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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mercredi, mai 13, 2026

Du vent du sang etc…

 


Se féliciter en s’éveillant d’avoir eu discipline suffisante pour être à jeun depuis onze heures du soir et se lever réellement après les petites balades nocturnes dans un antre où la cafetière se noie dans l’ombre et les cigares sont cachés, envelopper dans un bout d’alu les médicaments de l’entrée dans le jour, écourter la matinée internet, se doucher, se vêtir mais le petit pull en fil à manches courtes se révèlera un peu insuffisant, prendre ordonnance, carte Vitale, petit sac car on ne sait jamais et je veux du poisson et canne… sortir



rencontrer boutiques de mode ou galeries fermées, éblouissement et ombres rasantes, mais aussi un satané petit mistral qui aurait mieux fait de s’abstenir et me bouscule un peu trop… atteindre le labo en bordure de la place,  attendre longuement dans une ambiance courtoise de pouvoir se faire enregistrer puis d’être appelée, se faire prélever trois pipettes de sang et émerger environ une heure vingt plus tard… Un chocolat chaud pas terrible dans la brasserie un peu plus loin...



Sourire sans trop m’attarder en traversant le marché aux puces du mardi qui commence à remballer



Pénétrer un peu branlante dans les halles,   acheter à la désagréable vendeuse du premier stand de pâtisserie un cookie, lequel  s’avèrera résolument infect mais amusera l’ami vendeur de fruits et légumes auquel j’achète des courgettes et des asperges, le vieil ami poissonnier auquel j’achète un gros morceau au de cabillaud et un demi filet de flétan mais laissera indifférent l’italien (chez lui ce fut classiquement une barquette de risotto aux asperges et une de gratin de courgettes)



Rentrer en bagarre plus ou moins appliquée avec le vent… Pour le reste du jour ce fut encore moins intéressant…

mardi, mai 12, 2026

Vitrines, rosiers, pas de pluie

 


Après le violent orage qui vers une heure et demi cette nuit au moment où je me couchais m’a fait fermer les yeux et enfoncer tout mon moi devenu animal terrorisé pour se blottir sous drap et bouttis, le ciel état ce matin d’un joli bleu (avec pas mal de nuages il est vrai)



Je m’en suis allée de vitrine en vitrine, saluant les rosiers qui sortaient des boutiques ouvertes pour prendre l’air, vers le Carrefour de la rue de la République, pour acheter des éponges grattantes (elles sont maintenant de si mauvaise qualité que je les jette très rapidement) et des provisions bouche-trou que ne pourrai trouver mardi aux halles après la prise de sang (si je ne renâcle pas une fois encore devant cette formalité)



Je suis revenue dans l’antre et le jour a coulé...

lundi, mai 11, 2026

Dimanche : cheveux, un peintre

 

Pour entrer dans le jour, à l’heure du café et des confitures, plaisir mien (il ne m’en faut peut être pas beaucoup) des bouquets que me suis offerts samedi… 



lavage de cheveux, un peu de séchoir, cuisine, déjeuner, sieste… la pluie annoncée ce matin est absente et encore davantage l’orage initialement prévu.



Un peu avant cinq heures, cheveux si pleins de tonus qu’indisciplinés (à vrai dire je m'en moque) quelques pas dans les rues où on ne trouve plus de rosiers sauf quelques uns à l’abri dans les boutiques (les autres sont morts si j’ai bien compris) 



jusqu’à l’oratoire juste avant que se ferme l’exposition d’un peintre que j’estime, Pierre Cayrol (si vous désirez en savoir davantage sur lui cliquez ici)

Au surplus il n’y a rien à dire.

dimanche, mai 10, 2026

Le rite et quelques roses

 


Réveil tardif - je m’ordonne calme mais entre internet et le café je m’étrangle presque avec ce dernier… je me calme, je vaque aux rites du matin pendant que le ciel qui semblait absent devient translucide en bleu



et s’avère réellement bleu avec des écharpes blanches quand je débouche dans ma rue pour m’en aller avec le sac fleuri acheté chez Fragonard et le sac jaune siglé du même nom, par les rues où les rosiers poursuivent leur vie éphémère, 




vers le marché de la rue Carnot, en compagnie d’avignonnais et de bandes de touristes et la place des Carmes où mon envie de fleurs ne résiste pas aux trop nombreuses acheteuses et mon impatience



Je continue en revenant vers les Halles, achetant au passage une part de poulet tikla et, au vendeur de mon dernier tablier un napperon molletonné et des torchons. 



Devant l’entrée j’attends un petit moment pour m’offrir un bouquet de roses vieillottes et un bouquet de pois de senteur (la fleur qui longtemps était pour moi le symbole de l’arrivée des beaux jours et qui ici se fait rare)



Achats poursuivis à l’intérieur avec de grosses asperges blanches, une part de risotto et une part de gratin de courgettes.



Retour en chipant quelques photos à la fleuriste de la rue Bonnetterie et deux boites de cigarillos au bureau de tabac de la place de l’horloge…


Vie dont rien n’est à dire pour le reste de ce jour… on se prépare à mauvais temps en lisant la météo.