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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

samedi, mai 02, 2026

1er mai


 Puisque ce vendredi était le 1er mai et parce que cela m’importe par habitude, par conviction, pas désir d’être solidaire ou pour me prouver que j’existe toujours en ordre de marche, que ne suis pas totalement obsolète, m’en suis allée en robe très courte en jean, avec mon appareil photo dans la poche de ma veste trop longue en jean, je suis sortie vers dix heures cinq


et m’en suis allée, sous un ciel absent et dans un air encore frisquet vers le rendez-vous des syndicats en haut du boulevard Jean Jaurès



J’ai erré parmi ceux qui peu à peu arrivaient, j’ai attendu, j’ai plaisanté, je me suis intéressée aux slogans, j’ai acheté du muguet que j’ai offert à une cégétiste parce que j’ai horreur de cette fleur et qu’elle m’encombrait mais que voulais m’acquitter de mon obole, j’ai salué trois têtes connues,



mon copain (entre cotemporains)


et quand le cortège s’est ébranlé j’ai suivi, dans le cortège ou en marge, avançant, reculant, me glissant, tentant de monter sur des bancs et y renonçant, et dansant plus ou moins discrètement quand le camion de la CGT que je suivais diffusait Bella Ciao



jusque sur la place de l’horloge où j’ai tenté de prendre des photos faisant foule (une fois de plus alors qu’étions pas si nombreux les groupes se formaient, compacts et laissant des espaces et certains tournaient bride avant d’entrer sur la place), j’ai écouté la première prise de parole et puis suis revenue vers l’antre… et le reste du jour s’est écoulé.

vendredi, mai 01, 2026

Jeudi matin

 

Je m’en suis allée ce jeudi matin dans les rues sans lumière ni vraie tendresse dans l’air, 



portant les deux draps sales changés mercredi dans le large sac acheté chez Fragonard (en prévision d’achats futurs au retour) jusqu’à la boutique de blanchisserie…



Après l’échange avec la paire de draps lavés et repassés, suis repartie comme prévu vers le Carrefour  de l’avenue de la République



et,  après avoir ajouté quelques achats dans mon sac fleuri, ai regagné l’antre, 



avec, cédant à une envie qui me trottinait dans le crâne depuis plusieurs jours, un gentil chat | moi qui ne les aime pas | prêt à accueillir une paille de fer… et puisque j’avais en partant coupé la parole à Marie Cosnay qui, après trois jours de la série « Les Métamorphoses d’Ovide, toujours mythiques ? » de l’émission « avec philosophie » sur France Culture, était reçue… sa traduction servant de base à la série, j’ai ressorti le beau livre paru aux Editions de l’Ogre, et puisque le mot entendu en éteignant la radio était Médée, j’ouvre au chapitre « Médée, Jason et la toison d’or » et je lis juste quelques vers

« Chez la fille d’après naissent des feux puissants,

elle lutte longtemps ; elle ne peut vaincre

sa fureur par la raison : »Tu résistes en vain, Médée,

je ne sais quel dieu t’empêche. Etonnant, non,

cela ressemble à ça, ce qu’on appelle l’amour ? »

Je lève la tête, il pleut toujours finement… je range le livre.

jeudi, avril 30, 2026

Mercredi avec théâtre


 Ciel bleu, tiédeur printanière montant avec le jour… matinée lessive, un peu de repassage, un peu de formalités, changement des draps avec le soutien du tout petit plaisir fragile de l’épanouissement des pivoines (on fait avec ce qu’on a)


Faire le petit trajet vers le cabinet de gérance pour payer mon loyer et apporter enfin les quittances des assurances 



continuer en montant la rue Saint Agricol vers la place de l’horloge, le bureau de tabac, le Canard enchaîné 



et redescendre vers l’antre en achetant en chemin du riz et des tomates farcies (paresseuse me sentais plus encore que d'ordinaire) chez le traiteur de la rue Saint Etienne.




M’en aller en début de soirée vers le théâtre des Halles pour mon dernier spectacle en ce lieu avant le festival :  « K/C » de Fabien Arca, mis en scène par  Christian Girat et interprété par Charly Breton et Delphine Ciampi-Ellis




Sous la photo prélevée sur le site du théâtre je recopie la présentation

« On ne connaît que ses initiales : K/C. Lycéen solitaire de 17 ans, il vit avec sa soeur et sa mère chez son beau-père qu’il exècre. Tout cela se passe à Aberdeen, petite ville industrielle du nord-ouest des États-Unis. Avec son pote Kriss, il rêve de monter un groupe de punk rock. En attendant que cela se produise, il nous livre son regard drôle et à vif sur la société étriquée qui l’entoure. Entre récits, chansons, poèmes, pensées et manifeste punk rock, K/C dresse le portrait d’un adolescent qui en l’espace d’une journée va décrocher du système scolaire pour faire le choix de la musique. Et si nous assistions à la naissance d’une légende ? » 



Un spectacle sympathique… parfois mieux que cela (il a une belle façon de moduler, d’infléchir en passant d’un univers à l’autre — elle est dans l’ombre, vouée à l’accompagnement musical), parfois un peu lassant… oui sympathique.

mercredi, avril 29, 2026

Vitrines

Ce mardi matin, mes pivoines s’épanouissaient en splendeur rose presque blanche, éclataient, commençaient à penser à freiner sur le chemin de leur déclin vers la mort.



Quand je m’en suis allée en restant aux vitrines vers la boutique de tirage et impression vers la rue des Fournisseurs pour, après une longue attente (une jeune femme faisait tirer en cinquante exemplaires des petits livrets, en changeant d’idée de temps à autre et je me sentais minable avec ma petite clé USB contenant une déclaration d’impôt et les attestations | il commençait à être temps| des assurances successives de l’appartement dont il me fallait deux exemplaires)



repartir vers le Carrefour de la rue de la République (j’avais oublié les blinis et les yaourts) en m’arrêtant au passage chez l’horloger pour racheter un petit réveil.



Revenue dans l’antre, n’ai guère fait quoi que ce soit de notable… sauf du picotage de lectures)