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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mercredi, juillet 08, 2026

Fest 4 - marché et ma sottise

 


Confortée dans la nécessité de grossir par le constat que j’ai encore maigri (je ne pesais plus que 35 kgs 200 ce matin) et ma grande lassitude, j’ai mis une petite robe de coton très léger, non doublée, enfoncé mon chapeau auréole, enfilé petite veste de coton beige, posé mon appareil photo dans une de ses poche, pris mon sac ne contenant que le nécessaire dans lequel j’ai enfoncé un grand sac plié en coton  écru  de Monoprix et m’en suis allée, jetant un sac poubelle aux remparts et prenant chez le coiffeur de la place un rendez vous chez le coiffeur (lavage cheveux et une coupe)pour mercredi en milieu d’après-midi puisqu’il ne pouvait pas aujourd’hui 



et m’en suis allée vers le Carrefour de la rue de la République en belle chaleur et dans un air presqu’immobile, figé de chaleur, pour acheter provisions (mais sans trouver nouveaux brumisateurs, alors que je suis près de la fin de ma provision),



achetant au retour chez Subito un plat de gnocchis en sauce aubergine parfumé par de petits morceaux de céleri bien roboratif et un cookie bien épais (plutôt que délicieux) chez le petit boulanger de la rue du Limas.



Déjeuner, sieste, paresse et un départ, ayant remis robe et petite veste, vers  dix neuf heures moins le quart, négligeant toute autre tentation de spectacle, vers le Théâtre des Halles et « Kay ! Lettres à un poète disparu » spectacle de Lamine Diagne et Matthieu Verdeil (texte, dramaturgie et lecture du récit par Lamine Diagne, musiciens Lamine Diagne Win Welker et Cédric Bec, création vidéo Matthieu Verdeil, vidéo Eric Massua et lumière Thibault Gagneux) L'Enelle Cie avec un léger étonnement que ce soit aussi tôt (sauf que ça ne l'était pas)



sous la photo reprise dans l’affiche (©R.Arnaud) je reprends de la présentation qu’en donne le site du théâtre

Frappés par l’actualité des écrits de Claude McKay, figure phare de la Harlem Renaissance des années 20, Lamine Diagne et Matthieu Verdeil convoquent jazz, slam et images, pour proposer une réécriture musicale et visuelle, écho contemporain au poète noir, activiste, auteur voyageur. Une correspondance posthume entre Lamine Diagne et Claude McKay, un siècle d’écart mais des questions intemporelles : l’identité, l’altérité, l’ailleurs… le vivre ensemble et cette mobilité de l’humanité qui, à l’image de l’écrivain, devient une manière d’habiter le monde…



J’ai été accueillie avec courtoisie et une certaine surprise que j’ai mise au compte de mon avance considérable par rapport à 19 heures 30 et sur mon aspect délabré (mais comme suis chez moi dans ce théâtre en m’appelant par mon nom), installée sur un banc à l’ombre dans un endroit condamné avec recommandation de ne pas faire de bruit parce que se déroulait dans le jardin un spectacle autour du clown pour lequel j’ai un billet le 20)… je suis au bout d’un moment sortie de cet enclos et me suis installée debout à côté d’une petite table pour feuilleter le journal qui traine partout et récapitule tous les spectacles… et puis à 19 heures 30 je suis allée voir les deux jeunes qui sont derrière le comptoir à l’entrée en m’étonnant d’être seule spectatrice… ce qui, l’horaire comme le disait l’affiche et mon billet étant 21 heures 30… J’ai rie (mais je commence à me dire qu’il faut que je m’inquiète de ces nombreuses étourderies… la mémoire des codes divers me tranquillisant un peu) 



Et suis rentrée, sans envie d’y retourner ou de voir autre chose, juste de me reposer… Pour ce spectacle j’en aurai à vrai dire de très gris morceaux si ce n’est quasi la totalité grâce au Souffle d’Avignon (j’avais hésité à retenir cette lecture, je le fais) - Demain et ça je ne veux pas le manquer « mon frère » (sur une surdité) à la Chartreuse de Villeneuve et le soir dans le jardin de Mons « le deuil suit à Electre » (pas une très bonne place tant pis) 

mardi, juillet 07, 2026

Fest 3 - amitié et deux bons spectacles


 Après un réveil ahuri à quatre heures du matin en me demandant s’il est sept heures et pourquoi je me suis endormie dans ma robe noire et blanche et hors des draps (je m’étais allongée pour quelques minutes avant minuit et la mise en ligne du billet du jour… après que j’ai enfilé, mis un pyjama et me spot rendormie, je me suis réveillée comme prévu quelques minutes avant sept heures… Petit tour internet, petit déjeuner, m’habiller 



