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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mardi, avril 28, 2026

mes rues du lundi


 Ciel pur annoncé mais il s’y promenaient quelques nuages… 


dans l’air qui se dégourdissait suis allée jeter des papiers et emballages près des remparts et en rentrant par  la place j’ai acheté au petit Carrefour deux cents grammes de cabillaud et des raviolis aux ceps (intéressant n'est-il pas ?)


Repassage, quelques activités, déjeuner, sieste... je suis repartie

vers Monoprix pour y acheter des cintres, une chemise rayée bleu et blanche taille 14 ans et un tricot en fil bleu marine taille petite femme avant de me battre avec le distributeur de billets de ma banque qui me rationne (en m’y prenant à trois fois je suis arrivée à lui arracher 270 euros… j’irai les voir


et m’en suis revenue… en prenant mon thé avec cookie, j’ai attrapé dans un tas un souvenir du festival de l’année dernière, « incarner une abstraction » d’Anne Teresa De Keersmaecker édité par Acte Sur, ai ouvert, circulé un peu, trouvé

« … je voudrais évoquer brièvement les Slow Walks ces « marches au ralenti » que Rosas a organisé quelquefois à Bruxelles et à Paris. Ce sont des événements urbains auxquels chacun peut s’inscrire, sans aucun prérequis techniques. « Vous pouvez marcher ? — OK, parfait, vous pouvez danser ! » En groupe, nous parcourons à peu près 100 mètres en une heure, dans un tempo d’une extrême lenteur, qui est par lui-même une expérience délectable. Cela nous fait prendre la mesure du rapport au temps parfaitement fou qui nous est quotidiennement imposé..."

lundi, avril 27, 2026

Dimanche

 


Sur le jour en bleu

sur la chaleur qui monte

le doux soir descend



Matinée lavage cheveux etc… Je suis sortie un peu avant dix huit heures pour aller vers Utopia Manutention pour assister (en attendais plaisir et ce fut presque mieux) à « Nous l’orchestre » de Philippe Béziat avec l’Orchestre de Paris et plusieurs chefs d’orchestre



Je fais un copié/collé d’un passage de la présentation sur le site du cinéma (comme la photo)

La caméra pénètre dans ce grand corps vibrant par l’architecture de la Philharmonie de Paris qui semble retenir son souffle. Elle en épouse subtilement les formes, les mouvements organiques, les couloirs et les coulisses, lesquelles, avant même l’arrivée d’une présence humaine, semblent vouloir nous susurrer à l’oreille quelques secrets, tels des soupirs. Ce n’est que le prélude à la brillante composition de sons, d’images et de musique concoctée par Philippe Béziat, en véritable virtuose qui part à la recherche de l’accord parfait. Il ne se contente pas de filmer les éléments, il les déstructure, les restructure, joue avec leurs rythmes, leurs textures. Pizzicato, les mots se plaquent sur les sons, les sons sur les visages, les notes répondent aux images, comme les cordes répondent aux cuivres, et vice versa, à la poursuite d’une mélodie lumineuse qui se déploie sous nos yeux. Pianissimo, le réalisateur et son équipe rendent perceptible l’invisible, transcendent les plus infimes expressions des êtres qui œuvrent ensemble, à commencer par celles de Klaus Mäkelä, le jeune chef prodige finlandais qui indique la direction, celle à suivre, celle à trouver. Un cheminement peuplé d’attentes, de doutes, de fragilités, d’espérances parfois déçues. La route est ardue, exigeante. Qu’on ne s’y trompe pas : il faut tellement plus qu’un métronome pour que 120 cœurs battent à l’unisson ! On ne peut que s’émerveiller de l’incroyable alchimie qui opère sous nos yeux, dans nos oreilles, alors qu’une vibration commune se propage de pupitre en pupitre, que crescendo montent nos frissons, un truc à faire vibrer même les pierres…



En regagnant l’antre je repensais à cette citation de Philippe Bézat reprise au début de la présentation… « Beaucoup de gens font du cinéma en adaptant des romans. Moi je fais des films en adaptant des musiques » et me disais que mieux que cela il a fait ce film comme on compose de la musique.

