et m’en suis allée, sous un ciel absent et dans un air encore frisquet vers le rendez-vous des syndicats en haut du boulevard Jean Jaurès
J’ai erré parmi ceux qui peu à peu arrivaient, j’ai attendu, j’ai plaisanté, je me suis intéressée aux slogans, j’ai acheté du muguet que j’ai offert à une cégétiste parce que j’ai horreur de cette fleur et qu’elle m’encombrait mais que voulais m’acquitter de mon obole, j’ai salué trois têtes connues,
et quand le cortège s’est ébranlé j’ai suivi, dans le cortège ou en marge, avançant, reculant, me glissant, tentant de monter sur des bancs et y renonçant, et dansant plus ou moins discrètement quand le camion de la CGT que je suivais diffusait Bella Ciao
jusque sur la place de l’horloge où j’ai tenté de prendre des photos faisant foule (une fois de plus alors qu’étions pas si nombreux les groupes se formaient, compacts et laissant des espaces et certains tournaient bride avant d’entrer sur la place), j’ai écouté la première prise de parole et puis suis revenue vers l’antre… et le reste du jour s’est écoulé.


























































