cette nuit, à cause d'Alcib, j'ai relu la correspondance de Léautaud entre 14 et 20 et une fois de plus l'agacement devant le côté pathologique de son amour des bêtes, et son dolorisme (ça me va!), amour des bêtes certes louable mais qui tourne à la monomania. Et en même temps cette fascination.
J'aime le style faussement classique, la parfaite urbanité avec quelques rosseries (jouissance de ses appréciations sur Claudel) mais qui restent infiniment plus gentilles que celles de Jouhandeau, son humanité et sa fausse humilité.
Je me sens moins chez moi que chez Calvino, Montaigne ou Simon mais j'ai un grand plaisir juste un peu mêlé à le lire.
1 commentaire:
Quand vous m'appelez Alcid, ça me donne des rhumatismes ;o))
Je crois que c'est ce que j'aime chez Léautaud, ce côté irrévérencieux. Et, en ce qui me concerne, il peut bien s'en prendre à Claudel, personnage pour qui je n'ai jamais pu avoir de sympathie... C'est vrai aussi que son amour immodéré des bêtes agace parfois, mais du moins c'est plus intelligent que les discours de l'ex-Marianne de Saint-Tropez.
Je voulais justement dire quelques mots de Calvino, pour épondre à un commentaire d'un jeune homme... Mais j'ai tellement de billets en retard qu'il faudrait que je cesse d'ajouter de nouveaux sujets à ma liste en cours...
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