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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

vendredi, juillet 24, 2026

Fest 21 - draps et courses matin, Carmes la nuit

 


Puisque mon matin était moins bousculé ai changé tranquillement mes draps, les ai laissés de coté pour limiter le poids et suis partie près d’une heure en avance sur mon habitude, courte robe imprimée jaune, ocre et blanc, chapeau enfoncé et suspendu à mon épaule le sac avec deux paires de draps et ma robe noire et blanche, 



peinant tout de même un peu l’enthousiasme retombé, vers le teinturier…



En suis sortie avec une paire de draps propres et j’ai fait un tour, m’arrêtant en chemin aux états de livres anciens pour acheter le De Natura de Lucrèce, vers le Monoprix alimentation d’où suis repartie avec des blinis, de la brandade et une salade de pâtes et courgettes en petits dés.



Sur le chemin du retour je suis passée au Petit Louvre pour prendre un billet pour une lecture de Montaigne (mais le théâtre faisait relâche, tant pis…




J’étais décidé avec une conviction à laquelle j’ai moyennement obéi à passer ce jour en humeur douce sans tenter d’imaginer les jours à venir 



jusqu’à, remettant la même robe, m’en aller un peu après 21 heures vers le Cloître des Carmes pour assister à « Music, Music » un spectacle de danse d’un peu plus d’une heure de Trajal Harrell. avec mon appareil qui refusait quasiment toutes les photos… dont je me disais qu’il avait pris un choc, qui était tout simplement déréglé



Sous la photo ©Nurith Wagner Strass copiée sur le site, je recopie la présentation du spectacle

Avec Music Music, le chorégraphe et danseur américain Trajal Harrell propose un solo intime qui explore les liens profonds entre musique, mémoire et corps. Connu pour synthétiser différentes histoires et esthétiques de la danse avec une subtile touche d’humour, Harrell se tourne ici vers une composante essentielle de sa pratique artistique : la musique. Plutôt que de la considérer comme un simple accompagnement, il l’aborde comme une archive vivante où se déposent émotions et souvenirs. À travers le mouvement, il revisite ainsi des musiques familières et s’interroge : que reste-t-il lorsque nous les réécoutons des années plus tard ? 

Dans l’entretien figurant sur le programme de salle, à la question de savoir comment ce spectacle a vu le jour dans le cadre de la série Histoire(s) du théâtre initié par Milo Rau en 2018 Lorsque MiloRau m’a demandé si j’aimerais y participer, j’ai dit oui instinctivement. Ce qui m’a immédiatement intéressé, c’était la liberté que cela offre: chaque artiste peut proposer sa propre interprétation de l’histoire du théâtre. Pour moi, c’était l’occasion de me concentrer sur la musique. Elle a toujours été centrale dans mon travail. Dans cette pièce, je voulais explorer la musique comme une archive de la mémoire. En tant que danseur ou chorégraphe, la relation à la musique est profondément physique. Elle n’est pas seulement intellectuelle, elle est vécue à travers les corps…

Toute la musique provient de mes œuvres précédentes. Elle forme une sorte de paysage intérieur. Certaines voix sont particulièrement importantes pour moi, comme LulaPeña, une chanteuse portugaise de fado contemporain que j’ai beaucoup utilisée dans mon travail, dans Caen Amour et The House of Bernarda Alba. Elle est très importante pour moi. Il y a aussi une chanteuse d’opéra nommée BejunMehta, que j’ai beaucoup utilisée dans une pièce intitulée Tambourines ainsi que dans une autre pièce appelée Education in Tambourines…



Alors que j’étais de bonne humeur, même si mes jambes accusent la durée du festival et avaient bouchonné sur ce trajets pourtant pas bien loin, parce que j’ai pu le cloître n’était pas plein descendre à ma place préférée sous la gargouille qui domine le premier rang à gauche, agacement au début de le voir parler en américain sans sous-titre puis sortir son smartphone et inviter (je comprends quand je veux mais par principe je ne veux pas) chaque membre du public se concentrer sur son propre appareil pour regarder une vidéo (les rires qu’elle provoquait n’arrangeait pas mon humeur)… et puis une magie qui a marché, née de l’accord entre la bande son variée et sa danse… mais à la longue un petit côté répétitif qui effaçait un peu le charme et lorsqu’après les applaudissements il a invité le public à rester pour regarder une autre vidéo, m’en suis allée… loin d’être seule.

