Un matin un rien cafouilleux mais pas tant, robe coure bleu marine en coton gauffré non doublé, chapeau énoncé et une tache de dentifrice sur la joue (que n’avais pas vue), le sac Fragonard en ve d’achats potentiellement encombrants accroché à mon épaule, découragée d’avance et sure de ne pas être à la hauteur
je m’en suis allée vers le marché de la rue Carnot,
m’arrêtant au début pour acheter un éventail circulaire en tissus colorés chez ma marchande habituelle (à laquelle j’avais acheté le samedi précédent mon grand sac pas si commode mais aimé) et à la fin chez la femme qui sort d’anciens pneus et autres des sacs et porte-monnaies un nouveau porte-monnaie que je pensais plus commode que mon vieux perlé (ça se discute mais tant pis)
un petit tour sur le marché des Carmes pour quelques photos de fleurs (deux à peu près réussies.. honte à moi),..
J’ai repris le chemin vers les halles, achetant en fin de parcours mes deux cookies préférés (à la pistache ou avec angélique confite) et deux nouveaux napperons chez le bonhomme auquel j’ai acheté un tablier et une série de torchons…
deux photos de fleurs devant les halles et l’achat d’un bouquet de godétias... et dans les halles : deux rizzotos aux cèpes, deux gratins de courgettes, 400 grammes de dos de cabillaud pour les deux ou trois jours à venir…
Retour dans la chaleur pesante des rues, la forme que j’avais retrouvée avec joie et surprise en atteignant le marché de la rue Carnot, se dissolvant pour faire place à un épuisement qui m’aurait rendue hargneuse si mon gendarme intérieur ne m’avait morigénée.
Déballage, mise en place, des passages sur internet, un déjeuner si copieux que je pensais ne pas en venir à bout (si je n’engraisse pas c’est à désespérer) une sieste etc…
Je suis repartie vers dix huit heures trente vers la place Saint Jean le Vieil pour la rencontre habituelle avec le faux petit fils… qui avait quelques minutes de retard sa trottinette étant tombée en panne… ce qui m’a permis d’apprendre à me servir du nouvel éventail… long piapia devant la boutique, pour évoquer le financement de ses vacances en Guinée en août avec petits cadeaux d’usage… nous devons nous revoir dans les derniers jours de juillet et du festival
Retour de petite vieille bien lasse (riant en elle-même de la touriste américaine qui à l’aller a tenu à être photographiée avec elle)


















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