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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mardi, juillet 14, 2026

Fest 10 - Molière via les Belges à Boulbon

 


Matin s’efforcer à vie douce, sortir juste le temps d’acheter dans le quartier deux cookies chez « La Tropézienne » (les aime de moins en moins mais tant pis, ils restent plus qu’acceptables) et des grillotines pour mercredi matin… 

Passer le jour en douceur, me navrer de l’aspect tassé de mes cheveux mais n’y rien pouvoir… préparer l’essentiel pour mon départ du soir (et le cadre — un peu davantage en fait — de ce billet)…et après un thé avec un cookie, enfiler robe imprimée dans les ocres beiges avec des crevés beiges, mettre chapeau, enfiler veste cache coeur en gros coton façonné grège, prendre canne, sac, appareil photo 



et m’en aller vers la poste et la navette pour Boulbon, acheter ticket... Pour la première fois la navette n’avait que quelques places pour ceux qui n’avaient pas acheté d’avance un billet…. Bridgetoun révoltée a joué une si belle comédie (mettant en avant mon anniversaire toute honte bue) qu’un groupe de quatre qui avaient une absente m’a prise en charge sur leur billet collectif - suis arrivée à les rembourser - et qu’au retour les responsables m’attendaient avec un carton spécial manuscrit pour moi…



grimper lentement pour le plaisir du regard jusqu’à la clairière, chercher quelque chose de consommable pour moi (pas un succès)… attendre en lisant, parlant, et quand la sonnerie l’a décidé chercher une bonne place (trouvée sur un banc devant les rangées de sièges) puisque le plan a été bouleversé par rapport à la configuration d’origine, les tg Stan ayant choisi une disposition entourant une scène carrée, sourire à leur idée que le public doit pouvoir entrer et sortir, sourire derechef au souvenir de cette phrase de Damian De Schrijver qui résume assez bien ma décision de fêter ce changement d’âge en leur compagnie Nous avons fait par le passé des spectacles plus engagés politiquement. Maus face à la violence du monde, le rire semblait s’imposer. Et qui mieux que Molière pour nous divertir ? Le dramaturge tend sans cesse des miroirs pour nous moquer de nous-mêmes.

NB (copié sur Wikipedia) Tg Stan, souvent écrit Tg STAN ou tg STAN, voire simplement en STAN, est un collectif de théâtre belge flamand formé en 1989 à Anvers. Orienté vers la création théâtrale formelle d'avant-garde, voire expérimentale, le collectif flamand s'attache à un répertoire varié allant des auteurs classiques, aux modernes russes ou suédois du XIX siècle, jusqu'aux créations de dramaturges contemporains, en s'attachant souvent à mettre en place des collaborations avec d'autres compagnies théâtrales ou chorégraphiques.



Sous la photo de ©Juliette Valero (comme c’était le première les photos de Christophe Raynaud de Lage prises à Boulbon viendront plus tard) je reprends la présentation du spectacles 1, 2, 3 Poquelin sur le site du Festival

Retour à Molière ! Depuis Le Misanthrope (1998), tg STAN a régulièrement cheminé avec le dramaturge. Créant des assemblages insolites avec Poquelin (2003) et Poquelin II (2017), le collectif flamand a mis en scène une galerie de personnages drôles, fourbes, ridicules, avares et malades imaginaires. Infidélité, hypocrisie et faux-semblants, tout y était ou presque ! Avec 1, 2, 3 Poquelin, les tg STAN font le pari d’un troisième épisode mordant et jubilatoire, qui synthétise les aventures précédentes, pied de nez à la tragi-comédie humaine, avec huit interprètes jouant une quarantaine de personnages. Changements à vue, jeu-mitraillette, théâtre brut… Ils emboîtent le pas du maître de l’art théâtral français usant d’un dispositif proche des tréteaux spécialement créé pour eux dans la mythique carrière de Boulbon. Du XVIIe au XXIe siècle, la satire et le rire font toujours bon ménage sur fond de crise. 


Et des passages de l’entretien avec Jolente De Keersmaeker et Damiaan De Schrijver figurant sur le programme de salle


JDK Nous voulions présenter des farces burlesques et brutales, des comédies mordantes, et surtout ne pas donner de leçon moralisatrice. Nous avons donc éliminé Le Misanthrope, Tartuffe ou Georges Dandin. Pour PoquelinII, nous avons opté pour Le Bourgeois gentilhomme et L’Avare. Deux pièces brillantes et hilarantes, deux pamphlets sur le ridicule et l’avarice. Avec 1, 2, 3 Poquelin, nous revisitons les deux premiers épisodes de la série. Nous relisons, nous coupons, nous ajoutons.

DDS Nous avons pensé ajouter Le Mariage forcé. Ce qui se confirme, c’est notre volonté de conserver les mêmes ingrédients: la simplicité et la radicalité. Les comédiens porteront le génie de Molière, avec ses idées critiques sur la société et sa façon de questionner moralité, paternalisme, stupidité, infidélité, violence, égocentrisme… 


JDK Nous jouons dans un dispositif trifrontal, dans l’esprit des troupes ambulantes du XVIIesiècle. Nous sommes entourés par les spectateurs et spectatrices en permanence. Nous cherchons le contact avec eux, en descendant et en remontant sur les planches par des escaliers qui sont littéralement à leurs pieds. Nous voulons être ensemble et tout partager intensément avec le public.