et m’en aller, passant par les remparts pour jeter cartons et papiers, vers la Civette et l’ « amie » internet (intimidée à plus juste titre encore que le pensais, elle en valait la peine). Un long piapia (j’espère ne pas l’avoir trop submergée par mon verbiage, échange de renseignements dans la mesure de nos connaissances sur des spectacles (entre autres elle m’a confortée dans mon choix pour celui de cette nuit et je lui ai dit le bien que je pensais malgré mes tribulations pour Malrodor | j’aimerais me procurer le texte |)… elle m’a pris en photo, je n’ai osé en faire autant et nous nous sommes séparées … suis rentrée un peu sonnée par les deux bons expressos et avec en poche les petits gâteaux joints aux tasses selon son désir.

Déjeuner à partir d’une partie du reste de poisson (va falloir que je refasse des courses) et du riz du vietnamien) vérifier que je me suis débarrassée des taches faites en bavant (suis une catastrophe) en buvant le second café, reprendre petite veste, chapeau



et m’en aller, en retard, renversant tout sur mon passge ou presque parce qu'en grande attente vers le Théâtre des Halles et son jardin pour voir « l’Evangile de la nature » texte élaboré d’après la traduction de De Natura Rerum de Lucrèce traduit par Marie N’Daye et Christophe Peron, adapté et mis en scène par Christophe Peron et interprété par Stanislas Nordey





Sous la photo figurant sur le site du théâtre je reprends la présentation du spectacle

Le poème millénaire de Lucrèce est une merveille de générosité, de pédagogie et d’humour, louant la connaissance, les sciences, la philosophie, l’humanisme et l’éveil de l’esprit vers les bienfaits de la nature. Il a influencé la cosmologie, la philosophie, et la littérature. Molière, Shakespeare, Montaigne ou encore Pascal, en firent leur livre de chevet. Botticelli y plongea ses pinceaux pour faire naître sa Vénus. Giordano Bruno y puisa sa science jusqu’au bûcher. Résonnant d’une théâtralité joyeuse, ses diatribes enfiévrées contre la vanité, le luxe inutile, l’obscurantisme, célèbrent la Nature, le cosmos, et l’amour de la vie, dans une langue sublime et salutaire.

Et j’avais bien raison d’en attendre quelque chose : c’est remarquable - bravo à Lucrèce bien entendu (et donc à Epicure dont il se prétendait élève), bravo à Marie N’Daye et Christophe Peron pour la traduction, un grand bravo à Christophe Peron pour la mise en scène et plus encore pour la scénographie (au centre du sol noir du rectangle limité par trois panneaux sur lesquels sont projetées des photos ou vidéos en accord avec le climat du texte quel, eau, forêts, rochers, silhouette humaine ou autre, un grand anneau posé à plat sur une estrade circulaire, et au centre un cercle qui s’y insère avec une pente, bougeant ou immobile) bravo aux compositeurs des musiques (même si mon coeur a failli y rester lors d’un brusque fracas), bravo aux lumières et bien sur bravo à Stanislas Nordey… Cela dépassait mes attentes.



Retour dans une chaleur vraiment éprouvante… aspersions, grand verre d’eau avec un peu de sirop d’orgeat pour accompagner cookie… tenter de récupérer. Préparer souper et après avoir enfilé robe blanche et bleu et la même veste bleue que l‘autre soir  



je m’en suis allée vers la Cour du lycée Saint Joseph et une assez bonne place pour un court spectacle coréen (qui avait plu à mon amie)  « 1° Celsius »... j'avaus une place au centre d'un rang, le jeune homme qui aidait les petites vieilles en détresse faisait des efforts sans succès pour effacer ma grimace... lui ai dit de n'en rien faire et je suis arrivée à rester sur mon deuxième rang à une place du bord et assez amie avec ms voisins pour que le jeune homme à ma gauche me courre après en sortant : j'avais oublié mon sac !



Une photo ©Seoul Performing Arts Festival et la présentation sur le catalogue du Festival

Avec le style électrisant qui lui est propre, et accompagnée par une musique dynamique, 1 Degree Celsius, la nouvelle production de Sung Im Her, transforme la scène en cœur battant d’un monde en réchauffement. Elle pose ainsi une question fondamentale: comment l’art peut-il inspirer l’action face aux changements de l’environnement

Avec ses sept danseurs, la chorégraphie explore les comportements humains et leur impact sur l’environnement, à partir d’un geste aussi simple qu’essentiel : la marche. À la fois origine, signature et horizon entre espaces naturels et urbains, elle se déploie au rythme d’une musique électronique vibrante. 

