vendredi, août 28, 2009

Toi, sérieux, attentif, un peu soupçonneux, ton regard en biais, l'histoire de tes labeurs tordant ta bouche, ne me juge pas, souviens-toi, tu fus bénévolent.
Je ne suis pas de même sorte, et face à ta force tourmentée, je suis toute faiblesse - j'y consens - j'y trouve couverture pour ma paresse quand je le veux.
Et tout de même, si j'ai bouffé, oui bouffé, il le faut, et dormi, par longues plages, je n'en suis pas restée là, j'ai agi, et tant pis si ça ne se voit pas - j'ai nettoyé la cour (les débris de pierres et les feuilles après la pluie), j'ai lavé le sol, et l'ai relavé, pour le sport - et j'ai lu, oui, bien entendu - et je refuse que tu dise que ça ne doit pas compter, parce que j'y ai plaisir - ce n'est pas souffrance et travail, c'est loisir, mais prenant - le temps a filé.
Et puis j'ai pris la terre, durcie, trop longtemps mise à tremper, jusqu'à devenir boue, séchée en se dissociant, et je la pensais prête, mais me suis trouvée les mains collées dans une sorte de mousse au chocolat, à la couleur étrange et sans goût, mais élastique, pleine d'air et adhérante. Me suis escrimée - ai tout jeté - ai nettoyé - et j'étais, moi, liquéfiée.

5 commentaires:

JEA a dit…

Etrange son nez de boxeur et quel contraste avec les cheveux délicatement bouclés...

joye a dit…

Cela faisait bien longtemps qu'on n'avait pas vu un de tes personnages sortir de l'argile !

Laver le sol pour le sport, Pierre de Courbertin serait fier de toi !!!

Gérard a dit…

tu as beaucoup fait avant d'être liquéfiée et surtout mis la main à la pâte.

arletteart a dit…

Ebauche englu�e avant de dispara�tre .....ainsi devient l'oeuvre inachev�e
il en va de la vie aussi

Muse a dit…

des plaisirs pourtant sains...je refais une lente remontée de tes écrits;quelques journées en demi teintes avant une embellie!