mardi, février 12, 2019

Mais la lumière

à contre-carcasse m'en suis allée matin dans les rues, vers la poste puis le teinturier, un sourire accroché aux lèvres que je tentais de faire monter dans les yeux, et que je rafermissais à chaque mauvais moment, tirée par
une lumière
posant des étincelles
au bout des branches
un soleil brûlant le bleu
un goût de liesse calme

par le désir aussi, joyeux et déterminé, d'aller au bout de ma minuscule décision avec même douce persévérance, plus de lucidité sans doute mais un sort moins cruel que lui dont la tête aux naseaux et bouches ouvertes faisait frissonner la pierre.

10 commentaires:

casabotha a dit…

à contre-carcasse en frottis-ciel pour vie-vivifiante

brigitte celerier a dit…

le ciel était trop dur pour un frottis

Dominique Hasselmann a dit…

lumière sans fard... l'important est là.

Arlette A a dit…

Il reste la lumière. ..parfois trop dure quand elle révèle ce qui devrait rester dans l'ombre

brigitte celerier a dit…

Dominique, il y a eu un passage nuageux dans l'après-midi mais le beau a résisté et il semble être là (mais si pale à cette heure ci que je n'en suis pas sure)
réveil tardif, tête pesante et mac capricieux... tout va bien (sourire)

brigitte celerier a dit…

Aelette, là je l'avais chargée de me cacher tout ce qui n'était pas elle, elle me servait

Godart a dit…

Frémissement printanier s'accompagnant apparemment d'un frémissement de vitalité.

brigitte celerier a dit…

ai une météorologie intérieure extrêmement variable

Claudine a dit…

depuis 5 jours je regarde les oies sauvages passer dans le ciel

brigitte celerier a dit…

Claudine et je les retrouve avec constance chez toi