dimanche, février 08, 2015

Rien – si, marché


sortir, trouver souvenir du vent ou d'un heurt,  et rappel du vent annoncé pour dimanche
rencontrer tiédeur par les yeux dans le bleu, et main froide sur le visage.
bintjes, tranche de courge, céleri rave, champignons de Paris, bulbes fenouil, navet rond, panais, rutabaga, pommes,
poivre vietnamien, sel à la lavande, deux litres d'huile, un bout de cabillaud, filet de plie, coquilles Saint Jacques, un Langres
musique pour enfants et cigares
rien
fesses sur carrelage devant rayonnage, tirer un livre, l'emporter plus loin, à croupeton, se relever avec une pile, l'emporter plus loin, fesses sur carrelage devant radiateur, lire compte-rendus de rencontres entre sociologues et militants d'ATD Quart Monde, et puis un peu de Bonnefoy, rêver, faire du thé, le boire en lisant, attentive et en sympathie, le discours d'Assia Djebar (l'ai peu lue, quatre livres, assez pour qu'elle me soit importante) lors de la remise du Prix de la Paix, à Francfort, en octobre 2000, qu'a mis en ligne, merci, Remue.net pour accompagner sa mort http://remue.net/spip.php?article681 sortir la disparition de la langue française puisque c'est lui que Remue.net cite sous le texte (en même temps que le Assia Dejebar, langues de l'irréductible hommage rendu par François Bon en 2003 http://remue.net/spip.php?article682

Penser Paumée, ou plutôt ne pas penser,
ma petite honte

11 commentaires:

arlettart a dit…

Honte à moi qui n'avais rien lu et Grand merci pour le texte en son temps de François Bon
Tu es très précieuse

brigitte celerier a dit…

j'aime bien l'hommage de François Bon - j'aime surtout le discours d'Assis Djebar et souvent ses livres (pas toujours)

jeandler a dit…

Un palmier perdu dans la rue. Un peu lourd pour le ramener chez soi et le lui donner un peu de chaleur.

Dominique Hasselmann a dit…

Si on rajoute André Brink, la journée fut vraiment triste...

brigitte celerier a dit…

Pierre suis déjà confrontée au problème d'évacuer avec mes jambes et mes petits bras jusqu'à une déchetterie certainement lointaine mes cadavres de plantes

brigitte celerier a dit…

Dominique oui mais c'était la veille Brink je crois, non ?
et Assia Djebar algérienne, exilée, puis en allers et retours, et femme me touche de plus près

Laurent a dit…

Bonjour Brigitte,
Quelques choses, "Lézardes et murmures", me disent que nous ne sommes pas Webinconnus mais, ma mémoire s'obstine à me jouer des tours ces derniers temps. N'importe, j'ai bien aimé découvrir votre espace et ce titre : "Rien - si, marché". André Brink et Assia Djebar sont partis le même jour, peut-être même par le même vol en se tenant la main. Qui sait ? Je vous embrasse

annaj a dit…

je relèverai la merveilleuse poétique du titre Rien virgule si marché...un hommage en lui-même


Gérard a dit…

Je suis comme ton palmier allongé de puis vendredi soir avec une grippe carabinée

brigitte celerier a dit…

Anna, merci !
Gérard, ô mon pauvre - j'espère que tu es dorloté

Gérard a dit…

çà pourrait être pire (rire)