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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mercredi, septembre 23, 2026

Intermède 1

 


Température légèrement au dessus de 30°, carcasse ayant pris encore ct grammes et dépassant de plus en plus les 36 kilos (sans me donner grande force), bobo de la jambe toujours douloureux par moments mais de plus en plus réduit, et surtout la date de mon départ pour Grignan étant fixée (pour une durée qui au cours de ce mardi s’est réduit à être presque un symbole : départ en fin de matinée vendredi juste à temps pour les obsèques et l’enterrement, dîner, nuit dans une chambre d’hôte partagée avec petite soeur et retour samedi sans doute dans la matinée ou en tout début d’après-midi) et mon émoi personnel se calmant suffisamment pour que je ne me retrouve pas comme les deux jours précédents à l’heure de retaper mon lit perplexe en regardant le drap que j’étais en train de plier pour le donner à laver… je me suis contentée ce mardi matin de partir dans une lumière où passaient des petites rafales jeter des papiers et emballages près du rempart (avec mon appareil photo parce que me sentais nue sans lui, même si je n'avais presque rien à photographier, et que j’avais décidé de rompre ce silence de Paumée qui devenait ostentatoire et ridicule)



avant de contourner le pâté de maisons pour aller acheter chez le petit Carrefour de la place du vinaigre ménager auquel se sont jointes quelques victuailles.



Retour avec cette petite charge, un peu d’internet, déjeuner et une longue sieste (ma puissance de sommeil actuelle a un côté phénoménal, surtout pendant le jour… un symbole de ma paresse ?)


Reprendre, pour reprendre j’ai ouvert le recueil « les Poètes de la Méditeranée » de Poésie/Gallimard avec la Syrie où figurent certains poètes que j’aime spécialement mais où nul ne cite le mot « mer ».. Ai franchi la frontière et au Liban j’ai trouvé chez


Salah Sétié (poèmes et textes écrits en français » 


Sur le plateau pierreux, aiguisé par le souffle, dans l’heure grave et les voix délivrées, dont un village accroupi dans sa feuille.

Là-bas, derrière la ride de la terre, il y a la mer immensément présente, que rien n’abrège, et ni même un oiseau.

Pays du nord parmi l’a figue et le raisin, je me souviendrai longuement de tes maisons de pierre froide, avec leur dos de treilles, — comme un troupeau engourdi par le vent.


et chez Ounsi-al-Haje


La maison profond est vide et brille de mille feux. Elle glisse éternellement sur la chair.


Nous enterrons la chair sans la venger.


Les vagues sont faibles et le vent.


Les vagues ne peuvent noyer la mer et le vent n’est qu’une brèche.


mais rien chez Vénus Khoury-Ghata, par contre chez


Abbas Beydoun


La mer se soulève et nous porte sur la crête de ses phalanges jusqu’aux mâts ; la mer gonfle sous la brise et le flux. La poitrine du fleuve se dilate et grandit. Nous nous mettons debout, au-dessous de nous-mêmes, au dessous de l’Océan et du bruissement des vagues qui déferlent jusqu’à nos appontements sur nos trottoirs de bois. Nous voici dispersés parmi les vagues d’algues qui se brisent comme des arbres tronçonnés et nous demeurons au milieu des cercles flottants d’écume.


Le mot ne figure pas chez Issa Makhlouf et hue m’arrête à la frontière d’Israel (fluctuante).

lundi, septembre 21, 2026

Pause à durée incertaine

 


La température maximale avait ce dimanche rejoint et légèrement dépassé les 30° et carcasse avait fait un bond en dépassant nettement les 36 kilos ce qui me déstabilisait un rien… Vers 7 heures j’ai trouvé dans ma boite gmail un message de ma soeur toulonnaise posté la veille depuis Grignan me signalant que mon téléphone était coincé (et j’ai vérifié qu’il l’était) et que surtout la fin de vie de notre beau-frère était proche… Je suis arrivée à me tenir en main et, tout en gardant une petite présence sur  internet, à commencer à penser valison (chercher un pyjama à jambes longues dans le fouillis des tenues de nuit d’hiver pour le repasser dans la journée), déterminer ce que je pouvais emmener, chercher les horaires de train pouvant me déposer dans l’après-midi de lundi à Pierrelatte après avoir été le matin à la poste racheter un téléphone ou faire décoincer l’actuel… Un peu avant neuf heures un nouveau message me disait que la famiglia préférait venir me prendre à Avignon mais juste à temps pour l’enterrement et j’ai lâché les brides, cafouillé un rien pour la douche (nette amélioration de la jambe même si elle est encore douloureuse par moments, les médecins que vais retrouver à Grignan n’auront pas à s’en occuper, sourire) et le lavage de cheveux, me laissant envahir par mon deuil oisif… Déjeuner, lourde sieste, m’en suis allée acheter une petite provision de cigarillos (je sais qu’on ne trouve pas ma marque préférée à Grignan) place de l’horloge, dans les rues où la braderie se mourait lentement … certaines boutiques ayant fermé, 



