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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

lundi, juin 29, 2026

Un dimanche paresseux



En rentrant de mon rendez-vous avec le faux petit fils samedi soir, j’ai constaté que place de l’horloge la baraque du festival était ouverte ; des  touristes et autres achetaient des souvenirs qui ne me concernaient pas ; sur un petit présentoir  juste en entrant étaient empilés ces programmes papier que n’achetant pas mes places au cloître mais à la Fnac (moindre choix mais l’habitude et un petit avantage financier) je ne reçois pas ;  j’ai interrogé du regard la jeune femme derrière!re le comptoir, elle m’a souri.. suis repartie avec mon butin…

Et après douche, lavage de cheveux, lit retapé, je me suis assise avec l’agenda sur lequel je reporte à gauche mon poids de chaque jour et à droite mes rendez-vous mais qui était resté vierge pour juillet, avec le petit carnet qui m’a servi à noter les spectacles achetés ou retenus (ainsi qu’au crayon les tentations) pour éviter les doublons et tenir compte des trajets et temps de pause indispensables et avec ce programme ouvert à la page des lectures organisées une fois encore à Calvet (ne figurent pas sur le programme en ligne) certaines des rencontres dans la cour de Saint Louis et à la maison de Villars… j’ai noté comme certaines presque toutes les lectures, comme très souhaitables deux des rencontres au Saint Louis malgré leur horaire dissuasif (fin de matinée ou mitan du jour… je Dois si je veux tenir prévoir autant que possible une pause déjeuner adapté à carcasse dans le calme de l’antre)… Il me reste du temps disponible pour des moments chez Vilar, quelques spectacles du off, des moments de récupération prolongés et une rencontre pas trop tardive avec petit fils pour aider au financement des vacances en août…


Au surplus, laissant intouché le tas de repassage, j’ai repris comme ces derniers soirs, ma relecture en picorant dans plusieurs livres des discours, débats, souvenirs de Hugo (si l’éloquence parlementaire pouvait avoir un fond et un verbe à sa hauteur !) et, entre autres à l’Assemblée législative le 9 juillet 1850 lors de la discussion d’un projet de loi présenté par ce qu’il appelait le parti clérical (Montalembert et ses amis) qui sous couvert de la liberté de la Presse réduisait presqu’à néant ce qu’il en restait 

Voulez-vous que je vous dise ce que c’est que cela, messieurs ? c’est une protestation de notre gouvernement contre nous-mêmes, protestation qui est dans le coeur de la loi, et que vous avez entendue hier soir du coeur du ministre ! (Sensation) Une protestation du ministère et de ses conseillers contre l’esprit de notre siècle et l’instinct de notre pays ; c’est à dire une protestation du fait contre l’idée, de ce qui n’est que la matière du gouvernement contre ce qui  en est la vie, de ce qui n’est que le pouvoir contre ce qui est la puissance, de qui doit passer contre ce qui doit rester ; une protestation de quelques hommes chétifs, qui n’ont même pas à eux la minute qui s’écoule, contre la grande nation et contre l’immense avenir ! (Applaudissements)

Et plus loin, un peu avant la fin de la séance, à propos du « parti clérical » et après un vif échange avec M. de Montalembert qui se sentait visé et auquel Victor Hugo avait répondu qu’il ne s’adressait qu’au parti 

Oui, énervé comme il l’est, réduit à la ressource des petits hommes et à la misère des petits moyens, obligé d’user pour nous attaquer de cette liberté de la presse qu’il voudrait tuer, et qui le tue (Applaudissements) ! hérétique lui-même dans les moyens qu’il emploie, condamné à s’appuyer, dans la politique, sur des voltairiens qui le raillent, et dans la banque sur des juifs qu’il brûlerait de bon coeur (Explosion de rires et d’applaudissements) ! balbutiant en plein dix-neuvième siècle son infâme éloge de l’inquisition, au milieu des haussements d’épaules et des éclats de rire, le parti jésuite ne peut plus être parmi nous qu’u objet d’étonnement, un accident, un phénomène, une curiosité (Rires), un miracle, si c’est là le mot qui lui plaît (Rire universel), quelque chose d’étrange et de hideux comme une orfraie qui volerait en plein midi (Vive sensation), rien de plus. Il fait horreur, soit , mais il ne fait pas peur ! Qu’il sache cela, et qu’il soit modeste ! Non, nous ne le craignons pas ! Non, le parti jésuite n’égorgera pas la liberté…

dimanche, juin 28, 2026

Rites d’un dernier samedi de mois

 


