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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

jeudi, juillet 23, 2026

Fest 20 - divers et soir à la Chapelle du Verbe Incarné


 Au réveil m’interroger sur ce que vais réellement aller voir pendant ces dernier jours du Festival et décision notamment de ne pas utiliser le billet me permettant d’aller assister, le 24, à un spectacle à 15 heures 15 au Balcon en traversant tout Avignon à une heure où la sieste est si bonne. Lessive, repassage d’un pantalon souple de lin beige, d’un tee-shirt blanc, de ma petite veste de coton grège très courte, enfoncé chapeau et m’en aller, en passant jeter des ordures près des remparts

vers Monoprix pour acheter des bidules nécessaires dans des rues où le Festival commence à se faire quasi invisible 



Au retour, découvrir sur une affiche que les taïwanais sont de retour avec deux spectacles et décider de tenter en partt pour le départ du soir en faisant un grand détour par le rue de la Croix et « la Conditions des soies » voir si je peux retenir une place pour « Trace of Belief » à 11 heures 25 le 23 juillet seule date possible… Je passe à la Tropézienne pour un cookie et chez Subito pour soutenir mes efforts «prise de poids » (j’approche les 36 kilos)… Déjeuner, courte sieste, commencer à préparer le billet du jour avec interruptions M m dos pour que je complète mon chèque avec la mention en lettre de la somme, puis pour confirmer que je suis moi de l’ami qui va le déposer (un peu inquiète de ne pas comprendre) puis du propriétaire qui m’annonce l’arrivée à 8 heures 25 demain matin des ouvriers chargés de la terrasse (un énorme juron… vais devoir parlementer pour tenter  de sauver mon festival et ne pas jeter mes billets in  ou off sauf pour les nocturnes… J’avoue que j’en ai passablement marre… Dans l’immédiat j’abandonne l’idée de la Condition des soies qui restera au rang de rêve…



Départ un peu après dix huit heures pour aller à la Chapelle du Verbe Incarné assister à « Descendante de combattantes »,de Tatiana Seguin d’après « Des vies de combat » d’Audrey Célestine... Je suis arrivée très en avance, marchant trop vite et en fureur… Bien entendu je ne peux refuser, mais cette quasi fin du festival sur ordonnance et les billets inutiles (du moins certains) me navrent… vais me battre (sourire)



Sous la copie de l’affiche je recolle la présentation du spectacle figurant sur le site

Parler de la Femme et la mettre à l'honneur.Parler de la Femme Noire et la mettre en lumière. Prendre la parole par le mouvement, la voix, le geste et l’aura. Tatiana dresse le portrait de figures féminines noires ayant marqué l’Histoire et son histoire. Elle creuse et questionne pour faire résonner cette quête identitaire en chacun.e des spectateurs.rices. Un voyage de l’intime vers l’universel. 

L’ambiance de ce lieu qui est toute sympathie.. une amie d’un moment tahitienne, sage et drôle… et tout vr que met Tatiana Seguin dans l’évocation, de figures de femmes noires, un peu d’ironie et des danses de styles variés, cela valait la peine.



Un retour flottant, la fatigue nerveuse de ce jour demandant sa part… ce sera un passage, je dis.

PS 

et JOIE nouvel appel à dix heures de mon propriétaire… le gars ne peux pas venir demain et je eux dormir… cela sera vendredi (je perds un billet aux Doms tant pis et le spectacle du Balcon qui a vrai dire me faisait peur à cause de son horaire… j’ai une bonne excuse - tant pis j’aurai versé ma dîme) et samedi (là ce pourrait être la catastrophe parce que je vais voir Laura Vasquez mais j’aurai vendredi pour organiser le passage de clés et j’irai !)

mercredi, juillet 22, 2026

Fest 19 - billets et pharmacie avant l’Opéra en fin d’après-midi

 


