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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mercredi, juillet 22, 2026

Fest 19 - billets et pharmacie avant l’Opéra en fin d’après-midi

 


Pendant le petit déjeuner et les échanges matinaux, recherche de quelques uns des spectacles off que je désire et peut encore assumer… en retenir quatre avec celui déjà prévu à l’Isle80 et tenter, avec les difficultés que me crée mon nouveau iMac si merveilleusement épuré d’enregistrer les contremarques sur une clé USB… pour une seconde série de deux spectacles achevant la liste limitée de mes possibilité de déplacement on me demande une confirmation de la banque qui ne réagit pas (elle le fera deux heures plus tard) et la commande est annulée… Fatiguée et énervée je tombe en m’éraflant sans gravité en sortant de la douche… je  me retape, j’enfile pantalon noir, corsage bleu marine à manches ballons j’enfonce mon chapeau trop grand sur mon petit crâne, vérifie que mon sac contient clé USB, une enveloppe pour les tirages et mon ordonnance, je sors ainsi équipée




et m’en vais, avec quelques rencontres souriantes, vers la boutique d’impression… 




Je continue vers la grande pharmacie (en traversant la librairie d'anciens de rigueur) 



et reviens vers l’antre avec des détours pour éviter les effets de foules (très réduits, les distributeurs de tracs sont épuisés et on rencontre surtout des valises à roulettes) parce que ce peu m’a déjà épuisée…

Rentrée dans l’antre je constate qu’au lieu de quatre contremarques je n’en ai que trois plus un second exemplaire de celle pour l’Isle 80… tant pis cela fera un (plus les deux annulés) spectacle en moins… ma foi cela diminuera la fatigue à venir… Gros déjeuner sieste, enfiler robe



et m’en aller vers dix sept heures trente vers l’Opéra pour assister aux deux heures cinq de « Neige, neige, neige » un spectacle (qui selon ce titre et les photos de Christophe Raynaud de Lage s’annonce beau et serein, malgré la gravité du sujet) de Lee Jaram



Sous une des photos je reprends la présentation qui en est faite

Neige, neige, neige, le dernier spectacle de Lee Jaram, démontre une fois de plus qu’elle est une voix singulière et sans égale dans le pansori contemporain – cet art du récit coréen accompagné au tambour. Au moyen d’un simple éventail, Lee Jaram plonge le public dans l'hiver glacé d’une nouvelle de Tolstoï – Maître et Serviteur –, sur les traces de Vassili et de Nikita. Tandis que le marchand cupide et son domestique voyagent de nuit, tous deux sont pris dans une tempête de neige. En transposant cette histoire au présent, Lee Jaram fait de ces personnages nos semblables, tiraillés entre leurs désirs, leurs angoisses et leur sens des responsabilités. 

Sur le programme de salle

J’apprends et pratique le pansori traditionnel depuis l’âge de 10ans. Raconter des histoires à travers le pansori est ce que je sais faire le mieux, ce qui m’est le plus familier. J’ai passé trenteans à m’entraîner sous la tutelle de maîtres du patrimoine culturel immatériel national pour apprendre le pansori traditionnel. Depuis l’âge d’environ 25ans, je crée mes propres histoires et les partage avec le public.

Et à propos de Maître et serviteur Quand j’ai décidé d’adapter cette histoire, «l’image» que j’ai immédiatement voulu créer était celle de me tenir debout au milieu d’un grand blizzard vide avec les spectateurs. Ironiquement, après avoir choisi d’utiliser le format du pansori traditionnel, j’ai commencé à douter de moi à nouveau, comme je le fais au début de chaque nouvelle création. Je me suis demandé si, pour créer cette image frappante à l’ère du multimédia, je n’aurais pas besoin d’utiliser la technologie moderne. Pendant un moment, j’ai envié les techniques des autres genres théâtraux: une mise en scène complexe et tape-à-l’œil, la projection vidéo, l’utilisation d’arts graphiques… Maître et serviteur m’a donné le meilleur conseil pour ce projet difficile: «Fais-le avec ce que tu maîtrises le mieux.» J’ai imaginé à quel point les sorikkun de la période Joseon devaient être anxieux et terrifiés la première fois qu’ils ont eu à exprimer des «gémissements fantomatiques» ou l’immensité de la mer

