Dans la lumière où nageaient quelques nuages gentils, dans un air qui un peu après dix heures se réchauffait lentement, chapeau coinçant mes cheveux, canne en main, suis sortie
et j’ai pris par les rues qui sommeillaient un peu, lundi oblige, le chemin du Carrefour de la rue de la République d’où je suis ressortie avec des yaourts (qui malheureusement n’étaient toujours pas maigres comme je les aime… tant pis) et des purées de pommes de terre et de courgettes.
J’ai repris le chemin de l’antre en passant par le bureau de tabac de la place de l’horloge pour des cigarillos… Un déjeuner, une sieste et un après midi pendant lequel, après avoir préparé le chèque de loyer à déposer demain matin au cabinet de gérance, j’ai longuement établi une liste des billets à acheter de même mardi matin à l’Opéra en tentant de ne pas me tromper, compte tenu des jours de la semaine, des spectacles proposés par le théâtre des Halles, de la vie familiale (le plus difficile), des samedis petit fils, de ce que recouvrait certains titres et de la nécessité d’une certaine modération au point de vue financier.
Ce qui donne du moins pour l’Opéra (j’admire ma retenue) : Aïda, Requiem, tableaux d’une exposition, Rammstein on the Beach, nuit parisienne à La Havane, signé Offenbach, de Vienne à Buenos Aires, la muse en goguette, Magadalena, Peace méditation, Ravel en miroirs, l’enfant et la nuit, le bal marionnettique, l’enlèvement au sérail, les 4 saisons, Rigolent, Missa Brevis.




















































