lundi, juin 12, 2017

la lumière, pas forcément les lumières

vers dix heures, dans la chaleur géométrique (avec un peu de publicité mensongère) qui s'annonçait sur la ville,
m'en suis allée voter – étions deux devant le vaste éventail de bulletins, et le bureau – candidats ne signifiant pas militants prêts à s'investir – ne rassemblait, s'ennuyant gracieusement, qu'un président, un assesseur et un secrétaire (employé municipal, le seul que je connaissais d'ailleurs), leur ai souhaité bon courage, sans vrai remords d'avoir répondu par la négative à une demande... plus de mon âge
en sortant, dans l'allégresse de ce matin d'été, dans la tranquillité des rues que seuls quelques groupes de touristes en troupeau animaient,
j'ai décidé, contrairement à ma décision première, de faire un tour place Pie, visiter le vide-grenier du quartier des Halles comme nous y invitait Michel Benoît.
La moisson de billets d'hier me rendait provisoirement et sagement économe, ou avare, et à vrai dire rien ne me tentait, n'ai pas trouvé Michel, juste un carreau portant un chiffre et l'oiseau portant rameau qui reproduit, je crois, un motif présent au palais...
Mais puisque j'étais à côté, j'ai fait un petit tour aux halles, me limitant, comme je n'avais pas de couffin mais seulement un petit sac de secours, à quelques asperges, les dernières sans doute, une grappe de tomates, quelques pommes de terre de Noirmoutiers et deux filets de morue... tant pis, n'irai pas comme prévu au marché des producteurs lundi...
et m'en suis revenue par les rues que le ciel ardait verticalement...
plaisir de l'ombre de la rue Joseph Vernet, perpendiculaire,... et l'antre.

Volets mi-clos, cheveux lavés et séchant, repassage attendant la fraîcheur, un après-midi quiet avant les résultats, que je prévoyais navrants, des législatives.

7 commentaires:

Claudine a dit…

accord entre le texte la marche et les images, on sent la chaleur écrasante

brigitte celerier a dit…

rien à côté de ce qui m'attend aujourd'hui (un rendez-vous pour une petite intervention un peu avant trois heure avec avant et après trois quart d'heure environ de marche sans ombre...

Arlette A a dit…

Courage amie , dans tous les sens du terme...

Godart a dit…

Comme le petit Poucet, de fil en aiguille le chemin initial prévu s'est allongé.

jeandler a dit…

Navrantes fût la soirée.
Contre mauvaise fortune, ne faut-il pas garder bon cœur ?

brigitte celerier a dit…

Arlette au sens politique moi je ne risque rien (juste un peu de CSG, en mourrai pas)
mais je n'ai jamais pensé en fonction de mes petits intérêts, là c'est à moi de me démerder

Claude Enuset a dit…

Bon courage pour l'intervention et au plaisir de ces balades dans votre ville tant arpentée durant des années