mais achetant dans la boutique qui fait le coin des rues Pozzo di Borgo et Joseph Vernet un pantalon beige clair à jambes molles en coton velouté adapté aux températures automnales à un prix vraiment réduit pour le quartier…



Retour, thé cookie etc… Mais, même si je ne pars pas tout de suite je vais fermer Paumée jusqu’à mon retour et vivre en lien avec leur et mon deuil.

dimanche, septembre 20, 2026

Rite, un graine de patrimoine, deux poètes

 


La température maximale avait pris un degré depuis vendredi et j’avais repris deux cents grammes (juste en dessous des 36 kgs), ai humecté les plantes, fait plusieurs petits tours sur internet, petit déjeuné, fait mon lit et comme je ne pouvais tarder davantage enlevé avec forces grimaces et petits cris refrenés mon pansement, me suis douchée, ai mis de l’antiseptique sur ma jambe, posé avec précautions le grand pansement après l’avoir tourné et retourné pour voir comment le démailloter et le fixer, enfilé un collant la douleur se faisant sourde et mon pantalon gris sombre pendant qu’elle s’effaçait, mis un tee-shirt de coton à carreaux bleus et blanc, refait un petit tour internet, tenté de me coiffer, enfoncé mon chapeau pour coincer les cheveux, et avec un sac souple et le petit filet dans le grand sac d’osier en bandoulière, mon appareil de photo rouge dans la poche de la veste de toile bleu clair, canne en main, suis sortie



m’en suis allée vers la rue Carnot,



traversant le marché sans trop m’attarder jusqu’à la place des Carmes 



pour prendre deux photos de fleurs et, 



passant derrière les étals, j’ai fait un petit tour en hommage aux journées du patrimoine grâce auxquelles elle était ouverte dans l’église de l’ancien couvent des Carmes, église et couvent dont la construction de 1320 à 1326 avait été financée par des papes Jean XXII et Clément VI (devenue Saint-Symphorien en remplacement de l’ancienne église paroissiale de ce nom autrefois située rue de la Banasterie dont il ne reste plus qu’une tourelle d’escalier et une petite place m’apprend l’« évocation du vieil Avignon » de Joseph Girard) sur laquelle je m’attarde presque plus dans mes mots que sur place parce que ce fut finalement toute ma participation à ces journées et parce que je l’aime bien pour sa façade nue (à part le galbe aouté au XVe siècle) sur laquelle dansent les ombres, pour sa large et haute nef de sept travées couverte d’une voute simple (en 1836) qui a succédé à ce qui était vraisemblablement un simple plafond à la charpente apparente, pour quelques unes des oeuvres de modeste qualité dont les fonts baptismaux du XVIe siècle salué en sortant.



J’ai continué mon rite habituel en continuant vers la place Pie (achetant au passage deux grands et bons cookies à la pistache pour ces deux jours) et les Halles



J’ai pris un peu à la volée trois photos de fleurs sous le mur végétales avant de traverser les halles achetant ce que trouvais chez l’italien (deux portions de risotto aux cèpes, une de lasagnes végétales et une portion de légumes sautés) auxquelles j’ai ajouté chez le poissonnier deux filets de plie



Et je suis rentrée, un rien harassée par si peu, dans l’antre en me tenant à distance de la braderie. Un bon déjeuner très lentement et consciencieusement absorbé, une profonde sieste, la décision de ne pas repartir très vite pour faire le petit tour envisagé dans le patrimoine… un thé avec cookie pendant laquelle ma jambe a recommencé à se manifester juste pour me donner raison… j’ai repris le recueil des poètes de la Méditerranée.


