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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

jeudi, juillet 02, 2026

Satané premier juillet

 


Satané premier juillet qui a bien commencé par un échange de sourires avec la jeune malgache que je regarderai en prenant ma douche pendant ce mois



M’en suis allée dans un petit vent léger et la chaleur qui montait vers le cabinet de gérance pour déposer mon chèque de loyer 



avant de continuer vers le Carrefour de la République pour remplir généreusement le sac de Fragonard qui dansait accroché à mon épaule et le (me) lester avec deux boites de pain grillé, de la purée de pommes de terre et de la purée de courgettes, de la morue à demi-dessalée, un paquet de dos de cabillaud, deux plats à faire réchauffer (avant août) et des yaourts



butin que j’ai complété sur le chemin du retour par un cookie et une boite de cigarillos.



J’ai déposé assez fière de moi la charge qui était tout de même encombrante, lourde et sans extravagance et j’ai commencé à ranger et à sortir de quoi préparer le déjeuner… et suis tombée lors d’un passage sur internet pour enregistrer mes photos du matin (en en jetant la moitié) sur un mail de ma soeur toulonnaise me signalant que mon téléphone semblait cassé… Ai voulu l’ignorer, ai pensé c’est idiot il est chargé, ai réalisé que ben c’était peut être grave, ai pensé que peut être l’abonnement pour une raison ou une autre n’avait pas été payé, ai tenté de vérifier mais bien entendu sans téléphone je n’avais plus accès à mes comptes à la banque (les merveilles du monde moderne !)… Alors j’ai déjeuné aussi vite que possible (mais pas trop carcasse est sensible)… me suis offert une sieste de trois quart d’heure 



et m’en suis allée, dans une chaleur et un vent qui avait pris de la force, si lasse que j’ai eu un moment d’humeur dont me suis excusée devant l’encombrement et la lenteur de deux bonnes femmes vers la grande poste… manquant tomber au débouché devant les remparts… (les rambardes métalliques ne pouvaient être touchées sans brulure)

Une courte attente, une femme très gentille qui a compris assez vite, qui a fait abracadabra, qui a tout rétabli (il semble que j’étais en 2G qui n’existe plus er qu’elle m’ai fait passer en 3G pour ceux qui sont moins ignares que moi… je déteste le téléphone et refuse de m’intéresser à l’intendance..



A l’ombre devant le bassin, j’ai appelé ma soeur pour apprendre qu’elle me proposait de les rejoindre pour une fête (décoration d’une mère, grand-mère et arrière grand-mère bien méritée ou quelque chose de ce genre) de samedi à mardi… et là honte à moi l’idée de manquer entre pas mal d’autres choses non négligeables le deuxième rang de la Cour d’honneur pour la première de « Maldoror » et la rencontre avec une amie (même si j’ai la trouille) m’a fait décliner cette invitation avec fermeté et j'ai chargé ma soeur C d’embrasser pour moi ma soeur A…. 



Rentrée dans l’antre, renouant comme puis avec le jour, je n‘ai honte à moi pas de remords pour ce refus mais par contre un petit espoir quant à ma résistance (à condition de trouver des temps de pause)

mercredi, juillet 01, 2026

Le dernier jour de juin


 n’a rien eu de spécial… repasser sommairement (très) une longue chemise de nuit en gros coton blanc et la remiser jusqu’en automne… laver tablier à poche et set de table gris vert… douche, enfiler pantalon de lingères teeshirt coton tricoté blanc, la petite veste de fil de Cotelac, enfoncer chapeau, prendre petit sac contenant trois pots de confiture et deux ramequins lavés que j’ai vidé dans le bas ad-hoc devant les remparts, saluer les touristes du petit train en lui laissant le passage 


et continuer en passant par la rue Joseph Vernet, la rue Horace Vernet, la rue Bouquerie (un Dojo devenu théâtre), rue Pourquery de Boiserie (le village où se terminera vendredi la parade avant de servir de buvette, boite de nuit, théâtre etc…), la place Saint Didier et la rue des Fourbisseurs où une petite foule se pressait dans la boutique de tirage/impression… pour en ressortir avec dans une enveloppe le tirage sur papier de ma carte off (enveloppe qui a rejoint dans une bourse à garder à fond de sac mes cartes de théâtres, musées, Fnac)



Rentrer par la rue Bonnetterie, la place du Change, la rue Saint Agricol (le cookie de La Tropézienne), la rue Joseph Vernet jusqu’au bout pour acheter des raviolis en sauce tomate enrobant des morceaux de courgettes chez Subito pour entretenir paresseusement mon embonpoint…



Sortir les deux sets de tables achetés samedi dernier, choisir le rose, sortir le tablier à grandes fleurs sur fond bleu dur… déjeuner etc…Juillet me fait un peu peur (euphémisme) et pas uniquement à cause des 13 (que fêterai par cinq heures, sans compter les trajets, avec Molière à la carrière de Boulbon).

mardi, juin 30, 2026

Mon circuit du lundi matin

 

Petit déjeuner en inventoriant en tentant de prévoir et en pensant aux poids pour faire une liste de besoins, classiquement oubliée sur ma table… fermer le sac poubelles presque plein, l’empoigner, aller le jeter dans la relative fraicheur de dix heures dix près des remparts 



et prendre le chemin, notant les signes d'approche du festival off, farfouillant dans le sac pour tenter un rangement pratique (impossible) vers le Carrefour de la rue de la République avec quelques pauses brumisateur.



