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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

dimanche, octobre 25, 2026

Le rite sans encombre

 


Manif syndicale (CGT) prévue, autorisée puis interdite, devant la Préfecture vers onze heures… je juge que c’est trop loin, me sens coupable, me moque de moi et m’en vais (doudoune et chapeau parce que Météo dit que nous avons une température de 5°en dessous de la moyenne) un peu après 10 heures



vers le marché de la place Carnot en longeant quelques boutiques ouvertes, les autres à mon grand étonnement vidées, ou barricadées … et cet excès de méfiance me fait sourire et oublier mon petit mal-être.




En fait le marché avait perdu la moitié de son étendue et davantage encore de ses étals (la crainte s’ajoutant à l’approche de l’hiver) mais la marchande de bons cookies était bien là (avons piapiaté, évoqué cette panique affichée et découvert que nous étions proches voisines… elle habite rue Saint Etienne)



Place des Carmes (d’où était parti depuis une vingtaine de minutes je l’ai découvert ce soir un cortège vers la Préfecture)  peu d’acheteurs et quelques commerçants en bonne humeur réelle ou affichée malgré cela place des Carmes en bonne humeur dont la fleuriste toujours fidèle (quatre photos prises, moyennement satisfaisantes) 



Le trajet vers les halles était quasi désert  sauf les terrasses des cafés et brasseries. J’ai pris deux photos de fleurs avant d’entrer



pour acheter deux portions de risottos aux cèpes, un gratin de courges, une portion de lasagnes végétariennes pendant qu’un groupe manifestait devant la poste (on n’entendait rien depuis l’intérieur et il n’y avait plus personne quand je suis sortie dix minutes après l’heure indiquée par le Dauphiné Libéré.



Sur le chemin du retour (les magasins barricadés étaient plus nombreux qu’au départ) j’ai félicité les boutiques ouvertes dont la Galerie Ducastel (avons plaisanté)… Il semble qu’il y avait une manifestation non déclarée place de l’Horloge et un peu d’énervement rue de la République puis place Pie en début d’après-midi… quant à la soirée elle fut calme     près une dispersion par "les forces de l'ordre" un peu après seize heures, mais il semble que ce soit cette fois une manifestation sans poussettes.

samedi, octobre 24, 2026

Charroi et autres


 Un réveil tardif pour reprendre des forces, ou du moins un peu, assez pour enchaîner sans trop de précipitation : long effort pour débouchage de la douche, balayage des gravats  séchés dans la cour, changement de draps mené laborieusement à bien malgré le matelas qui prétendait que le drap housse était trop petit pour lui, récupération pendant un peu plus d’un quart d’heure, constat que la pluie prévue par Météo France après avoir déposé trois gouttes sur le ciment orange se désintéressait de cette prédiction…. Tout ceci étant, j’ai endossé par prudence mon imperméable bleu et enfoui mes cheveux dans le chapeau de pluie et suis sortie, le sac contenant les draps sales et un pantalon que je suis incapable de repasser accroché à mon épaule


pour m’en aller avec une démarche que j’imaginais, selon mes sensations, digne d’un marin ivre vers le blanchisseur/teinturier, rageant de constater que le sommeil et les cents grammes repris n’avaient eu qu’un effet limité sur mon tonus.




Avec deux draps propres dans mon sac je suis rentrée en faisant un détour par le bout de la rue des Fourbisseurs et la rue des Marchands avec l’arrêt rituel au magasin U : deux boites de soupe | j’en fait collection retrouvant ce plaisir hivernal | un plat à réchauffer pour mon déjeuner, un cookie médiocre mais acceptable…  



Une longue sieste… je suis allée jeter un sac poubelles et des papiers et emballages aux remparts avant de passer au petit Carrefour de la place (vinaigre blanc, petites crevettes, vinaigre blanc,  autres soupes, kit kat), et j’ai passé aussi doucement que souhaitable le reste du jour. 

vendredi, octobre 23, 2026

Une fête à Rosmerta

 


Et le plaisir et les sottises de Brigitte. Première sottise voir que la température était encore en dessous des 20° et de la moyenne pour Avignon à cette date et, après avoir promené mon aspirateur leur dans ma chambre et dans le coin cuisine, sortir avec la cloche de lainage chiné et ma doudoune grise sur le chandail gris, beige et ocre 




pour m’en aller un peu avant onze heures vers la place Pie en achetant au passage pour ma contribution à la collation chez la Tropériennne, deux petits sacs de mini meringues, deux de financiers, deux de croquants et deux de navettes et dans la boutique de la place du Change un sac de canistelli et un de petits macarons



seconde sottise :  je me trompais d’une heure pour la fête qui avait lieu à quinze heures et non à quatorze heure ce que j’ai constaté en vérifiant mon carnet, prise d'un doute un peu tard, assise devant une table de brasserie de la place… j’ai fait durer le plus longtemps possible (sans complexe : je n’étais pas seule à occuper très longtemps une table au delà du temps nécessaire, et en cette saison il y a peu de clients) un plat de ravioles et deux cafés serrés



troisième sottise : sous prétexte d’allonger la durée du trajet j’ai acheté une boite de cigarillos au bureau de tabac de la place (je n’ose croire en la vérité : cette erreur à n’était peut être pas si innocente puisque j’ai également acheté un petit briquer) en rejoignant la rue Bonnetterie puis la rue des Teinturiers…



quatrième sottise : je me suis assise pour attendre un peu sur un banc de ciment devant les remparts à côté d’une presque petite vieille à canne qui fumait et l’ai imitée en fumant un quart de cigarillos avant de ma décider à rejoindre vers quatorze heures trente la maison de Rosmerta, de retrouver mes amies, de jouer un peu les mouches du coche, d’être reconnue par quelques anciens, d’assister à la fin de la confection du décor de ballons par une jeune ado appliquée et joyeuse 



cinquième sottise : j’ai fini le cigarillo ce qui était encore moins malin que je le pensais, puisque, même si je suis partie la première vers seize heures trente par la rue des Lices je me suis cassée  la figure sans raison en cherchant mon porte monnaie pour acheter un cookie rue de la République, (une fois encore presque écartelée par l’empressement de mes bons samaritains de sauveurs) et après avoir récupéré un moment j’étais si floue que me suis à nouveau assise deux fois sur le chemin de l’antre… Restent le plaisir de l’amitié et le plaisir de fêter la jeune femme qui après cinq ans de Rosmerta a enfin trouvé depuis un mois un appartement indépendant pour elle, son compagnon et ses trois enfants (et l’adorable dernière aux tresses ornées).