Réveil relativement tardif, petits tours sur le net, opter pour jean fais foncé et tee-shirt à manches courtes bleu marine, peser mes 35 kgs 300 cents, penser il faut encore faire effort pour les accroitre, jeter mon très aimé chapeau de trop d’années, brosser mes cheveux comme pouvais, sortir, jeter les papiers et cartons près des remparts
et continuer dans une chaleur très très relativement moindre (perdu un degré) vers les jardins de Calvet et la lecture organisée par RFI et la Sacem
Relire à ma place préférée le petit programme, re-découvrir qu’il s’agissait ce jour de « Dof ! Perdre l’esprit » de Mamadou Sellou Dialo (Enseignant chercheur au Département Métiers des Arts et de la Culture de l’Université Gaston Berger de St Louis du Sénégal, coordonnateur du Master cinéma et réalisation audiovisuelle de création (Master CIRAC) - auteur et metteur en scène, dirigeant l’atelier de recherche et de pratiques des arts de la scène et de l’écran (ARPASE) lequel produit des pièces expérimentales de théâtre-récit (récits de vie, conte théâtralisé, théâtre documentaire…) comme me l'apprend le programme qui présente ainsi ce texte
Deux jeunes gens sont enfermés dans un centre de repos pour qu’ils « reprennent leurs esprits ». Mais ce que Il et Elle disent de la folie est loin de ce que nous nous imaginons. Nous risquons même de sortir de cette visite, aussi déçus que le serait un spectateur de théâtre qui paye pour voir un singe qui danse et qui tombe de façon inopinée sur un homme qui se suicide.
Déçus non, pas vraiment si j’en juge par moi, et impressionnés par la petite jeune fille qui joue le versant elle (l’autre joue femme étant chargée des transitions et didascalies) même si le « il » est de belle force (son histoire était tant juste un tout petit peu moins atroce).
J’ai applaudi l’auteur venu les rejoindre mais me suis éclipsée à la poursuite d’un peu de force avant son entretien
et j’ai pris le chemin de Monoprix, me demandant si par hasard ils n’auraient pas un chapeau bien moins beau et bon que celui du bon chapelier mais plus rapidement trouvé… en ai choisi un rond, un peu trop grand mais j’ai décidé de m’en satisfaire pour le moment du moins (ou de l’adopter définitivement)
avant de continuer vers le Carrefour de la rue de la République pour quelques courses complémentaires
et de rentrer en passant chez Subito pour acheter des petits raviolis en sauce (après avoir constaté assise pour reprendre force sur un plot près de l’Opéra, que le tout m’avait pris un temps démesuré et qu’il était treize heures passées)… Tour sur internet, sourires, déjeuner lent et sieste d’autant plus profonde que j’avais décidé de, tant pis, négliger une fois encore le Souffle d’Avignon (« les Vieilles » en gros des vieilles guerrières socialement… présenté par ETC CARAÏBES, tant pis)
Je ne suis sortie à nouveau qu’un peu après vingt heures (places non numérotées et donc queue) pour aller écouter à vingt et une heures
dans le jardin de Calvet à nouveau, mais cette fois dans le cadre du Festival In, « l’intraitable beauté du Monde » d’Etienne Minoungou
Je recopie sous la photo de Gaël Maleux trouvée sur le site du Festival le présentation du texte
Conteur hors-pair, Étienne Minoungou fait dialoguer les pensées d’Édouard Glissant et de Sony Labou Tansi dans un dispositif scénique à mi-chemin entre la conférence et le stand-up. Deux voix se rencontrent ainsi : celle de l’écrivain antillais, appréhendant le Tout-Monde et la créolisation, et celle d’un poète et essayiste congolais, ancrée dans une parole de réveil. Comment changer les imaginaires pour faire advenir d’autres humanités ? De la décolonisation du monde et des esprits à l’urgence de vivre ensemble, Minoungou porte les colères et les utopies, accompagné de la saxophoniste danoise Katrine Suwalski et du poly-instrumentiste burkinabé Simon Winsé. L’Intraitable Beauté du monde creuse le sillon d’un théâtre de la conversation, sensible, rythmique et charnel.
En piochant sur le petit programme de salle : le spectacle est un mais né d’un dyptique (marqué d’ailleurs par un moment où le public a pu alerter circuler (tout comme Minoungou qui en profitait pour aller des amis) et aller s’abreuver à des comptoirs d’eau
La première partie est centrée sur son travail « Si nous voulons vivre » à propos de Sony Labou Tansi qui a toujours cherché à nous avertir et à nous éclairer sur le devenir du monde.
La seconde « Le Tremblement du monde » écrit en 2024 avec Aristide Tanagda et Felwine Sarr est une oeuvre de collages tissés à partir d’une quarantaine d’ouvrages d’Edouard Glissant. Une traversée de sa pensée poétique, philosophique et poétique.
Ils imaginent tous les deux des systèmes de pensée qui dépassent leurs propres conditions géographiques : ils essaient de s’adresser à l’ensemble des humanité … Je suis toujours frappé pas l’actualité de leurs propos Tout ce qu’il dit dans cet entretien tout comme dans le spectacle est beaucoup plus riche, révolté, ouvert, école de regard etc… que n’ai force et place de noter ici. .. Juste noter sa notion de « théâtre de conversation » qui est en effet la tonalité qu’il donne à ce spectacle merveilleusement accompagné par deux musiciens Karine Suwalski, Simon Winsé.
Après les saluts il est arrivé à nous précéder à la porte de sortie du jardin pour nous distribuer des petites cartes portant au verso
In jour viendra où chacun pourra réclamer un droit à l’opacité… Le principe mystérieux qui anime le vivant confère à chaque existence une singularité irréductible mais une opacité approchable. Le consentement général aux opacités particulières, sera considéré comme le plus simple équivalent de la non barbarie.






















































