samedi, décembre 04, 2010


Comme presque nombreux étaient les participants aux vases communicants de ce mois, comme j'avais journée presque chargée se terminant par un concert, un dîner rapide et un sommeil profond afin d'être en forme pour la rencontre familiale samedi à Paris, je pensais renoncer à ma recension (à lire tous les textes à vrai dire), mais, comme cela m'était à manque, l'ai tentée, de façon très simplifiée, en tâchant de choisir une petite citation de chaque, pas forcément pertinente, le reste étant à découvrir. En suivant l'ordre de la liste, sans même tenter de regroupement comme entre les textes concernant la musique, ceux qui m'ont le plus fait rêver un peu dans le vide, en me guidant sur les mots, quand il n'y avait pas une bande son, dans mon ignorance d'un peu trop vieille (je suis passée des Platers et de Bill Halley à l'Ircam ou Stockhausen, avec juste les chanteurs des boites de la Contrescarpe il y a une quarantaine d'années, et toujours la musique classique et baroque)

« on ne pouvait imaginer qu’il cessait là, au beau milieu du fleuve, inachevé, vaguement suspendu au-dessus de l’eau grasse et noire qui coulait vers l’océan que l’on imaginait pas tellement loin que ça puisqu’il nous arrivait de sentir sur nos visages quelque chose de marin, une sorte de liberté »
« Entre les cils sans larmes le tunnel – sèches entre les néons qui défilent trop vite pour les compter. Compter les ans, compter les gens. Over. »
et
« Dans ce recoin du nord-ouest ou brutalement à angle presque perpendiculaire, la Grèce rejoint l'Adriatique, il y a un très vieil estuaire, fait de marais. Dans l'intérieur de ce havre naturel, une ville a longtemps tenu, parce que protégée par l'eau, et rendant la mer accessible. Pyrrhus, nous dit-on, y a détenu Andromaque. Vous marchez dans Butrint, qui n'est pas ruine, mais simplement abandon, et le ciel, et l'estuaire, et les vieilles marches de pierre, et le puis ancestral et ces femmes là-bas qui marchent, c'était déjà ce qu'Andromaque voyait.»
« Je ne vais pas si loin, mais je ne me moque pas. Ou plutôt le rire s’étrangle. Ces pauvres types, tout compte fait, ils font pitié. Tous leurs messages ou presque sont suivis de la mention : zéro commentaire. Si en les lisant personne ne proteste, c’est sans doute que personne ne les lit, ce qui rassure un peu et en même temps serre le cœur. Au fond, a-t-on envie de les imaginer en monstres ? Si ça se trouve, il y a dans le tas des braves mecs, de gentils grand-pères.. »
François Bon http://www.volkovitch.com/ (et vases communicants, colonne de gauche) et Michel Volkovitch http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2363

« Six mains, des doigts qui se joignent ou pas loin, moi en-dessous. Je pourrais croire que c’est une ronde, c’est si joli ces formes qui se referment, trois femmes qui se tiennent, moi au milieu, mais non. Pas d’échelle non plus, l’une au-dessus de l’autre, femmes superposées de plus en plus floues ou nettes, non plus. Peut-être des femmes dominos, se toucheraient avant qu’elles tombent et moi encore debout plus loin »
« La meringue de plumes parée de tissages exhale le schnaps, l’eau de mélisse et les onguents musqués dont la vieille dame se frotte la poitrine par les nuits oppressantes »
et
« C’était être soustrait au devoir de vivre sans pour autant mourir que j’avais cru pouvoir jouer là, poussé par l’idée folle que c’était ici, dans ce rectangle marqué au sol, de 23,77 x 8,23 mètres exactement, qu’il aurait été une bonne fois pour toutes possible de régler l’affaire, que par une magique mais implacable opération, si jamais l’on parvenait à frapper des coups prodigieux, on atteindrait alors des niveaux supérieurs de l’existence et on serait comme sauvé, comme si un administrateur général des vies allait vous attendre à la sortie de la salle résonante, aux murs de tôle et pans de toit pentus, pour vous faire signer un miraculeux papelard sur le couvercle de la mallette d’où il l’aurait tiré, par lequel vous aurait été signifié que c’était bon, que pour vous c’était réglé, que les quelques coups droits croisés, fulgurants et frappés à plat en bout de course, par lesquels vous aviez pris votre adversaire à contre-pied, et que les trajectoires superbes et grisantes de vos revers le long de la ligne qui avaient coupé court à l’attaque pourtant très incisive de l’autre en face vous mettaient à l’abri pour toujours.. »
« La rivière vient creuser son lit, veillée après veillée, dans la poudre de ma mémoire. Je ne vois rien, ou presque. La terre à mes pieds, les pas du coureur devant moi, la lueur des bandes rétro-luminescentes. J'entends les souffles, les enjambées, l'eau qui coule à ma droite. Ne pas glisser, elle affleure. »

