vendredi, août 20, 2010


Le ciel avait perdu son bleu, et Brigetoun une bonne part de sa motivation, si le blog mérite ce nom.
Alors, paresseusement, elle reprend deux participations aux ateliers d'écriture de Pierre Ménard sur «Luminaire», endroit assez fabuleux où j'ose maintenant me risquer parfois, quand celui que je trouve me semble abordable pour petiote que suis, quand j'y pense, quand j'en ai envie. (je bannis, honte assumée, tout esprit de sérieux)
Adoncques : 354 : http://www.liminaire.fr/spip.php?article666 (pour lire le texte de Gérard Asequel, tiré de «L'Almanach des montagnes» et, à ce jour, une autre proposition, plus développée que la mienne)
«Chercher le poème entre les lignes de la prose utilitaire, la prose pauvre, informative et souvent informe de la presse locale. Le poème qu’on obtient par collage de phrases découpées dans le journal surprend par sa fraîcheur et son ironie, par son humour et son désespoir toujours simultanés, par la pluralité des lectures possibles, la fertilité de ces lieux communs ainsi distanciés d’être devenus des vers.»

«la Provence» 13 août 2010
Les choix se sont imposés d’eux-mêmes.
Nous faisons quelque pas jusqu’au cimetière.
Il ne fallait surtout pas couper les liens.
De petits bancs, entourés de verdure, invitent à une pause léthargique.
La gestion du patrimoine arboré offre désormais un espace privilégié.

et 343 : http://www.liminaire.fr/spip.php?article600 (présentation et texte de Laurent Septier «oeuvres photographiques complètes»)
«Établir une liste de photographies prises dans un lieu précis, sur une période donnée et les décrire d’une description limitée à une seule ligne de texte, pour les garder dans la boîte noire de notre mémoire. L’ensemble de ces descriptions forme une espèce de litanie spéculaire.»

place des Carmes, plan général depuis l’auvent, façade église derrière marchand de fleurs et un autre étal
façade Saint Symphorien, haut de la porte et petite rosace, léger biais à partir droite, lumière jaune doux, ombres feuillages sur pierres
façade Saint Symphorien, léger biais à partir de la gauche, pierres blanches mortes, sans lumière, branche en gros plan devant
façade Saint Symphorien de face, porte ouverte, un homme contre piédroit gauche
entrée de la place des Carmes, côté Carreterie, nouvel auvent ou mini-halles, gros plan montant métallique et marche, façades floues derrière
porte du cloître photo de nuit sous exposée, rougie en ajoutant de la lumière
pan de mur entre porte et rosace, ¾ biais de droite, nuit, presque obscure, texte projeté lumière jaune
trottoir devant le cloître, des petits coeurs en papier roses et blancs
façade église ¾, jeu d’ombres sur pierre, plus nettement dessinées que sur la deuxième
tables dans la nuit, lumière rouge artificielle, gens attablés, un «fantôme» trace d’un serveur qui passait

5 commentaires:

Pierre R. Chantelois a dit…

J'ai lu et relu. Très sérieux tout cela. Comment fait-on pour obtenir la note optimale? ;-)

cjeanney a dit…

la trace du serveur fantôme est visible (l'idée de s'essayer à la liste de photographie presque tous les jours en s'inspirant de sa journée, mais en y repensant, c'est trop facile, avec les photos de paumée c'est de la triche :-))

micheline a dit…

et c'est bien comme ça que je ne photographie plus que mon petit horizon, fut-il souvent sans beaucoup de lumière

Gérard a dit…

..ton talent n'est lui pas une façade

Anonyme a dit…

Belle idée ces litanies photographiques .... je vais essayer
Arlette (presque anonyme je désespère de faire apparaître mon avatar!!! caprice du blog)