Le résultat est une expérience sensible et physique : une planète au bord du précipice, rendue visible et viscérale à travers une multitude de corps tiraillés entre l’espoir et la résilience. 

Sur le petit programme de salle je retiens ceci qui donne une idée assez exacte de la raison de notre grand plaisir

Retirer presque tout de la scène nous a permis de retrouver notre argument de départ : le corps en tant qu’harmonie, communauté, manifeste. Les corps des danseurs sont devenus les premiers porteurs de sens : des corps qui endurent, se heurtent, se soutiennent et se réorganisent. En retirant toutes ces couches inutiles, le spectacle a révélé son vrai sujet : l’humanité en tant qu’organisme collectif, capable de résilience même quand tout le reste a disparu.

L’idée n’est pas de faire du minimalisme esthétique pour Faure du minimalisme esthétique : c’est un geste éthique. Utiliser moins de ressources, moins d’énergie, c’est demander si nous pouvons faire face  cette crise à mains nues, sans illusions technologiques… (le fait est que ce serait bien mais n’ai guère d’illusion…)



Saluts, et comme nous les prenions en photos il se sont pris en selfie…



Départ et retour sur ce rire.

lundi, juillet 06, 2026

Un Coréen au Lycée Mistral

 


Réveil… endormissement… réveil et récupération. Ai mis vers seize heures passées comme une fois par an (ou moins) une robe de tissu fin légèrement glacé, large et avec petits parements plissés, noire avec de petits impressions blanches, vaguement ethnique, parfaitement ridicule pour laquelle j’ai un goût que n’ose défendre, mis tout ce qui me semblait utile dans mon grand sac, coiffé mon vieux et increvable chapeau auréole ; m’offrant ainsi le plaisir du ridicule j’ai franchi ma porte vers dix sept heures quinze




et m’en suis allée en belle chaleur et dans petit vent à rafales qui se voulaient brusques le long de la rue Joseph Vernet puis un morceau du boulevard Ranelagh, en marge de la vie du festival, vers le gymnase du Lycée Mistral pour assister (un peu inquiète parce que le programme indiquait comme langue coréen avec traduction anglaise) à un court spectacle (55 minutes) de la Corée, pays invité « Cuckoo » de Jaha Koo



Photo ©Bea Borges et présentation du spectacle sur le programme

Un jour, tandis que son autocuiseur sonnait pour lui annoncer que son riz était cuit, Jaha Koo a éprouvé un profond sentiment de solitude. En coréen, le mot golibmuwon (고립무원) qui désigne ce sentiment d’isolement et d’impuissance renvoie au mal-être de toute une génération. À la fin des années 1990, la Corée du Sud est touchée par une grave crise économique qui aboutit au placement du pays sous administration du Fonds monétaire international. Jaha Koo appartient à cette génération qui a connu l’explosion du chômage, des inégalités sociales et du taux de suicide chez les jeunes. Ces vingt ans d’histoire coréenne, l’artiste les revisite à travers un improbable dialogue avec trois cuiseurs à riz, entremêlant étroitement les récits politique et intime.

Un podium souvent dans l’ombre ou carrément dans le noir avec trois autocuiseurs de riz posés au sol et au dessus un panneau où sont projetées des vidéos (beau montage) de l’histoire de la Corée, des hommes encravatés, des colloques internationaux, des protestations; des émeutes, du sang, des cérémonies avec la voix de Jaha Koo ou directement le son d’origine (mais heureusement sous titres en anglais et en français) et puis de temps en temps la lumière vient sur les autocuiseurs qui se disputent comiquement, qui commentent et finalement Jaha Koo pétrit des disques et des boulettes avec un soin amoureux… Cela parait un peu dictatique, pas très fin, c’est très très bien et j’a beaucoup aimé.



Un retour en achetant chez le vietnamien qui s’est ouvert près des ailes du théâtre 11 de riz et de poulet à la citronnelle (mal empaqueté ai du faire du ménage en rentrant, jeter une partie trop importante du poulet, garder les trois quart du riz dans un boite au frigidaire.. Demain une rencontre qui m’intimide, un spectacle au Théâtre des halles et un spectacle de danse dans la cour du Lycée Saint Jospeh dont à tort ou raison j’attends plaisir.