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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

dimanche, mars 26, 2006

les lumières de l'hotel d'Europe m'ont accueillie cette nuit, tentant de me consoler, alors que je rentrais un peu navrée d'avoir du quitter, à cause de ma sacrée carcasse, Il Re Pastore de Mozart au milieu du 2ème acte. Posted by Picasa
Mais j'avais eu le temps de savourer les retrouvailles avec les Folies Françaises (pas tout à fait au top mais quand même) . Patrick Cohën-Akenine et son violon penchés vers Sandrine Piau accompagnant, soutenant son chant "Barbaro ! Oh dio mi vedi" (mais dans sa première aria, à mon humble avis, ses ornements étaient un peu à la limite du goût), Paul Agnew sa diction parfaite et sa voix qui me fait penser à un abricot mur, la netteté et la beauté du chant de Céline Ricci en petit berger pruneau, et la qualité des deux autres chanteurs.
Après avoir cassé pour la dixième fois une des assiettes de mon ancienne collection d'oiseaux (il m'en reste cinq) j'ai cherché pour parachever la journée ce qu'on écrivait en 1775.
Madame Du Deffand consensuelle "Après tout il n'en est pas de la musique comme des vers et de la prose, les organes en décident, nos oreilles peuvent être aussi différentes de celles des autres que notre palais. "
Fiedrich Melchior Grimm à propos de Pierre le Grand : "Toutes ses entreprises portent l'empreinte d'un caractère ferme, mais impétueux, maître de lui-même, mais naturellement impatient ..Il voulut être législateur comme on peut être conquérant. Les lumières, les moeurs ... qu'il su transporter au sein de son empire, semblables à des plantes étrangères, n'y purent jeter que de faibles racines"
Toute comparaison serait farfelue, et, avec ses défauts, son "génie" lui a permis de planter même mal des réformes alors inadaptées. A Dieu ne plaise qu'il en soit de même aujourd'hui.

8 commentaires:

marie.l a dit…

je me souviens d'une de vos notes dans laquelle vous parliez de votre manque de culture. J'y pense à chaque fois que je vous lis et je souris (non pas ironiquement bien sûr, je ne saurais...).
Que devrais-je dire de la mienne. Ainsi, aujourd'hui je me suis arrêtée à Grimm, mais pas à celui que vous évoquez, je ne le connaissais pas, moi j'ai pensé aux contes (c'est plus de mon niveau !). Par contre vos évocations me permettent à chaque fois de chercher et d'en apprendre un peu plus et pour cela je vous remercie.

Pour ce qui est de mon histoire courte.. non je ne l'ai pas vécue, mais elle n'est pas inventée puisqu'elle a concerné une personne proche de moi qui ne s'en est pas encore remise.

Bon dimanche Brig !

Lancelot a dit…

Superbe ta photo de nuit !

Anonyme a dit…

Je savoure vos métaphores fruitières, la musique devient gustative... Synesthète Brigetoun !
Quant aux Lumières, je pense à Rousseau et à son attachement à la mélodie, à la musique vocale, à sa prédilection pour l'opéra italien
où la musique est au service du sens des paroles.

Arcturus a dit…

J’ai connu en des temps presque oubliés une jeune femme à Avignon plutôt laide mais belle d’intelligence et de cette aura qui nous rends les êtres attachants. J’avais envie d’elle, je ne sais pas si elle le savait, j’avais trop peur de fissurer ma carapace. C’est ce que m évoque Avignon ou je ne suis resté que trois jours de travail (jour et nuit). Plus un repas au restaurant que je redoutais et espérais en même temps . Vous savez sûrement la futilité de ces souvenirs essentiels. Les rideaux sont tirés et je ne vois plus le jour que pour acheter des cigarettes et même alors le monde m’effraie un peu plus chaque jour. « Je rêvais d’ un autre monde ou la terre serait ronde ».

Alcib a dit…

C'est vrai, comme le soulignent Mariel et Freudine, que l'on découvre de mieux en mieux Brigetoun à mesure qu'elle écrit des billets un peu plus longs. J'aime beaucoup ses images, ses comparaisons et... son immense culture.
« Il Re Pastore », ah il y a longtemps que je n'ai entendu cette musique Mozart. Je ne sais pas si je l'ai sur disque ; j'irai voir.
Vous vous souvenez sans doute, Brigetoun, d'un film de Visconti, « Violence et passion », dans lequel un vieux professeur à la retraite écoute Mozart dans le sanctuaire que constitue sa bibliothèque : j'ai longtemps rêvé de finir mes jours comme lui. Mais c'est un peu triste, à la fin, toute cette solitude malgré que, selon ce qu'il dit, « les corbeaux volent en bande, l'aigle plane seul dans le ciel. »

Brigetoun a dit…

brigetoun n'a pas une grande culture mais ne parle que de ses curiosités. Par exemple un grand retard en films, je n'allais qu'aux concerts et au théatre. Nulle en literratude contemporaine, en économie, en nouvelles technologies et je n'ai jamais ou presque regardé la télévision. Je suis un peu commele professeur à la retraite avec la porte du blog en plus

Anonyme a dit…

Pas dans le thème, je me permets de noter cette erreur qui est aussi celle d'une grande majorité d'Avignonnais — vous êtes donc excusée : l'hôtel se nomme "Hôtel d'Europe" (en référence à l'Europe mythologique) et non "de l'Europe"... D'ailleurs, il existe depuis 1799, quand la notion d'Europe géographique était encore balbutiante...

Brigetoun a dit…

autant pour moi ou au temps pour moi. Je pensais qu'il était juste un peu plus récent (ce qui ne changeait pas grand chose) - restauration, après la mort de Brune