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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

samedi, juillet 18, 2026

Fest14 - Jardin de Calvet matin et soir encadrant fatigue ou paresse

 


Réveil relativement tardif, petits tours sur le net, opter pour jean fais foncé et tee-shirt à manches courtes bleu marine, peser mes 35 kgs 300 cents, penser il faut encore faire effort pour les accroitre, jeter mon très aimé chapeau de trop d’années, brosser mes cheveux comme pouvais, sortir, jeter les papiers et cartons près des remparts 



et continuer dans une chaleur très très relativement moindre (perdu un degré) vers les jardins de Calvet et la lecture organisée par RFI et la Sacem 



Relire à ma place préférée le petit programme, re-découvrir qu’il s’agissait ce jour de « Dof ! Perdre l’esprit » de Mamadou Sellou Dialo (Enseignant chercheur au Département Métiers des Arts et de la Culture de l’Université Gaston Berger de St Louis du Sénégal, coordonnateur du Master cinéma et réalisation audiovisuelle de création (Master CIRAC) - auteur et metteur en scène, dirigeant l’atelier de recherche et de pratiques des arts de la scène et de l’écran (ARPASE) lequel produit des pièces expérimentales de théâtre-récit (récits de vie, conte théâtralisé, théâtre documentaire…) comme me l'apprend le programme qui présente ainsi ce texte

Deux jeunes gens sont enfermés dans un centre de repos pour qu’ils « reprennent leurs esprits ». Mais ce que Il et Elle disent de la folie est loin de ce que nous nous imaginons. Nous risquons même de sortir de cette visite, aussi déçus que le serait un spectateur de théâtre qui paye pour voir un singe qui danse et qui tombe de façon inopinée sur un homme qui se suicide.



Déçus non, pas vraiment si j’en juge par moi, et impressionnés par la petite jeune fille qui joue le versant elle (l’autre joue femme étant chargée des transitions et didascalies) même si le « il » est de belle force (son histoire était tant juste un tout petit peu moins atroce).

J’ai applaudi l’auteur venu les rejoindre mais me suis éclipsée à la poursuite d’un peu de force avant son entretien



et j’ai pris le chemin de Monoprix, me demandant si par hasard ils n’auraient pas un chapeau bien moins beau et bon que celui du bon chapelier mais plus rapidement trouvé… en ai choisi un rond, un peu trop grand mais j’ai décidé de m’en satisfaire pour le moment du moins (ou de l’adopter définitivement) 



avant de continuer vers le Carrefour de la rue de la République pour quelques courses complémentaires 



et de rentrer en passant chez Subito pour acheter des petits raviolis en sauce (après avoir constaté assise pour reprendre force sur un plot près de l’Opéra, que le tout m’avait pris un temps démesuré et qu’il était treize heures passées)… Tour sur internet, sourires, déjeuner lent et sieste d’autant plus profonde que j’avais décidé de, tant pis, négliger une fois encore le Souffle d’Avignon (« les Vieilles » en gros des vieilles guerrières socialement… présenté par ETC CARAÏBES, tant pis)



Je ne suis sortie à nouveau qu’un peu après vingt heures (places non numérotées et donc queue) pour aller écouter à vingt et une heures 



dans le jardin de Calvet à nouveau, mais cette fois dans le cadre du Festival In, « l’intraitable beauté du Monde » d’Etienne Minoungou



Je recopie sous la photo de Gaël Maleux trouvée sur le site du Festival le présentation du texte

Conteur hors-pair, Étienne Minoungou fait dialoguer les pensées d’Édouard Glissant et de Sony Labou Tansi dans un dispositif scénique à mi-chemin entre la conférence et le stand-up. Deux voix se rencontrent ainsi : celle de l’écrivain antillais, appréhendant le Tout-Monde et la créolisation, et celle d’un poète et essayiste congolais, ancrée dans une parole de réveil. Comment changer les imaginaires pour faire advenir d’autres humanités ? De la décolonisation du monde et des esprits à l’urgence de vivre ensemble, Minoungou porte les colères et les utopies, accompagné de la saxophoniste danoise Katrine Suwalski et du poly-instrumentiste burkinabé Simon Winsé. L’Intraitable Beauté du monde creuse le sillon d’un théâtre de la conversation, sensible, rythmique et charnel. 

En piochant sur le petit programme de salle : le spectacle est un mais né d’un dyptique (marqué d’ailleurs par un moment où le public a pu alerter circuler (tout comme Minoungou qui en profitait pour aller des amis) et aller s’abreuver à des comptoirs d’eau



La première partie est centrée sur son travail « Si nous voulons vivre » à propos de Sony Labou Tansi qui a toujours cherché à nous avertir et à nous éclairer sur le devenir du monde.

La seconde « Le Tremblement du monde » écrit en 2024 avec Aristide Tanagda et Felwine Sarr  est une oeuvre de collages tissés à partir d’une quarantaine d’ouvrages d’Edouard Glissant. Une traversée de sa pensée poétique, philosophique et poétique.

Ils imaginent tous les deux des systèmes de pensée qui dépassent leurs propres conditions géographiques : ils essaient de s’adresser à l’ensemble des humanité … Je suis toujours frappé pas l’actualité de leurs propos Tout ce qu’il dit dans cet entretien tout comme dans le spectacle est beaucoup plus riche, révolté, ouvert, école de regard etc… que n’ai force et place de noter ici. .. Juste noter sa notion de « théâtre de conversation » qui est en effet la tonalité qu’il donne à ce spectacle merveilleusement accompagné par deux musiciens Karine Suwalski, Simon Winsé.