« Je suis sur le dos. Enfoncée dans un doux manteau blanc, cheveux éparpillés. Si ma mère me voyait elle parlerait d’Ophélie »
« Mais c’est ainsi : c’est ici le mot juste et je n’ai d’autre choix que de le glisser dans ma phrase et dans ma prose, au cœur de ma description qui aussitôt prend un cachet d’un autre temps — comme ces polaroïds jaunis que l’on découvre parfois, vieux signet oublié entre les pages d’un livre de poche à l’odeur poussiéreuse de bibliothèque et de souvenirs, où nos lectures suivent celles de nos frères et cousines, parents et grands-parents — marque-page abandonné là qui, comme un cairn au bord du sentier, indique le lieu de la trop longue description qui leur a fait reposer, découragé, le volume, pour ne jamais plus le reprendre
et
« Je ne le vois pas tout de suite. Il a changé, ce n'est plus le même, le fait de m'approcher de lui l'a semble-t-il transformé, déformé, anamorphose fantomatique, c'est incompréhensible, je peux le toucher, je suis à sa portée, tourne autour de lui pour m'apercevoir que cela ne peut pas être lui, non c'était impossible, je me suis trompé, erreur grossière que la fatigue seule peut justifier. »
« vous dirait gentiment que c’est du transport monsieur pas du voyage, voilà monsieur, du transport en commun, avec le mouvement autour de nous mais plus rien à regarder qu’on ne connaît déjà, et nous dedans qui nous concentrons pour nous faire de la place et que tout le monde puisse tenir debout mais du voyage non, alors pourquoi revenir au pays, justement là et maintenant, pourquoi nous faire parler du pays quitté alors que le 194 est bondé et qu’il n’est plus qu’à trois ou quatre minutes de son terminus ?

« Je traînais autour quand il y avait pas trop de clients. Je jetais un œil dans les voitures. Des jouets des fois sur la banquette arrière. Parmi tout un tas d’objets en vrac. Et l’intérieur des caravanes éventrées… Ça faisait de quoi méditer tous ces chez soi fragiles. Ces destins en suspens.. »
« Les pillards ne sont quʼun vieux souvenir, personne ne songe plus à y entrer. Le portail fermé par un triple collier de chaînes sʼouvre majestueusement sur rien. Ni sursis ni restauration, une pente à peine, les fruits de lʼéglantier, des herbes sèches, quelques simples dans des pots de terre cuite sur le rebord des fenêtres. Tout peut encore attendre. »
Michel Brosseau http://www.lesmarges.net/files/0ca66bd381ff4e75b5073d37cec78c96-1121.html#unique-entry-id-1121 et Jean Prod'hom http://www.àchatperché.net/spip.php?article238
et
« cette chanson qu’elle chante qui fait résonner les hautes vallées, un rythme, deux cordes frappées et puis elle pose le violon et la magie continue, le violon continue à chanter tout seul, nous sommes là-bas le sourire aux lèvres d’enchantement et Baradoï Morgeu court pour échapper à l’ogresse qui veut la rattraper pour la dévorer, sa fluette voix nous l’apprend et elle courre plus vite que je ne saurai le faire mais pas assez vite heureusement une flèche du frère chasseur arrête net l’ogresse transpercée qui meurt, paf , là … »
« Hein ! Il est curieux, l’homme.
Et bavard
Bavard
Rêve de tisser des brins d’herbe »

« l'écriture comme 

la sagesse des plantes: même quand elles sont à racines

il ya toujours un dehors où elles font rhizome

—avec le vent, avec un animal, avec l'homme.. »

« Et dans le geste de lire, ensuite : ça se complique. Les boeufs dès les premiers sillons se mettent à buter sur un silex qu’était pas prévu. Contournent. S’égarent. S’affolent. Cherchent à recommencer, quelque chose de régulier, d’ordonné, quelque chose qui puisse se récolter. »
et
« Etonnant Esteban avait dessiné la boule de terre de Dieu le Garde. Une boule oui,ça en avait la forme,énorme oui,mais une boule de terre non pas noire mais bleue. »
« Elle aime encore

Jouer sur cette plage

Si longue,

Si étincelante.

