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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

vendredi, mai 01, 2026

Jeudi matin

 

Je m’en suis allée ce jeudi matin dans les rues sans lumière ni vraie tendresse dans l’air, 



portant les deux draps sales changés mercredi dans le large sac acheté chez Fragonard (en prévision d’achats futurs au retour) jusqu’à la boutique de blanchisserie…



Après l’échange avec la paire de draps lavés et repassés, suis repartie comme prévu vers le Carrefour  de l’avenue de la République



et,  après avoir ajouté quelques achats dans mon sac fleuri, ai regagné l’antre, 



avec, cédant à une envie qui me trottinait dans le crâne depuis plusieurs jours, un gentil chat | moi qui ne les aime pas | prêt à accueillir une paille de fer… et puisque j’avais en partant coupé la parole à Marie Cosnay qui, après trois jours de la série « Les Métamorphoses d’Ovide, toujours mythiques ? » de l’émission « avec philosophie » sur France Culture, était reçue… sa traduction servant de base à la série, j’ai ressortie le beau livre paru aux Editions de l’Ogre, et puisque le mot entendu en éteignant la radio était Médée, j’ouvre au chapitre « Médée, Jason et la toison d’or » et je lis juste quelques vers

« Chez la fille d’après naissent des feux puissants,

elle lutte longtemps ; elle ne peut vaincre

sa fureur par la raison : »Tu résistes en vain, Médée,

je ne sais quel dieu t’empêche. Etonnant, non,

cela ressemble à ça, ce qu’on appelle l’amour ? »

Je lève la tête, il pleut toujours finement… je range le livre.

jeudi, avril 30, 2026

Mercredi avec théâtre


 Ciel bleu, tiédeur printanière montant avec le jour… matinée lessive, un peu de repassage, un peu de formalités, changement des draps avec le soutien du tout petit plaisir fragile de l’épanouissement des pivoines (on fait avec ce qu’on a)


Faire le petit trajet vers le cabinet de gérance pour payer mon loyer et apporter enfin les quittances des assurances 



continuer en montant la rue Saint Agricol vers la place de l’horloge, le bureau de tabac, le Canard enchaîné 



et redescendre vers l’antre en achetant en chemin du riz et des tomates farcies (paresseuse me sentais plus encore que d'ordinaire) chez le traiteur de la rue Saint Etienne.




M’en aller en début de soirée vers le théâtre des Halles pour mon dernier spectacle en ce lieu avant le festival :  « K/C » de Fabien Arca, mis en scène par  Christian Girat et interprété par Charly Breton et Delphine Ciampi-Ellis




Sous la photo prélevée sur le site du théâtre je recopie la présentation

« On ne connaît que ses initiales : K/C. Lycéen solitaire de 17 ans, il vit avec sa soeur et sa mère chez son beau-père qu’il exècre. Tout cela se passe à Aberdeen, petite ville industrielle du nord-ouest des États-Unis. Avec son pote Kriss, il rêve de monter un groupe de punk rock. En attendant que cela se produise, il nous livre son regard drôle et à vif sur la société étriquée qui l’entoure. Entre récits, chansons, poèmes, pensées et manifeste punk rock, K/C dresse le portrait d’un adolescent qui en l’espace d’une journée va décrocher du système scolaire pour faire le choix de la musique. Et si nous assistions à la naissance d’une légende ? » 



Un spectacle sympathique… parfois mieux que cela (il a une belle façon de moduler, d’infléchir en passant d’un univers à l’autre — elle est dans l’ombre, vouée à l’accompagnement musical), parfois un peu lassant… oui sympathique.

mercredi, avril 29, 2026

Vitrines

Ce mardi matin, mes pivoines s’épanouissaient en splendeur rose presque blanche, éclataient, commençaient à penser à freiner sur le chemin de leur déclin vers la mort.



Quand je m’en suis allée en restant aux vitrines vers la boutique de tirage et impression vers la rue des Fournisseurs pour, après une longue attente (une jeune femme faisait tirer en cinquante exemplaires des petits livrets, en changeant d’idée de temps à autre et je me sentais minable avec ma petite clé USB contenant une déclaration d’impôt et les attestations | il commençait à être temps| des assurances successives de l’appartement dont il me fallait deux exemplaires)



repartir vers le Carrefour de la rue de la République (j’avais oublié les blinis et les yaourts) en m’arrêtant au passage chez l’horloger pour racheter un petit réveil.