DDS Et sans quatrième mur, comme au temps de Molière. Notre jeu est simple et direct, rudimentaire, à l’image des enfants qui jouent dans un grenier avec trois fois rien. Nous revenons aux règles les plus essentielles du théâtre. Pas de secret, nous ne cachons rien. Nous nous déguisons à vue, et un souffleur (également à vue) nous reprend quand nous nous trompons. Le texte doit être vivant et gai. 

JDK Et nous nous partageons toute la distribution. Huit acteurs et actrices pour jouer une quarantaine de personnages! Des hommes jouent des personnages de femmes et inversement. Tout le monde joue tout, dans la langue de Molière. Nous respectons l’écriture du grand maître avec tous ses vieux mots: Butorde: Pendard! Maraud! Fripon! Un vrai défi pour nous car le français n’est pas notre langue maternelle. C’est très compliqué et vraiment jubilatoire.



Pour le spectacle, l’avis de tous étaient qu’ils avaient voulu trop en mettre… suis pas vraiment d’accord et j’avais fait copain copain avec deux des acteurs ce qui ajoutait une petite touche de bouffonnerie supplémentaire à leurs actions… mais pour la dernière pièce (le malade imaginaire) carcasse que j’avais tenté de nourrir un peu avec des trucs qui ne lui convenaient pas et je suis sortie un peu après la moitié pour aller affronter les toilettes sèches (ces bidules que je fuis), que je suis revenue mais que je n’ai pas voulu déranger mes voisins,… 

j’ai regardé, debout, Christophe Raynaud de Lage (du moins je suis quasiment certaine que c’était lui) prendre des photos, et me suis retirée en même temps que lui, descendant lentement vers les navettes et j’ai pris la première... 




Posé ceci complété de quelques photos, un bout de dos de cabillaud et des coquillettes… au lit) - Cela n’avaient rien à voir avec les grands Molière joués par de grands acteurs (de bons souvenirs) mais c’était des pièces farcesques rendues encore plus farcesques par leur jeu et ma foi cela me convenait.

M'ont convenu également ces deux modifications par rapport aux prévisions d'origine : le spectacle ne débute pas à 22 heures mais à 21 heures et dure 4 heures 30 et non 5 heures.. jai donc gagné une heure et demi de sommeil environ


P.S.

C’était bien à côté de Christophe Raynaud de Lage que je suis revenue (je n’en étais pas sure… à ma question « Ne seriez-vous pas Christophe Raynaud de Lage, cher Monsieur ? » il avait répondu avec un sourire quelque chose que, comme nous murmurions et que les acteurs étaient au plein de leurs voix je n’ai pas compris) et ce matin je trouve sur le site du Festival, remplaçant les photos fournies par la troupe sa série d’images dont je prélève deux exemplaires


lundi, juillet 13, 2026

Fest 9 - sortie matin et lecture dans un jardin


Constat ce matin en ouvrant les yeux après le chahut décomplexé à une heure et demi du matin de mes voisins et ma mauvaise réaction (j’en ai eu un peu honte donc insomnie)… que je continue (plus lentement il est vrai à maigrir - en étais à 35kgs 100) je me fais promesse de prudence et repos, je renonce à aller écouter à 11 heures et demi au Cloître (Météo France nous promet 36 degrés à 11 heures) « Comment écrire sur la neige ? » avec Han Kang (assez facilement, ce qui n’est pas bien) mais comme je continue à ne pouvoir joindre la billetterie du Festival pour connaitre l’horaire du départ des navettes pou Boulbon où je vais souhaiter lundi soir mes 84 ans avec Molière et le joyeux traitement que lui font subir les belges du tg STAN (1, 2, 3 Poquelin) cadeau que je me fais pour faire passer cette date et auquel je tiens) je décide de tenter de poser la question à la baraque du festival place de l’horloge et d’en profiter pour faire quelques courses alimentaires au Carrefour de la rue de la République)… chapeau sur la tête, nouveau brumisateur dans le sac avec le billet pour demain à titre de preuve, l’éventail et, remontant les marches en constatant mon oubli, appareil photo en ouverture de sac à portée de main, 



je m’en suis allée vers dix heures trente me répétant tout va bien tout va bien pour lutter contre ma stupide angoisse (souvenir de samedi soir).



Après un échange comique à la caisse avec une jeune femme qui m’avait rendu humour et un peu de force, suis repartie vers la place de l’horloge, mes achats assez lourds pendue à mon épaule et l’espoir au coeur



d’où une déception coupe-jambes presque un désespoir en constatant que, dimanche étant, la baraque contrairement au Cloître était fermée… mais comme j’ai de la chance un trentenaire qui prenait repos, affalé sur la base de candélabre où je tentais de m’asseoir m’a interrogée, nous avons échangé notre désir de voir cette pièce, nos dates d’anniversaire… dans quelques jours pour lui et pianotant sur son smartphone il a consulté son billet de navette et j’ai eu ma réponse ! : 19 heures)… l’ai quittée soulagée, riant avec lui et le remerciant.



