Ce que j'aime : la complexité de l'homme, l'impossibilité de le ramener à une image ou une position bornée (ce que l'on lui reproche par la comparaison éculée avec Machiavel).La joie de mai 1981 et cette bouffée d'espoir, et même la haine de maman et de son entourage, haine qui ne s'est jamais démentie, et qui m'amenait dans chaque réunion de famille à le défendre (à nous défendre) avec fougue et parfois avec mauvaise foi. Difficile d'être bon juge dans ces conditions si même j'en étais capable.
Le froid rentre par ma porte fenêtre grande ouverte parce que je fume et mes os se rétractent.
Et puis la réunion sur le Parvis de la Défense, un certain lyrisme dont ma tribu se gaussait, et l'espoir, l'enthousiasme qui nous manque tant aujourd'hui, une certaine générosité, une importance donnée aux mots, à la culture, à l'ouverture.
Bien sur les déceptions, qui lui ont été attribuées entièrement. Mais bon sang, Chirac est il autre chose qu'une collection de slogans, contradictoires, et sans réalisation. Et quel souffle entraînant émane des notables socialistes majoritaires ? bien sur il y a la réalité dont il faut bien tenir compte mais ce n'est pas une raison pour renoncer à être entraînes par une autre vision du monde. Donner un peu d'idéal, sortir les gens de ce lancinant désespoir ou de cette résignation morose. Je ne peux m'y résoudre. Sentimentale
Mais s'être accommodé aussi totalement des méthodes de la FrancAfrique ça non .
En fait, je ne sais pas ce que je pense, si ce n'est qu'il était de bonne taille, sauf physiquement, qu'il a ramené la gauche et marqué son temps. Et qu'il était si français, sans nationalisme.
O vous les jeunes, une bonne partie de ce que vous jugez normal, une certaine liberté, n'existait pas avant 1981
1 commentaire:
C'est votre jardin, en photo ? Il est charmant... Moi qui n'ai ni jardin ni balcon ! heureusement que j'habite à côté du grand parc du mont Royal, au centre de Montréal.
Enregistrer un commentaire