mercredi, juin 23, 2021

Mardi


matin d'air tendre

me souvenant du lundi

dans la lumière

sous le regard sévère

et grondeur des mascarons


activité réduite, sieston, mis des mots sur quatre des dix réveils pour l'atelier d'été... la lumière à travers les volets



un sac de linge

masque en poche, canne,

aller et retour

yeux sur baleines blanches

et comédie humaine

rentrée fatiguée par si peu, et furieuse d'avoir frôlé, ralentissant, résistant à l'envie d'une intervention qui n'aurait rien arrangé, le dialogue entre un restaurateur et son jeune apprenti africain (enfin plutôt un monologue du premier avec réponses inaudibles du jeune... mais comme j'ai entendu « je me moque du CEFA » espoir que ce dernier pourra, si droit y a, le faire respecter... )

8 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Du mascaron en colère au Macron dépité... mais sans en dire un mot, comme si cette défaite n'avait aucune signification : décidément, le non-dit et le déni psychanalytiques sont sans cesse à l'œuvre chez le pantin élyséen, la prolongation est ici naturelle et éclatante !

Encore un autre revers, d'ailleurs, pour le pouvoir en place : "l'assurance chômage" (oui, on est sûr du chômage dans ce beau pays !) retoquée par le Conseil d'État dans son dernier projet de ravalement : il existe quand même une Borne réellement démocratique dans cette République !

Enfin, la douceur avignonnaise fait passer tout ça à l'arrière-plan... :-)

Brigetoun a dit…


Macron je ne prête attention qu'au résultat de ses actes

et justement... je pense que nombreux sont les avignonnais heureux de la décision du Conseil d'Etat !

par contre j'aimerais que la "douceur" avignonnaise soit un peu plus modérée... parce que là je peine à la supporter (d'autant que ne suis pas libre de ne sortir que matin ou soir)

Godart a dit…

J'espère que ce jeune apprenti africain pourra exprimer son droit à la dignité humaine malgré la précarité de son emploi bien exploitée par le restaurateur. Malheureusement, un classique de situation.

Brigetoun a dit…

sans compte ceux qui non seulement exploitent mais luttent por qu'iks n'obtiennent pas de papiers et restent vulnérables... mais tous, même ici, ne sont pas ainsi heureusement
là ce mati je pense à un qui passe devant un tribunal à Lyon pour que soit reconnue sa minorité

mémoire du silence a dit…

J'aime vos photos de ciel, et d'ombre, la n°4 me plait beaucoup

quant aux paroles désobligeantes, voire haineuses que l'on entend parfois au détour d'une conversation de passage ... oui, mieux vaut parfois s'abstenir d'intervenir pour ne pas envenimer la situation.
je souhaite courage et grandeur à ce jeune africain pour dépasser cette situation difficile et aller de l'avant tête haute.

Brigetoun a dit…

Maria, merci pour la photo (moi aussi, mon horizon de l'été)

Claudine a dit…

une pensée pour cet apprenti et celui au tribunal
ici il fait bon, 20°, mais nous subissons une attaque d'acariens (sic) qui fait la une des journaux locaux

Brigetoun a dit…

Claudine vous plains ! nous n'avons que le soleil et les pollens.. me suffisent