Je m’étais fixé comme horaire matinal que l’antre et moi soyons en gros présentable à 8 heures 30 pour éventuellement répondre au coup de sonnette annonçant une livraison, j’ai remonté un réveil mais je suppose que la fatigue de la veille m’avait plongée dans une récupération bien profonde et j’ai émergé brusquement quelques minutes avant cette heure… panique, simplifier tout, j’étais prête un peu après neuf heures mais grelottante d’énervement et sans jambes (ou ne les sentais pas), je commençais à me calmer et je posais sur une des plaque ma grade cafetière italienne pour continuer le traitement quand une souriante factrice m’a apporté « Cuisines d’ailleurs » édité pour la Cimade par Margellan avec des photos de Daniel Mielniczck, des textes d’Emile Hammel et les dessins de Géraldine Garçon au trait aussi savoureux et joyeux que les recettes, la cuisine faite et dégustée en commun (j’en sis resté à lire les recettes et à leur rendre hommage muet), les sourires échangés et les mains travailleuse, et dans un long carton leur calendrier (Cimade) que je pose chaque année sous la bibliothèque derrière l’ordinateur, dont les chiffres occupent une si petite place qu’ils sont quasi illisibles mais les photos grandes et belles…
déjeuner, une petite sieste, posé ma doudoune sur l’entassement de fromages, enfilé en grimaçant les nouvelles chaussures et sourire confortablement en me relevant, prendre canne, ordonnance… en suivant la rue Joseph Vernet sous un ciel nuageux avec de belles flaques bleues et dans un air plus bienveillant que ces derniers jours je m’en suis allée vers Monoprix pour acheter des serviettes en papier et du dentifrice… j’en suis sortie au bout d’un très long moment plein d’allers et retours et d’hésitations avec les serviettes, le dentifrice mais aussi une serviette de bain à petites bouclettes raides bleu marine, un collant épais, un pantalon vert franc taille douze ans et un chandail tout doux taille XS d’un tendre vert grisé, avant de traverser la rue de la République vers la Grande pharmacie, de faire la queue et de rentrer avec le grand sac en papier contenant le tout juste à temps pour boire une odorante infusion de thym. Voilà, le résumé passionnant de ma journée.









2 commentaires:
Une journée qui tient enfin ses promesses et qui commence sur les chapeaux de roues pour terminer sur une tisane de thym ne peut qu’être une bonne journée.
merci Pierre - plutôt, oui
Enregistrer un commentaire