Ce lundi matin un ciel nuageux en train de se dégager, un air tendre mais avec un peu d’aigreur automnal, un réveil avec presque deux heures de retard après une nuit quasi calme, un petit nettoyage de la cour (le calamondin s’est paré de deux petites fleurs blanches), douche, la grosse lessive d’hier ajoutée au tas de repassage auquel je dois à bientôt (promesse non respectée), j’ai mis une barrette pour retenir mes cheveux à gauche, enfilée la veste bleue claire sur une chemise de garçonnet rayée bleu clair et blanc, pris mon sac et suis sortie pour une très court circuit vers le tabac de la place de l’horloge
et un retour vers l’antre avec une boite de cigarillos, marchant dans les rues qui s’ébrouaient à peine.
A l’heure du thé j’ai repris les quelques photos prises dans les deux petites expositions en cours
En commençant, après avoir prix le petit dégagement vers l’aile latérale, et en jetant un regard amical à la salle carrée aux murs peints par Sol Lewitt pour gagner la longue salle également intérieure occupée à cette exposition vouée à Richard Long
Dès 1967, alors qu’il est encore étudiant, il réalise l’œuvre fondatrice A Line Made by Walking, où il trace une ligne droite dans l’herbe par le simple piétinement répétitif de ses pas. Pionnier incontournable du Land Art et de l’art conceptuel britannique, il redéfinit la sculpture en faisant de l’acte de marcher dans la nature le cœur même de son travail artistique. Sa démarche s’articule autour d’expéditions solitaires à travers des paysages isolés du monde entier, restituées en galerie par des photographies, des cartes, des poèmes-textes ou des installations composées de matériaux bruts prélevés sur place, tels que des pierres, du bois flotté ou de la boue. (emprunt au site). L’expositon intitulée « Au delà du paysage » comprend
« Ardenne Slate Line » (1978) ardoise traçant vers la sortie une ligne au centre de la salle
et sur le mur de droite une série de photos de pierres en Bolivie et Ecosse (1981)
Face à elles, sur le mur de gauche, en contrepoint ou parenté sont exposées des photos de son cadet d’un an Hamish Fulton
Depuis le début des années 1970, Hamish Fulton parcourt le monde à pied, effectuant des marches - qu’il appelle des artistic walks - au travers de différents paysages de tous horizons. L’implication physique de Fulton incorpore l’artiste à la nature, engagée à l’intérieur même de son processus de création. Dans son texte intitulé Into a Walk into Nature, Hamish Fulton évoque le potentiel de « transformation » de la marche, qui, par l'expérience du trajet parcouru, « optimise la perception et la réceptivité au paysage ». À la différence des artistes représentants du Land Art, Hamish Fulton ne laisse aucune trace sur les paysages qu’il traverse, ni ne rapporte aucun objet à proprement parler. Seule la marche fait œuvre, constituant une « expérience artistique » qui ne peut pas, selon lui, rivaliser avec les notions traditionnelles de peinture ou de sculpture. (emprunt à Wikipedia)
Pour rejoindre la seconde des petites expositions, consacrée à Richard Tuttle
Né le 12 juillet 1941 à Rahway, dans le New Jersey, Richard Tuttle étudie les beaux-arts et la philosophie au Trinity College de Hartford jusqu’en 1963. Il s’installe ensuite à New York et commence sa carrière artistique en tant qu’assistant à la prestigieuse Betty Parsons Gallery, qui lui offre sa première exposition personnelle dès 1965. Très vite identifié comme une figure clé du mouvement post-minimaliste, il remet en question la rigidité du minimalisme classique en introduisant une approche poétique, intime et axée sur la fragilité. Tout au long de sa démarche, il utilise des matériaux modestes comme le papier, le carton, le tissu ou le fil de fer pour explorer les frontières fluides entre dessin, peinture et sculpture. (emprunt au site)
je suis, à la sortie de la salle, descendue par le petit escalier en colimaçon vers la grande galerie vitrée donnant sur la cour d’entrée (décorée elle aussi par deux grands chevrons de Sol Lewitt) pour trouver, sur les murs de la salle carrée obscure une série de petites et délicates aquarelles
rejointes dans les salles ouvrant sur le boulevard par des petites oeuvres en relief.
Je me suis attardée un peu dans la salle centrale où l’on peut prendre un café et acheter des « produits dérivés », des albums à colorier et de beaux livres d’art pour le plaisir de résister à la tentation, puis suis sortie et partie vers l’antre par la rue de la République admirant au passage une exposition de machines endormies.








































































