mardi, juin 07, 2016

En route vers l'été

Avignon ce matin reprenait sa route vers l'été, avec encore un peu de retenue dans les températures qui tangentaient les trente degrés...

et tentait de réveiller en moi un rien d'énergie, à grand coups de ciel franc, de petites fleurs redressées..
juste de quoi teinter aimablement mon flottement à la surface du réel, avec l'aide du poids du sac de linge
En revenant, en caressant des yeux les ombres franches sur les façades, les volets, doucement tamisées sous les lauriers.. cherchais une idée pour un ce serait.
Mais, en petites pauses dans la préparation de la garniture des pâtes, pendant leur cuisson, avant les finitions (on croirait vraiment que fais cuisine élaborée... disons qu'elle est anarchique mais d'autant plus lente), en pensant au billet et à la vidéo de François Bon pour une première proposition pour l'atelier d'été notes sur ma table de travail http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article3662, en pensant à la contribution de Dominique Hasselmann, reprise dans son billet du jour https://hadominique75.wordpress.com/2016/06/06/satteler-de-temps-en-temps-a-latelier-decriture-de-francois-bon/, en jetant un coup d'oeil sur tiers-livre et constatant le nombre et l'ampleur des textes reçus, sans les lire au cas où le petit frémissement d'envie de participer prendrait force... mais comme me sens nulle de nulle, comme avais projet pour le jour, j'ai pour l'instant bricolé – images tremblantes et texte enregistré d'une traite sans tenir compte de leur déroulement et gardé tel que – une petite vidéo qui ne répond pas du tout aux consignes et qui m'a surtout rappelé que serais toujours irrémédiablement pagailleuse, même si j'ai fait quelques progrès,
ai pris un cigare et la Marseillaise, me suis installée contre le mur dans le parfum de la rose et demie... et grâce à la réverbération j'ai eu pour la première fois délicieusement trop chaud, assez pour rentrer en tâtonnant dans l'ombre de l'antre au bout d'une vingtaine de minutes, boire un grand verre de sirop d'anis et sombrer ensuquée dans une sieste... avant de regarder une photo avec des idées qui caracolaient sans vouloir dessiner une ligne pour le ce serait… et de, finalement, en début de soirée, ouvrir un fichier et pondre, sans doute un tantinet trop vite, mes notes sur ma table de travail (n'y peux rien, la formulation appliquée à moi me paraît d'une ambition ou suffisance comique) que j'ai envoyé, avant de me plonger, l'oubliant, dans la lecture des autres textes.

4 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

l'iMac est le centre du monde... il ne suffit plus que de broder autour de lui !

(merci pour le lien)

brigitte celerier a dit…

je devais bien ça au billet déclencheur et à sa qualité
17 contributions presque toutes lues, (sauf deux dont moi)

Arlette A a dit…

Admirative du temps donné , et de tout cet esprit libre que les amis consacrent à "l'écriture - pensée'...l'écriture nourrit !!
Chacun son truc ... je cours trop après les images

brigitte celerier a dit…

oh ! du temps là actuellement j'en ai…
même si mes absences sommei/rêverie/idiotie en prennent une bonne part