Un matin un rien cafouilleux mais pas tant, robe coure bleu marine en coton gauffré non doublé, chapeau énoncé et une tache de dentifrice sur la joue (que n’avais pas vue), le sac Fragonard en ve d’achats potentiellement encombrants accroché à mon épaule, découragée d’avance et sure de ne pas être à la hauteur

 


je m’en suis allée vers le marché de la rue Carnot, 



m’arrêtant au début pour acheter un éventail circulaire en tissus colorés chez ma marchande habituelle (à laquelle j’avais acheté le samedi précédent mon grand sac pas si commode mais aimé) et à la fin chez la femme qui sort d’anciens pneus et autres des sacs et porte-monnaies un nouveau porte-monnaie que je pensais plus commode que mon vieux perlé (ça se discute mais tant pis) 



un petit tour sur le marché des Carmes pour quelques photos de fleurs (deux à peu près réussies.. honte à moi),.. 



J’ai repris le chemin vers les halles, achetant en fin de parcours mes deux cookies préférés (à la pistache ou avec angélique confite) et deux nouveaux napperons chez le bonhomme auquel j’ai acheté un tablier et une série de torchons… 



deux photos de fleurs devant les halles et l’achat d’un bouquet de godétias... et dans les halles : deux rizzotos aux cèpes, deux gratins de courgettes, 400 grammes de dos de cabillaud pour les deux ou trois jours à venir…



Retour dans la chaleur pesante des rues, la forme que j’avais retrouvée avec joie et surprise en atteignant le marché de la rue Carnot, se dissolvant pour faire place à un épuisement qui m’aurait rendue hargneuse si mon gendarme intérieur ne m’avait morigénée.




Déballage, mise en place, des passages sur internet, un déjeuner si copieux que je pensais ne pas en venir à bout (si je n’engraisse pas c’est à désespérer) une sieste etc…



Je suis repartie vers dix huit heures trente vers la place Saint Jean le Vieil pour la rencontre habituelle avec le faux petit fils… qui avait quelques minutes de retard sa trottinette étant tombée en panne… ce qui m’a permis d’apprendre à me servir du nouvel éventail… long piapia devant la boutique, pour évoquer le financement de ses vacances en Guinée en août avec petits cadeaux d’usage… nous devons nous revoir dans les derniers jours de juillet et du festival



Retour de petite vieille bien lasse (riant en elle-même de la touriste américaine qui à l’aller a tenu à être photographiée avec elle)

samedi, juin 27, 2026

Vendredi matin dans les rues

 


Fermement décidée à me sentir bien et forte et tout et tout ai enfoncé mon chapeau, pris ma canne et un sac contenant papiers et emballages que je suis allée jeter près des remparts



avant de reprendre la rue Joseph Vernet et de la suivre pour aller à Monoprix 



mais arrivée en haut de la rue de la République j’ai fait un détour via le tout début de l’avenue Jean Jaurès pour aller attendre longuement (en compagne notamment d’une femme de 89 ans qui m’a soufflée par son dynamisme et avec laquelle j’ai fait assaut de plaisanteries pour tuer le temps) de me faire photographier, de conformer mon adresse mail, de payer l’abonnement pour avoir ma carte du off (que je viens d’enregistrer sur une clé pour aller la faire tirer sur papier un jour prochain)… j’ai repris le chemin vers Monoprix pour acheter collants, serviettes, élastiques pour cheveux, mouchoirs et pour rencontrer (mais ce n'était pas prévu) le frère d’un ami internet venu depuis Uzès faire un tour dans notre bonne ville… il m’a donné un exemplaire de ses dessins comme ceux qu’il m’envoie régulièrement en MMS… 




Courses faites (j’ai failli rouler les mouchoirs) j’ai repris le chemin du retour en cherchant l’ombre via la rue Pourquery de Boisserin où on commence à installer le village du off, la rue Bouquerie, le plan de Lunel, la rue Viala, la rue Saint Agricol pour le cookie de La Tropézienne etc…



Et le reste du jour fut : lavage d’une robe, repassage d’une autre et traintrain habituel (en attendant mes deux sorties de demain)