vers le Cloître Saint Louis pour attendre (assise entre deux femmes d’âges différents mais également charmantes) au Café des idées à 10 heures
Titré ce jour « Pourquoi est-il urgent de se poser les bonnes questions ? »avec comme invité, présenté par Tiago Rodrigues et Jérome Saddier (président du Crédit Coopératif), Patrick Boucheron historien et professeur au Collège de France (et j’ose le dire un de mes phares) et ce fut une heure et presque et demi d’un dire intéressant, important avec quelques petites touches d’humour et sa bonhomie habituelle…
j’ai laissé ma place et me suis promené une seconde dans le cloître pour la partie échange avec les auditeurs
avant de prendre le chemin du retour achetant au passage des petites serviettes, des pinces pour mes cheveux (mal choisies finalement tant pis) une chemise large et courte de gros coton blanc à broderies noires un rien trop grande même si de la taille la plus petite pour les femmes et un cookie
Vie normale, avec plus pu moins de sottises dans l’antre et sur internet (j’ai des problèmes avec l’affichage des photos sur twitter depuis ce matin)
un thé et départ ver dix huit heures dix avec cette fois une robe au lieu de l’ensemble pantalon chemise, mon chapeau et tout le nécessaire vers le Théâtre des Halles pour voir, dans la salle du Chapitre, respectant l’horaire du billet « la prochaine fois que tu mors la poussière » de Paul Pascot d’après le roman de Panayotis Pascot publié chez Stock, interprété par Romeo Mariani et Yann Pradal, après m’être offert un délicieux jus d’orange dans le jardin et un piapia dans la file d’attente
où on est venu me chercher pour me mettre à l’abri et m’éviter la queue (étions trois dans ce cas)… Piapia repris ma « camarade » belle et élégante dame juste un peu plus jeune venant s’asseoir à coté de moi pour continuer à passer en revue les spectacles vus en attendant que le spectacle commence
Spectacle ainsi présenté sous la photo ©Paul Pascot
Paul Pascot adapte et met en scène le roman de son frère, Panayotis Pascot, faisant résonner le face-à-face, intime et universel, entre un fils et son père. Dans l’attente d’une fin annoncée, au cœur des urgences d’un hôpital hors du temps, le fils revisite leur histoire commune. Il convoque souvenirs, silences, maladresses, pudeurs, éclats d’humour, et démonte avec précision les mécanismes d’une relation empêchée. À voix haute, il cherche à comprendre ce qui se joue entre eux, ce qui s’est transmis ou tu, et comment se construit une identité. Une traversée sensible, urgente et poignante, où affleurent les vérités longtemps refoulées.
Dernière phrase qui résume tout à fait mes impressions que je crois partagée par une grande partie de la salle (les gradins étaient pleins)
Retour dans le quasi calme et le fort reste de chaleur. Préparer ceci,
et ressortir un peu avant 21 heures 50 pour traverser la place et aller assister (j’avais acheté un billet en partant) à « La Vague » qui se donne à 22 heures 05 au Théâtre de l’Oulle de l’autre coté de la place (mais places non numérotées) spectacle d’après Ron Jones et Todd Strasser dans une adaptation et mise en scène de Marion Conejero donné par la Compagnie les Chiens Andalous
Dans une salle de classe, un professeur d’histoire propose à ses élèves une expérience pour comprendre comment naissent les régimes autoritaires. Discipline, communauté, action : très vite, le jeu s’organise, séduit et rassemble. Mais ce qui n’était au départ qu’un simple exercice pédagogique échappe progressivement à tout contrôle. En quelques jours, la classe se transforme, les esprits s’échauffent, l’individu s’efface derrière la force du groupe et le mouvement prend une ampleur inquiétante.
Inspirée d’une histoire vraie survenue dans un lycée californien en 1967, La Vague met en lumière la mécanique implacable de l’embrigadement et la fascination qu’exercent les mouvements autoritaires, en particulier sur une jeunesse en quête de repères. Entre tension collective et basculement progressif, le spectacle révèle avec une troublante efficacité à quelle vitesse un simple jeu peut devenir une expérience dangereuse.
Dans un monde où le fascisme est de plus en plus à nos portes, La Vague nous tend un miroir dérangeant et pose une question vertigineuse : et vous, qu’auriez-vous fait ?
Alors… une leçon peut être un peu sommaire mais efficace… je crains seulement que certains pensent que des dérives moins marquées (ils en viennent à l’idée de la disparition de l’opposante) soient moins graves… et l’importance du capital qui s’allie naturellement à ces appels à l’ordre, la discipline et la « communauté »
























































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