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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

vendredi, novembre 06, 2026

Pluie non plus, chance non chance

 


J’avais hésité pour ce jeudi matin d’accompagner la manifestation puisque cette fois elle avait été autorisée au parcours traditionnel intra-muros entre la Cité administrative depuis le haut du Cours Jean Jaurès, la rue de la République, la Place de l’horloge jusqu’à la Place du Palais, sauf si la pluie forte annoncée la veille était plus au rendez-vous que mercredi

J’y avais renoncé puisque mon téléphone, bien que rechargé se refusait à démarrer… ai enfilé un vieux et aimé pantalon de velours brun et un chandail grège et brun clair, sous la parka kaki capuchon rabattu (ce qui s’est révélé malaisé pour installer mon grand sac en bandoulière et plus encore le petit sac de tissu imperméable jaune contenant la boite, la garantie, l’appareil etc…), j’ai enfoncé la cloche de laine grise,  suis sortie à dix heures 



et m’en suis allée sous un ciel qui s’éclaircissait au devant de mon avancée vers la poste… et j’ai eu le joie d’apercevoir face à moi le regroupement du cortège. J’ai commencé par entrer dans la poste, attendu un peu, jusqu’à ce qu’un garçon prenne en main le téléphone qui miraculeusement a demandé mon code pim que j’ai entré, l’écran s’est ouvert attendant que je commence… satisfaite ai mis l’appareil dans mon sac 



et j’ai rejoint joyeuse le cortège qui avait démarré mais était suffisamment long pour que je puisse circuler sur le côté/dedans, en communion. J’ai rencontré deux des plus anciennes et aimées bénévoles de Rosmerta et je suis rentrée les rejoindre dans une zone un peu pagailleuse du cortège entre deux syndicats



jusqu’à la rue Saint Agricol où je les ai quittées pour aller tenter de joindre le secrétariat du toubib… et j’ai juré parce que j’étais de nouveau  devant « pour appel urgent »… l’ai remisé et j’ai décidé d’attendre (pour le médicament à renouveler, la trimébutine, en n’en prenant qu’un cachet sur deux par jour je peux tenir dix jours)

jeudi, novembre 05, 2026

Pluie 1


Jour que Météo France annonçait comme voué à d’incessantes pluies fortes avant un jeudi voué aux pluies fortes
Jour que j’attendais avec une grimace résignée à un petit tour dans les rues pour les courses indispensables et avec la crainte vague d’un déversement depuis la terrasse supérieure d’une trop rapide et forte averse 
Jour où la température devait être un peu plus froide que mardi avec des rafales de vent d’une faible vigueur
Jour où j’ai, avec plaisir, été déçue
Réveil matin avec un léger retard… petit déjeuner, douche, internet dans le léger bruit de l’eau sur le ciment orange… j’ouvre les volets verts sur le sol humide frappé d’une pluie presque invisible… j’enfile imperméable (qu’il faudrait que je fasse réimperméabiliser ou que je remplace par ma vieille parka que je réserve à l’hiver) j’enfonce le chapeau de pluie, je sors dans le rire de deux jeunes femmes se dirigeant vers la place Crillon 


et je continue vers Monoprix par la rue Joseph Vernet et le petit dédale raccourcissant le trajet, jambes indociles et front baissé face à l’air froid (il est tout juste dix heures) dans un monde maussade et transi qui se dégourdira peu à peu



Retour vers l’antre avec quatre oeufs, un plat de pâtes et poulet à réchauffer, une salade de pâtes auxquels s’ajoutent en chemin une boite de dix cigarillos, le Çanard enchainé, le « Manuel d’auto-défense géopolitique » du Monde diplomatique, et deux cookies plus un plat de boeuf bourguignon (expérience à ne pas renouveler) à La Tropézienne.

