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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

dimanche, juillet 19, 2026

Fest 15 - Calvet,Théâtre des Halles et amitiés

 

Chemise large rayée jaune clair et blanc, pantalon jaune et trop grand chapeau bien enfoncé je suis sortie matin



et m’en suis allée une dernière fois vers le jardin de Calvet pour assister à la lecture de « Reste » de Claudia Munyengabe 



qui vit à Bujumbura, est comédienne, membre de deux compagnies Shakespearean Theater Group et Les Enfoirés de SaNoLaDante mais aussi autrice de nouvelles et de théâtre. Reste est la plus récente de ses pièces de théâtre écrite en décembre 2025 à Lomé dans le cadre d'une résidence d'écriture initié par le Festival la Fabrique de Fictions. Elle est aussi l’autrice de Longue eau, #Habib257 présenté en février au festival Buja Sans Tabou, Les I sur Les autres ou  Le roi est Mort, vive la Reine dont la version anglaise a été éditée par l'Université de Michigan aux USA dans une anthologie des femmes autrices africaines « Speaking Ourselves, New plays by african women »

Deux sœurs jumelles, liées par un secret, se retrouvent au cœur d'une crise environnementale et politique. L'une, emprisonnée pour avoir défié le pouvoir en dessinant l'Étoile interdite, lutte pour sa liberté tandis que l'autre, au sein du gouvernement, use de son influence pour la libérer. Tous leurs échanges lors des visites en prison s’articulent autour de la responsabilité individuelle et collective.Pour l’autrice Reste est une pièce de résistance où la sororité devient acte de rébellion.

Aimé le texte, aimé le jeu des jeunes actrices (celle qui interprétait la prisonnière était celle qui l’autre jour tenait le rôle le plus fort dans le couple il/elle)


Retour dans l’antre, déjeuner assez rapide pour me permettre une trop courte sieste avant de me changer, d’enfiler une robe, de sortir à 16 heures 

pour m’en aller vers le Théâtre des Halles, et d’aller voir, un peu perplexe et pas très sure de mon choix, dans la Chapelle « Là Personne » (texte, scénographie et interprétation de Geoffrey Rouge-Carrasse)


Sous la photo ©Andreas Eggler provenant du site du théâtre je pose la présentation qui est faite de ce spectacle

Imaginez que vous êtes chez vous, au calme, tout va bien…

Imaginez maintenant qu’à travers la fenêtre, vous découvrez qu’une personne vous observe…

Il y aurait des raisons de s’inquiéter, n’est-ce pas ? Vous pourriez appeler la police…

Mais si vous décidiez de continuer à vivre, comme si cela était tout à fait normal ? Là Personne est un spectacle allégorique qui révèle les mécanismes de l‘emprise : progressifs, insidieux, imperceptibles.

Auteur, metteur en scène et comédien, Geoffrey Rouge-Carrassat offre, avec ce monologue, une expérience troublante et énigmatique.

Et j’avais bien tort de douter, c’est magistral, troublant, une vraie réussite, un texte de logique faussée impeccablement énoncé, un délire insensé et déroutant (en outre il est beau)


Je suis partie (allongeant très légèrement le chemin par pure distraction) vers le Théâtre des Carmes Benedetto parce que j’avais repéré le matin qu’un spectacle qui pouvait m’intéresser  « Parler pointu » sans réserver puisque n’en avais pas le temps (cela n’aurait rien changé c’était complet)… 


me suis fait une raison puisque je venais voir ce spectacle précisément parce que l’horaire collait avec ceux de l’exposition des langues de Martine  Belay-Benoit… rien de nouveau mais un agréable petit parcours et un bon piapia ce qui était me but

 

Je l’ai quittée pour passer à l’Isle 80 rendre visite à Chantal Raphanel… le spectacle chez elle qui me tente le plus « Cahier d’un retour au pays natal «  dit par Joël Lokossou ne se donnait pas aujourd’hui… j’ai retenu une place pour le 23 (et m(aperçoit qu’il serait mieux de prendre un billet pour le 22 ou le 25… je vais corriger


Retour vers l’antre en m’arrêtant à la Civette pour une orange pressée.

samedi, juillet 18, 2026

Fest14 - Jardin de Calvet matin et soir encadrant fatigue ou paresse

 


Réveil relativement tardif, petits tours sur le net, opter pour jean fais foncé et tee-shirt à manches courtes bleu marine, peser mes 35 kgs 300 cents, penser il faut encore faire effort pour les accroitre, jeter mon très aimé chapeau de trop d’années, brosser mes cheveux comme pouvais, sortir, jeter les papiers et cartons près des remparts 



et continuer dans une chaleur très très relativement moindre (perdu un degré) vers les jardins de Calvet et la lecture organisée par RFI et la Sacem 



