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désolée, Paumée se veut à l'abri, sauf quand un acte fait déborder le vase, des allusions à la politique ambiante.. et si je suis reconnaissante aux envies de commenter je vous demande de me pardonner de rétablir la modération

samedi, mars 18, 2006


Nos platanes sont pour une bonne partie malades et sont remplacés par des érables, des frênes, des pins parasols, tous arbres très estimables mais que peut être une place provençale sans sa fontaine et son vieux, gros, noueux platane et ses cicatrices, témoin des générations d'êtres humains, veillant avec son ombre douce.

Giono dans "Arcadie ...Arcadie.." à propos de l'autre arbre qui fait notre paysage "Les vergers d'oliviers sont assis sur de petites terrasses soutenues par des murs de pierres sèches, blancs comme de l'os. Ce sont de petits oliviers gris, guère plus hauts qu'un homme, deux mètres cinquante au plus, plantés depuis mille ans..La terre qui les porte est très colorée, parfois d'un pourpre presque pur, communément d'une ocre légère, quelquefois sous l'ardent soleil blanche comme de la neige.. Dans l'arrière-saison, le soleil s'y attarde ; le feuillage de l'olivier ne fait pas d'ombre, à peine comme une mousseline ; on a tout le bon de la journée" ça c'est la provence intérieure, haut Var, Drôme et puis il y a la côte de mon enfance : "Un petit port méditerranéen, ..Trois, quatre barques avec de petites voiles ; de quoi, par bon vent et après s'être assuré que le beau était fixe, aller jusqu'à un kilomètre en mer .. pas beaucoup de poissons mais on pêchait des poissons rares, et surtout beaux : girelles, rascasses.. Un pêcheur solitaire dans une petite barque, du côté des calanques de Cassis par exemple, et qui tire l'une après l'autre des girelles de la mer. Chaque fois qu'il en prend une il la met dans sa main et il la regarde comme si c'était le Pérou... Le port lui même est généralement peu profond, très abrité. L'abri des ports de pêche méditerranéens tient du miracle. On y sent une raison qui a fait compte de tout.." Je voudrai tout citer ; je ne savais pas que j'avais ce pays (et les bords de mer près d'Alger) à ce point dans le sang.

Maintenant préparation à une après midi chargée par rapport à ma vie végétative, manifestation et dans la foulée concert de cuivres avec la "bonne société"au musée Calvet. Je regarde le ciel avec une crainte dubitative.
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2 commentaires:

Siréneau a dit…

Votre billet évoque presque tout ce à quoi je suis attaché, et ce plaisir de redécouvrir Giono, j'ai du le lire trop jeune, ne sachant pas encore apprécier, vous en parlez si bien, merci Brigetoun pour cette émotion que je ressens à vous lire.

Julie a dit…

A Paris, on a tendance à planter des gingkos bilobas, parce qu'il sont plus robustes.