Chez les poètes de l’île de Chypre je n’ai pas trouvé le mot « mer » du moins dans les poèmes retenus, la mer est trop présente pour être citée… Passant en Turquie, chez ses poètes, des rives ou du continent, je n’ai pas trouvé ce mot non plus chez Gulten Akin mais chez


Ozdemir Ince


Odeur de geôle de la cour arrosée.

Souffles retenus.

Murailles fripées.

Déchirées les mappemondes,…

un ami change de trottoir

dans sa lettre jamais rédigée,…

Et de la mer, il est brisé le miroir.


rien à nouveau chez Hilmi Yavuz ni Enis Batur et pas davantage chez Kuçuk Iskender, à la rigueur (si on s’en tient au mot quel qu’en soit le sens qu’on lui donne) chez 


Bejan Matur


Le glacier fond.

Je me sens me fissurer, éclats heurtés par de gros rochers.

Ils se maintiennent avec harmonie dans la mer de l’indifférence.

Chacun à la surface de la lumière, s’effondrant ainsi.

Il n’y a pas de géométrie dans la perception de l’existence…

et je doute que ce soit pertinent.

samedi, septembre 19, 2026

Petit trajet matinal et poètes Grecs


 Température résolument inférieure aux trente degrés et trois cents grammes récupérés…. Après des soins incomplets (impossible de faire mieux en vingt bonnes minutes), ai enfilé courte robe rayée bleu et blanc pour rendre aisément visible mon pansement refait avec force grimaces, mis mon appareil photo dans la poche de la veste bleue clair, enfoncé sur mes cheveux indociles le chapeau qui s’est avéré inutile sous le ciel nuageux. Avec ma canne et dans mon sac en bandoulière un sachet de pansement comme modèle m’en suis allée jeter sac poubelles aux remparts


… avant de poursuivre mon trajet par les rues où la braderie se mettait en place vers la pharmacie… La pharmacienne m’a conseillé et vendu une boite de grands pansements, y a ajouté sur ma demande un flacon d’antiseptique, le tout atteignant un total qui m’a servi à me défendre contre la tentation de céder aux éventuelles tentations de la braderie 



et j’ai continué en montant le reste de la rue Saint Agricol jusqu’à la place de l’horloge et son bureau de tabac pour une boite de cigarillos et deux petits briquets.



Retour (un arrêt à La Tropézienne pour le cookie du jour) vers l’antre, un peu d’internet, un solide et bon déjeuner pour tenter d’atteindre les trente six kilos, une profonde sieste (c’est fou ce que je dors en ce moment).


Après avoir lu le billet du jour de Christine Jeanney et les textes de Butor qu’elle a photographié, j’ai repris le recueil des poètes méditerranéen ai cherché les poètes Grecs citant le mot mer (assez rarement du moins dans ce recueil). J'ai trouvé chez


Titos Patrikios


D’abord il y eut la mer.

Je suis né entouré d’îles

je suis une île surgie le temps de voir

la lumière, dure comme la pierre

puis sombrer.

Les montagnes sont venues après.

Je les ai choisies.

Il fallait bien que je partage un peu le poids

écrasant ce pays depuis des siècles.


et chez


Kiki Dimoula


La mer à Skaramango est nouée,

compacte. Les oliviers dégagent

une fumée noire d’immobilité.
Mettons que tu existes.


Le parcours se dilate suspendu au regard.

Un nuage sale tache les routes là-haut,

en bas l’âme pure et portée encore.

Mettons que tu existes…


Je n’ai pas trouvé le mot « mer » chez Katerina Anghelaki-Rààke ni chez Michalis Ganas et pas davantage chez Athina Papadaki. Par contre


chez Yorgos Markopoulos il y avait


Mer en hiver délaissée des humains.


Asseyons nous là un instant, bien sages.


Comme dans l’enfance à la fête de l’école.


Comme les invités dans la cour aux fiançailles

de Grand-Mère, un dimanche de juin 1930.


Comme les deux étrangers à la gare de Corinthe

avant de s’aimer derrière les caisses de bières vides

et le phono abandonné, sans se rendre compte,

Une demi-heure avant leurs trains et disparaitre à jamais.


Mer en hiver délaissée des humains...


Ensuite, je n’ai plus trouvé le mot « mer » ni chez Stratis Pascalis ni chez Thanassis Hatzopoulos du moins dans les poèmes cités.