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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mardi, juillet 07, 2026

Fest 3 - amitié et deux bons spectacles


 Après un réveil ahuri à quatre heures du matin en me demandant s’il est sept heures et pourquoi je me suis endormie dans ma robe noire et blanche et hors des draps (je m’étais allongée pour quelques minutes avant minuit et la mise en ligne du billet du jour… après que j’ai enfilé, mis un pyjama et me spot rendormie, je me suis réveillée comme prévu quelques minutes avant sept heures… Petit tour internet, petit déjeuner, m’habiller 



et m’en aller, passant par les remparts pour jeter cartons et papiers, vers la Civette et l’ « amie » internet (intimidée à plus juste titre encore que le pensais, elle en valait la peine). Un long piapia (j’espère ne pas l’avoir trop submergée par mon verbiage, échange de renseignements dans la mesure de nos connaissances sur des spectacles (entre autres elle m’a confortée dans mon choix pour celui de cette nuit et je lui ai dit le bien que je pensais malgré mes tribulations pour Malrodor | j’aimerais me procurer le texte |)… elle m’a pris en photo, je n’ai osé en faire autant et nous nous sommes séparées … suis rentrée un peu sonnée par les deux bons expressos et avec en poche les petits gâteaux joints aux tasses selon son désir.

Déjeuner à partir d’une partie du reste de poisson (va falloir que je refasse des courses) et du riz du vietnamien) vérifier que je me suis débarrassée des taches faites en bavant (suis une catastrophe) en buvant le second café, reprendre petite veste, chapeau



et m’en aller, en retard, renversant tout sur mon passge ou presque parce qu'en grande attente vers le Théâtre des Halles et son jardin pour voir « l’Evangile de la nature » texte élaboré d’après la traduction de De Natura Rerum de Lucrèce traduit par Marie N’Daye et Christophe Peron, adapté et mis en scène par Christophe Peron et interprété par Stanislas Nordey





Sous la photo figurant sur le site du théâtre je reprends la présentation du spectacle

Le poème millénaire de Lucrèce est une merveille de générosité, de pédagogie et d’humour, louant la connaissance, les sciences, la philosophie, l’humanisme et l’éveil de l’esprit vers les bienfaits de la nature. Il a influencé la cosmologie, la philosophie, et la littérature. Molière, Shakespeare, Montaigne ou encore Pascal, en firent leur livre de chevet. Botticelli y plongea ses pinceaux pour faire naître sa Vénus. Giordano Bruno y puisa sa science jusqu’au bûcher. Résonnant d’une théâtralité joyeuse, ses diatribes enfiévrées contre la vanité, le luxe inutile, l’obscurantisme, célèbrent la Nature, le cosmos, et l’amour de la vie, dans une langue sublime et salutaire.

Et j’avais bien raison d’en attendre quelque chose : c’est remarquable - bravo à Lucrèce bien entendu (et donc à Epicure dont il se prétendait élève), bravo à Marie N’Daye et Christophe Peron pour la traduction, un grand bravo à Christophe Peron pour la mise en scène et plus encore pour la scénographie (au centre du sol noir du rectangle limité par trois panneaux sur lesquels sont projetées des photos ou vidéos en accord avec le climat du texte quel, eau, forêts, rochers, silhouette humaine ou autre, un grand anneau posé à plat sur une estrade circulaire, et au centre un cercle qui s’y insère avec une pente, bougeant ou immobile) bravo aux compositeurs des musiques (même si mon coeur a failli y rester lors d’un brusque fracas), bravo aux lumières et bien sur bravo à Stanislas Nordey… Cela dépassait mes attentes.



Retour dans une chaleur vraiment éprouvante… aspersions, grand verre d’eau avec un peu de sirop d’orgeat pour accompagner cookie… tenter de récupérer. Préparer souper et après avoir enfilé robe blanche et bleu et la même veste bleue que l‘autre soir  



je m’en suis allée vers la Cour du lycée Saint Joseph et une assez bonne place pour un court spectacle coréen (qui avait plu à mon amie)  « 1° Celsius »... j'avaus une place au centre d'un rang, le jeune homme qui aidait les petites vieilles en détresse faisait des efforts sans succès pour effacer ma grimace... lui ai dit de n'en rien faire et je suis arrivée à rester sur mon deuxième rang à une place du bord et assez amie avec ms voisins pour que le jeune homme à ma gauche me courre après en sortant : j'avais oublié mon sac !



Une photo ©Seoul Performing Arts Festival et la présentation sur le catalogue du Festival

Avec le style électrisant qui lui est propre, et accompagnée par une musique dynamique, 1 Degree Celsius, la nouvelle production de Sung Im Her, transforme la scène en cœur battant d’un monde en réchauffement. Elle pose ainsi une question fondamentale: comment l’art peut-il inspirer l’action face aux changements de l’environnement

Avec ses sept danseurs, la chorégraphie explore les comportements humains et leur impact sur l’environnement, à partir d’un geste aussi simple qu’essentiel : la marche. À la fois origine, signature et horizon entre espaces naturels et urbains, elle se déploie au rythme d’une musique électronique vibrante. 

