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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

jeudi, avril 30, 2026

Mercredi avec théâtre


 Ciel bleu, tiédeur printanière montant avec le jour… matinée lessive, un peu de repassage, un peu de formalités, changement des draps avec le soutien du tout petit plaisir fragile de l’épanouissement des pivoines (on fait avec ce qu’on a)


Faire le petit trajet vers le cabinet de gérance pour payer mon loyer et apporter enfin les quittances des assurances 



continuer en montant la rue Saint Agricol vers la place de l’horloge, le bureau de tabac, le Canard enchaîné 



et redescendre vers l’antre en achetant en chemin du riz et des tomates farcies (paresseuse me sentais plus encore que d'ordinaire) chez le traiteur de la rue Saint Etienne.




M’en aller en début de soirée vers le théâtre des Halles pour mon dernier spectacle en ce lieu avant le festival :  « K/C » de Fabien Arca, mis en scène par  Christian Girat et interprété par Charly Breton et Delphine Ciampi-Ellis




Sous la photo prélevée sur le site du théâtre je recopie la présentation

« On ne connaît que ses initiales : K/C. Lycéen solitaire de 17 ans, il vit avec sa soeur et sa mère chez son beau-père qu’il exècre. Tout cela se passe à Aberdeen, petite ville industrielle du nord-ouest des États-Unis. Avec son pote Kriss, il rêve de monter un groupe de punk rock. En attendant que cela se produise, il nous livre son regard drôle et à vif sur la société étriquée qui l’entoure. Entre récits, chansons, poèmes, pensées et manifeste punk rock, K/C dresse le portrait d’un adolescent qui en l’espace d’une journée va décrocher du système scolaire pour faire le choix de la musique. Et si nous assistions à la naissance d’une légende ? » 



Un spectacle sympathique… parfois mieux que cela (il a une belle façon de moduler, d’infléchir en passant d’un univers à l’autre — elle est dans l’ombre, vouée à l’accompagnement musical), parfois un peu lassant… oui sympathique.

mercredi, avril 29, 2026

Vitrines

Ce mardi matin, mes pivoines s’épanouissaient en splendeur rose presque blanche, éclataient, commençaient à penser à freiner sur le chemin de leur déclin vers la mort.



Quand je m’en suis allée en restant aux vitrines vers la boutique de tirage et impression vers la rue des Fournisseurs pour, après une longue attente (une jeune femme faisait tirer en cinquante exemplaires des petits livrets, en changeant d’idée de temps à autre et je me sentais minable avec ma petite clé USB contenant une déclaration d’impôt et les attestations | il commençait à être temps| des assurances successives de l’appartement dont il me fallait deux exemplaires)



repartir vers le Carrefour de la rue de la République (j’avais oublié les blinis et les yaourts) en m’arrêtant au passage chez l’horloger pour racheter un petit réveil.



Revenue dans l’antre, n’ai guère fait quoi que ce soit de notable… sauf du picotage de lectures) 

mardi, avril 28, 2026

mes rues du lundi


 Ciel pur annoncé mais il s’y promenaient quelques nuages… 


dans l’air qui se dégourdissait suis allée jeter des papiers et emballages près des remparts et en rentrant par  la place j’ai acheté au petit Carrefour deux cents grammes de cabillaud et des raviolis aux ceps (intéressant n'est-il pas ?)


Repassage, quelques activités, déjeuner, sieste... je suis repartie

vers Monoprix pour y acheter des cintres, une chemise rayée bleu et blanche taille 14 ans et un tricot en fil bleu marine taille petite femme avant de me battre avec le distributeur de billets de ma banque qui me rationne (en m’y prenant à trois fois je suis arrivée à lui arracher 270 euros… j’irai les voir


et m’en suis revenue… en prenant mon thé avec cookie, j’ai attrapé dans un tas un souvenir du festival de l’année dernière, « incarner une abstraction » d’Anne Teresa De Keersmaecker édité par Acte Sur, ai ouvert, circulé un peu, trouvé

« … je voudrais évoquer brièvement les Slow Walks ces « marches au ralenti » que Rosas a organisé quelquefois à Bruxelles et à Paris. Ce sont des événements urbains auxquels chacun peut s’inscrire, sans aucun prérequis techniques. « Vous pouvez marcher ? — OK, parfait, vous pouvez danser ! » En groupe, nous parcourons à peu près 100 mètres en une heure, dans un tempo d’une extrême lenteur, qui est par lui-même une expérience délectable. Cela nous fait prendre la mesure du rapport au temps parfaitement fou qui nous est quotidiennement imposé..."

lundi, avril 27, 2026

Dimanche

 


Sur le jour en bleu

sur la chaleur qui monte

le doux soir descend



Matinée lavage cheveux etc… Je suis sortie un peu avant dix huit heures pour aller vers Utopia Manutention pour assister (en attendais plaisir et ce fut presque mieux) à « Nous l’orchestre » de Philippe Béziat avec l’Orchestre de Paris et plusieurs chefs d’orchestre