Pendant le petit déjeuner et les échanges matinaux, recherche de quelques uns des spectacles off que je désire et peut encore assumer… en retenir quatre avec celui déjà prévu à l’Isle80 et tenter, avec les difficultés que me crée mon nouveau iMac si merveilleusement épuré d’enregistrer les contremarques sur une clé USB… pour une seconde série de deux spectacles achevant la liste limitée de mes possibilité de déplacement on me demande une confirmation de la banque qui ne réagit pas (elle le fera deux heures plus tard) et la commande est annulée… Fatiguée et énervée je tombe en m’éraflant sans gravité en sortant de la douche… je  me retape, j’enfile pantalon noir, corsage bleu marine à manches ballons j’enfonce mon chapeau trop grand sur mon petit crâne, vérifie que mon sac contient clé USB, une enveloppe pour les tirages et mon ordonnance, je sors ainsi équipée




et m’en vais, avec quelques rencontres souriantes, vers la boutique d’impression… 




Je continue vers la grande pharmacie (en traversant la librairie d'anciens de rigueur) 



et reviens vers l’antre avec des détours pour éviter les effets de foules (très réduits, les distributeurs de tracs sont épuisés et on rencontre surtout des valises à roulettes) parce que ce peu m’a déjà épuisée…

Rentrée dans l’antre je constate qu’au lieu de quatre contremarques je n’en ai que trois plus un second exemplaire de celle pour l’Isle 80… tant pis cela fera un (plus les deux annulés) spectacle en moins… ma foi cela diminuera la fatigue à venir… Gros déjeuner sieste, enfiler robe



et m’en aller vers dix sept heures trente vers l’Opéra pour assister aux deux heures cinq de « Neige, neige, neige » un spectacle (qui selon ce titre et les photos de Christophe Raynaud de Lage s’annonce beau et serein, malgré la gravité du sujet) de Lee Jaram



Sous une des photos je reprends la présentation qui en est faite

Neige, neige, neige, le dernier spectacle de Lee Jaram, démontre une fois de plus qu’elle est une voix singulière et sans égale dans le pansori contemporain – cet art du récit coréen accompagné au tambour. Au moyen d’un simple éventail, Lee Jaram plonge le public dans l'hiver glacé d’une nouvelle de Tolstoï – Maître et Serviteur –, sur les traces de Vassili et de Nikita. Tandis que le marchand cupide et son domestique voyagent de nuit, tous deux sont pris dans une tempête de neige. En transposant cette histoire au présent, Lee Jaram fait de ces personnages nos semblables, tiraillés entre leurs désirs, leurs angoisses et leur sens des responsabilités. 

Sur le programme de salle

J’apprends et pratique le pansori traditionnel depuis l’âge de 10ans. Raconter des histoires à travers le pansori est ce que je sais faire le mieux, ce qui m’est le plus familier. J’ai passé trenteans à m’entraîner sous la tutelle de maîtres du patrimoine culturel immatériel national pour apprendre le pansori traditionnel. Depuis l’âge d’environ 25ans, je crée mes propres histoires et les partage avec le public.

Et à propos de Maître et serviteur Quand j’ai décidé d’adapter cette histoire, «l’image» que j’ai immédiatement voulu créer était celle de me tenir debout au milieu d’un grand blizzard vide avec les spectateurs. Ironiquement, après avoir choisi d’utiliser le format du pansori traditionnel, j’ai commencé à douter de moi à nouveau, comme je le fais au début de chaque nouvelle création. Je me suis demandé si, pour créer cette image frappante à l’ère du multimédia, je n’aurais pas besoin d’utiliser la technologie moderne. Pendant un moment, j’ai envié les techniques des autres genres théâtraux: une mise en scène complexe et tape-à-l’œil, la projection vidéo, l’utilisation d’arts graphiques… Maître et serviteur m’a donné le meilleur conseil pour ce projet difficile: «Fais-le avec ce que tu maîtrises le mieux.» J’ai imaginé à quel point les sorikkun de la période Joseon devaient être anxieux et terrifiés la première fois qu’ils ont eu à exprimer des «gémissements fantomatiques» ou l’immensité de la mer

