Jour bien trop froid à mes yeux et avec un « petit mistral » (rafales de 60° tout de même) bien bleu… un réveil un peu tardif, internet, douche, balayage rapide puisque le vent le détruira de la cour, lavage de cheveux avec application, mais est-ce le séchage trop rapide et trop chaud ? un aspect fort décevant lorsque je me peigne, attendrai qu’ils se salissent un peu pour obtenir quelque chose de plus satisfaisant… visionnage de quelques vidéos et lecture de quelques beaux textes mis en ligne par des amis du web…
un déjeuner solide alors que j’ai fait une grimace ce matin en constatant que j’ai pris quatre cents grammes, accompagné de la lecture d’articles du numéro de novembre d’Alternatives Economiques et du plus récent numéro de leur revue intitulée « La facture Macron »… sieste... et renonçant à aller vers dix huit heures à Utopia voir « Hope », je suis sortie dans le vent et les rues quasi vides pour aller acheter place de l’Horloge une boite de cigarillos pour lundi.
Après le thé et la moitié du bon cookie à la pistache, j’ai extirpé d’une des piles poètes « Guerre à la guerre des Editions Bruno Doucey, l’ai feuilleté, ai choisi « Les Massacres de juillet » de Jean Sénac (en souvenir du 14 juillet 1953) dont je recopie quelques strophes
Pour la fête des hommes libres
ils ont massacré mes amis
peau brune sur les pavés gris
ô Paris comme tu es triste
triste et sévère pour ma race
Voici l’arbre sans racine
voici l’écorce frappée
la fleur fermée le fruit brûlé
et ton grand soleil humide
liberté
….
Il faut rester debout tandis qu’on te déchire
droit dans les néons puisque l’on t’avilit
ce goût de laurier rose et ce sang qui sourit
c’est la liberté froide de Paris
Tu la ramèneras comme une pure abeille
elle fera la jour dans la chaux des maisons
elle écrira pour tous la paix sur les saisons




















































