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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mardi, juin 23, 2026

Chaleur et crainte… mais un livre

 


Matin d’éveils et rendormissements… mais j’ai repassé trois robes et un torchon à la Brigetoun appliquée (soit longuement et presque bien) et passé avec soin et insistance l’aspirateur… un déjeuner peut être un peu trop léger, une sieste, un peu d’internet, un grand verre d’eau…. je suis sortie vers cinq heures moins le quart dans la belle forte chaleur (39°)



et ma foi comme je partais trop sure de moi j’ai failli tomber, j’ai hésité à rentrer, ai pensé que si je renonçais pour un si court trajet (vers La Tropézienne) je devais renoncer à tout, et j’ai continué sur mes jambes qui se faisaient de moins en moins tremblantes, ma main attenant entre brumisateur et appareil… Les cookies de La Tropézienne ont diminué légèrement de taille et augmenté leur prix (qui était ridiculement bas) d’un tiers depuis samedi… Je suis restée un moment plantée devant Fragonard en m’interrogeant sur la suite puis suis revenue vers la place tentant de me persuader d’aller acheter des courgettes dans la fournaise des Allées de l’ourle… J’ai finalement renoncé et les ai achetées chez le petit Carrefour et m’en suis revenue me cacher (je n’avais plus peur même si je me demande comment je vais affronter le festival et les ou deux spectacles par jour dans un air au moins aussi chaud, mais j’était laide à faire peur)



Et j’ai pris en souriant l’enveloppe noire que j’avais repérée dans la niche à courrier en sortant, enveloppe noire à bulles qui me disait « tiers.livre éditions » et qui contenait l’ « Autogéographie des ponts » de François Bon

« Du plus ancien des ponts un remuement de planche, et le tressautement de la voiture. L’enfoncement où avec mon frère on est à l’arrière, donc ne rien voir sinon soudain échappée longue et brune, venant là et se perdant dessous.

Mais, à se concentrer sur cela, des planches plus épaisses que des travées. » (le début)

lundi, juin 22, 2026

Mon circuit dans la fête

 


Chaleur du ciel voilé, air immobile, matin de dimanche ordinaire, douche lessive lavage de cheveux internet recherches séchage de cheveux cuisine internet déjeuner internet thé rapide 



pour partir un peu avant six heures vers le Musée Vouland dans le jardin duquel je pensais qu’avait lieu un concert de choeurs… bon c’était une erreur m’ont confirmé deux femmes qui ayant fait la même confusion renonçaient… 



le concert avait lieu dans les jardins du Musée Angladon vers lequel je suis partie (assez contente d’ailleurs de voir ce petit jardin que je ne connaissais que vu des fenêtres)



Public qui se plaçait comme il pouvait, moi et mon grand sac et ma canne refusant toute aide avons trouvé plusieurs places, assise sur une marche plus ou moins haute puis sur un coin de table pour déguster l’ambiance, la bénévolence l’attention et la civilité du public la bonhommie et le talent simple du choeur… musique religieuse (entre autres un introït dont j’aurais aimé connaitre le compositeur mais la chef de choeur mangeant un rien ses mots je ne l’ai pas compris)…. pendant environ une heure… 



mais si je suis partie après quelques claquements de mains parce que carcasse se manifestait et qu’un peu de marche lui fait du bien et que le morceau écouté était annoncé comme le dernier, j’ai entendu en tournant le coin pour rejoindre la rue des Lices que le chant reprenait… tant pis



Place des Corps Saints, se frayer un passage entre les gens attablés devant des cafés ou autres boissons et se trouver face à un groupe que j’ai aimé (je ne sais comment nommer sa musique disons improvisation ni rock ni pop ni… mais bon)… 