Plus loin, ceci qui exprime exactement la relation entre elle et la salle L’espace immense de la scène et du théâtre est ma toile. À chaque fois, je sens l’énergie du public, les expressions sur leurs visages, ce qui me permet d’aller à la rencontre de la toile du jour. Je peins sur cette toile méticuleusement, pour que le public voie clairement l’image que je crée. Je ne dois pas lâcher ce fil de concentration, ne serait-ce qu’une seconde. Chaque image que je dessine sur la scène doit être détaillée et «bienveillante». Je dois parler doucement, comme si j’expliquais quelque chose à un proche

Parce que si les photos de Christophe Raynaud de Lage disent calme et silence, figées dans une immobilité instantanée, le geste, le son sont tout sauf immobilité et inexpressivité calmes et tout prend forme devant nous, avec juste la petite distance qui doit être pour que ce soit du théâtre. En fait elle est passablement prodigieuse.



Quant à moi j’ai superbement raté toutes les photos des saluts (faute à ma fatigue et à la gymnastique pendant plus de deux heures due à ma mauvaise place. 

mardi, juillet 21, 2026

Fest 17 - courses, Théâtre des Halles et rendez-vous


Pantalon jaune tee-shirt grège chapeau enfoncé canne en main je suis sortie et partie un peu avant dix heures, presqu’à la fraiche ce matin et m’en suis allée, plaisantant cinq minutes avec un garçon qui se souvenait de m’avoir vu hier soir au Souffle (avec ma gueule de travers, on me repère) et que n’avais pas remarqué, ce qui m’a mise de bonne humeur quelques minutes, vers le Carrefour de la rue de a République, à travers la baisse de tonus un rien découragée des rabatteurs de public.



Retour avec charge presque totale (ai oublié le pain grillé mais peux le remplacer) pesant à mon épaule… quelques arrêts et la machine repart… Déjeuner, une sieste un peu trop courte et des lectures les remplaçant, un thé avec un cookie acheté le matin chez La Tropézienne 



et un départ un peu après dix huit heures vers le Théâtre des Halles pour assister, dans le jardin à un spectacle de François Cervantes « le clown comme un poème » interprété par Catherine Germain et son compagnon le clown Arletti



Spectacle dont je recopie, sous la photo ©Christophe Raynaud de Lage (qui sert d’affiche) prélevée sur le site du théâtre, la présentation qui en est faite

L’auteur François Cervantes invite l’actrice Catherine Germain et Arletti, le clown avec lequel elle vit depuis plus de quarante ans.

Il nous livre un pan du mystère de leur création, les raisons pour lesquelles il s’est intéressé aux clowns, ce qui l’a mené à se poser la question de l’art dans le théâtre.

Peut-on prétendre à l’art avec des corps sur scène ?

Pour tenter d’y répondre, s’ouvre une conversation fantastique.

C’est aussi stupéfiant que si un écrivain discutait avec son personnage.

Peut-être que le poème n’est pas une série de mots posés sur un papier mais une façon d’être au monde, un fleuve souterrain qui nous réunit.



Fatigue grande en attendant pendant que deux vaches se prélassaient sur des sièges convoités mais piapias agréables dans l’attente au premier rang… assez vertigineusement intéressant à mes yeux était porté principalement par Catherine Germain tant en Arletti qu’en elle-même quoique son texte soit selon elle rédigé par François Cervantes - on pouvait prendre de petits livrets de quelques pages, l’ai donné à M (petit-fils) qui a soulevé les sourcils puis dit qu’il le lirait avec attention au bout d’une phrase



Comme convenu, en sortant, je suis partie retrouver petit-fils pour fiancement/discussion dans une brasserie de la place Pie (laissant mes médicaments dans l’antre, certaine que ne trouverai pas exactement ce qui convient à carcasse (ceci écrit avant de partir). En fait ce fut pour être certain que ce soit halal un petit marchand de tacos et autres avec quelques tables et pour chacun une assiette fut une assiette de lanières de poulet au curry, avec des frittes (en ai pris trois) et une salade (une tranche de tomate) puisque de toute façon, j’étais certaine d’avoir de nouveau une petite faim à minuit… (je vais compléter en effet) habitude oblige.