Plus loin, ceci qui exprime exactement la relation entre elle et la salle L’espace immense de la scène et du théâtre est ma toile. À chaque fois, je sens l’énergie du public, les expressions sur leurs visages, ce qui me permet d’aller à la rencontre de la toile du jour. Je peins sur cette toile méticuleusement, pour que le public voie clairement l’image que je crée. Je ne dois pas lâcher ce fil de concentration, ne serait-ce qu’une seconde. Chaque image que je dessine sur la scène doit être détaillée et «bienveillante». Je dois parler doucement, comme si j’expliquais quelque chose à un proche

Parce que si les photos de Christophe Raynaud de Lage disent calme et silence, figées dans une immobilité instantanée, le geste, le son sont tout sauf immobilité et inexpressivité calmes et tout prend forme devant nous, avec juste la petite distance qui doit être pour que ce soit du théâtre. En fait elle est passablement prodigieuse.



Quant à moi j’ai superbement raté toutes les photos des saluts (faute à ma fatigue et à la gymnastique pendant plus de deux heures due à ma mauvaise place. 

mardi, juillet 21, 2026

Fest 17 - courses, Théâtre des Halles et rendez-vous


Pantalon jaune tee-shirt grège chapeau enfoncé canne en main je suis sortie et partie un peu avant dix heures, presqu’à la fraiche ce matin et m’en suis allée, plaisantant cinq minutes avec un garçon qui se souvenait de m’avoir vu hier soir au Souffle (avec ma gueule de travers, on me repère) et que n’avais pas remarqué, ce qui m’a mise de bonne humeur quelques minutes, vers le Carrefour de la rue de a République, à travers la baisse de tonus un rien découragée des rabatteurs de public.



Retour avec charge presque totale (ai oublié le pain grillé mais peux le remplacer) pesant à mon épaule… quelques arrêts et la machine repart… Déjeuner, une sieste un peu trop courte et des lectures les remplaçant, un thé avec un cookie acheté le matin chez La Tropézienne 



et un départ un peu après dix huit heures vers le Théâtre des Halles pour assister, dans le jardin à un spectacle de François Cervantes « le clown comme un poème » interprété par Catherine Germain et son compagnon le clown Arletti



Spectacle dont je recopie, sous la photo ©Christophe Raynaud de Lage (qui sert d’affiche) prélevée sur le site du théâtre, la présentation qui en est faite

L’auteur François Cervantes invite l’actrice Catherine Germain et Arletti, le clown avec lequel elle vit depuis plus de quarante ans.

Il nous livre un pan du mystère de leur création, les raisons pour lesquelles il s’est intéressé aux clowns, ce qui l’a mené à se poser la question de l’art dans le théâtre.

Peut-on prétendre à l’art avec des corps sur scène ?

Pour tenter d’y répondre, s’ouvre une conversation fantastique.

C’est aussi stupéfiant que si un écrivain discutait avec son personnage.

Peut-être que le poème n’est pas une série de mots posés sur un papier mais une façon d’être au monde, un fleuve souterrain qui nous réunit.



