mémoire et corps. Connu pour synthétiser différentes histoires et esthétiques de la danse avec une subtile touche d’humour, Harrell se tourne ici vers une composante essentielle de sa pratique artistique : la musique. Plutôt que de la considérer comme un simple accompagnement, il l’aborde comme une archive vivante où se déposent émotions et souvenirs. À travers le mouvement, il revisite ainsi des musiques familières et s’interroge : que reste-t-il lorsque nous les réécoutons des années plus tard ? 

Dans l’entretien figurant sur le programme de salle, à la question de savoir comment ce spectacle a vu le jour dans le cadre de la série Histoire(s) du théâtre initié par Milo Rau en 2018 Lorsque MiloRau m’a demandé si j’aimerais y participer, j’ai dit oui instinctivement. Ce qui m’a immédiatement intéressé, c’était la liberté que cela offre: chaque artiste peut proposer sa propre interprétation de l’histoire du théâtre. Pour moi, c’était l’occasion de me concentrer sur la musique. Elle a toujours été centrale dans mon travail. Dans cette pièce, je voulais explorer la musique comme une archive de la mémoire. En tant que danseur ou chorégraphe, la relation à la musique est profondément physique. Elle n’est pas seulement intellectuelle, elle est vécue à travers les corps…

Toute la musique provient de mes œuvres précédentes. Elle forme une sorte de paysage intérieur. Certaines voix sont particulièrement importantes pour moi, comme LulaPeña, une chanteuse portugaise de fado contemporain que j’ai beaucoup utilisée dans mon travail, dans Caen Amour et The House of Bernarda Alba. Elle est très importante pour moi. Il y a aussi une chanteuse d’opéra nommée BejunMehta, que j’ai beaucoup utilisée dans une pièce intitulée Tambourines ainsi que dans une autre pièce appelée Education in Tambourines…



Alors que j’étais de bonne humeur, même si mes jambes accusent la durée du festival et avaient bouchonné sur ce trajets pourtant pas bien loin, parce que j’ai pu le cloître n’était pas plein descendre à ma place préférée sous la gargouille qui domine le premier rang à gauche, agacement au début de le voir parler en américain sans sous-titre puis sortir son smartphone et inviter (je comprends quand je veux mais par principe je ne veux pas) chaque membre du public se concentrer sur son propre appareil pour regarder une vidéo (les rires qu’elle provoquait n’arrangeait pas mon humeur)… et puis une magie qui a marché, née de l’accord entre la bande son variée et sa danse… mais à la longue un petit côté répétitif qui effaçait un peu le charme et lorsqu’après les applaudissements il a invité le public à rester pour regarder une autre vidéo, m’en suis allée… loin d’être seule.

jeudi, juillet 23, 2026

Fest 20 - divers et soir à la Chapelle du Verbe Incarné


 Au réveil m’interroger sur ce que vais réellement aller voir pendant ces dernier jours du Festival et décision notamment de ne pas utiliser le billet me permettant d’aller assister, le 24, à un spectacle à 15 heures 15 au Balcon en traversant tout Avignon à une heure où la sieste est si bonne. Lessive, repassage d’un pantalon souple de lin beige, d’un tee-shirt blanc, de ma petite veste de coton grège très courte, enfoncé chapeau et m’en aller, en passant jeter des ordures près des remparts

vers Monoprix pour acheter des bidules nécessaires dans des rues où le Festival commence à se faire quasi invisible 



Au retour, découvrir sur une affiche que les taïwanais sont de retour avec deux spectacles et décider de tenter en partt pour le départ du soir en faisant un grand détour par le rue de la Croix et « la Conditions des soies » voir si je peux retenir une place pour « Trace of Belief » à 11 heures 25 le 23 juillet seule date possible… Je passe à la Tropézienne pour un cookie et chez Subito pour soutenir mes efforts «prise de poids » (j’approche les 36 kilos)… Déjeuner, courte sieste, commencer à préparer le billet du jour avec interruptions M m dos pour que je complète mon chèque avec la mention en lettre de la somme, puis pour confirmer que je suis moi de l’ami qui va le déposer (un peu inquiète de ne pas comprendre) puis du propriétaire qui m’annonce l’arrivée à 8 heures 25 demain matin des ouvriers chargés de la terrasse (un énorme juron… vais devoir parlementer pour tenter  de sauver mon festival et ne pas jeter mes billets in  ou off sauf pour les nocturnes… J’avoue que j’en ai passablement marre… Dans l’immédiat j’abandonne l’idée de la Condition des soies qui restera au rang de rêve…



Départ un peu après dix huit heures pour aller à la Chapelle du Verbe Incarné assister à « Descendante de combattantes »,de Tatiana Seguin d’après « Des vies de combat » d’Audrey Célestine... Je suis arrivée très en avance, marchant trop vite et en fureur… Bien entendu je ne peux refuser, mais cette quasi fin du festival sur ordonnance et les billets inutiles (du moins certains) me navrent… vais me battre (sourire)



Sous la copie de l’affiche je recolle la présentation du spectacle figurant sur le site

Parler de la Femme et la mettre à l'honneur.Parler de la Femme Noire et la mettre en lumière. Prendre la parole par le mouvement, la voix, le geste et l’aura. Tatiana dresse le portrait de figures féminines noires ayant marqué l’Histoire et son histoire. Elle creuse et questionne pour faire résonner cette quête identitaire en chacun.e des spectateurs.rices. Un voyage de l’intime vers l’universel. 

L’ambiance de ce lieu qui est toute sympathie.. une amie d’un moment tahitienne, sage et drôle… et tout vr que met Tatiana Seguin dans l’évocation, de figures de femmes noires, un peu d’ironie et des danses de styles variés, cela valait la peine.



Un retour flottant, la fatigue nerveuse de ce jour demandant sa part… ce sera un passage, je dis.

PS 

et JOIE nouvel appel à dix heures de mon propriétaire… le gars ne peux pas venir demain et je eux dormir… cela sera vendredi (je perds un billet aux Doms tant pis et le spectacle du Balcon qui a vrai dire me faisait peur à cause de son horaire… j’ai une bonne excuse - tant pis j’aurai versé ma dîme) et samedi (là ce pourrait être la catastrophe parce que je vais voir Laura Vasquez mais j’aurai vendredi pour organiser le passage de clés et j’irai !)