Et elle court

Très fort

Au Nord en journée.
Anticyclone 1035 hPa sur l'est du Canada, dorsale jusqu'au nord de
l'arc antillais.- »
Anita Navarrette-Berbel http://landryjutier.wordpress.com et Landry Jutier http://sauvageana.blogspot.com/

« J’avais sans peine l’idée d’une camisole sociale freinant mon regard et l’accès qu’il m’aurait permis, le frein lui-même établi par nécessité d’éviter un dévoilement trop simple, à la portée du moindre regard pour peu qu’on y mette la petite intensité supplémentaire nécessaireé
« il n’y aurait rien que ce geste, sans la poussière, rien que ce geste sans l’outil, rien que ce geste des bras miniaturisé au clavier par les doigts à vau le web, rien que ce sel d’encre qui bouillonne à la surface d’une pensée inondée, rien que le fil sur la parole et les paris, savoir qui va embobiner l’autre sur des replis de vie, rien ici pas plus qu’ailleurs où rien à dire ni à répondre »
et
« Je le regarde, une lettre de rappel en poche. Ne l’ai jamais vu tendre la main. L’ai toujours vu bien habillé. Ne l’ai jamais vu discuter. L’ai toujours vu regarder à demi, en biais, comme je le regarde moi-même. Parfois on suppose qu’il a bu mais il reste immobile, oeil clair. Un arbre, lui aussi. »
«Lorsqu’en quatre vingt quinze, je conduisais à pied les enfants à l’école, je la retrouvais vers neuf heures assise à la terrasse, le café boulangerie de la place toujours à l’ombre, elle regardait le monde, les voitures à l’arrêt, les cris parfois, les gens, la neige parfois et elle, son cigarillo aux lèvres, ou debout, petite calme et droite, les yeux un peu tristes ou alors ce n’était que le vent (le vent) ».

« Dans le lointain depuis longtemps il entendait la chasse, les cris gutturaux des hommes, les aboiements rauques des chiens de meute, comme ceux de fauves mis en appétit et qui se racleraient la gorge et, de temps à autre, appel navrant de la mort aux abois, une corne. »
« On se trouve donc devant un homme qui écrit (mais dont l’œuvre romanesque n’est pas publiée), qui retravaille son texte à l’infini, proposant chaque fois une version différente, et qui finit par se suicider avant de connaître la reconnaissance du public, du moins pour son travail de romancier »
et
« Il devait faire froid déjà, mais je n’en ai aucun souvenir. Quand je passe devant l’Européen (et c’est souvent, la rue Legendre est proche), c’est toujours une pensée pour Walsh, et cette soirée. Il y a désormais près de l’entrée ce graff de Dylan qui est un signe supplémentaire. Je ne manque pas de saluer l’écho. Me souviens bien comment on s’était retrouvé ensuite, tous les huit, un peu plus. On avait passé un peu de temps, pas trop, dans le salon en bas où Walsh était, mais comment l’approcher ? »
« Sur la pochette il est coupé en deux, comme un billet de banque déchiré en deux dont chacun garde une moitié dans son portefeuille, lorsque l’on croit encore que les années, on dit des dix ans, permettront de les recoller. »

« Trumans Water, ça n’est pas seulement l’histoire de deux frères qui jouent de la musique, c’est aussi l’histoire de deux frères qui en écoutent (et en font d’ailleurs un peu, mais bon). Dans une des chambres du bas, autour de l’Atari, jour après jour, les disques que je présentais au plus vieux de mes petits frères ont constitué un fonds commun »
« Je me suis alors rappelé de ce disque de David Lynch et John Neff, de Moving Through Time, la longue ballade ambiante d’Angelo Badalementi jouée dans « Twin Peaks ».
Après tout ça il me fallait un générique de fin, Coconut de Nilsson qui vient conclure « Reservoir Dogs » c’est imposé sans difficulté »
et
« Celle que la roche donne au large se cognera à la porte de sa mère en peine perdue. Malloezh ar stered hag an heol. L’eau des sources coulera à flots à chaque lever de soleil d’entre ses cuisses de genêt. Bohémienne de la mer.. »
« très faible jour – bruissement de peine
dans le feuillage de la mer –
très faible jour, mais de ce bleu le maître,
ce bleu que vent assaille, nuit dispute,
jusqu’à épuisement sur la face de houle,.. »

