mercredi, octobre 16, 2013

Désolé


N'ayez pas peur, ce sont mes muscles qui me font sombre.
Je ne suis pas méchant, je ne suis même pas grave, juste pénétré de mon rôle.
La dame, la vieille là, m'a nommé messager (elle l'a même écrit sur mon badge noué) et m'a chargé de vous dire qu'elle n'était pas là, qu'elle était partie en dérives, bouts de recherches avortées, bancs de rêverie à suivre au fil des heures, niaiseries et petits éclairs de lucidité, en contemplation butée de trois images qui devraient servir à un vase (n'ai pas compris ces derniers mots je vous l'avoue).
Moi je veux bien, je veux toujours bien, je veux du bien à tous ceux qui me sourient avec quiétude, me regardent.
Moi je vous remercie pour cela parce que, j'ose le dire, je suis un tendre, un tendre malheureux de ne pas le sembler.
Elle me console en me disant que je suis fort et gentil de ma puissance, solide, calme et attendrissant (là je crois qu'elle pense à mes yeux qui tombent sous mes énormes sourcils, et à ma tête qui penche un peu).
Merci vous disons pour votre passage. 

5 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Laisse derrière la vitre...

│ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ AVIGNON │ˉˉˉˉ│∩│ˉˉˉˉ│ a dit…

Un passage, un message.
On est pas des chiens.
Quoique...
:D)

arlettart a dit…

Entre être et paraître ...ainsi va ma vie .. de chien
et autres humains

jeandler a dit…

Nous avons tous une vie de chien. En connaissez-vous d'heureux ? Ramons, ramons.

Gérard Méry a dit…

occupations..chacun la chienne !