jeudi, juillet 23, 2026

Fest 20 - divers et soir à la Chapelle du Verbe Incarné


 Au réveil m’interroger sur ce que vais réellement aller voir pendant ces dernier jours du Festival et décision notamment de ne pas utiliser le billet me permettant d’aller assister, le 24, à un spectacle à 15 heures 15 au Balcon en traversant tout Avignon à une heure où la sieste est si bonne. Lessive, repassage d’un pantalon souple de lin beige, d’un tee-shirt blanc, de ma petite veste de coton grège très courte, enfoncé chapeau et m’en aller, en passant jeter des ordures près des remparts

vers Monoprix pour acheter des bidules nécessaires dans des rues où le Festival commence à se faire quasi invisible 



Au retour, découvrir sur une affiche que les taïwanais sont de retour avec deux spectacles et décider de tenter en partt pour le départ du soir en faisant un grand détour par le rue de la Croix et « la Conditions des soies » voir si je peux retenir une place pour « Trace of Belief » à 11 heures 25 le 23 juillet seule date possible… Je passe à la Tropézienne pour un cookie et chez Subito pour soutenir mes efforts «prise de poids » (j’approche les 36 kilos)… Déjeuner, courte sieste, commencer à préparer le billet du jour avec interruptions M m dos pour que je complète mon chèque avec la mention en lettre de la somme, puis pour confirmer que je suis moi de l’ami qui va le déposer (un peu inquiète de ne pas comprendre) puis du propriétaire qui m’annonce l’arrivée à 8 heures 25 demain matin des ouvriers chargés de la terrasse (un énorme juron… vais devoir parlementer pour tenter  de sauver mon festival et ne pas jeter mes billets in  ou off sauf pour les nocturnes… J’avoue que j’en ai passablement marre… Dans l’immédiat j’abandonne l’idée de la Condition des soies qui restera au rang de rêve…



Départ un peu après dix huit heures pour aller à la Chapelle du Verbe Incarné assister à « Descendante de combattantes »,de Tatiana Seguin d’après « Des vies de combat » d’Audrey Célestine... Je suis arrivée très en avance, marchant trop vite et en fureur… Bien entendu je ne peux refuser, mais cette quasi fin du festival sur ordonnance et les billets inutiles (du moins certains) me navrent… vais me battre (sourire)



Sous la copie de l’affiche je recolle la présentation du spectacle figurant sur le site

Parler de la Femme et la mettre à l'honneur.Parler de la Femme Noire et la mettre en lumière. Prendre la parole par le mouvement, la voix, le geste et l’aura. Tatiana dresse le portrait de figures féminines noires ayant marqué l’Histoire et son histoire. Elle creuse et questionne pour faire résonner cette quête identitaire en chacun.e des spectateurs.rices. Un voyage de l’intime vers l’universel. 

L’ambiance de ce lieu qui est toute sympathie.. une amie d’un moment tahitienne, sage et drôle… et tout vr que met Tatiana Seguin dans l’évocation, de figures de femmes noires, un peu d’ironie et des danses de styles variés, cela valait la peine.



Un retour flottant, la fatigue nerveuse de ce jour demandant sa part… ce sera un passage, je dis.

PS 

et JOIE nouvel appel à dix heures de mon propriétaire… le gars ne peux pas venir demain et je eux dormir… cela sera vendredi (je perds un billet aux Doms tant pis et le spectacle du Balcon qui a vrai dire me faisait peur à cause de son horaire… j’ai une bonne excuse - tant pis j’aurai versé ma dîme) et samedi (là ce pourrait être la catastrophe parce que je vais voir Laura Vasquez mais j’aurai vendredi pour organiser le passage de clés et j’irai !)

mercredi, juillet 22, 2026

Fest 19 - billets et pharmacie avant l’Opéra en fin d’après-midi

 


Pendant le petit déjeuner et les échanges matinaux, recherche de quelques uns des spectacles off que je désire et peut encore assumer… en retenir quatre avec celui déjà prévu à l’Isle80 et tenter, avec les difficultés que me crée mon nouveau iMac si merveilleusement épuré d’enregistrer les contremarques sur une clé USB… pour une seconde série de deux spectacles achevant la liste limitée de mes possibilité de déplacement on me demande une confirmation de la banque qui ne réagit pas (elle le fera deux heures plus tard) et la commande est annulée… Fatiguée et énervée je tombe en m’éraflant sans gravité en sortant de la douche… je  me retape, j’enfile pantalon noir, corsage bleu marine à manches ballons j’enfonce mon chapeau trop grand sur mon petit crâne, vérifie que mon sac contient clé USB, une enveloppe pour les tirages et mon ordonnance, je sors ainsi équipée




et m’en vais, avec quelques rencontres souriantes, vers la boutique d’impression… 