Relire à ma place préférée le petit programme, re-découvrir qu’il s’agissait ce jour de « Dof ! Perdre l’esprit » de Mamadou Sellou Dialo (Enseignant chercheur au Département Métiers des Arts et de la Culture de l’Université Gaston Berger de St Louis du Sénégal, coordonnateur du Master cinéma et réalisation audiovisuelle de création (Master CIRAC) - auteur et metteur en scène, dirigeant l’atelier de recherche et de pratiques des arts de la scène et de l’écran (ARPASE) lequel produit des pièces expérimentales de théâtre-récit (récits de vie, conte théâtralisé, théâtre documentaire…) comme me l'apprend le programme qui présente ainsi ce texte

Deux jeunes gens sont enfermés dans un centre de repos pour qu’ils « reprennent leurs esprits ». Mais ce que Il et Elle disent de la folie est loin de ce que nous nous imaginons. Nous risquons même de sortir de cette visite, aussi déçus que le serait un spectateur de théâtre qui paye pour voir un singe qui danse et qui tombe de façon inopinée sur un homme qui se suicide.



Déçus non, pas vraiment si j’en juge par moi, et impressionnés par la petite jeune fille qui joue le versant elle (l’autre joue femme étant chargée des transitions et didascalies) même si le « il » est de belle force (son histoire était tant juste un tout petit peu moins atroce).

J’ai applaudi l’auteur venu les rejoindre mais me suis éclipsée à la poursuite d’un peu de force avant son entretien



et j’ai pris le chemin de Monoprix, me demandant si par hasard ils n’auraient pas un chapeau bien moins beau et bon que celui du bon chapelier mais plus rapidement trouvé… en ai choisi un rond, un peu trop grand mais j’ai décidé de m’en satisfaire pour le moment du moins (ou de l’adopter définitivement) 



avant de continuer vers le Carrefour de la rue de la République pour quelques courses complémentaires 



et de rentrer en passant chez Subito pour acheter des petits raviolis en sauce (après avoir constaté assise pour reprendre force sur un plot près de l’Opéra, que le tout m’avait pris un temps démesuré et qu’il était treize heures passées)… Tour sur internet, sourires, déjeuner lent et sieste d’autant plus profonde que j’avais décidé de, tant pis, négliger une fois encore le Souffle d’Avignon (« les Vieilles » en gros des vieilles guerrières socialement… présenté par ETC CARAÏBES, tant pis)



Je ne suis sortie à nouveau qu’un peu après vingt heures (places non numérotées et donc queue) pour aller écouter à vingt et une heures 



dans le jardin de Calvet à nouveau, mais cette fois dans le cadre du Festival In, « l’intraitable beauté du Monde » d’Etienne Minoungou



Je recopie sous la photo de Gaël Maleux trouvée sur le site du Festival le présentation du texte

Conteur hors-pair, Étienne Minoungou fait dialoguer les pensées d’Édouard Glissant et de Sony Labou Tansi dans un dispositif scénique à mi-chemin entre la conférence et le stand-up. Deux voix se rencontrent ainsi : celle de l’écrivain antillais, appréhendant le Tout-Monde et la créolisation, et celle d’un poète et essayiste congolais, ancrée dans une parole de réveil. Comment changer les imaginaires pour faire advenir d’autres humanités ? De la décolonisation du monde et des esprits à l’urgence de vivre ensemble, Minoungou porte les colères et les utopies, accompagné de la saxophoniste danoise Katrine Suwalski et du poly-instrumentiste burkinabé Simon Winsé. L’Intraitable Beauté du monde creuse le sillon d’un théâtre de la conversation, sensible, rythmique et charnel. 

En piochant sur le petit programme de salle : le spectacle est un mais né d’un dyptique (marqué d’ailleurs par un moment où le public a pu alerter circuler (tout comme Minoungou qui en profitait pour aller des amis) et aller s’abreuver à des comptoirs d’eau



La première partie est centrée sur son travail « Si nous voulons vivre » à propos de Sony Labou Tansi qui a toujours cherché à nous avertir et à nous éclairer sur le devenir du monde.

La seconde « Le Tremblement du monde » écrit en 2024 avec Aristide Tanagda et Felwine Sarr  est une oeuvre de collages tissés à partir d’une quarantaine d’ouvrages d’Edouard Glissant. Une traversée de sa pensée poétique, philosophique et poétique.

Ils imaginent tous les deux des systèmes de pensée qui dépassent leurs propres conditions géographiques : ils essaient de s’adresser à l’ensemble des humanité … Je suis toujours frappé pas l’actualité de leurs propos Tout ce qu’il dit dans cet entretien tout comme dans le spectacle est beaucoup plus riche, révolté, ouvert, école de regard etc… que n’ai force et place de noter ici. .. Juste noter sa notion de « théâtre de conversation » qui est en effet la tonalité qu’il donne à ce spectacle merveilleusement accompagné par deux musiciens Karine Suwalski, Simon Winsé.



Après les saluts il est arrivé à nous précéder à la porte de sortie du jardin pour nous distribuer des petites cartes portant au verso 

In jour viendra où chacun pourra réclamer un droit à l’opacité… Le principe mystérieux qui anime le vivant confère à chaque existence une singularité irréductible mais une opacité approchable. Le consentement général aux opacités particulières, sera considéré comme le plus simple équivalent de la non barbarie.