Déjeuner aussi lourd et lentement absorbé que pouvais, sieste, calme, thé… 



Et départ vers six heures quand l'air a commencé à perdre quelques degrés, et avec une robe courte, pour aller au jardin du Palais des Papes pour assister à la lecture du Souffle d’Avignon du jour, proposé par leThéâtre des Carmes sous le titre de « Pas sans l’obéissance » de Anouk Dame-Tanguille

Entre quais portuaires en grève et plateaux télé, le spectacle enquête sur ces moments de bascule. 1951, l’affaire Henri Martin, des dockers refusent de participer à la guerre d’Indochine. 1962, à l’université de Yale, Connecticut, le professeur Milgram dissèque notre capacité à obéir. 2009, en plein durcissement sécuritaire et triomphe du pouvoir médiatique, cette même expérience ressurgit sous forme de jeu télé — tandis qu’un groupe de jeunes s’interroge sur l’héritage de ces histoires qui les précèdent.



Plaisir après l’attente devant la porte fermée en haut de la rampe en donnant mon nom au garçon qui vérifiait sa présence sur a liste des réservations de l’entendre me dire attendez et de le voir plonger, attraper son sac au sol, en tirer un livre avant que j’ai le temps de m’inquiéter en me disant « j’avais ceci pour vous de la part d’une amie », ce qui m’a permis de commencer les premières pages du « Journal d’un mot - 4 » d’Emmanuelle Cordoliani assise à la place que j’avais choisi au premier rang en attendant que le public s’installe…

Un spectacle en construction au fil des représentations qui sera programmé, en sa forme achevée, à l’automne au Théâtre des Halles où j’irai certaine le voir (un écho avec Heri Martin, le souvenir des inscriptions sur des façades près du boulevard Bazeilles à Toulon, de mon envie de comprendre, du « je ne sais pas et ce n’est pas pour toi » maternel (certainement  sincère) et du début de ma curiosité me mettant en porte à faux entre une sympathie instinctive pour le condamné même si ne comprenais pas mais ressentais et ma famille, dont mon grand père général en chef et homme très admiré essaimé par moi)



Retour toute contente d’avoir supporté finalement assez allègrement cette sortie.

Mardi matin le billet après retour vers cinq heures du matin pour diner et dormir... sera posté dans le milieu du mardi.

dimanche, juillet 12, 2026

Fest 8 - le rite et ma paresse ou sagesse

 


Orages annoncés pour ce samedi mais uniquement dans l’après midi… je fais mon deuil de la lecture dans le cadre du Souffle d’Avignon au jardin du Pape à 19 heures (je décide de me rabattre si pas trop violent au spectacle sur les Essais de Montaigne à 16 heures 20 au Petit Louvre à l’abri et près de chez moi) et de me risquer au marché de la rue Carnot pour quelques photos de fleur et accessoirement les délicieux (les meilleurs et les plus chers) cookies que ma rencontre vendredi dans une rue m’a rappelée… je sors avec pantalon gris foncé et ma nouvelle chemise brodée (plus le chapeau pour discipliner mes cheveux)



et m’en vais jusqu’au marché, me frayant chemin entre acheteurs point si nombreux, touristes un peu davantage et troupes en quête de spectateurs possibles, dans une ambiance agréable



un petit tour place des Carmes pour les photos de fleurs, avançant vers le bout de la place pour acheter un billet pour le théâtre des Carmes-Benedetto (mais comme une idiote je n’ai pas prévu de noter dates disponibles) et l’exposition de langues de Martine Belay-Benoit mais bien entendu elle n’ouvre que l’après-midi… ce sera pour une autre fois (quelles gouttes d’eau qui seront les seules, la météo se plante) 



Pris le chemin des halles, achetant au passage mes deux cookies (à l’angélique pour un, à la pistache pout l’autre), ainsi que chez la fleuriste devant installée sous la façade plantée un bouquet de fleurs sèches



Une traversée de la fraicheur des halles dont je ressors avec deux grains de courgette, de la salade de gros penne au basilic et des gnocchis plats à la romaine



Et le retour juste au moment où je commençais à n’en plus pouvoir (deux heures de marche tout de même, hachée bien sur)



Un peu d’internet, les fleurs sèches plantées à la hussarde dans un vase (devraient durer, sourire), cuisine, déjeuner en peinant un peu et sieste…



Pendant que j’enregistre mes photos je réalise que l’heure du spectacle est proche et je ressors dans la chaleur dardée par un ciel bleu… saisie par un début de vertige… Je tourne bits, achète des rouleaux de papier pour mes toilettes chez le petit Carrefour de la place (c’est important aussi d’avoir provision) et rentre me cocoter jusqu’à demain (une recherche sans succès | téléphone du Cloître toujours occupé | pour les navettes pour Boulbon… m’en occuperai mañana).