lundi, septembre 13, 2021

Il faudrait y croire


errer dans les rues

entre les pierres usées

sous le dôme bleu



et, parce qu'il faut marcher puisque jambes renâclent, m'en aller aux Carmes pour avoir un but, avec la promesse d'une plongée en un monde médiéval



retrouver le plaisir familier du cloître, occupé par enlumineuses, marchands d'un peu de tout, de livres plus ou moins ésotériques je pense, de cochonnailles et fromages, de dragons en plastique, de bijoux, de gargouilles en pierre reconstituée auxquelles sagement je n'ai pas tiré la langue... bon mes jambes me faisaient l'oeil acerbe (mais les plaignais un peu parce que, si passants y avaient, les acheteurs semblaient rares)


ai salué ma gargouille favorite, ai assisté à une danserie, sympathique mais vraiment fort peu aristocratique, et suis passée à l'arrière de l'église


par une buvette, pour tomber, en tournant autour du chevet, dans une cour-jardin où n'avais jamais eu accès et sur le camp d'hommes d'armes (très très réduit) qui s'y était installé, avec un minuscule espace pour joutes où un samouraï à l'armure un peu bâtarde et un géant se défiaient pour la décapitation de bouteilles d'eau en plastique (pendant que me léchais les lèvres) avec qui un sabre qui une gigantesque épée tenue à deux mains


(me suis dit que finalement il était sans doute préférable que samedi, lorsque j'ai suggéré aux garçons qui s'engueulaient de venir ici, tout à côté, choisir des armes, ils n'aient pas suivi ma suggestion)...


Ceci dit l'ambiance était aux petites familles en promenade sympathique, plutôt souriante, ai plaisanté un peu avec des guerriers au repos, mais sortant sur la place, me retournant vers la simple et belle façade de Saint Symphorien que tant aime la lumière, me suis demandé comment Innocent VI ou l'un de ces prédécesseurs avaient autorisé les carmes (qui étaient là depuis un siècle) à devancer l'assouplissement de leur règle austère... Cela manquait furieusement dans l'ensemble de prélats, de moines, pour représenter l'Avignon du 14ème siècle qui devait en contenir tout de même quelques uns... mais en fait ce qui comptait c'était la présence et le jeu des ombres et de la lumière.

8 commentaires:

Claudine a dit…

Agréable voyage dans le temps perméable au présent

mémoire du silence a dit…

Et oui, les ombres ne seraient point sans la présence de la lumière, et la lumière n'aurait pas sa valeur si tout n'était que lumière.

Brigetoun a dit…

surtout un but tout trouvé pour la marche du dimanche après midi

Brigetoun a dit…

oui Maria l'éternel jeu

Je pense que c' est le monde contemporain qui n'est pas adapté à toi ada a dit…

La pierre et la ferronnerie sont magnifiques
Le voyage est atypique

Brigetoun a dit…

Mohamed poour la beauté c'est la ville qui veut ça... pour le rendez-vous ça a lieu tous les ans (sauf en 2020) je crois___ ça fait partie des animations de l'association du quartier - avec un banquet le samedi soir

arlette a dit…

Ce monde du moyen-âge est spectaculaire et chacun aime jouer son rôle A Moras village médiéval pour le le millénaire il y a eu 3 jours de liesse le tout bien ficelé

Brigetoun a dit…

aux Carmes c'est deux jours mais je ne sais pas si c'est à c'est à cause de la longue coupure Covid (la programmation des théâtres se fait en mineur) ou su he suis tombée à un mauvais moment (un peu avant la fin) c'était nettement moins animé et riche que d'habitude... et j'étais un peu gênée de prendre des photos