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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

dimanche, juillet 12, 2026

Fest 8 - le rite et ma paresse ou sagesse

 


Orages annoncés pour ce samedi mais uniquement dans l’après midi… je fais mon deuil de la lecture dans le cadre du Souffle d’Avignon au jardin du Pape à 19 heures (je décide de me rabattre si pas trop violent au spectacle sur les Essais de Montaigne à 16 heures 20 au Petit Louvre à l’abri et près de chez moi) et de me risquer au marché de la rue Carnot pour quelques photos de fleur et accessoirement les délicieux (les meilleurs et les plus chers) cookies que ma rencontre vendredi dans une rue m’a rappelée… je sors avec pantalon gris foncé et ma nouvelle chemise brodée (plus le chapeau pour discipliner mes cheveux)



et m’en vais jusqu’au marché, me frayant chemin entre acheteurs point si nombreux, touristes un peu davantage et troupes en quête de spectateurs possibles, dans une ambiance agréable



un petit tour place des Carmes pour les photos de fleurs, avançant vers le bout de la place pour acheter un billet pour le théâtre des Carmes-Benedetto (mais comme une idiote je n’ai pas prévu de noter dates disponibles) et l’exposition de langues de Martine Belay-Benoit mais bien entendu elle n’ouvre que l’après-midi… ce sera pour une autre fois (quelles gouttes d’eau qui seront les seules, la météo se plante) 



Pris le chemin des halles, achetant au passage mes deux cookies (à l’angélique pour un, à la pistache pout l’autre), ainsi que chez la fleuriste devant installée sous la façade plantée un bouquet de fleurs sèches



Une traversée de la fraicheur des halles dont je ressors avec deux grains de courgette, de la salade de gros penne au basilic et des gnocchis plats à la romaine



Et le retour juste au moment où je commençais à n’en plus pouvoir (deux heures de marche tout de même, hachée bien sur)



Un peu d’internet, les fleurs sèches plantées à la hussarde dans un vase (devraient durer, sourire), cuisine, déjeuner en peinant un peu et sieste…



Pendant que j’enregistre mes photos je réalise que l’heure du spectacle est proche et je ressors dans la chaleur dardée par un ciel bleu… saisie par un début de vertige… Je tourne bits, achète des rouleaux de papier pour mes toilettes chez le petit Carrefour de la place (c’est important aussi d’avoir provision) et rentre me cocoter jusqu’à demain (une recherche sans succès | téléphone du Cloître toujours occupé | pour les navettes pour Boulbon… m’en occuperai mañana).

samedi, juillet 11, 2026

Fest 7 - le cloître et deux spectacles


 Me bousculer un peu ce vendredi matin pour pouvoir sortir bien vêtue et équipée sauf mon chapeau (ne jamais oublier d’oublier malheureusement)

vers le Cloître Saint Louis pour attendre (assise entre deux femmes d’âges différents mais également charmantes) au Café des idées à 10 heures 




Titré ce jour « Pourquoi est-il urgent de se poser les bonnes questions ? »avec comme invité, présenté par Tiago Rodrigues et Jérome Saddier (président du Crédit Coopératif), Patrick Boucheron historien et professeur au Collège de France (et j’ose le dire un de mes phares) et ce fut une heure et presque et demi d’un dire intéressant, important avec quelques petites touches d’humour et sa bonhomie habituelle… 



j’ai laissé ma place et me suis promené une seconde dans le cloître pour la partie échange avec les auditeurs 



avant de prendre le chemin du retour achetant au passage des petites serviettes, des pinces pour mes cheveux (mal choisies finalement tant pis) une chemise large et courte de gros coton blanc à broderies noires un rien trop grande même si de la taille la plus petite pour les femmes et un cookie

Vie normale, avec plus pu moins de sottises dans l’antre et sur internet (j’ai des problèmes avec l’affichage des photos sur twitter depuis ce matin) 



un thé et départ ver dix huit heures dix avec cette fois une robe au lieu de l’ensemble pantalon chemise, mon chapeau et tout le nécessaire vers le Théâtre des Halles pour voir, dans la salle du Chapitre, respectant l’horaire du billet « la prochaine fois que tu mors la poussière » de Paul Pascot d’après le roman de Panayotis Pascot publié chez Stock, interprété par Romeo Mariani et Yann Pradal, après m’être offert un délicieux jus d’orange dans le jardin et un piapia dans la file d’attente 



où on est venu me chercher pour me mettre à l’abri et m’éviter la queue (étions trois dans ce cas)… Piapia repris ma « camarade » belle et élégante dame juste un peu plus jeune venant s’asseoir à coté de moi pour continuer à passer en revue les spectacles vus en attendant que le spectacle commence 



Spectacle ainsi présenté sous la photo ©Paul Pascot

Paul Pascot adapte et met en scène le roman de son frère, Panayotis Pascot, faisant résonner le face-à-face, intime et universel, entre un fils et son père. Dans l’attente d’une fin annoncée, au cœur des urgences d’un hôpital hors du temps, le fils revisite leur histoire commune. Il convoque souvenirs, silences, maladresses, pudeurs, éclats d’humour, et démonte avec précision les mécanismes d’une relation empêchée. À voix haute, il cherche à comprendre ce qui se joue entre eux, ce qui s’est transmis ou tu, et comment se construit une identité. Une traversée sensible, urgente et poignante, où affleurent les vérités longtemps refoulées.

Dernière phrase qui résume tout à fait mes impressions que je crois partagée par une grande partie de la salle (les gradins étaient pleins)



Retour dans le quasi calme et le fort reste de chaleur. Préparer ceci, 



et ressortir un peu avant 21 heures 50 pour traverser la place et aller assister (j’avais acheté un billet en partant) à « La Vague » qui se donne à 22 heures 05 au Théâtre de l’Oulle de l’autre coté de la place (mais places non numérotées) spectacle d’après Ron Jones et Todd Strasser dans une adaptation et mise en scène de  Marion Conejero donné par la Compagnie les Chiens Andalous

Dans une salle de classe, un professeur d’histoire propose à ses élèves une expérience pour comprendre comment naissent les régimes autoritaires. Discipline, communauté, action : très vite, le jeu s’organise, séduit et rassemble. Mais ce qui n’était au départ qu’un simple exercice pédagogique échappe progressivement à tout contrôle. En quelques jours, la classe se transforme, les esprits s’échauffent, l’individu s’efface derrière la force du groupe et le mouvement prend une ampleur inquiétante.

Inspirée d’une histoire vraie survenue dans un lycée californien en 1967, La Vague met en lumière la mécanique implacable de l’embrigadement et la fascination qu’exercent les mouvements autoritaires, en particulier sur une jeunesse en quête de repères. Entre tension collective et basculement progressif, le spectacle révèle avec une troublante efficacité à quelle vitesse un simple jeu peut devenir une expérience dangereuse.

Dans un monde où le fascisme est de plus en plus à nos portes, La Vague nous tend un miroir dérangeant et pose une question vertigineuse : et vous, qu’auriez-vous fait ?

Alors… une leçon peut être un peu sommaire mais efficace… je crains seulement que certains pensent que des dérives moins marquées (ils en viennent à l’idée de la disparition de l’opposante) soient moins graves… et l’importance du capital qui s’allie naturellement à ces appels à l’ordre, la discipline et la « communauté »