Je fais un copié/collé d’un passage de la présentation sur le site du cinéma (comme la photo)

La caméra pénètre dans ce grand corps vibrant par l’architecture de la Philharmonie de Paris qui semble retenir son souffle. Elle en épouse subtilement les formes, les mouvements organiques, les couloirs et les coulisses, lesquelles, avant même l’arrivée d’une présence humaine, semblent vouloir nous susurrer à l’oreille quelques secrets, tels des soupirs. Ce n’est que le prélude à la brillante composition de sons, d’images et de musique concoctée par Philippe Béziat, en véritable virtuose qui part à la recherche de l’accord parfait. Il ne se contente pas de filmer les éléments, il les déstructure, les restructure, joue avec leurs rythmes, leurs textures. Pizzicato, les mots se plaquent sur les sons, les sons sur les visages, les notes répondent aux images, comme les cordes répondent aux cuivres, et vice versa, à la poursuite d’une mélodie lumineuse qui se déploie sous nos yeux. Pianissimo, le réalisateur et son équipe rendent perceptible l’invisible, transcendent les plus infimes expressions des êtres qui œuvrent ensemble, à commencer par celles de Klaus Mäkelä, le jeune chef prodige finlandais qui indique la direction, celle à suivre, celle à trouver. Un cheminement peuplé d’attentes, de doutes, de fragilités, d’espérances parfois déçues. La route est ardue, exigeante. Qu’on ne s’y trompe pas : il faut tellement plus qu’un métronome pour que 120 cœurs battent à l’unisson ! On ne peut que s’émerveiller de l’incroyable alchimie qui opère sous nos yeux, dans nos oreilles, alors qu’une vibration commune se propage de pupitre en pupitre, que crescendo montent nos frissons, un truc à faire vibrer même les pierres…



En regagnant l’antre je repensais à cette citation de Philippe Bézat reprise au début de la présentation… « Beaucoup de gens font du cinéma en adaptant des romans. Moi je fais des films en adaptant des musiques » et me disais que mieux que cela il a fait ce film comme on compose de la musique.

dimanche, avril 26, 2026

actuels et anciens de Rosmerta

 


Un matin un peu bousculé afin de partir à 9 heures 20, heure de ma douche d’ordinaire, sous un ciel nuageux contrairement à la prévision de Météo France et dans un air frisquet le long de la rue Joseph Vernet, avec un petit détour par La Tropézienne pour y acheter des paquets de petites meringues et de petits financiers, ma contribution à la collation de fin de l’assemblée annuelle de Rosmerta la première que nous tenions dans la nouvelle maison de l’avenue de la Trillade



vers laquelle j’ai repris mon chemin par les rues Joseph Vernet puis des Lices jusqu’à l’aumône générale 



où j’ai tourné dans la rue du Portal Magnanen vers la sortie des remparts, et au bout de quelques pas l’avenue de la Trillade…



Arrivée avec quelques minutes d’avance, le temps de déposer mes paquets, le temps du plaisir des retrouvailles et de deux petits verres de café… début de l’assemblée, plus vivante que d’habitude par décision des organisateurs, le temps d’une discussion avec un envoyé d’Amnesty International, le temps de la chaleur de notre consensus sur l’état du pays, de l’Europe, du monde, du point de vue des migrations, le temps de discuter de solutions (toutes sans espoir à mon avis ce qui n’est pas une raison pour renoncer), le temps de rencontrer la jeune artiste colombienne qui, avec la collaboration de quelques bénévoles de passage et surtout de jeunes a entrepris de garnir les murs du garage de fresques…



Après avoir grignoté une tranche de cake et acheté la BD intitulée Marginal écrite et dessinée par « le Pengolin » (si j’ai bien compris l’épatant garçon que Rosmerta a embauché pour assurer la quasi permanence de la maison) et édité  par l’Institut Convergences Migrations…je les ai abandonnés 




pour rentrer en passant cette fois par la rue des teinturiers (les arbres coupés dont les troncs avaient été tagués et qui portaient des dessins et poèmes ne sont pas que traces de souches)



et la rue Bonnetterie, abandonnée un moment pour acheter aux Halles, pour mon déjeuner, un petit clafoutis de légumes et une part de risotto aux asperges



avant de la reprendre en passant par la fleuriste pour trois photos et l’achat de cinq pivoines (tout petit bouquet, je ne pouvais en porter davantage sans les abimer) jusqu’à la place de l’horloge



et l’antre, où j’ai mis les renoncules dans un vase et feuilleté rapidement la BD avant un petit tour internet et la cuisine, le déjeuner, la sieste (intéressant ?)



A cinq heures et demi suis partie vers la place Saint Jean le Vieux et mon rendez vous de fin de mois avec mon faux petit-fils avec lequel j'ai piapiaté de Rosmerta en notre qualité d'anciens.