« Toute sa vie tiraillée entre les coutumes malgaches merina et la culture européenne, le poète oscille constamment entre deux « familles » : celle de la tradition, pour laquelle la famille est « réseau complexe et serré qui lie les lignées, les générations, les clans et tous les alliés divers en un incessant mouvement de visites, de rites et de palabres, de conseils » (Meitinger), et celle de la littérature européenne et surtout française, « famille » qu’il se constitue au cours des années (sans avoir jamais été en Europe, il est constamment en contact avec des revues comme les Cahiers du sud et des auteurs français avec lesquels il correspond) » (sur Rabearivelo)
« Dans cette vitrine sont déclinés les différents aspects de l’œuvre de Günter Grass : Schreiben/écrire, Zeichnen/dessiner, Druckgraphik/Gravure et Bildhauerei/sculpture. Avec sur les petites tables les instruments de travail correspondants. »
et
« Si cette silhouette s’effaçait, que je ne connais pas, que je croise seulement certains soirs, il y aurait comme un creux dans la texture du monde. Elle ne m’est rien, que l’évocation d’un autre temps, je ne lui ai jamais parlé,... »
« oui, il me faudra bien à mon tour aller m'assoir sur un banc, sur un arbre abattu, sur une pierre ; à côté de moi sera l'angoisse qu'on éprouve devant ce qui approche, et ne me peut aujourd'hui apparaître.»

Il manquait malheureusement le texte de Jean de « sourire du reste » pour répondre, ou non, à :
« A défaut de pouvoir m’enfuir j’ai tranché dans le vif musclé du sujet et croqué la chair tendre qui se risquait à me bercer, j’ai voulu lui faire mal comme il m’avait blessée, lui au cœur, moi au sang,.. »
et
« Parfois, le soir, pour un nuage aperçu au lointain, prendre à droite au premier rond-point, une route plus étroite, plus sinueuse, avoir ce besoin, changer d'horizon, emboiter les pièces du puzzle, flash back de la journée, au dehors l'obscurité, tumulte au dedans. Tu te surprends même à parler à haute voix. »
« Pour ne pas. On. On dit rarement ce que. Pour ne pas. Autour remplit. Déverse ses opinions. Remplis tes poches et ton emploi du temps. Pour. »

« J’habite les dessous du brise-lames, le feston des algues qui oscille sous le flux et le reflux des algues. J’habite le criaillement des goélands. J’habite les intérieurs du brise-lames que l’on entrevoit entre les grilles, des murs suintants, des espaces vides, glauques, labyrinthiques. »
« 25 novembre : C'est la neige ! Bon pas beaucoup, mais quand même
25 novembre : Les raccords de goudron, mouillés, font des arabesques de calligraphies orientales. »
et
« Parallèlement à Minor Threat et au Straight Edge, Sham 69 fut pour moi le côté tranchant du couteau ; non pas un couteau à la lame aiguisée, non pas une arme offensive mais juste un couteau de survie, le premier élément d’un kit beaucoup plus complet. »
« Mieux qu’ailleurs, ce disque donne raison à Jacques Derrida lorsque ce dernier nous affirmait que désormais le passé hantait le présent. Ce disque nostalgique d’un savoir-faire interroge une spectropoétique du son électronique, imaginé par ce que l’on devine quelques savants fous, retirés du monde, dans un atelier à Londres »

Pour finir, l'échange phare, bien entendu
« Les coups ne produisent aucun bruit. La tête de Marianne bascule. Marc continue de frapper. C'est sur sa mort qu'il tape. »
« Sur la place, le fourgon, lentement, attaquait la petite côte vers le cimetière et les gens s'ébranlaient, le petit groupe toujours bien serré en tête, les autres dans le désordre des conversations. La jeune femme, sans regarder, est descendue vers l'abri, au bord de la route. »
Gilles Bertin (ci-dessous avec le beau fauteuil) et Brigitte Célérier http://www.lignesdevie.com/2010/12/vases-communicants-brigitte-celerier/
Et puis suis partie écouter Brigitte Engerer jouer Schumann