Je continue vers la grande pharmacie (en traversant la librairie d'anciens de rigueur) 



et reviens vers l’antre avec des détours pour éviter les effets de foules (très réduits, les distributeurs de tracs sont épuisés et on rencontre surtout des valises à roulettes) parce que ce peu m’a déjà épuisée…

Rentrée dans l’antre je constate qu’au lieu de quatre contremarques je n’en ai que trois plus un second exemplaire de celle pour l’Isle 80… tant pis cela fera un (plus les deux annulés) spectacle en moins… ma foi cela diminuera la fatigue à venir… Gros déjeuner sieste, enfiler robe



et m’en aller vers dix sept heures trente vers l’Opéra pour assister aux deux heures cinq de « Neige, neige, neige » un spectacle (qui selon ce titre et les photos de Christophe Raynaud de Lage s’annonce beau et serein, malgré la gravité du sujet) de Lee Jaram



Sous une des photos je reprends la présentation qui en est faite

Neige, neige, neige, le dernier spectacle de Lee Jaram, démontre une fois de plus qu’elle est une voix singulière et sans égale dans le pansori contemporain – cet art du récit coréen accompagné au tambour. Au moyen d’un simple éventail, Lee Jaram plonge le public dans l'hiver glacé d’une nouvelle de Tolstoï – Maître et Serviteur –, sur les traces de Vassili et de Nikita. Tandis que le marchand cupide et son domestique voyagent de nuit, tous deux sont pris dans une tempête de neige. En transposant cette histoire au présent, Lee Jaram fait de ces personnages nos semblables, tiraillés entre leurs désirs, leurs angoisses et leur sens des responsabilités. 

Sur le programme de salle

J’apprends et pratique le pansori traditionnel depuis l’âge de 10ans. Raconter des histoires à travers le pansori est ce que je sais faire le mieux, ce qui m’est le plus familier. J’ai passé trenteans à m’entraîner sous la tutelle de maîtres du patrimoine culturel immatériel national pour apprendre le pansori traditionnel. Depuis l’âge d’environ 25ans, je crée mes propres histoires et les partage avec le public.

Et à propos de Maître et serviteur Quand j’ai décidé d’adapter cette histoire, «l’image» que j’ai immédiatement voulu créer était celle de me tenir debout au milieu d’un grand blizzard vide avec les spectateurs. Ironiquement, après avoir choisi d’utiliser le format du pansori traditionnel, j’ai commencé à douter de moi à nouveau, comme je le fais au début de chaque nouvelle création. Je me suis demandé si, pour créer cette image frappante à l’ère du multimédia, je n’aurais pas besoin d’utiliser la technologie moderne. Pendant un moment, j’ai envié les techniques des autres genres théâtraux: une mise en scène complexe et tape-à-l’œil, la projection vidéo, l’utilisation d’arts graphiques… Maître et serviteur m’a donné le meilleur conseil pour ce projet difficile: «Fais-le avec ce que tu maîtrises le mieux.» J’ai imaginé à quel point les sorikkun de la période Joseon devaient être anxieux et terrifiés la première fois qu’ils ont eu à exprimer des «gémissements fantomatiques» ou l’immensité de la mer

Plus loin, ceci qui exprime exactement la relation entre elle et la salle L’espace immense de la scène et du théâtre est ma toile. À chaque fois, je sens l’énergie du public, les expressions sur leurs visages, ce qui me permet d’aller à la rencontre de la toile du jour. Je peins sur cette toile méticuleusement, pour que le public voie clairement l’image que je crée. Je ne dois pas lâcher ce fil de concentration, ne serait-ce qu’une seconde. Chaque image que je dessine sur la scène doit être détaillée et «bienveillante». Je dois parler doucement, comme si j’expliquais quelque chose à un proche

Parce que si les photos de Christophe Raynaud de Lage disent calme et silence, figées dans une immobilité instantanée, le geste, le son sont tout sauf immobilité et inexpressivité calmes et tout prend forme devant nous, avec juste la petite distance qui doit être pour que ce soit du théâtre. En fait elle est passablement prodigieuse.



Quant à moi j’ai superbement raté toutes les photos des saluts (faute à ma fatigue et à la gymnastique pendant plus de deux heures due à ma mauvaise place.