Fatigue grande en attendant pendant que deux vaches se prélassaient sur des sièges convoités mais piapias agréables dans l’attente au premier rang… assez vertigineusement intéressant à mes yeux était porté principalement par Catherine Germain tant en Arletti qu’en elle-même quoique son texte soit selon elle rédigé par François Cervantes - on pouvait prendre de petits livrets de quelques pages, l’ai donné à M (petit-fils) qui a soulevé les sourcils puis dit qu’il le lirait avec attention au bout d’une phrase



Comme convenu, en sortant, je suis partie retrouver petit-fils pour fiancement/discussion dans une brasserie de la place Pie (laissant mes médicaments dans l’antre, certaine que ne trouverai pas exactement ce qui convient à carcasse (ceci écrit avant de partir). En fait ce fut pour être certain que ce soit halal un petit marchand de tacos et autres avec quelques tables et pour chacun une assiette fut une assiette de lanières de poulet au curry, avec des frittes (en ai pris trois) et une salade (une tranche de tomate) puisque de toute façon, j’étais certaine d’avoir de nouveau une petite faim à minuit… (je vais compléter en effet) habitude oblige.

lundi, juillet 20, 2026

Fest 16 - lavage cheveux rendez-vous loupé et inquiétude, le souffle

 


Matin lavage cheveux tranquillou (assez peu réussi ce qui est un euphémisme pour la mise en forme, ma foi ai fait ce que j’ai pu) - un peu de repassage, déjeuner et une trop courte sieste. Sans regarder l’heure j’enfile vieille robe encore correcte en jean à grandes poches et je passe un peu plus de deux heures, tentant de ne pas me liquéfier avant de m’en aller vers la Civette (faisant un détour pour amoindrir mon avance) où j’avais rendez-vous avec petit-fils pour financer son voyage en Guinée en août et les cadeaux d’usage et fixer des conditions de remboursement étalé sur cinq ans (suis optimiste sur ma survie, sourire)



Avec encore dix minutes d’avance je me suis installée au coin de la Civette. L’intérieur était réservée par un groupe et de toutes façons j’aurais été invisible pour un arrivant, deux files débordant jusque devant le restaurant suivant, en lente avancée vers les spectacles (sans doute pas terribles) qui se donnent dans la grande salle de cinéma de la place transformée en théâtre pour un temps… Je me tordais le cou et ne voyais rien, et bien entendu l’idiote que suis n’avait pas pris son téléphone.



J’ai fini par m’asseoir à une table dehors, entre ombre et soleil, et me résigner à voir un jus d’orange faute d’orange pressée 



et m’en suis allée assez en retard vers le jardin du Pape et le dernier numéro du Souffle d’Avignon présenté par le Théâtre du Chien qui fume « La Richesse » un texte de Vanessa Aiffe Ceccaldi, interprété par elle-même, Andréa Ferreol et Elfie Kluk


C’est l’histoire de trois femmes, nées à trois époques différentes.

Marie, le 10 juin 1924 à Créteil.

Anna, le 8 février 1973 à Evreux.

Tess, le 2 août 2003 à Paris.

Trois vies qui n’ont rien en commun.

Chacune construite par son époque, ses besoins, sa sensibilité, ses combats, sa résilience ou pas, se raconte. Argent, autonomie, être mariée ou vivre seule, pouvoir décider de son corps ou de sa vie, choisir un confort qui rassure, ou se nourrir autrement.

Elles découvrent que la « richesse » n’est « peut-être » pas ce que l’on possède, mais ce que l’on décide de transmettre.

Qu’est-ce que cela veut dire « Être riche ? ».



Je n’avais trouvé de place que sur le côté et ne les voyais que de profil (surtout Andrea Ferreol). Le texte a semblé enthousiasmer le public, je l’ai écouté avec intérêt, mon attention étant peut-être moins captivée, et je me partageais être les superbes survols des martinets et non inquiétude.



Rentrée, je me suis précipitée sur mon téléphone, ai trouvé des tentatives d’appel du petit-fils, l’ai joint… je ne sais ce qu’il avait compris quant à l’emplacement de la Civette… il a cherché de façon invisible pour moi. Rendez-vous pris, plus simple, pour demain soir, pour dîner (très très tôt pour moi, dans une des deux brasseries de la place Pie à huit heures et quart ou vingt le temps pour moi de venir depuis le théâtre des Halles.