Avec à bout de bras un sac papier passablement plein mais point trop lourd, traverser la rue pour une boite de cigarillos puis la retraverser pour acheter des gellules de Doliprane puissance enfant (ce qui m’est préconisé à cause de mon volume) et regagner l’antre… Dans l’après midi en rester à de l’écoute et un peu plus d’une heure de repassage (insatisfaisant comme il est normal malgré mon application)… Voilà tout (les pensées tournoyantes ne seront pas fixées par l’écrit)

lundi, juin 29, 2026

Un dimanche paresseux



En rentrant de mon rendez-vous avec le faux petit fils samedi soir, j’ai constaté que place de l’horloge la baraque du festival était ouverte ; des  touristes et autres achetaient des souvenirs qui ne me concernaient pas ; sur un petit présentoir  juste en entrant étaient empilés ces programmes papier que n’achetant pas mes places au cloître mais à la Fnac (moindre choix mais l’habitude et un petit avantage financier) je ne reçois pas ;  j’ai interrogé du regard la jeune femme derrière!re le comptoir, elle m’a souri.. suis repartie avec mon butin…

Et après douche, lavage de cheveux, lit retapé, je me suis assise avec l’agenda sur lequel je reporte à gauche mon poids de chaque jour et à droite mes rendez-vous mais qui était resté vierge pour juillet, avec le petit carnet qui m’a servi à noter les spectacles achetés ou retenus (ainsi qu’au crayon les tentations) pour éviter les doublons et tenir compte des trajets et temps de pause indispensables et avec ce programme ouvert à la page des lectures organisées une fois encore à Calvet (ne figurent pas sur le programme en ligne) certaines des rencontres dans la cour de Saint Louis et à la maison de Villars… j’ai noté comme certaines presque toutes les lectures, comme très souhaitables deux des rencontres au Saint Louis malgré leur horaire dissuasif (fin de matinée ou mitan du jour… je Dois si je veux tenir prévoir autant que possible une pause déjeuner adapté à carcasse dans le calme de l’antre)… Il me reste du temps disponible pour des moments chez Vilar, quelques spectacles du off, des moments de récupération prolongés et une rencontre pas trop tardive avec petit fils pour aider au financement des vacances en août…


Au surplus, laissant intouché le tas de repassage, j’ai repris comme ces derniers soirs, ma relecture en picorant dans plusieurs livres des discours, débats, souvenirs de Hugo (si l’éloquence parlementaire pouvait avoir un fond et un verbe à sa hauteur !) et, entre autres à l’Assemblée législative le 9 juillet 1850 lors de la discussion d’un projet de loi présenté par ce qu’il appelait le parti clérical (Montalembert et ses amis) qui sous couvert de la liberté de la Presse réduisait presqu’à néant ce qu’il en restait 

Voulez-vous que je vous dise ce que c’est que cela, messieurs ? c’est une protestation de notre gouvernement contre nous-mêmes, protestation qui est dans le coeur de la loi, et que vous avez entendue hier soir du coeur du ministre ! (Sensation) Une protestation du ministère et de ses conseillers contre l’esprit de notre siècle et l’instinct de notre pays ; c’est à dire une protestation du fait contre l’idée, de ce qui n’est que la matière du gouvernement contre ce qui  en est la vie, de ce qui n’est que le pouvoir contre ce qui est la puissance, de qui doit passer contre ce qui doit rester ; une protestation de quelques hommes chétifs, qui n’ont même pas à eux la minute qui s’écoule, contre la grande nation et contre l’immense avenir ! (Applaudissements)

Et plus loin, un peu avant la fin de la séance, à propos du « parti clérical » et après un vif échange avec M. de Montalembert qui se sentait visé et auquel Victor Hugo avait répondu qu’il ne s’adressait qu’au parti 

Oui, énervé comme il l’est, réduit à la ressource des petits hommes et à la misère des petits moyens, obligé d’user pour nous attaquer de cette liberté de la presse qu’il voudrait tuer, et qui le tue (Applaudissements) ! hérétique lui-même dans les moyens qu’il emploie, condamné à s’appuyer, dans la politique, sur des voltairiens qui le raillent, et dans la banque sur des juifs qu’il brûlerait de bon coeur (Explosion de rires et d’applaudissements) ! balbutiant en plein dix-neuvième siècle son infâme éloge de l’inquisition, au milieu des haussements d’épaules et des éclats de rire, le parti jésuite ne peut plus être parmi nous qu’u objet d’étonnement, un accident, un phénomène, une curiosité (Rires), un miracle, si c’est là le mot qui lui plaît (Rire universel), quelque chose d’étrange et de hideux comme une orfraie qui volerait en plein midi (Vive sensation), rien de plus. Il fait horreur, soit , mais il ne fait pas peur ! Qu’il sache cela, et qu’il soit modeste ! Non, nous ne le craignons pas ! Non, le parti jésuite n’égorgera pas la liberté…