samedi, janvier 09, 2021

Remonter le temps


Nous allons, à partir de dimanche, devoir couvrir les feux à dix-huit heures, et en attendant les passants, visages maintenant, grâce au froid, dûment couverts ne laissant que les yeux entre masque et bonnet et capuche, pressent le pas.

Pourtant la lumière était si belle ce matin qui caressait les remparts un peu avant neuf heures que suis restée immobile un court moment pour en baigner ma vue.


Quand suis sortie faire un peu moins que l'heure de marche recommandée dans l'après-midi, après avoir enregistré une courte lecture en souvenir d'une femme que je trouvais charmante, le bleu était toujours là, les métaux étincelaient et l'air, moins rigoureux que le craignais, semblait presque doux.


Voulais enfin m'attaquer au #4 de l'atelier d'hiver, mais auparavant j'ai cherché sur Wikipedia à raffermir la petite connaissance que j'avais d'un moment de notre histoire, et le lent déchiffrement d'un lieu que je connais (pour l'atelier) attendra encore.

Or donc, Emmanuel-Joseph était las de son association avec quatre autres dirigeants, que la constitution lui imposait pour neuf ans, or donc il ne voyait d'autre solution que de renverser ce pouvoir en commun, cette constitution, or donc lui, Seiyès, obtint de deux banquiers, inquiets de l'instabilité économique et politique, qu'il finance les actions envisagées, or donc, avec l'aide du Conseil des anciens et de ses deux présidents Joseph Cornudet des Chaumettes et Louis-Nicolas Lemercier, on persuada par crainte d'un sursaut jacobin les cinq cents députés de la nécessité de déménager les deux chambres à Saint-Cloud, or donc il appela un général déjà glorieux nommé Napoléon Bonaparte pour assurer le soutien militaire nécessaire ou un peu davantage, et un expert nommé Talleyrand pour préparer les importants dont Barras aux évènements à venir (merci Wikipedia)

Or donc, au petit matin du 8 novembre 1799 le commandant de Paris, les régiments en garnison les adjudants des sections sont invités à se rendre le lendemain à 7 heures rue Chantereine près du logis du général, qui selon les rumeurs devait partir à l'armée d'Italie. Or donc quand ils sont réunis il leur fait « un tableau très sombre de la France » des avocaillons et pékins.

Or donc à Saint-Cloud ce sont les anarchistes dont on annonce qu'ils vont renverser les assemblées... etc – un etc riche en évènements – https://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_d%27État_du_18_Brumaire enfin, en conclusion très résumée les députés, selon mon souvenir, sont conduits par la troupe à s'enfuir par les fenêtres. Or donc j'avais tendance à y penser et à trouver que vraiment le président bientôt ex-président des USA, grâce soit rendue à son imbécillité, avait mal joué. Parce que là en 1799 ce fut le Consulat et assez vite des consuls il n'en resta qu'un.


12 commentaires:

jeandler a dit…

La lumière est belle mais l'horizon reste dans l'ombre de nos pas.

Arlette A a dit…

Les événements sont bien souvent des échos éclatés ...ton univers bonbonnière est très douillet

Dominique Hasselmann a dit…

Ce que j'aime dans cet épisode "capitolesque", c'est que Trump se trouve en plus, sur le plan de la communication, pris à son propre piège : dactylographe compulsif (pour un Président, que Macron a essayé de suivre mais n'a pu rattraper), le voilà privé totalement de son compte par les responsables de Twitter.

Et après tout, si certains crient à la censure du pauvre Donald, qu'ils pensent à tous les comptes racistes, xénophobes, homophobes, pédophiles, etc., que Twitter laisse encore prospérer... ce qui montre qu'il y a du pain sur la planche !

Beau ciel d'Avignon, mais à 18 heures il fait déjà nuit (en tout cas ici à Paris), donc pas de regrets à avoir !
En attendant qu'un autre festival puisse se réveiller un jour ! ;-)

Brigetoun a dit…

Pierre et mes pas sont difficiles (mes pieds ne sont que gonflements anarchiques)

Brigetoun a dit…

Arlette, oui rien de vraiment nouveau, quant à la bonbonnière... un peu froide et plomberie et électricité pas au top mais on fait avec (pas nickel non plus faudrait repeindre)

Brigetoun a dit…

18 heures oui il fait nuit, mais avec ma tendance à démarrer mes après midi en retard... faudra que je fasse attention (et le espoirs depetis spectacles ou rencontres... à vrai dire suis en dehors ces temps ci... morts

Trump un gros gamin mal élevé - sa dernière : n'ira pas à l'intronisation de Biden

mémoire du silence a dit…

Ce bleu est d'une grande beauté avec cette pierre qui chante au ciel dans la photo n°1...

Quant au couvre feu de 18h nous y sommes depuis le 2 janvier et je ne sais pas si quelque chose y change ?????? sinon que dans la journée les gens se croisent encore plus nombreux....

Je vous souhaite malgré tout une bonne année Brigitte

Brigetoun a dit…

voeux que je fais pour vous en retour

Je pense que c' est le monde contemporain qui n'est pas adapté à toi ada a dit…

J'adore les photos et cette architecture qui j' ai compris et assimilés tard.
Une autre idée me vient à l'esprit avant on vivait avec le rythme du soleil et la covid nous impose ce rythme alors pourquoi ne pas s'y adapté

Claudine a dit…

Il reste 11 jours, on peut toujours dévier les hostilités vers l'extérieur.
Plaisir de vous lire, si vous saviez !

Brigetoun a dit…

Mohamed, en ce qui me concerne parce que vivais pas mal la nuit dans une vie antérieure (le jour bossait)

pour l'Architecture, oui moi suis amoureuse des pierres (études archi abandonnées, puis gérance immeubles avec quelques petits chantiers à diriger de temps à autre pour me mettre en forme)

Brigetoun a dit…

Claudine, et bien MERCI parce que me sens très nulle et sans courage ce matin... hop ça va mieux