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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

mardi, août 18, 2026

En ce lundi

 


Qui ne gardait pas trace de la pluie tombée ni de l’orage qui ne vient pas, si ce n’est le degré qu’avait perdu notre canicule. En ce lundi où je n’avais ni perdu ni gagné le moindre grammes malgré mes efforts mais sans doute prise un peu de fermeté dans mon pas, je suis sortie aux heures encore fraiches ou relativement, un peu avant dix heures 



et m’en suis allée longeant les boutiques qui se préparaient à ouvrir ou décidaient que non puisque lundi nous étions, vers le Carrefour de la rue de la République.



Retour avec des purées de pomme de terre et de courgette, du cabillaud sous vide, des crevettes, compotes, crèmes à la pistache et cookies dans l’antre… décidée à n’en plus bouger pour ce jour.

Et dans l’après-mdi de ce lundi dans l’antre je me suis promenée un peu avec des poètes de la Méditerranée, et même si certains rencontrés avant m’avaient peut-être davantage émue, charmée, mise en colère ou en joie, avaient mieux discouru ou chantée, même si d’autres, nombreux, plus loin, plus tard, se pressaient avec la promesse de leur force de leur sagesse ou de leur charme, je me suis arrêtée au Liban auprès d’Issa Makhlouf


Dis moi l’aube, ce que demain apportera. Quels seront les nouveaux espaces arrachés à la banquise et à la forêt d’Amazonie ? Que sera le nombre des tués et ceux que leurs désirs séparent ?


Parle-moi de la paix et des guerres écrites dans les gênes depuis l’âge de glace jusqu’à l’errance  parmi les galaxies. Est-il une sagesse dans les armes ? Dans l’or de l’épée, dans l’explosion de l’atome ? 


Aube, parle-moi de l’animal qui a peur de l’animal ; des requins rejetés dans l’océan, nageoires amputées, flottant sur l’inertie des vagues.


Parle-moi des femmes enceintes assises sur le crépuscule dans l’attente du miracle ; de leurs rêves qui voyagent avec le dernier rayon, s’y nourrissent et frémissent.


Promets-moi, aube, que tu reviendras, en compagnie de l’amant et des lèvres mouillées par les lèvres. Restitue son parfum au jardin quitté par ses senteurs. Illumine son ciel et fais briller l’astre des mélancolies.


Aube, passage de la sève entre nuit et jour, raconte-moi la lumière qui s’éparpillera dans les praires. La prodigue lumière élargit des chemins, salue le bonheur dans l’écume.


Quelqu’un te cueillera, aube, comme le cueille la rose, ou viendras-tu seule, astre étranger qui tend le firmament ?


Parle, aube… Que s’est-il passé ? Tu me regardes et ne dis rien.

lundi, août 17, 2026

Dimanche

 


Je me suis lavé les cheveux, j’ai fait des sottises, je me suis appliquée à grossir (et ça j’en ai marre) - en me réveillant à vingt heures d’une seconde et brève sieste j’ai vu qu’il avait plu un peu… pas beaucoup et il faisait toujours aussi chaud m’a-t-il semblé.. j’ai pris du Doliprane.

L’orage lui n’est pas venu, mais la pluie a fait encore des passages discrets je crois. Bon c’est idiot de faire un billet pour cela. Disons que la vue de cette plume sur mon orange auquel j’essaie de m’adapter (dès que possible j’ajouterai table chaise et plantes pour l’animer un peu, mais il me faut une dizaine de jours et des bras pour le transvasement du bac qui encombre toujours la cuisine auparavant) que la vue de cette plume m’a pour une raison ou une autre assez séduite pour une photo et qu’ensuite ben… comme elle était là..

dimanche, août 16, 2026

Le rite au coeur de l’été

 


Puisqu’il fait toujours aussi délicieusement chaud (ou pas encore vraiment en début de journée), puisque la promesse d’orage recule (prévu demain soir), puisque j’ai pris cent grammes, puisque ne marcherai sans doute pas demain, m’en suis allée, cheveux coincés dans le chapeau, canne en main et avec au fond du sac mon tout petit filet pour limiter les tentations et le gaspillage…



vers la rue Canot et son marché 



sur des jambes qui prenaient assurance en s’activant lentement… devant des étals en nombre légèrement réduit et sans être trop bousculée.



Mais, comme d’autres, la fleuriste de la place des Carmes a pris des vacances bien gagnées



et suis revenue vers les halles achetant en passant mes deux cookie préférés (un à la pistache et un au citron avec angélique confite) à mon « amie » et volant trois photos de fleurs devant l’entrée des halles (mais cela manque décidément de variété en ce moment).



L’italien des halles était ouvert (un gratin de courgettes et une petite portion de salade de pâtes  ont rejoint les cookies dans le petit filet, tout fier d’être presque rempli)



et je suis revenue vers l'antre contente de moi (pour si peu)... Un jour d’activité très modérée : aspirateur, lave-sol paresseux et un peu de cire juste sur le coffre pour le plaisir de l’odeur. Je pense que Paumée va rester fermé demain sur ces grandes nouvelles : je me lave les cheveux, l’orage vient (j’espère) et je fais un peu repassage… 

samedi, août 15, 2026

Petit circuit matinal

 


Notre canicule passe de rouge à orange (les promesses d’orage s’éloignent également) et j’ai pris cent grammes hier… malgré cela, flemme, dégout (ma carcasse réagit spécialement mal ces jours ci à mes gros repas) ou un peu de la mélancolie de l’automne qui nous guette, je n’avais envie que de me rendormir… J’ai décidé que le sac poubelles demandait à être remplacé ce qui était faux, ai enfilé une courte robe en jean, enfoncé mon chapeau et suis partie le jeter aux remparts



avant de prolonger un tantinet ma marche hors de nos murs, cherchant sans y parvenir à photographier deux petites grappes sur la vigne de l’esplanade, cherchant à voir le bas du pont, cherchant à saisir le mouvement des visiteurs, cherchant à photographier le fleuve malgré la végétation envahissante, 



y renonçant et passant sous la petite tour près de la percée pratiquée pour l'accès au parking, regardant les gens circuler dans la cour du châtelet, regardant les touristes ne pas acheter assez de souvenirs, et, par amusement, parce que cette envie flotte par moments dans un coin de mon crâne ou pour leur donner l’exemple, m’offrant le plus petit des filets moins commodes (surtout avec cette petite taille) plus encombrants et nettement plus chers que les sacs de Monoprix, toutes raisons de leur trouver du charme, et l’inaugurant en achetant un cookie chez « La Tropézienne » avant de rentrer (le tout m’avais pris à force de tourner en rond une heure quarante) et de vivre le reste du jour dans l’antre.