Revenue dans l’antre, n’ai guère fait quoi que ce soit de notable… sauf du picotage de lectures) 

mardi, avril 28, 2026

mes rues du lundi


 Ciel pur annoncé mais il s’y promenaient quelques nuages… 


dans l’air qui se dégourdissait suis allée jeter des papiers et emballages près des remparts et en rentrant par  la place j’ai acheté au petit Carrefour deux cents grammes de cabillaud et des raviolis aux ceps (intéressant n'est-il pas ?)


Repassage, quelques activités, déjeuner, sieste... je suis repartie

vers Monoprix pour y acheter des cintres, une chemise rayée bleu et blanche taille 14 ans et un tricot en fil bleu marine taille petite femme avant de me battre avec le distributeur de billets de ma banque qui me rationne (en m’y prenant à trois fois je suis arrivée à lui arracher 270 euros… j’irai les voir


et m’en suis revenue… en prenant mon thé avec cookie, j’ai attrapé dans un tas un souvenir du festival de l’année dernière, « incarner une abstraction » d’Anne Teresa De Keersmaecker édité par Acte Sur, ai ouvert, circulé un peu, trouvé

« … je voudrais évoquer brièvement les Slow Walks ces « marches au ralenti » que Rosas a organisé quelquefois à Bruxelles et à Paris. Ce sont des événements urbains auxquels chacun peut s’inscrire, sans aucun prérequis techniques. « Vous pouvez marcher ? — OK, parfait, vous pouvez danser ! » En groupe, nous parcourons à peu près 100 mètres en une heure, dans un tempo d’une extrême lenteur, qui est par lui-même une expérience délectable. Cela nous fait prendre la mesure du rapport au temps parfaitement fou qui nous est quotidiennement imposé..."

lundi, avril 27, 2026

Dimanche

 


Sur le jour en bleu

sur la chaleur qui monte

le doux soir descend



Matinée lavage cheveux etc… Je suis sortie un peu avant dix huit heures pour aller vers Utopia Manutention pour assister (en attendais plaisir et ce fut presque mieux) à « Nous l’orchestre » de Philippe Béziat avec l’Orchestre de Paris et plusieurs chefs d’orchestre



Je fais un copié/collé d’un passage de la présentation sur le site du cinéma (comme la photo)

La caméra pénètre dans ce grand corps vibrant par l’architecture de la Philharmonie de Paris qui semble retenir son souffle. Elle en épouse subtilement les formes, les mouvements organiques, les couloirs et les coulisses, lesquelles, avant même l’arrivée d’une présence humaine, semblent vouloir nous susurrer à l’oreille quelques secrets, tels des soupirs. Ce n’est que le prélude à la brillante composition de sons, d’images et de musique concoctée par Philippe Béziat, en véritable virtuose qui part à la recherche de l’accord parfait. Il ne se contente pas de filmer les éléments, il les déstructure, les restructure, joue avec leurs rythmes, leurs textures. Pizzicato, les mots se plaquent sur les sons, les sons sur les visages, les notes répondent aux images, comme les cordes répondent aux cuivres, et vice versa, à la poursuite d’une mélodie lumineuse qui se déploie sous nos yeux. Pianissimo, le réalisateur et son équipe rendent perceptible l’invisible, transcendent les plus infimes expressions des êtres qui œuvrent ensemble, à commencer par celles de Klaus Mäkelä, le jeune chef prodige finlandais qui indique la direction, celle à suivre, celle à trouver. Un cheminement peuplé d’attentes, de doutes, de fragilités, d’espérances parfois déçues. La route est ardue, exigeante. Qu’on ne s’y trompe pas : il faut tellement plus qu’un métronome pour que 120 cœurs battent à l’unisson ! On ne peut que s’émerveiller de l’incroyable alchimie qui opère sous nos yeux, dans nos oreilles, alors qu’une vibration commune se propage de pupitre en pupitre, que crescendo montent nos frissons, un truc à faire vibrer même les pierres…



En regagnant l’antre je repensais à cette citation de Philippe Bézat reprise au début de la présentation… « Beaucoup de gens font du cinéma en adaptant des romans. Moi je fais des films en adaptant des musiques » et me disais que mieux que cela il a fait ce film comme on compose de la musique.