Sur leur salut avec annonce qu’ils allaient laisser la place dans quelques minutes à un autre groupe m’en suis allée vers le jardin Agricol Perdiguier, l’estrade basse près de sa statue la recherche d’un emplacement un banc dont j’ai cru que je ne me relèverai pas les convives les enfants qui jouent et la bonne humeur générale mais surtout la sympathie l’allégresse ma danse intérieure en écoutant/regardant un groupe polynésien (pas tous et surtout toutes les  danseuses garanti.es d’origine mais qu’importe) un agréable moment, mais une carcasse qui m'aimait de moins en moins et l’heure qui tournait



je m’en suis allée, passant par Carrefour pour acheter du poisson pour lundi et un éventail le moins laid que j’ai trouvé parmi ceux que vendent les bureaux de tabac et ce supermarché (parce que je n’en ai plus en bon état et que voyant mes voisines s’éventer chez Angladon je me suis maudite de ne pas avoir acheté en même temps que le sac un petit éventail circulaire couvert de tissu africain… le grand sac le permet et mérite).Une orange pressée au Cid 



avant de rejoindre l’église Saint Agricol où se produisaient, dans une ambiance familiale, deux choeurs… bien aimé le premier, réduit, qui se consacrait à de la musique profane de la fin du moyen âge… Pour le second, plus nombreux, je ne sois pas arrivée une fois encore à comprendre les annonces… assez cependant pour supposer (j’avais compris le nom de Scarlatti sans le prénom et les mots dix huitième) qu’il s’agissait de transcriptions de musique de la renaissance finissante mais loin d’éprouver le ravissement de mes voisines je n’ai pas du tout aimé les deux premiers airs qui m’ont fait penser à un bouilli comme on en servait aux malades mais épicé et qui avait tant bouilli que chaque élément s’était décomposé… la suite consacrée aux dix-neuvième était nettement plus réussie mais au bout de trois airs carcasse m’a rappelée à l’ordre et j’ai regagné l’antre pleine d’appréhension d’autant que j’ai cru qu’une fête s’organisait sur la terrasse qui me surplombe… fausse alerte et en début de soirée la place était si discrète que j’ai baissé, honteuse la retransmission d’un récent gala à Vérone.

dimanche, juin 21, 2026

Le rite du samedi et un sac

 


Départ finalement dans les temps ce matin pour mon rite des samedis matin,



Suis partie, robe courte à grandes poches, chapeau rond, sac souple de Fragonard à l’épaule, appareil photo dans mon trop petit sac et canne au poignet et parfois au sol dans la chaleur ascendante et sous un ciel plat 



vers la rue Carnot et son marché et, sans attendre comme l’avais projeté l’étal de sacs et étuis tirés de pneus qui se tient à l’entrée du marché des Carmes (j’hésite depuis un an) j’ai chez mon amie de la première boutique de vannerie acheté un très (trop) grand sac passablement cher qui va me rendre avare pendant un ou deux  jours (ou qui aurait du….)



Après un hommage muet à l’étal des ex-pneus j’ai cueilli quelques photos de fleurs (pas tant d’ailleurs) sur la place des Carmes 



je suis repartie comme d’ordinaire vers les halles, débusquant au passage, juste avant la fanfare (des élèves du conservatoire je suppose) ma vendeuse de cookie préférée à laquelle j’ai acheté deux cookies trop gros... il faut ce qu’il faut, je dois à nouveau engraisser…



Quelques photos de fleurs devant les halles et, à l’intérieur, des images et l’achat de deux galettes de pommes de terre (idiot) de deux gratins de courgettes et d’une barquette de risotto aux cèpes 



avant de reprendre le chemin de l’antre. La fleuriste de la rue de la Bonnetterie est en cours de déménagement vers la place du Change quelques centaines de mètres plus loin)



Retrouver l’antre après ce circuit de deux heures, déballer, cuisiner, internet, l’impression d’être si crevée que réduite à ne plus être… j’ai sombré dans une sieste de pas tout à fait trois heures et je me demande vraiment comment vais affronter le Festival.. on verra bien.