Le résultat est une expérience sensible et physique : une planète au bord du précipice, rendue visible et viscérale à travers une multitude de corps tiraillés entre l’espoir et la résilience. 

Sur le petit programme de salle je retiens ceci qui donne une idée assez exacte de la raison de notre grand plaisir

Retirer presque tout de la scène nous a permis de retrouver notre argument de départ : le corps en tant qu’harmonie, communauté, manifeste. Les corps des danseurs sont devenus les premiers porteurs de sens : des corps qui endurent, se heurtent, se soutiennent et se réorganisent. En retirant toutes ces couches inutiles, le spectacle a révélé son vrai sujet : l’humanité en tant qu’organisme collectif, capable de résilience même quand tout le reste a disparu.

L’idée n’est pas de faire du minimalisme esthétique pour Faure du minimalisme esthétique : c’est un geste éthique. Utiliser moins de ressources, moins d’énergie, c’est demander si nous pouvons faire face  cette crise à mains nues, sans illusions technologiques… (le fait est que ce serait bien mais n’ai guère d’illusion…)



Saluts, et comme nous les prenions en photos il se sont pris en selfie…



Départ et retour sur ce rire.

lundi, juillet 06, 2026

Un Coréen au Lycée Mistral

 


Réveil… endormissement… réveil et récupération. Ai mis vers seize heures passées comme une fois par an (ou moins) une robe de tissu fin légèrement glacé, large et avec petits parements plissés, noire avec de petits impressions blanches, vaguement ethnique, parfaitement ridicule pour laquelle j’ai un goût que n’ose défendre, mis tout ce qui me semblait utile dans mon grand sac, coiffé mon vieux et increvable chapeau auréole ; m’offrant ainsi le plaisir du ridicule j’ai franchi ma porte vers dix sept heures quinze




et m’en suis allée en belle chaleur et dans petit vent à rafales qui se voulaient brusques le long de la rue Joseph Vernet puis un morceau du boulevard Ranelagh, en marge de la vie du festival, vers le gymnase du Lycée Mistral pour assister (un peu inquiète parce que le programme indiquait comme langue coréen avec traduction anglaise) à un court spectacle (55 minutes) de la Corée, pays invité « Cuckoo » de Jaha Koo



Photo ©Bea Borges et présentation du spectacle sur le programme

Un jour, tandis que son autocuiseur sonnait pour lui annoncer que son riz était cuit, Jaha Koo a éprouvé un profond sentiment de solitude. En coréen, le mot golibmuwon (고립무원) qui désigne ce sentiment d’isolement et d’impuissance renvoie au mal-être de toute une génération. À la fin des années 1990, la Corée du Sud est touchée par une grave crise économique qui aboutit au placement du pays sous administration du Fonds monétaire international. Jaha Koo appartient à cette génération qui a connu l’explosion du chômage, des inégalités sociales et du taux de suicide chez les jeunes. Ces vingt ans d’histoire coréenne, l’artiste les revisite à travers un improbable dialogue avec trois cuiseurs à riz, entremêlant étroitement les récits politique et intime.

Un podium souvent dans l’ombre ou carrément dans le noir avec trois autocuiseurs de riz posés au sol et au dessus un panneau où sont projetées des vidéos (beau montage) de l’histoire de la Corée, des hommes encravatés, des colloques internationaux, des protestations; des émeutes, du sang, des cérémonies avec la voix de Jaha Koo ou directement le son d’origine (mais heureusement sous titres en anglais et en français) et puis de temps en temps la lumière vient sur les autocuiseurs qui se disputent comiquement, qui commentent et finalement Jaha Koo pétrit des disques et des boulettes avec un soin amoureux… Cela parait un peu dictatique, pas très fin, c’est très très bien et j’a beaucoup aimé.



Un retour en achetant chez le vietnamien qui s’est ouvert près des ailes du théâtre 11 de riz et de poulet à la citronnelle (mal empaqueté ai du faire du ménage en rentrant, jeter une partie trop importante du poulet, garder les trois quart du riz dans un boite au frigidaire.. Demain une rencontre qui m’intimide, un spectacle au Théâtre des halles et un spectacle de danse dans la cour du Lycée Saint Jospeh dont à tort ou raison j’attends plaisir.

dimanche, juillet 05, 2026

4 7 26 fest 1

 


Départ ce samedi matin vers 10 heures 20 dans petit vent avec rafales et sous ciel chauffé



vers le théâtre des Halles dans un Avignon qui commençait avec forte retenue encore à vivre « festival » 



pour faire imprimer mes billets et assister selon mon rite au premier spectacle se donnant dans la Chapelle, qui cette année était « Panique » de Romane Nicolas, mis en scène par Julia Vidit et interprété par Otty Belcour et Chad Colson, une production du Théâtre de la Manufacture CDN Nancy Lorraine




Je recopie, sous la photo venant du site du Th des Halles, la présentation du spectacle 

Pour décortiquer la mécanique de la rumeur, l’autrice Romane Nicolas écrit une fable, affranchie de tout réalisme. Au cœur d’une communauté de rats, l’inspecteur enquête sur une prétendue mort mystérieuse… La désignation des coupables mènera la meute à la panique générale.