Déjeuner, lourde sieste, j’ai passé le reste du jour à lire et écouter le monde du 3 novembre, revenant en arrière de temps à autre parce que j’étais distraite et à l’heure du thé j’ai vérifié mon téléphone par acquit de conscience de conscience pour pouvoir prendre un rendez-vous toubib demain matin (j’ai réalisé avant le déjeuner que j’avais sans doute jeté l’ordonnance en cours et gardé la précédente) et constaté que la batterie était à plat. Elle se recharge et je me trouve énervante.

mercredi, novembre 04, 2026

Mardi matin dans les rues

 


Un ciel clair avec passages de nuages, un air presque immobile, température inchangée et cent grammes récupérés… au moment de partir, ayant enfilé un pantalon de lainage brun er le petit chandail à col froncé beige et jaune vers la poste pour tenter de faire supprimer le blocage et la mention pour urgence, je constate que tout est redevenu normal (je crois comprendre que cette limitation vient à l’appui du conseil d’économie d’énergie en se déclenchant dès que l’appareil est trop chargé et qu’il suffit de veiller au niveau de charge pour l’éviter)… je décide donc d’en rester au sac à ordures à jeter et de les petites courses programmées pour le retour, j’enfile la doudoune grise et la cloche de laine, de mettre l’appareil photo dans la poche, et dans le grand sac un petit sac pliable, je sors et après le passage aux remparts pour jeter les ordures



je m’en vais directement vers le Carrefour de la rue de la République dans les rues dont le décor se partage entre des restes de barricadement (devenus rares) les traces d’Halloween qui s’attardent et les fêtes de fin d’année qui s’annoncent avec grande avance



Retour avec dans le sac un cookie fourré au chocolat, un petit gratin dauphinois, une salade de concombre et deux petits tiramisus vers l’antre où le reste du jour fut cuisine, repas, lutte contre les fantaisies désagréables de carcasse et moins de tâches ménagères que l’aurais dû, en bougonnant un peu contre la pluie promise pour mercredi et en suivant avec une attention souriante le déroulement du dernier jur de campagne pour les Midterms. Avec aussi la lecture de quatre pages du Monde Diplomatique et un coup de téléphone à la dame de Grignan qui regardait le Ventoux depuis sa chaise longue à Montbrun. Passionnant comme une vie de petite vieille égoïste.

mardi, novembre 03, 2026

Dans les rues du lundi matin

 


Jour un peu plus froid que la veille, un reste de vent, quelques centaines de grammes perdues après un soir et une nuit de carcasse indocile… sauts et lectures sur internet pendant le petit déjeuner… une lessive… faire le lit… nettoyage de la petite salle de bains… douche… se vêtir… mettre dans mon grand sac un sac pliable pour d’éventuelles courses, le chèque de loyer et le téléphone au fonctionnement capricieux, enfoncer cheveux indociles (je me dis que je devrai relaver mes cheveux ou juste les mouiller et sécher avec plus de soin et puis comme cela semble idiot je hausse les épaules mentalement) dans la cloche de laine, sortir, passer par le cabinet de gérance pour payer mon loyer 




et continuer trébuchante, sourire coincé, vers la grande poste.



Acheter un nouveau téléphone, un peu plus petit et épais et la nouvelle prise qu’il nécessite, ressortir et regagner l’antre en passant par le boulevard Jean Jaurès et la rue de la République  pour faire un tour à Monoprix d’où je sors avec deux stylos billes, un col roulé en coton et cachemire brun, un paquet de serviettes en papier pour ma réserve ainsi qu’un plat à réchauffer, puis à la pharmacie Grégoire pour du Doliprane.

Installer difficilement la prise et brancher le téléphone, vouloir prévenir la soeur toulonnaise que nos échanges redeviennent aisés et ne pas le pouvoir, le téléphone s’obstinant malgré plusieurs tentatives à afficher « pour appel urgent uniquement ». Envoyer un message dépité à Toulon en disant que, fatiguée, je n’y retournerai que demain… déjeuner avec application, sieste et au moment d’enregistrer les photos (et d’en supprimer) reprendre par acquit de conscience le téléphone, l’allumer et constater qu’il est devenu facile d’appeler la soeur toulonnaise, piapiater un moment et reprendre le cours de la journée… Me restent à découvrir comment envoyer un message, régler la sonnerie etc… le tableau de bord étant si réduit au minimum qu’il s’avère fort mystérieux.

PS : j’ai pris le téléphone et constaté qu’il était revenu au « pour appel urgent seulement » j’ai trouvé le mode d’emploi et il m’a appris des tas de choses mais pas comment sortir de cette situation, donc je vais devoir aller demain matin apprendre comment faire — je ne suis décidément pas adaptée au monde contemporain (sourire de travers)