Après les saluts il est arrivé à nous précéder à la porte de sortie du jardin pour nous distribuer des petites cartes portant au verso 

In jour viendra où chacun pourra réclamer un droit à l’opacité… Le principe mystérieux qui anime le vivant confère à chaque existence une singularité irréductible mais une opacité approchable. Le consentement général aux opacités particulières, sera considéré comme le plus simple équivalent de la non barbarie.

vendredi, juillet 17, 2026

Fest 13 - draps Cloître Saint Louis et Jardin de la Vierge

 


J’ai démarré le jour par le changement de mes draps et un juron parce qu’en déployant le drap de popeline grise que he m’étais offert et que j’attendais d’avoir 84 ans pour en avoir le droit j’ai conté qu’il y avait eu incompréhension entre la vendeuse et moi et que le beau drap plat de popeline était en fait un drap housse un peu trop large de surcroit… le juron flottant dans l’air ai sorti un drap plat, ai mis le drap housse sur le lit avec plus de facilité que d’ordinaire puisque n’avais pas à tirer mais un résultat plus sujet à caution… enfin j’ai fait de mon mieux… et reportant la robe à petites fleurs orange de la veillent me coiffant aussi bien que possible et enfonçant mon chapeau (qui commence au bout de quinze ans à donner des signes de faiblesse : se découd dans un coin.. ce qui ne se voit pas encore) pour maintenir les cheveux, suis sortie 



et suis partie vers le Cloître Saint Louis, où je suis tombée à un moment où les discussions ne me concernaient pas… 



tant pis je venais surtout pour la billetterie où j’ai acheté deux billets pour le samedi 25 juillet prochain, un pour assister le matin au Jardin de la Vierge aux deux petits spectacles de la série 3 de Vive le sujet qui comprend la prestation de Laura Vazquez, avec celle du duo MazelFreten et un pour le soir, dans la Cour d’honneur pour le Collectif XV dans « Le Pas du Monde » - une petite pause assise dans le cloître 



et je suis repartie vers Monoprix pour acheter une grosse ampoule, des petits cintres commodes pour ranger les pantalons et des serviettes en papier pour renouveler ma réserve… ai traversé pour acheter à la Grande Pharmacie des petits Brumisateurs de sacs (pas ma marque préférée tant pis) … ai traversé à nouveau (ma vie est compliquée, sourire) pour enfoncer le sac contenant cet ensemble d’achats dans un haut sac en papier et poser dessus une portion de brandade parmentier, deux cent cinquante grammes de dos de cabillaud et un petit pot de salade de petites pâtes en sauce aux pignons… 




Avec cette charge, j’ai repris le chemin de l’antre (en passant par La Tropézienne pour le cookie de rigueur)…. Une déjeuner pas tout à fait aussi consistant que l’avais décidé, je n’en avais pas la force (suis resté sur le succès des trois cent grammes pris mercredi)… une sieste, avalé le cookie avec un très grand verre de sirop d’orgeat, enfilé la petite robe bleu marine rafraîchie, enfoncé chapeau une fois de plus 



et suis partie un peu après dix sept heures vers le Jardin de la Vierge pour assister, en bas du gradin à la série 2 de Vive le sujet qui comprenait



photo Chistophe Raynaud de Lage

« Revenir au monde » de Juliette Navis

Dans le film My Dinner with André de Louis Malle, deux hommes dînent au restaurant en débattant de la vie et de la mort. Dans Revenir au monde, Juliette Navis imagine le contrechamp de cette scène. Avec la complicité d’une cheffe, elle convie le public dans les cuisines d’un restaurant où trois femmes s’affairent, tout en confrontant leurs points de vue sur l’existence et sur la place qu’y tient l’art. 



Deux visions face à la vie : l’intellectuelle qui cherche un exutoire à sa détresse devant l’inefficacité du théâtre et la cheffe, son amie d’enfance, qui a renoncé à la cuisine gastronomique pour devenir cheffe indépendante et migrante qui fait la cuisine là où on l’appelle, qui prend la source de sa cuisine et de son bonheur dans les coutumes et ressources locale, deux amies d’enfance se retrouvant et l’attention tendre la cheffe



photo Christophe Raynaud de Lage

« Dear » de Johanna Malédon

Entre Paris et Berlin, la chorégraphe Johana Malédon et la scénographe Felicia Riegel échangent des lettres. À distance, chacune construit un monde avant de le confronter sur scène. Entre transformation de l’espace et adaptation du corps, leurs actions se croisent, se décalent ou se manquent. À partir de parpaings qu’elles déplacent ou brisent, un espace commun se dessine peu à peu, traversé par le poids, la fatigue, les traces et la poussière. Dear explore ce qui se joue dans l’écart : comment faire ensemble dans un monde qui résiste, et comment faire place à une douceur qui ne se donne pas d’elle-même.



J’ai mis du temps à entrer dans leur proposition et peu à peu la joie de la destruction, l’inventivité, la beauté des gestes m’ont accrochée



En sortant, je suis allée presqu’en face à la Chapelle du Verbe incarnée acheter un billet pour « Descendante des combattants » (il ne saurait  y avoir un festival où je n’assiste pas à un de leur spectacle 



Je voulais rejoindre ensuite le théâtre des Carmes cet celui de l’ile 80 pour acheter des billets (dont l’un me permettant, comme horaire de rendre visite à Martine Belay-Benoit… et puis j’ai réalisé que j’étais passablement lasse et qu’il était temps de rentrer, de « ranger grand-mère ».