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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

dimanche, mai 03, 2026

Retour au rite

 


Météo France annonçait un ciel très nuageux et un air plus frais que la moyenne, m’en suis allée pourtant comme hier avec robe courte, fin bas noir; longue veste de jean et chaussures vertes et roses, avec aussi le sac fleuri de Fragonard.



En fait le ciel était parfois fort bleu, même si effectivement il ne faisait pas bien chaud… mais les troupeaux de touristes nous investissent, 



et les étals du marché de samedi de la rue Carnot (mon rite sous prétexte des fleurs à photographier place des Carmes pour ma filleule) étaient presque tous revenus avec le printemps décidément installé (en passant j’ai racheté du miel de bruyère chez mon fournisseur préféré)



Place des Carmes : des photos pas très réussies… et puis pour moi de petites asperges blanches et un pot de confiture de fraises de Carpentras (pour comparer avec celles des Délices du Lubéron).

Je suis revenue rituellement vers les Halles, séduite en passant devant le Conservatoire rue du Général Leclerc par des torchons, tabliers et autres, assez pour ajouter au sac un tablier rayé avec une  grande poche



et, entrée sous l’abri des halles, ai ajouté à l’ensemble (tout une gymnastique pour ne rien endommager) une tranche d’espadon, un risotto aux truffes, un gratin de courgettes, un clafoutis de légumes…



Sur le chemin du retour par la rue Bonnetterie me suis bornée à une photo (hors photos de fleurs)… le jour est passé en vaquant tranquillement dans l’antre…



samedi, mai 02, 2026

1er mai


 Puisque ce vendredi était le 1er mai et parce que cela m’importe par habitude, par conviction, pas désir d’être solidaire ou pour me prouver que j’existe toujours en ordre de marche, que ne suis pas totalement obsolète, m’en suis allée en robe très courte en jean, avec mon appareil photo dans la poche de ma veste trop longue en jean, je suis sortie vers dix heures cinq


et m’en suis allée, sous un ciel absent et dans un air encore frisquet vers le rendez-vous des syndicats en haut du boulevard Jean Jaurès



J’ai erré parmi ceux qui peu à peu arrivaient, j’ai attendu, j’ai plaisanté, je me suis intéressée aux slogans, j’ai acheté du muguet que j’ai offert à une cégétiste parce que j’ai horreur de cette fleur et qu’elle m’encombrait mais que voulais m’acquitter de mon obole, j’ai salué trois têtes connues,



mon copain (entre cotemporains)


et quand le cortège s’est ébranlé j’ai suivi, dans le cortège ou en marge, avançant, reculant, me glissant, tentant de monter sur des bancs et y renonçant, et dansant plus ou moins discrètement quand le camion de la CGT que je suivais diffusait Bella Ciao



jusque sur la place de l’horloge où j’ai tenté de prendre des photos faisant foule (une fois de plus alors qu’étions pas si nombreux les groupes se formaient, compacts et laissant des espaces et certains tournaient bride avant d’entrer sur la place), j’ai écouté la première prise de parole et puis suis revenue vers l’antre… et le reste du jour s’est écoulé.

vendredi, mai 01, 2026

Jeudi matin

 

Je m’en suis allée ce jeudi matin dans les rues sans lumière ni vraie tendresse dans l’air, 



portant les deux draps sales changés mercredi dans le large sac acheté chez Fragonard (en prévision d’achats futurs au retour) jusqu’à la boutique de blanchisserie…



Après l’échange avec la paire de draps lavés et repassés, suis repartie comme prévu vers le Carrefour  de l’avenue de la République



et,  après avoir ajouté quelques achats dans mon sac fleuri, ai regagné l’antre, 



avec, cédant à une envie qui me trottinait dans le crâne depuis plusieurs jours, un gentil chat | moi qui ne les aime pas | prêt à accueillir une paille de fer… et puisque j’avais en partant coupé la parole à Marie Cosnay qui, après trois jours de la série « Les Métamorphoses d’Ovide, toujours mythiques ? » de l’émission « avec philosophie » sur France Culture, était reçue… sa traduction servant de base à la série, j’ai ressorti le beau livre paru aux Editions de l’Ogre, et puisque le mot entendu en éteignant la radio était Médée, j’ouvre au chapitre « Médée, Jason et la toison d’or » et je lis juste quelques vers

« Chez la fille d’après naissent des feux puissants,

elle lutte longtemps ; elle ne peut vaincre

sa fureur par la raison : »Tu résistes en vain, Médée,

je ne sais quel dieu t’empêche. Etonnant, non,

cela ressemble à ça, ce qu’on appelle l’amour ? »

Je lève la tête, il pleut toujours finement… je range le livre.