dimanche, avril 26, 2026

actuels et anciens de Rosmerta

 


Un matin un peu bousculé afin de partir à 9 heures 20, heure de ma douche d’ordinaire, sous un ciel nuageux contrairement à la prévision de Météo France et dans un air frisquet le long de la rue Joseph Vernet, avec un petit détour par La Tropézienne pour y acheter des paquets de petites meringues et de petits financiers, ma contribution à la collation de fin de l’assemblée annuelle de Rosmerta la première que nous tenions dans la nouvelle maison de l’avenue de la Trillade



vers laquelle j’ai repris mon chemin par les rues Joseph Vernet puis des Lices jusqu’à l’aumône générale 



où j’ai tourné dans la rue du Portal Magnanen vers la sortie des remparts, et au bout de quelques pas l’avenue de la Trillade…



Arrivée avec quelques minutes d’avance, le temps de déposer mes paquets, le temps du plaisir des retrouvailles et de deux petits verres de café… début de l’assemblée, plus vivante que d’habitude par décision des organisateurs, le temps d’une discussion avec un envoyé d’Amnesty International, le temps de la chaleur de notre consensus sur l’état du pays, de l’Europe, du monde, du point de vue des migrations, le temps de discuter de solutions (toutes sans espoir à mon avis ce qui n’est pas une raison pour renoncer), le temps de rencontrer la jeune artiste colombienne qui, avec la collaboration de quelques bénévoles de passage et surtout de jeunes a entrepris de garnir les murs du garage de fresques…



Après avoir grignoté une tranche de cake et acheté la BD intitulée Marginal écrite et dessinée par « le Pengolin » (si j’ai bien compris l’épatant garçon que Rosmerta a embauché pour assurer la quasi permanence de la maison) et édité  par l’Institut Convergences Migrations…je les ai abandonnés 




pour rentrer en passant cette fois par la rue des teinturiers (les arbres coupés dont les troncs avaient été tagués et qui portaient des dessins et poèmes ne sont pas que traces de souches)



et la rue Bonnetterie, abandonnée un moment pour acheter aux Halles, pour mon déjeuner, un petit clafoutis de légumes et une part de risotto aux asperges



avant de la reprendre en passant par la fleuriste pour trois photos et l’achat de cinq pivoines (tout petit bouquet, je ne pouvais en porter davantage sans les abimer) jusqu’à la place de l’horloge



et l’antre, où j’ai mis les renoncules dans un vase et feuilleté rapidement la BD avant un petit tour internet et la cuisine, le déjeuner, la sieste (intéressant ?)



A cinq heures et demi suis partie vers la place Saint Jean le Vieux et mon rendez vous de fin de mois avec mon faux petit-fils avec lequel j'ai piapiaté de Rosmerta en notre qualité d'anciens.


samedi, avril 25, 2026

Ce vendredi

Un bleu très bleu, un mouvement négligeable de l’air point si tendre que voulu, les rites habituels du matin, munie du sac fleuri acheté chez Fragonard, cheveux assez peu disciplinés (je désespère) et appareil photo dans ma poche, ai quitté l’antre, la place



et m’en suis allée, grimaçant un peu pendant que mes pieds cherchaient leur place dans mes chaussures et que mes jambes se disciplinaient



en faisant un petit détour par le square Saint Agricol en quête de photos de fleurs pour ma filleule (deux roses, des pâquerettes, de petits mufliers du moins je crois)



vers Monoprix où j’ai acheté un jean avec une grande poche le long de la jambe que n’avais pas vu (grimace mais tant pis), des serviettes en papier et du dentifrice.



Suis rentrée vers l’antre en oubliant de racheter des cigares (bon j’ai les deux premiers de samedi) comme des chips ou autres que j’envisageais d’amener ce samedi avenue de la Trillade (jour de bonnes marches, avec un départ tôt pour cette première) comme contribution à l’apéritif et la collation clôturant l’assemblée de Rosmerta… apéritif et collation que de toute façon je remplacerai par un sourire d’adieu.