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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

lundi, juillet 06, 2026

Un Coréen au Lycée Mistral

 


Réveil… endormissement… réveil et récupération. Ai mis vers seize heures passées comme une fois par an (ou moins) une robe de tissu fin légèrement glacé, large et avec petits parements plissés, noire avec de petits impressions blanches, vaguement ethnique, parfaitement ridicule pour laquelle j’ai un goût que n’ose défendre, mis tout ce qui me semblait utile dans mon grand sac, coiffé mon vieux et increvable chapeau auréole ; m’offrant ainsi le plaisir du ridicule j’ai franchi ma porte vers dix sept heures quinze




et m’en suis allée en belle chaleur et dans petit vent à rafales qui se voulaient brusques le long de la rue Joseph Vernet puis un morceau du boulevard Ranelagh, en marge de la vie du festival, vers le gymnase du Lycée Mistral pour assister (un peu inquiète parce que le programme indiquait comme langue coréen avec traduction anglaise) à un court spectacle (55 minutes) de la Corée, pays invité « Cuckoo » de Jaha Koo



Photo ©Bea Borges et présentation du spectacle sur le programme

Un jour, tandis que son autocuiseur sonnait pour lui annoncer que son riz était cuit, Jaha Koo a éprouvé un profond sentiment de solitude. En coréen, le mot golibmuwon (고립무원) qui désigne ce sentiment d’isolement et d’impuissance renvoie au mal-être de toute une génération. À la fin des années 1990, la Corée du Sud est touchée par une grave crise économique qui aboutit au placement du pays sous administration du Fonds monétaire international. Jaha Koo appartient à cette génération qui a connu l’explosion du chômage, des inégalités sociales et du taux de suicide chez les jeunes. Ces vingt ans d’histoire coréenne, l’artiste les revisite à travers un improbable dialogue avec trois cuiseurs à riz, entremêlant étroitement les récits politique et intime.

Un podium souvent dans l’ombre ou carrément dans le noir avec trois autocuiseurs de riz posés au sol et au dessus un panneau où sont projetées des vidéos (beau montage) de l’histoire de la Corée, des hommes encravatés, des colloques internationaux, des protestations; des émeutes, du sang, des cérémonies avec la voix de Jaha Koo ou directement le son d’origine (mais heureusement sous titres en anglais et en français) et puis de temps en temps la lumière vient sur les autocuiseurs qui se disputent comiquement, qui commentent et finalement Jaha Koo pétrit des disques et des boulettes avec un soin amoureux… Cela parait un peu dictatique, pas très fin, c’est très très bien et j’a beaucoup aimé.



Un retour en achetant chez le vietnamien qui s’est ouvert près des ailes du théâtre 11 de riz et de poulet à la citronnelle (mal empaqueté ai du faire du ménage en rentrant, jeter une partie trop importante du poulet, garder les trois quart du riz dans un boite au frigidaire.. Demain une rencontre qui m’intimide, un spectacle au Théâtre des halles et un spectacle de danse dans la cour du Lycée Saint Jospeh dont à tort ou raison j’attends plaisir.

dimanche, juillet 05, 2026

4 7 26 fest 1

 


Départ ce samedi matin vers 10 heures 20 dans petit vent avec rafales et sous ciel chauffé



vers le théâtre des Halles dans un Avignon qui commençait avec forte retenue encore à vivre « festival » 



pour faire imprimer mes billets et assister selon mon rite au premier spectacle se donnant dans la Chapelle, qui cette année était « Panique » de Romane Nicolas, mis en scène par Julia Vidit et interprété par Otty Belcour et Chad Colson, une production du Théâtre de la Manufacture CDN Nancy Lorraine




Je recopie, sous la photo venant du site du Th des Halles, la présentation du spectacle 

Pour décortiquer la mécanique de la rumeur, l’autrice Romane Nicolas écrit une fable, affranchie de tout réalisme. Au cœur d’une communauté de rats, l’inspecteur enquête sur une prétendue mort mystérieuse… La désignation des coupables mènera la meute à la panique générale.

En s’emparant de cette écriture joueuse et inventive, en forme de farce, Julia Vidit met en scène les dérives totalitaires d’une société sous surveillance. Les deux interprètes s’emparent de l’espace de jeu pour nous faire imaginer un souterrain peuplé de rats, aussi inoffensifs que dangereux et nuisibles pour eux-mêmes. À qui profite la fabrique de l’ennemi ?

Et j’avoue que (fatigue de ma part, rodage du spectacle en ce lieu, ou autre raison) ce fut une déception… Je ne suis pas arrivée à entrer vraiment dans le spectacle et ne suis pas sortie d’une indifférence bienveillante… et finalement un peu agacée





Retour en belle chaleur dans un reste de vent et une animation un peu plus affinée (mais encore loin de la vie normale de la ville en festival) vers l’antre, faisant quelques courses chez Spar dont sans savoir pourquoi une salade de pommes de terre et thon qui va me servir de diner/souper   après le long spectacle de la Cour d’honneur souriant de voir que les Titous de la Galerie se sot mises au festival (vaguement envie de m’en offrir une… on verra)

