. Je triche, voici une preuve du manuscrit et sa traduction.j'ai marché rue des Teinturiers avec la joie de l'ombre retrouvée, le bruit (je crois m'en souvenir) de l'eau, l'impression d'être chez moi et ma timidité, le délicieux tremblement intérieur de me sentir témoin et un peu complice et partie prenante de l'éclosion d'un projet de spectacle. J'étais si jeune. C'était peu mais j'ai gardé en moi la calade, l'odeur les bruits.
J'ai marché rue des Teinturiers, toujours naïve mais vieille. Petit sursaut en arrivant au coin : les Cordeliers, beaux, un peu squelettiques, s'affirmant devant mes yeux, reléguant mon corps douloureux. Une petite joie intérieure en retrouvant les arbres, les dalles bancs de pierre, les grandes roues. ..Un oiseau en cage, le sculpteur aveugle sur le pas de sa porte, touchant la pierre que j'avais envie d'effleurer, et ma compagne la douleur.
J'ai marché rue des Teinturiers dans la nuit douce et électrique, en sortant du spectacle, la foule des êtres beaux, jeunes, souples, les rires...
bon en fait ça ne tenait pas dans la feuille, et il y en avait beaucoup plus long. J'étais lancée
2 commentaires:
On devine quand même ton écriture...
Je repasse demain: j'ai fait la tournée de tous les "post manuscrits" aujourd'hui, une quarantaine, vanné j'arrive plus à lire!
Je viendrai te lire reposé !
Vraiment désolé pour ton mobile, aussi.
Oliv'
Très beau, ton texte. Très vrai, à mes yeux.
Oliv'
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