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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

vendredi, avril 03, 2026

Rues le matin et Lambert 2

 


Dans la lumière et contre un mistral que l’indulgence seule (ou presque) m’incitait à penser plus faible, je m’en suis allée vers le Carrefour de la rue de la République avec une liste d’achats destinée à boucher les trous dans mes provisions pour les prochains jours.



Le magasin était en plein « réassort » et il me manquait pas mal de choses… ce qui ne m’a pas empêchée d’emplir de bidules moins urgents un grand sac en papier assez lourd pour contrarier les efforts du mistral… bien décidée à ne pas ressortir dans l’après midi.



Dans le vide de ces heures entre autres choses je reprends les photos de ma visite à la Collection Lambert, avec, dans la salle peinte par Sol Lewitt une bizarre installation faisant partie de la seconde exposition « PEEK ! Peek ! PEEK !  avec l’ARC Scénographique du Pavillon Bosio , Monaco ». 

Je recopie presqu’intégralement la présentation de cette exposition (à vrai dire c’est surtout de son concept) sur le site la Collection

La Collection Lambert accueille les étudiants, étudiantes de l’ARC scénographique d’exposition du pavillon Bosio (Ecole Supérieure d’Art de la Ville de Monaco) pour un projet de scénographie au sein des collections permanentes inventé à partir d’une sélection d’oeuvres issues du fonds avignonnais. Inspiré de l’univers du playground le projet entre en résonance directe avec les oeuvres en faisant cohabiter les points de vue de l’enfant et de l’adulte.

Le playgrond apparait comme une micro-société : un territoire où les enfants expérimentent des formes de relations qui échappent autant que possible aux règles et aux valeurs imposes par les adultes. Comme l’écrit Vincent Romagny dans « Anthologie aires de jeu d’artiste » les enfants ont besoin d’un espace à eux, abrité du regard adulte.

Pourtant ce territoire supposé autonome se heurte aux impératifs contemporains de sécurité : se cacher, ou se soustraire au regard, est presque impossible. Le playground devient le théâtre d’un double regard : celui de l’enfant, acteur du jeu, et celui de l’adulte, spectateur pleinement conscient de sa finitude.

Le titre PEEK ! Peek ! PEEK !  a un rythme sonore léger et ludique qui contraste avec le sens du verbe anglais to peek (jeter un regard furtif) introduisant l’idée d’un regard en décalage, d’une possible tension dans la position de l’adulte qui observe l’espace de jeu des enfants… 



La grande salle intérieure qui suit et qui est le lieu de l’exposition présente un espace quasiment vide qui représente bien le souci de sécurité devenbu de surveillance, et l’espace aux couleurs claires et douces qui pourraient plaire à l’enfant tel qu’on le veut… et les quelques oeuvres de la Collection (parmi lesquelles ai salué avec plaisir ce que j’appelle les sabots de Basquiat) peuvent satisfaire le regard des parents, ou enseigner le égard des enfants, ou justifier le parrainage entre l’atelier Bosio et la Collection (sourire)



En sortant de la salle, avant de prendre le petit escalier vers le rez-de-chaussée, on renoue avec l’exposition principale : plaisir de retrouver le Monument Odessa (1989 verre, feuille Canson, carton, ruban adhésif, ampoule) de Christian Boltanski



et dans la boite petite salle au bout de laine bordant la cour des photographie dont « Boris at Central Park » de David Amstrong (1997)



avant de longer la galerie ornée par les chevrons de Sol Lewitt face aux arcades fermées par les vitres peintes par Niele Toroni




de monter une marche vers la salle obscure, pivot entre l’hôtel et cette aile, où sont orientées des photos de Nan Goldin choisies dans l’importante série qu’en possède la Collection, photos dont quelques unes sont exposées dans cette salle ou dans les premières salles ouvrant sur le petit jardin et le boulevard.



Suit la salle consacrée entièrement à une installation de Christian Boltanski « Les images noires » 1995.



et, passée la salle bar/librairie au centre de la façade, en allant vers l’hôtel de Montfaucon, un ensemble titré « la part maudite » de photos (dont une intitulée « Semen & Blood ») d’Andrès Serano.



A la rotule entre les deux hôtels j’ai pris l’ascenseur vers la plus haute salle d’exposition parce que j’avais vu que s’y tenait une exposition sans reconnaître le titre et réaliser que je l’avais déjà visitée… alors j’ai piapiaté un peu avec la femme qui gardait la très grande salle en L, ai repris l’ascenseur et suis sortie au rez-de-chaussée… et j’en ai fini avec la Collection Lambert jusqu’à une potentielle exposition ou des spectacles du festival.

jeudi, avril 02, 2026

Mistal, draps, expo


 Le mistral n’avait pas vraiment compris qu’il devait changer, s’était contenté de perdre à peu près 5 km/heure mais je m’en moquais un peu ce matin… me suis contenté de changer mes draps, avec la lenteur et les difficultés habituelles compte tenu de mon installation et de la trop grande couverture et de mettre contenant les sales de côté (sans doute jusqu’à mercredi prochain, le temps de laisser les propres devenus sales les rejoindre).


Vers seize heures, je me suis décidé à tenter, à contre mistral (s’était d’ailleurs calmé un petit peu, un tout petit peu), de maintenir mon idée d’aller à la Collection Lambert visiter les expositions qui se sont ouvertes récemment

J’en resterai pour aujourd’hui à la plus grande partie de la première  « Images, corps, pouvoir  - les années 1980 dans la collection Lambert » (selon une césure logique puisque les quelques images manquantes correspondent à la brève reprise de la visite après la seconde gardée pour demain). 



Première exposition qui démarre au premier étage par les salles donnant sur la cour, dans lesquelles ai cueilli (avec d’autres dont l’image était trop envahie par un de mes doigts pour être sauvée)



Jenny Holzer « Inflammarory Wall » 1979-1991 posters sur papier coloré



Bruce Nauman 1983 graphite et craie grasse sur papier vélin et papier d’Arche satin



Louise Lawler « Blue Nail » 1990 photographieLouise Lawler « Blue Nail » 1990 photographie



Ham Steinbach « Untituled #12 Afrikan Masks Greek Greaves » 1990



Allan McCollum 1880 acrylique sur bois



Louise Lawler « Sappho and Patriarch » 1954 photographie



Andres Serano « Red River #15 » 1980 photographie couleur Cibachrome


et dans la grande galerie sur le boulevard Raspail



Bruce Nauman « Female Masturbations » et « Male Masburtations » 1985



Miguel Barcelo « peintre devant un feu brûlant un papier » 1983 charbon fusain peinture et collage sur papier déchiré



Julian Schnabel « Miller » 1992 - peinture sur carton



Jean-Michel Basquiat - 1980 peinture, crayon de couleur, graphite sur papier



Louis Jammes « Lou Reed » 1990 acrylique sur papier 



Jean-Michel Basquiat l’un des deux chefs d'oeuvre parmi les oeuvres de lui présentes dans la collection



Jean-Michel Basquiat « Anatomy » 1992 lithograhies sur papier



Andres Serano « McKinley » 1990 photographie 



Andres Serano « The Klan » 1990 photographie



Jean-Charles Blain 1988 peinture et collage sur affiches



Barbara Kruger « Talk to me » 2000 affiche



et en sortant de la galerie, avant la seconde exposition, « Il fait le bébé Gégé » (1982) de Robert Combas.



Les expositions vues, suis sortie et rentrée en passant par la rue de la République pour marcher un peu plus et pour acheter le Canard enchaîné et  des cigarillos.