dimanche, août 22, 2010

Je ne sais pas, je ne crois pas, oui ce fut délicieux, mais je ne pense pas, voyez je me raidis, je ne veux pas, comment le pourrions nous, je suis trop essoufflée, ça ne se voit pas j'espère, mais plus ne peux parler, alors je me cambre, et me cabre, je freine et refuse, nous ne pouvons monter, non vraiment ne le pouvons pas, dans l'élan de notre valse, cet escalier tourbillonnant, ne le pouvons élégamment, fluidement, ne le pouvons c'est dangereux, vous y risqueriez vos jambes, et j'y tiens trop, et moi ? Moi je ne risque rien, voyons, vous savez bien, vous l'avez dit, je suis plus légère, infiniment, qu'une feuille, et ma chute serait danse, douce et lente, en amour avec l'air, pour épouser le sol.

(photo de petite soeur, éclaircie, pardon demandé à elle)

7 commentaires:

Lautreje a dit…

Magnifique. Je lis et relis plusieurs fois et je l'entends 1,2,3... Tout aussi magnifique cette photo et la mise en scène.

micheline a dit…

il est grêle cet escalier mais solide dans son élégance, il suffit de faire bien attention entre l'air et le sol.

koukistories a dit…

Valse hésitation avec élan.

La Fanchon a dit…

Que de légèreté se dégage de cette photo.

Gérard a dit…

Je prends note avec sa rampe en clé de sol

Anonyme a dit…

Et le tourbillon les fit s'envoler...
Arlette

maryse hache a dit…

vous dire, car j'aime tant :
ça voyage entre texte et image, en légèreté d'une danse / fragilité des souvenirs, des corps, de notre humanité, de notre vie / ça monte et ça descend entre notre enfance et notre vieil âge, entre notre tenance au sol et notre montée vers un ailleurs insoupçonné, à voies plurielles, au gré de l'essoufflement ou du délice / ça prend appui sur la langue au risque de la chute, mais celle d'une feuille, aérienne / ça offre prise et pardon dans la lumière
merci