P.S. Au moment où je partais au théâtre, annonce d'un échange supplémentaire entre Jacques Bon et Philippe Maurel, que je n'ai pas eu le temps de lire, que je n'ai pu que signaler sur twitter, sans que ce soit relevé semble-t-il.
Alors, en rentrant :
« Sur le boulevard ou l’avenue (il serait plus juste de dire la route), les entrées sont particulièrement espacées, plus d’une centaine de mètres entre un numéro et le suivant. Sur le panneau dressé à l’entrée, les entreprises portent des noms qui en disent peu sur leurs activités : des noms propres qu’on a mariés avec des mots magiques (Europe, Services, Group, Managment...) ou des sigles mystérieux (GEPREM, CEJ, ENT….). » Philippe Maurel http://cafcom.free.fr/spip.php?article267
et
« L’envie d’aller courir, comme l’envie de se servir un pur malt le soir. D’écouter du Bach, Widor, ou Roberto Fonseca. De rouvrir un vieux bouquin de Moitessier. Peu importe l’heure, la météo. L’avantage de courir seul, c’est qu’on ne court que si on en a envie.» Jacques Bon http://laviedangereuse.wordpress.com/2010/12/03/jacques-bon-courir/

20 commentaires:

Avignon a dit…

Nous sommes tous dans la vase communicante !

Wictoria a dit…

une recension qui ne dit rien du temps que tu as mis à la faire...il faudra qu'un jour je le prenne (le temps) pour curiosité saine de basculer dans les vases (j'en connais deux : Arnaud et toi) ai manqué de communication pour le coup avec d'autres vases partiellement visités (parfois opaques je l'avoue, ceci n'est pas une critique, juste une constataion des limites de ma perception)

kouki a dit…

Sacré bout de femme que toi décidément ! Merci et bon Paris belle dame.

Pierre R. Chantelois a dit…

Ce parcours des textes d'autruis défie les lois du temps. Il n'y a que 24 heures dans une journée. Et vous réussissez chère Brigitte à les défier. En plus, vous vous fixez l'objectif d'être en forme pour la rencontre familiale samedi à Paris. Bon voyage et bonne rencontre.

micheline a dit…

on ne peut pas vraiment toujours répondre à tout,ni même lire quand on devient seulement une gentille grand'mère

brigetoun a dit…

Micheline, touchée, j'aimerais tant

Wictoria a dit…

très beau "Moustier" tout au début du billet (me semble que Maman a le même)

Lautreje a dit…

il me faut du temps pour lire tout cela, tu sais combien je suis lente... Déjà je me laisse porter par tes photos, et sur la dernière la série de ponts illumine mon écran. Belles retrouvailles à Paris, prends un manteau chaud !

Gilles a dit…

Moi aussi, il me faut du temps, parfois deux semaines. Là, j'en suis au tiers.

jeandler a dit…

Bon, tu délaisses ton clavier mais nous laisse de la lecture, plein de lectures! Merci de penser à nous.
A Paris, tu vas au-devant de la neige... Elle tombe depuis une heure!

joye a dit…

Waouh, c'est du travail, toussa !!!
Je me sens toute fainéante en comparaison, mais j'espère que ta balade à Paris aura été agréable.

Gérard Méry a dit…

Dans la vase j'ai du mal à faire un pas de plus ..c'est pas le pot..communiquant.

Mathilde a dit…

Quand on est capable de publier ce que tu viens de publier (un travail de titan) on n'écrit pas "dépassée et pourtant...", mais s'il y en a une qui est bien dépassée par tout ça c'est bien moi, je n'ai d'ailleurs même pas le moindre petit vase chez moi ! :(

nathalie a dit…

Une belle réunion familiale à Paris j'espère ? Perdue dans la neige, que tu n'as blogué ni hier ni aujourd'hui? Ou ton séjour parisien se prolonge-t-il sans ordinateur à portée de main?

Le voyageur immobile a dit…

Voilà ce que c'est que de ne pas lire... je n'avais pas intégré que tu étais à Paris... veinarde.
:))

arletteart a dit…

Pensées vers .....Vous et Paris de mes amours

Gérard Méry a dit…

partie au sports d'hiver à Paris ?

brigetoun a dit…

presque : sous la neige à la recherche du métro avec ma valise après l'enterrement - je pense que je ne vais peut être pas ressortir pour le théâtre

Claire a dit…

Merci de me rendre mon nom : Claire Dutrait, en début de ce post (et non Cécile, malgré les cils du texte...).
Merci aussi de vos lectures attentives !

brigetoun a dit…

voulez vous excuser ma grossière erreur ? désolée... je corrige