Archivage de la masse des photos de la parade, un peu d’internet, confection et absorption lente et appliquée à quinze heures d’un déjeuner et sieste… avec un réveil paniqué en constatant que ce petit sieston a duré un peu plus de trois heurs, me calmer, préparé ceci en buvant un thé avec cookie




Me changer sans effort d’élégance (tout à fait dans la note en fait, en haut du classement sourire, par contre j'avais pris un petit sac y avait installé billet, portefeuille et un éventail totalement inutile mais ni lunettes ni la moindre chose pour couper ma soif) et m’en aller vers le Palais, en petite crainte du fonctionnement de carcasse (ce qui était bien vu)



gagner avec une légère avance ma place au second rang presque au centre pour voir le grand spectacle de la Cour d’honneur pour la première partie du festival : « Maldoror » de Julien Gosselin (que j’aime pour de bons souvenirs) d’après Roberto Bolaño et Lautréamont (une production de l’Odéon) pour lequel à ce stade, avant de le voir, je n’ai que des photos de répétition par Christophe Raynaud de Lage et la présentation sur le programme sans le petit livrer de salle (je compléterai éventuellement dans la journée de dimanche)




Dix ans après son adaptation de 2666 au Festival d’Avignon un grand souvenir de bien plus de cinq heures à la Fabriqua), Julien Gosselin retrouve Roberto Bolaño et fait dialoguer l’écrivain chilien avec un grand poète du XIXe siècle : Lautréamont. Tous deux n’ont eu de cesse de sonder la violence humaine, ses origines et ses zones d’ombre. 

Dans un spectacle à la croisée du théâtre, du cinéma et de la performance, le metteur en scène poursuit son travail sur la littérature. S’ancrant dans l’Amérique latine des années 1970, Maldoror interroge l’œuvre d’auteurs et d’artistes qui ont su côtoyer au plus proche le mal absolu. 

Alors ressenti en sortant : spectacle intelligent, basé pour Bolaño en grande partie (très majoritairement) sur « La Litérrature nazzi en Amérique » livre aimé que j’ai envie de rechercher dans mon barda/bibliothèque - belle utilisation de la vidéo pour découper le fil et mettre tel ou tel point en évidence - un bravo aux machinistes pour les changements d’emplacement des éléments de décor - un bravo aux caméramans qui enregistrent en direct ce qui est projet - une grand bravo aux acteurs et actrices pour leur jeux- et pour le traitement des voix quand ils incarnent un ou une nazzi interviewé sur leur lit de souffrance - un beau spectacle 

Mais abus de torrents de fumigène (ce qui à vrai dire est fréquent avec Gosselin) et plus grave à mes yeux : une façon d’ignorer superbement le mur et le palais qui me fait penser que ce spectacle aurait été mieux à sa place à la Fabrika (bien sur des scènes sont filmés sous les arcades derrière la scène ou un fois dans une salle du palais mais c’était facilement transposable à la Fabrika.



Une première pause un peu avant une heure du matin (j’en ai profité pour aller boire un café dans le cloître) pour changer l’aménagement du décor en créant de grands espaces clos avec ou sans ouverture dans lequel le public (jouant ainsi sa part dans les prises de vue) était autorisé à se déplacer (comme mon voisin j’ai préféré rester à ma place jugeant que grâce aux écrans j’en profitais mieux) seconde partie que j’ai tout spécialement aimé



Mais lors d’une seconde pause à deux heures et quart, honte à moi, j’ai un peu hésité et puis… carcasse commandant ainsi qu’une certaine lassitude, m’en suis allée "ranger grand-mère". Honte à moi, ai loupé une grosse demi-heure. Tant pis

samedi, juillet 04, 2026

La parade du off en fin d’après midi

 

et les accessoires auparavant, soit : le matin, lavage de cheveux, lessive, un bon peu de repassage, séchage cheveux, petits tour sur internet dont l’écoute de la lecture par Pierre Ménard (ou liminaire ou..) d’un passage d’"Irène" de Christine Lapostolle, cuisine, déjeuner, courte sieste, 



sortie vers seize heures en belle chaleur sans le moindre souffle de vent pour jeter un sac poubelles, acheter chez le petit boulanger qui fait sa mue un gros cookie (passable), me demander ce qu’annonce le bandeau que de jeunes asiatiques, au prix d’acrobaties et lutte avec le vent au dessus de l’entrée de l’annexe de l’hôtel d’Europe.



Un peu avant dix huit heures partir, me promettant de tenir de juguler mon réflexe photos vers la place Pie, point de départ de la parade du Off



Et là malgré mes bonnes résolutions trop d’images, tant pis c’est mon désir (et j’ai évité des doublons, j’ai été génée par des imbéciles très laids s’incrustant entre sujet de moi | dont un me soufflant en sus son haleine avinée pour me dire qu’il était plus intéressant…)  en outre j’ai jeté plus de vingt photos, n’êtes pas obligés de regarder.



Puis suis revenue vers l’antre pour enregistrer ceci et me détendre en attentant samedi et l’entrée en festival avec deux spectacles dont les cinq heures dans la cour d’honneur, les trajets, peut être une rencontre avec faux petit fils pour étudier financement vacances, et la vie quotidienne (je suis une égoïste parfaite jusqu’à la fin du mois.