En s’emparant de cette écriture joueuse et inventive, en forme de farce, Julia Vidit met en scène les dérives totalitaires d’une société sous surveillance. Les deux interprètes s’emparent de l’espace de jeu pour nous faire imaginer un souterrain peuplé de rats, aussi inoffensifs que dangereux et nuisibles pour eux-mêmes. À qui profite la fabrique de l’ennemi ?

Et j’avoue que (fatigue de ma part, rodage du spectacle en ce lieu, ou autre raison) ce fut une déception… Je ne suis pas arrivée à entrer vraiment dans le spectacle et ne suis pas sortie d’une indifférence bienveillante… et finalement un peu agacée





Retour en belle chaleur dans un reste de vent et une animation un peu plus affinée (mais encore loin de la vie normale de la ville en festival) vers l’antre, faisant quelques courses chez Spar dont sans savoir pourquoi une salade de pommes de terre et thon qui va me servir de diner/souper   après le long spectacle de la Cour d’honneur souriant de voir que les Titous de la Galerie se sot mises au festival (vaguement envie de m’en offrir une… on verra)

Archivage de la masse des photos de la parade, un peu d’internet, confection et absorption lente et appliquée à quinze heures d’un déjeuner et sieste… avec un réveil paniqué en constatant que ce petit sieston a duré un peu plus de trois heurs, me calmer, préparé ceci en buvant un thé avec cookie




Me changer sans effort d’élégance (tout à fait dans la note en fait, en haut du classement sourire, par contre j'avais pris un petit sac y avait installé billet, portefeuille et un éventail totalement inutile mais ni lunettes ni la moindre chose pour couper ma soif) et m’en aller vers le Palais, en petite crainte du fonctionnement de carcasse (ce qui était bien vu)



gagner avec une légère avance ma place au second rang presque au centre pour voir le grand spectacle de la Cour d’honneur pour la première partie du festival : « Maldoror » de Julien Gosselin (que j’aime pour de bons souvenirs) d’après Roberto Bolaño et Lautréamont (une production de l’Odéon) pour lequel à ce stade, avant de le voir, je n’ai que des photos de répétition par Christophe Raynaud de Lage et la présentation sur le programme sans le petit livrer de salle (je compléterai éventuellement dans la journée de dimanche)




Dix ans après son adaptation de 2666 au Festival d’Avignon un grand souvenir de bien plus de cinq heures à la Fabriqua), Julien Gosselin retrouve Roberto Bolaño et fait dialoguer l’écrivain chilien avec un grand poète du XIXe siècle : Lautréamont. Tous deux n’ont eu de cesse de sonder la violence humaine, ses origines et ses zones d’ombre. 

Dans un spectacle à la croisée du théâtre, du cinéma et de la performance, le metteur en scène poursuit son travail sur la littérature. S’ancrant dans l’Amérique latine des années 1970, Maldoror interroge l’œuvre d’auteurs et d’artistes qui ont su côtoyer au plus proche le mal absolu. 

Alors ressenti en sortant : spectacle intelligent, basé pour Bolaño en grande partie (très majoritairement) sur « La Litérrature nazzi en Amérique » livre aimé que j’ai envie de rechercher dans mon barda/bibliothèque - belle utilisation de la vidéo pour découper le fil et mettre tel ou tel point en évidence - un bravo aux machinistes pour les changements d’emplacement des éléments de décor - un bravo aux caméramans qui enregistrent en direct ce qui est projet - une grand bravo aux acteurs et actrices pour leur jeux- et pour le traitement des voix quand ils incarnent un ou une nazzi interviewé sur leur lit de souffrance - un beau spectacle 

Mais abus de torrents de fumigène (ce qui à vrai dire est fréquent avec Gosselin) et plus grave à mes yeux : une façon d’ignorer superbement le mur et le palais qui me fait penser que ce spectacle aurait été mieux à sa place à la Fabrika (bien sur des scènes sont filmés sous les arcades derrière la scène ou un fois dans une salle du palais mais c’était facilement transposable à la Fabrika.



Une première pause un peu avant une heure du matin (j’en ai profité pour aller boire un café dans le cloître) pour changer l’aménagement du décor en créant de grands espaces clos avec ou sans ouverture dans lequel le public (jouant ainsi sa part dans les prises de vue) était autorisé à se déplacer (comme mon voisin j’ai préféré rester à ma place jugeant que grâce aux écrans j’en profitais mieux) seconde partie que j’ai tout spécialement aimé



Mais lors d’une seconde pause à deux heures et quart, honte à moi, j’ai un peu hésité et puis… carcasse commandant ainsi qu’une certaine lassitude, m’en suis allée "ranger grand-mère". Honte à moi, ai loupé une grosse demi-heure. Tant pis