dimanche, mai 14, 2017

L'été s'invite sur la ville et les créateurs

Dans l'antre après la sieste j'ai vu que la lumière avait chassé le ciel morne du matin. Dans mon crâne maussade me suis souvenue que c'était le week-end du printemps des créateurs https://www.lemagdepam.com/agenda/printemps-createurs-2017-avignon/
ai enfilé mon manteau de gros coton bleu sur le chandail de fine laine et le pantalon de velours, mis mes croquenots, et m'en suis allée dans la ville qui savourait chemises ouvertes, shorts et robes légères, l'été...
place des corps sains il y avait des peinturlures, des sacs et objets de tissu, certains asez joli, un groupe sympathique avec des palettes de bois améliorées, du crochet, des filets en caoutchouc pour pendre des plantes, des bijoux, plus ou moins beaux, ou insipides, un pouf et des portefeuilles faits dans des pneus (très réussis), quelques visiteurs, un peu de bonne humeur, malgré l'ennui que devait ressentir les artisans, et un début de timidité de la petite vieille qui n'ayant pas l'intention d'acheter quoi que ce soit n'osait voler des photos et se cachait (ce qui s'est confirmé sur les autres places où, l'après-midi avançant, les chalants, les flâneurs, se faisaient plus rares.
Mais la chaleur naissante, la lumière dans les rues un peu à l'écart des circuits étaient délice, même si l'air se faisait plus lourd avec les quelques nuages sombres qui passaient.
place de la Principale ai pu capter en plaisantant un peu avec leur auteur ces petits pendentifs assez charmants et que je n'envisagera pas une seconde de porter, pour me consoler de n'oser fixer l'image des minuscules fleurs en papier et poétiques guirlandes de petits origami, auxquelles je tournais le dos.. des bijoux que j'aurais pu offrir et des ouvrages pour bébés..
et place Pie où n'ai rien osé photographier il y avait pas mal d'objets que trouvais sans charme ou pire, mais aussi des statuettes squelettiques en bronze, de beaux sacs de cuir et des belles poteries...
Puis, ma foi, pour m'encourager à commencer, demain, la corvée de descendre les housses, essayer, commencer à me mettre à l'unisson de l'été qui vient, j'ai cédé, en rentrant, et me suis offerte une robe pour petite vieille amoureuse de l'air qui circule librement entre tissu et peau, et aux bras trop âgés...



10 commentaires:

Marie-christine Grimard a dit…

Merci pour la visite et les descriptions savoureuses "place des corps sains il y avait des peinturlures" a dessiné un sourire sur mon dimanche :-)

Dominique Hasselmann a dit…

Une sorte de mini-festival avant "le vrai" ?
Espérons que votre robe sera toujours assortie à la couleur du ciel...

Claudine a dit…

Beau bleu bon choix. On savoure les premières sensations de chaleur ici aussi

jeandler a dit…

L'été vient... Voici enfin une bonne nouvelle.

brigitte celerier a dit…

Marie Christine, beaucoup de jaune, de vert flashant et de petites fleurs

Dominique, y avait pas de théâtre (et tiens je réalise que je n'ai pas vu s'il y a une exposition dans le cadre du festival, hors les sculpteurs africains, exposition de la ville)

Claudine, Pierre, oui on va sauter des gros chandails dans les bras nus ...

Anonyme a dit…

Superbe robe, superbe bleu qui vous enveloppera bientôt, et souvent !

brigitte celerier a dit…

euh superbe, tout de même pas...
mais plus important j'espère un bidule dans lequel se sentir bien

Arlette A a dit…

Hors contrainte ... vestimentaire tu es la digne représentante d'une femme de ton temps "aurait dit ...Chateaubriant

Arlette A a dit…

Désolée Chateaubriand François-René ne pas confondre

brigitte celerier a dit…

j'avais rétabli, mais par contre je m'interrogeais sur le femme de notre temps